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  • [Salon de l’agriculture] Le Var veut miser sur l’agroforesterie

    [Salon de l’agriculture] Le Var veut miser sur l’agroforesterie

    S’il est un département maritime, le Var n’en demeure pas moins – et avant tout – un territoire forestier : plus de 70% de sa surface, soit quelque 420 000 hectares, est recouverte de forêt. Une richesse qui offre de somptueux paysages, mais engendre un nombre d’incendies important. En un peu plus de vingt ans, trois d’entre eux – deux à Vidauban en 2003 et un à Gonfaron en 2021 – ont, à eux seuls, ravagé plus de 20 000 hectares boisés.

    Ces chiffres imposent de s’adapter et de trouver des solutions viables pour l’avenir. L’une d’elles pourrait venir de l’agroforesterie, thème d’une table ronde organisée, mardi, sur le stand du Département du Var au Salon de l’agriculture, en présence de plusieurs acteurs du secteur. Cette méthode, qui consiste à mener de front activité agricole et activité forestière (lait-bois, viande-châtaigne…), ne date cependant pas d’hier. Il s’agit d’une pratique méditerranéenne ancestrale, notamment dans des espaces forestiers naturels, où des éleveurs ont, en tout temps, établi leurs pâturages sous les arbres. Dans le massif des Maures, principal espace forestier du département, on relève deux formations particulières : les forêts de chênes et les espaces plus agricoles que sont les châtaigneraies.

    L’intérêt de cette pratique est multiple et repose sur une logique gagnant-gagnant. « Cette alliance est au bénéfice de tous : le troupeau y trouve de l’alimentation et un abri et, par son action, limite la repousse des semis concurrents », explique Charles Dereix, président de l’association Forêt méditerranéenne. « En Corse, par exemple, quand on régénère les pins laricio, les troupeaux vont boulotter les petits semis de chênes ou de hêtres qui font concurrence. Ils produisent aussi du débroussaillement, réduisent ainsi le risque d’incendie et créent de l’activité économique. »

    Dans le Var, « 100 000 hectares sont déjà pâturés, soit près d’un quart de l’espace boisé », précise Christine Amrane, conseillère départementale varoise, maire de Collobrières et présidente du Syndicat du massif des Maures. Dans sa commune et aux alentours prospèrent les châtaigneraies, « très importantes économiquement avec les Fêtes de la châtaigne », rappelle-t-elle. Le sylvopastoralisme – le pâturage en milieu forestier –, représente ainsi une voie d’avenir pour la filière après avoir fait son succès : « La châtaigneraie du massif des Maures représentait 3 000 hectares entretenus il y a quelque temps. Moins aujourd’hui, mais il y a un enjeu car les consommateurs reviennent à des produits traditionnels. Cette châtaigneraie est un verger planté depuis 500 ans. Les castanéiculteurs travaillent depuis longtemps avec les bergers. Leurs animaux broutent, déposent leurs excréments qui font la fumure [enrichissement du sol, Ndlr] des châtaigniers. C’est une symbiose », développe Raphaël Louat, castanéiculteur, président du Syndicat des producteurs de châtaignes du Var.

    Les solutions doivent être « appuyées par les élus »

    Claude Audibert, propriétaire forestier de chênes, président de l’Association syndicale libre de la Suberaie varoise et producteur de liège, y voit lui aussi « une solution économique et écologique. L’élevage prend le relais pour nourrir les hommes, entretenir écologiquement les espaces boisés et favoriser la récolte de liège, d’arbouses et autres produits forestiers ».

    L’agroforesterie fonctionne. L’agroforesterie s’applique également aux productions fruitières et potagères, permettant de créer des écosystèmes nourriciers favorables à la biodiversité. « L’agroécologie répond aux enjeux de dépassement des limites planétaires, ajoute Séverine Cachod de l’association Les Résilients. Elle repose sur trois piliers : écologique, en s’inspirant des écosystèmes pour préserver l’environnement ; social, par la création d’emplois ; et économique, en créant des filières où chacun est rémunéré pour ce qu’il produit. » Pour la rendre efficiente, il faut « embarquer les entreprises et les collectivités ».

