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  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignaitil. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    Privés d’eau potable depuis plus de deux semaines à la suite d’intempéries d’une ampleur exceptionnelle, les vacanciers de la station de ski de Pra Loup et les habitants d’Uvernet-Fours vont encore devoir tenir une semaine avant de retrouver l’eau courante « en fin de semaine prochaine », selon la Saur, la compagnie des eaux.

    « Il y a eu des épisodes de sécheresse en amont, couplés aux événements orageux qui en montagne sont assez violents. Là, ils ont été très violents et très localisés. Ça a contribué à cette situation qui est exceptionnelle. On ne l’a jamais observée dans cette ampleur dans la région Paca », souligne Mélanie Teyssier, directrice régionale des exploitations Saur. « Il y a eu des intempéries d’une ampleur exceptionnelle et de très grosses crues, qui ont modifié le lit du Bachelard, qui a descendu de plus d’1m50. Cela a fait descendre les niveaux des nappes, et donc on n’arrivait plus à pomper », détaille Stéphane Bertin, chef de secteur pour la Saur. Le 9 août, au moment de l’orage, s’inscrit dans une période où la station de ski est particulièrement fréquentée par les touristes et les propriétaires de maisons secondaires marseillais, aixois ou encore parisiens. « On devait avoir entre 10 000 et 15 000 personnes sur Pra Loup, donc on avait une consommation journalière énorme. Les sources n’ont pas suffi », ajoute le chef de secteur.

    L’interdiction de boire l’eau du robinet « est une préconisation. Suite aux événements pluvieux, nous n’avions plus d’eau sur les forages, sur lesquels nous avons fait des travaux depuis. Pour pouvoir pallier le manque d’eau, on a ouvert un lac de retenue. Comme ce n’est pas la ressource habituelle qui est surveillée et maîtrisée, c’est un principe de précaution que l’ARS a mis en place », explique Mélanie Teyssier. Les habitants peuvent ainsi utiliser l’eau du robinet pour se doucher ou tirer la chasse, mais ne doivent pas la boire ou l’utiliser pour laver des nourrissons. « Pour pallier cette restriction, nous avons fourni des eaux en bouteille et mis des points de distribution pour que les gens puissent disposer d’une eau pour leur alimentation », détaille Mélanie Teyssier. Le taux de chlore a été augmenté pour dissuader de boire l’eau du robinet.

    « J’ai eu peur

    pour mon bébé »

    « J’ai eu peur quand, lors d’une distribution d’eau, on m’a dit de faire attention pour mon bébé et de ne pas le laver avec l’eau du robinet », confie Marion Marchetti, vacancière aubagnaise venue avec son mari et ses trois enfants, dont l’un n’a que 4 mois. « C’est quand même fou que cela dure autant », lance son compagnon, Luc Marchetti. Un avis partagé par une famille venue du Var dans leur maison secondaire : « On a du mal à comprendre pourquoi cela dure autant, et comment, en trois semaines, ils n’ont pas trouvé de solution. Tous les ans, il y a des orages, mais jamais de coupure d’eau potable aussi longue ».

    Malgré ces premières inquiétudes et incompréhensions, habitants et vacanciers restent relativement sereins et se sont habitués aux restrictions et aux allers-retours quotidiens pour se fournir en bouteilles d’eau à l’office de tourisme ou à la mairie.

    Patrick Beau, vacancier parisien venu avec sa compagne pour l’été, s’inquiète lui pour sa santé. « J’ai des problèmes rénaux, et, comme on n’a le droit qu’à un pack d’eau par jour, pour cuisiner, se laver et boire, je dois me restreindre et boire moins. Heureusement, on part dimanche ! », s’impatiente-t-il. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de visibilité. J’ai l’impression que cela va durer », déplore le sexagénaire : si la Saur dit prévoir un retour à la normale en fin de semaine prochaine, ni les habitants, ni les élus n’en étaient informés jeudi. « Ce qui fait qu’on en parle, c’est que c’est arrivé le week-end du 15 août, un week-end d’affluence », pendant lequel la population a été estimée à 12 000 habitants par la préfecture, constate Arnaud Gaston, conseiller municipal. « Il y a vraiment un élan de solidarité », se réjouit-il, alors que de nombreux bénévoles ont prêté main-forte pour les distributions de bouteilles d’eau.