    Dans cette logique, son association travaille avec le SL du massif des Maures « sur une autre manière de rémunérer les agriculteurs : sur ce qu’ils produisent, mais aussi sur les effets utiles qu’ils génèrent d’un point de vue socio-environnemental. On prototype un modèle à visée générative pour renforcer tous les maillons de la chaîne ». Des solutions d’avenir que Charles Dereix souhaite voir « appuyées par les élus ».

    « C’est à partir des incendies de 2003 qu’on a travaillé sur la mutualisation des services. On a fait de petits pas en 23 ans. J’espère qu’on pourra en faire un plus grand désormais », conclut Christine Amrane.

  • Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Une plainte a été déposée, ce mardi matin, après la découverte de tags « à mort Martine Vassal » sur la devanture de la permanence de campagne de la candidate de la droite et du centre, à Marseille. Des menaces qu’elle a immédiatement dénoncées, déplorant que « l’ultra-gauche, avec qui M. Payan s’affiche sans gêne, m’a mis une cible dans le dos. » Le président (Ren.) de Région s’est empressé de lui apporter son soutien, ciblant plus prudemment « de dangereux activistes » qui « essaient de faire taire la seule candidate de rassemblement des Marseillais qui veulent sauver la ville ».

    « La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques », déclare de son côté le maire (DVG) Benoît Payan, qui « dénonce avec la plus grande fermeté ce message intolérable à l’encontre de Martine Vassal ». Un « double discours » pour la présidente (DVD) de la Métropole.

    Dans l’après-midi, elle a lu une déclaration face à la presse. Elle dénonce « un lynchage médiatique » après avoir repris la devise pétainiste. « Il a suffi que je prononce une formule malheureuse lors d’un débat télévisé pour que mes adversaires se déchaînent avec une violence inouïe, déplore-t-elle. Oui, mon expression était maladroite, oui je m’en suis expliquée. » Après ces menaces, une « escalade d’agressions et d’intimidations », elle assume : « Oui, j’accuse l’extrême gauche, oui j’accuse Benoît Payan qui a fait le parallèle entre une maladresse et un homme qui a déporté des homosexuels, des enfants et des juifs [Philippe Pétain, Ndlr.]. » Écartant la possibilité d’une victoire du RN, elle donne rendez-vous au prochain débat télévisé, le 9 mars.

  • Nicolas Cossange : « L’avenir de Béziers est à gauche »

    Nicolas Cossange : « L’avenir de Béziers est à gauche »

    En 2020, le maire d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, était réélu au premier tour avec un score quasi nord-coréen de 68,74% sur fond d’abstention record (56,02%) et, surtout, l’absence d’union à gauche. Six ans après, la configuration est totalement différente. Unies, les gauches le sont dans le Printemps de Béziers (hors LFI). Et alors que l’extrême droite RN avait soutenu Robert Ménard en 2020, le parti des Le Pen présente pour le scrutin des 15 et 22 mars un candidat (Julien Gabarron) contre son ancien affidé.

    Voilà pour le tableau comptable. Sauf qu’une élection municipale et son résultat sont surtout une question de dynamique, de force de conviction et de réponses concrètes aux problèmes des habitants, notamment en matière de services publics, de logement, d’éducation, de transports et ici plus qu’ailleurs sans doute, d’emploi. Car à Béziers, la moitié des enfants y vivent sous le seuil de pauvreté. Tous les indicateurs socio-économiques sont dans le rouge.

    Répondre aux attentes

    Le Printemps de Béziers travaille activement l’échéance municipale depuis deux ans. Et rencontre ces derniers mois l’essentiel des habitants. « C’est fini les grandes concentrations ouvrières à Béziers, pour voir la population, connaître son ressenti, ses attentes, ses demandes, nous faisons campagne sur le terrain, devant les écoles notamment pour rencontrer les Biterroises et les Biterrois », explique Nicolas Cossange, conseiller municipal et communautaire, responsable du PCF de l’Hérault. Le jeune élu est une des chevilles ouvrières aux côtés du tête de liste du Printemps de Béziers, Thierry Antoine, l’écologiste étant lui aussi conseiller municipal et communautaire. Les deux élus ont appris à se connaître et à travailler ensemble.

    « On mène une campagne offensive. Notre ambition, ce n’est pas uniquement de mettre fin à deux mandats de l’extrême droite avec Robert Ménard mais de créer les conditions d’une véritable alternance à Béziers. Avant ces deux mandats, il y a eu les trois mandats de Raymond Couderc (1995-2014) qui lui a largement préparé le terrain. Ménard en est le successeur politique, avec énormément de sujets sur Béziers qui soit ont été laissés totalement en jachère soit ont été totalement abandonnés par l’idéologie politique qui a présidé pendant 30 ans. Ces sujets, nous voulons remettre en avant », analyse Nicolas Cossange.

    « La pauvreté est le fruit de 30 ans de politique libérale menée à Béziers par la droite et l’extrême droite »

    Sur l’arrondissement de Béziers, (outre Béziers, il englobe les communes d’Abeilhan, Adissan, Agde, Agel, Aigne, Aigues-Vives. Les Aires, Alignan-du-Vent, Assignan, Aumes et Autignac et depuis peu Ceilhes-et-Rocozels, Avène, Joncels, Lunas, Le Bousquet- d’Orb, Dio-et-Valquières et Brenas), le taux de chômage des 15 à 64 ans est de 17%. Il double pour la seule ville de Béziers. « Le constat aujourd’hui est que nous sommes une des villes les plus pauvres de France, qui a des indicateurs de précarité, de pauvreté, de mal-logement, de chômage, en particulier des jeunes, au plus haut. C’est certes un constat mais pas une fatalité. C’est le fruit de 30 années d’une gestion libérale de la ville », pointe Nicolas Cossange. Même s’il ne dédouane pas les effets des quinquennats d’Emmanuel Macron, cette pauvreté endémique qui frappe dur les classes populaires « est le résultat, à Béziers, d’une gestion qui a privilégié une petite bourgeoisie locale au détriment des intérêts populaires. Et ce sont les intérêts populaires que nous voulons remettre en avant » (lire ci-contre l’entretien de Thierry Antoine). Parmi les attentes et besoins des habitants, « la question qui remonte fortement lors de nos discussions est celle de l’emploi », insiste Nicolas Cossange. « Il ne faut pas oublier qu’en 2014, Ménard disait arriver avec un fameux carnet d’adresses. 12 ans plus tard, on le cherche encore », cingle le candidat du Printemps de Béziers. Il rappelle aussi que le territoire biterrois a subi de plein fouet à la fois la désindustrialisation et tous les soubresauts liés à l’économie de la viticulture. « Cette ville a connu une sorte de double peine. D’ailleurs dans les années 1970-1980, on a connu un trou démographique avec la perte de 10 000 habitants. Aujourd’hui, on est loin de l’avoir rattrapé. La situation sociale ne s’est pas améliorée et nous vivons notamment les ravages du travail saisonnier. » La condition de la jeunesse doit
    être prise à bras-le-corps, estime Nicolas Cossange. « Aujourd’hui, nous avons une jeunesse coupée en deux. : celle qui, bac en poche, fait des études et revient rarement sur la ville. Et la jeunesse qui n’a pas pu faire d’études et qui est frappée de plein fouet par le chômage endémique de notre ville. » Pour lui, la solution « c’est l’emploi et il y a des possibilités sur notre territoire ». Il cite la bataille du dépôt ferroviaire. « La Région a besoin de construire un centre de maintenance pour ses TER. On a sur Béziers 12 à 14 hectares à vocation industrielle où les bâtiments existent. Les études sont en cours. Si nous demain, nous sommes élus, nous pèserons de tout notre poids pour que le centre de maintenance se fasse sur Béziers. »