    Pour tenter de réalimenter la nappe phréatique, la Saur a construit une digue provisoire, « dans l’urgence », explique Stéphane Bertin. C’est ce type d’installations qui devrait permettre de rétablir l’eau potable la semaine prochaine. Sa consommation pourra à nouveau être autorisée ou pas en fonction des résultats des analyses de l’ARS, qui doit donner son feu vert. Le niveau du cours d’eau du Bachelard, qui alimente la commune, est pour l’instant encore très bas, et garde un aspect très trouble, couleur béton.

  • Olivier Galzi juge efficace l’arrêté polémique… attaqué en justice

    Olivier Galzi juge efficace l’arrêté polémique… attaqué en justice

    Situation financière locale, où 6 millions d’euros sont à trouver pour équilibrer le budget supplémentaire, rentrée scolaire ou actualité politique nationale , Olivier Galzi a reçu la presse ce vendredi matin pour évoquer plusieurs dossiers. Dont celui qui a égayé le mois d’août à Avignon, la mise en place de l’arrêté réglementant l’occupation de l’espace public. Une décision qualifiée d’anti mendicité ou d’anti pauvres par ses détracteurs, aussi bien l’opposition de gauche que des associations comme la Ligue des droits de l’homme ou la fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

    Hasard du calendrier, au moment même où le maire (DVD) défendait son arrêté, un recours était enregistré à 10h au greffe du tribunal administratif de Nîmes. Comme pressenti (notre édition du 19 août), la fédération des acteurs sociaux Paca a saisi la justice avec un double recours : l’un dit référé suspension, une procédure dite d’urgence qui doit être traitée sous un mois, et l’autre sur le fond qui risque d’être vite caduc vu qu’il sera étudié sous plusieurs mois, bien après la fin de l’arrêté qui court jusqu’au 31 octobre. « C’est en soi un motif rapide d’étude, l’urgence se justifie », estime Philippe Ramon, avocat de la FAS Paca. Le second recours, similaire, a été déposé par la Ligue des droits de l’homme, première à s’être indignée notant que « la pauvreté n’est pas un trouble à l’ordre public ».

    Philippe Ramon estime avoir « beaucoup d’arguments » pour faire tomber l’arrêté, comme la FAS l’a fait à Nevers (Nièvre). « L’étendue géographie et temporaire sont importantes », estime l’avocat. Il relève que la notion de « périodes de forte affluence » mentionnée dans l’arrêté est trop vague. Idem, le texte ne met « aucune exception prévue pour les activités d’associations qui aident ces gens-là et ne pourraient plus aller à leur rencontre ». « Cela va être un débat intéressant », prédit Philippe Ramon qui attend aussi de la Ville la production précise des troubles qui ont motivé l’arrêté.

    En attendant, Olivier Galzi défend bec et ongles sa décision. 74 amendes ont été dressées. « On est moins ennuyé quand on remonte la rue de la République, qui ne peut plus être un squat à ciel ouvert », assure le maire sans dire que l’ensemble des marginaux ont disparu. Selon lui, citant une étude du SIAO (service qui gère la précarité), la grande majorité des personnes visées par cet arrêté ne sont pas des grands précaires.

    Pas d’amalgame entre pauvreté et délinquance

    Sur 257 bénéficiaires des aides de grande précarité, 48 vivent à la rue. Donc pour Olivier Galzi, les marginaux visés par l’arrêté ne sont pas les plus vulnérables. « Ils sont dans une forme de précarité, d’addiction, de problème psychiatrique, mais ce ne sont pas les grands précaires, se défend-il face au procès anti pauvres. On a décidé avec le préfet de rétablir un ciblage qui correspond à la population que l’on souhaite aider et mieux orienter les grands précaires. » Cet arrêté « n’attaque pas la pauvreté mais des comportements, quel mépris pour ceux qui sont fragilisés, que de considérer que parce qu’on est dans une situation économique difficile, on va avoir ce genre de comportement », raille Olivier Galzi. À voir sous peu l’appréciation qu’en aura la justice.

    La présidentielle, « pas mon sujet »

    En cette rentrée où les regards sont déjà braqués sur la présidentielle, Olivier Galzi l’évacue pour l’instant. « Ce n’est pas mon sujet », balaye-t-il face aux pléthores de candidats actuels. Il n’exclut pas, d’ici avril, de prendre position pour « celui ou celle qui sera le mieux disant sur une loi de décentralisation et libère les maires de leurs contraintes ». Le maire défend un « fédéralisme », qu’il pousse via son courant, le Bon sens des territoires qui sera lancé le 10 septembre.

  • Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    « Ce sont 11 000 m3 de produits dangereux qui se déverseront dans le Rhône si on coupe l’électricité comme l’a envisagé le mandataire ». C’est, au bas mot et résumé par François Batista, responsable UD CGT 13, ce qui inquiète les salariés alarmés par la fermeture précipitée du site.

    Ce vendredi à 23h, leur contrat de travail prend fin. Dans la matinée, le mandataire, qui balaie d’un revers les alertes des travailleurs de l’usine à papier de Tarascon, avait missionné des techniciens pour couper l’électricité conformément à ce qu’il avait annoncé la veille. Il estimait être « sur une simple mise en sécurité du site » avec « une coupure maîtrisée » et quatre personnes pour veiller à la sécurité d’un site de 45 hectares où sont encore stockées des tonnes de produits chimiques dangereux.

    Les CRS en stand-by

    Un document interne que La Marseillaise a pu consulter, indique que la situation est beaucoup plus complexe : « une vidange des capacités en six mois exige 5 personnes et durant les six mois, il faut l’effectif pour garantir la protection de ce site Seveso, sans compter les congés : 34 personnes ». Car, précise Jean-Michel Bulinge, DS CGT Fibre Excellence, « les bacs de liqueurs sont pleins alors que le mandataire avait avancé qu’elles étaient figées, cristallisées », dans les cuves. « La Dreal a pu le constater avec nous ce soir ». Une visite de l’usine permet en effet de comprendre le process de fabrication de la pâte à papier.

    Des tas de copeaux sont massés au sol. « C’est très inflammable, on a déjà eu 4 incendies en 18 ans », se souvient Jhonatan, opérateur au parc à bois. Au-dessus d’une cuve à liqueur un panneau avertit « atmosphère explosive ». Frédéric, autre « castor » du site et par ailleurs pompier volontaire, assure devant un autre silo : « L’eau qu’on pompe du Rhône est plus sale que celle qu’on rejette, mais si les pompes sont désactivées, la fosse se remplit et il n’y aura plus de traitement des eaux. Et je suis doublement inquiet car en cas d’incendie, si on essaie d’éteindre certains produits chimiques avec de l’eau on peut aggraver la situation ». Plus loin, Julien, responsable opérationnel, ouvre la vanne d’un autre gigantesque bac à liqueur blanche au pied de la grande chaudière surnommée « la cocotte-minute ». Et un flot de liquide s’écoule. Sur le site, les salariés tiennent bon et demandent « le maintien de l’activité industrielle, tout en garantissant la sécurité des populations, la protection de l’environnement ». Vendredi, l’administrateur n’était pas sur place. Les forces de l’ordre se tenaient prêtes à évacuer l’usine en fin de journée. Mais « après le constat de la Dreal, rien ne bouge, a indiqué Jean-Michel Bulinge, surtout pas nous ».

  • Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Ce jeudi après-midi depuis Gap, la silhouette de Charance baignait dans un voile brumeux, on devinait à peine la falaise de Céuse et les massifs du Dévoluy avaient même complètement disparu dans l’horizon laiteux. De quoi susciter la curiosité, voire l’inquiétude tant ce type de paysage est en général le propre des saisons froides et des brouillards qu’elles apportent. « C’est un flux du Sud qui nous amène de la masse d’air venu d’Afrique, un phénomène qu’on a l’habitude de voir assez régulièrement chaque année, explique Sébastien Mathiot, chargé d’action pour les territoires alpins chez AtmoSud. Cette masse d’air est chaude et chargée de particules que l’on dit désertiques. L’Afrique est un vaste territoire, souvent sec, aride et dans ces territoires se forment des vents de sable, de terre et de tout un tas de choses. Une grande masse d’air chargée de particules vient donc d’Afrique, traverse la Méditerranée, se balade en quelque sorte, touche en général la Corse d’abord et nous derrière. »

    Éviter le sport en extérieur et les véhicules polluants

    Si le phénomène était prévu, les répercussions au sol ont été significativement plus importantes qu’attendues. Cette masse de particules de terres désertiques a tendance à rester en altitude, le phénomène s’est en effet d’abord manifesté dans les hauteurs du Briançonnais dans la journée de jeudi, puis les poussières sont redescendues plus bas en altitude, concernant une grande partie de la région Paca, même si les départements alpins sont les plus touchés.

    Selon AtmoSud, il est encore difficile de prévoir exactement pour combien de temps les poussières vont se maintenir, il convient dans tous les cas de prendre les précautions nécessaires. « Ça a aussi une incidence sur la santé, notamment les personnes fragiles, jeunes enfants, personnes âgées et toutes les personnes qui ont des problèmes respiratoires, rappelle Sébastien Mathiot. Ça a beau être des particules “naturelles”, ça reste des particules très fines qui posent problème à la santé quand même. Il faut donc que tout un chacun évite de rajouter encore plus de pollution et donc privilégier les transports collectifs. Évitez aussi de faire une activité sportive intense. »

  • Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Au lendemain, de la venue à Gordes de Gérard Larcher, président du Sénat en soutien de la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR), un autre déplacement de poids était à Avignon ce vendredi midi. Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations, était la toute première invitée de Femmes de territoire. Un cercle de réseau féminin, co-présidée par Anaïs Hausmann, adjointe et compagne du maire Olivier Galzi (DVD), avec Emmanuelle Sokolowski, élue en charge de l’entrepreneuriat, de l’égalité et à la lutte contre les discriminations. Pour l’heure, les premières venues traduisent un entre-soi galziste avec donc sa compagne, plusieurs élues de sa majorité, sa fille ou encore la compagne de son directeur de cabinet.

    Mais vendredi, une quarantaine d’invitées étaient présentes, à l’instar de Carole Normani, ex-élue à Orange ou Anne Benedetti, nouvelle présidente de la chambre de commerce et d’industrie 84. Aurore Bergé a longtemps évoqué son parcours de femme politique puis répondu à quelques questions. « Pendant longtemps, ces lieux de cooptation ont été masculins, que ce soit dans le monde politique et économique, les femmes doivent s’autoriser d’avoir un espace de réseau », défend la ministre, fière de « marrainer » Femmes de territoire.

    À un mois des sénatoriales, le calendrier interroge. Questionnée et relancée à plusieurs reprises, Aurore Bergé se garde bien d’assurer et d’assumer un franc soutien à Anaïs Hausmann. « Elle n’en a pas besoin, ce n’est pas à moi de la coopter, les élus locaux détestent qu’on leur donne des consignes de vote », répond la ministre avant toutefois de louer « le renouvellement qu’elle inspire » et le « besoin de plusieurs voix qui puissent exister ». Seul coup de canif porté, une « mise en garde » adressé au vote RN qui amènerait « un parlementaire isolé au Sénat et sur le territoire ».

    « Sa venue n’a pas de lien avec la campagne », martèle Anaïs Hausmann, qui refusera toute question sur le sujet. Pourtant Aurore Bergé a évoqué le renouveau en politique qui ferait résonance avec le Bon sens des territoires. « Je veux scinder les deux univers », n’en démord pas la candidate, dont la liste serait quasi finalisée. Le dépôt des candidatures se fera entre le 7 et 11 septembre.

  • Ligue Europa : l’OM face à du beau monde

    Ligue Europa : l’OM face à du beau monde

    L’OM sait ce qui l’attend en Ligue Europa. Le tirage au sort de la phase de ligue de la compétition avait lieu ce vendredi en début d’après-midi à Monaco. Le club phocéen sera opposé au Bayer Leverkusen (Allemagne), Olympiakos (Grèce), Anderlecht (Belgique), le Celtic (Ecosse), le Celta Vigo (Espagne), le Sturm Graz (Autriche), le Levski Sofia (Bulgarie) et Besiktas (Turquie).

    Le calendrier sera connu dans les prochaines heures. Premier match le 16 ou le 17 septembre. La finale aura lieu au Parkstadion de Francfort, le 26 mai.

  • Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Le député (LFI) de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu s’est vu remettre à l’issue de sa garde à vue jeudi soir une convocation par officier de police judiciaire, confirme le parquet de Marseille auprès de La Marseillaise. Celui-ci devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 13 novembre prochain, après l’altercation qui l’a opposé lundi après-midi à trois policiers qui intervenaient dans l’immeuble où il réside pour interpeller un voleur présumé. «Il est poursuivi du chef d’outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise le parquet.

    Le parquet confirme par ailleurs avoir bien reçu la plainte déposée mercredi soir par l’avocat du parlementaire, Me Yonès Taguelmint, «contre les trois policiers pour outrage et violences par personne dépositaire de l’autorité publique». Dans les enregistrements de vidéosurveillance diffusés en ligne, on entendait l’un des policiers traiter le député de «trou du cul», tandis que les agents en civil assuraient dans leur plainte avoir eux-mêmes été insultés après que le parlementaire leur a demandé de s’identifier.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux à l’issue de sa garde à vue, Sébastien Delogu remercier les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable» et indiquait qu’il allait s’exprimer «prochainement».