    Béziers en chiffres

    La ville de Béziers compte désormais 82 629 habitants. La communauté d’agglomération Béziers Méditerranée, qui comprend 17 communes, rassemble 135 091 habitants. Le taux de pauvreté sur l’arrondissement de Béziers s’établit à 22,9% de la population et le taux de chômage des 15 à 64 ans à 17% contre 14,8% pour le département de l’Hérault, selon les chiffres de l’Insee de septembre 2025. En 2022, Le taux de chômage à Béziers ville était de 13,6% et les actifs ayant un emploi étaient 49,8% de l’ensemble de la population active. Dans les trois quartiers prioritaires (centre, La Devèze et l’Iranget Grangette), le taux de chômage est largement supérieur à 50%.

  • [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Pascale Eugène : Nous avons un très bon accueil à chaque fois que l’on rencontre la population. Nous travaillons depuis le 13 juillet, dès que la liste a été complète, à rassembler les Grand-combiens. Début septembre nous avons invité à la constitution d’un comité de soutien où immédiatement il y a eu une centaine de personnes. On sent qu’il y a de l’envie.

    Karine Montenez : Il y a quinze jours nous avons fait des rencontres dans tous les quartiers de la ville, c’est-à-dire dix rencontres. Nous avons aussi diffusé un questionnaire à la population sur ses attentes. Nous avons eu une centaine de retours. Nous allons désormais présenter la liste et le programme vendredi 20 février à 18 heures à la salle Marcel Pagnol.

    Quelles sont les attentes qui sont ressorties du questionnaire ?

    E.P. : Il est ressorti des questionnements sur l’attractivité du territoire, l’activité économique, le marché etc. Sur la sécurité, il est demandé plus de caméras de vidéoprotection et plus de surveillance autour des écoles. On nous demande aussi plus de ralentisseurs pour lutter contre la vitesse excessive. Il y a également la demande du maintien du service public. Certains sujets ne relèvent pas de la compétence de la municipalité, mais ça nous permet de faire remonter aux services compétents. On nous réclame aussi plus de festivités avec notamment le retour du Corso comme il se faisait avant, le 8 mai.

    Quels seront les projets structurants de votre mandature si vous êtes élues ?

    P.E. : Nous voulons d’abord travailler au développement économique et touristique, avec la commercialisation du Parc régional d’activités économiques. Il y a un projet de nouvelles filières économiques et commerciales sur Pise 2030 Porte Sud avec le réaménagement de l’entrée de la ville. Nous voulons aussi redynamiser le marché hebdomadaire, où nous avons beaucoup de monde qui vient chaque samedi l’été. Nous souhaitons également développer la clause d’insertion sociale et environnementale dans nos marchés publics. Concernant la culture, nous proposons aussi le retour des « Jeudis de l’été ».

    K.M. : Il y a également la volonté d’aménager l’ancien centre Afpa aux Pelouses pour en faire le quartier sportif et culturel, en rassemblant les associations dans cet espace qui est grand, avec un extérieur magnifique. Le premier projet sera l’installation du club de boxe et la rénovation des salles de danse. Nous avons la chance d’avoir un riche tissu associatif et nous voulons les regrouper pour favoriser encore plus les échanges. Nous allons poursuivre les rénovations énergétiques dans les écoles et leur végétalisation. Nous allons aussi mettre en place la cantine à un euro. L’un de nos gros projets sera également la création d’une unité protégée à la maison de retraite pour les personnes désorientées, qui coûte tout de même 15 millions d’euros.

    Que proposez-vous pour renforcer la sécurité ?

    P.E. : Nous allons mettre en place une police municipale de proximité du quotidien car nous n’avons pas de police municipale à La Grand-Combe. L’idéal serait d’avoir deux agents de police municipaux et deux ASVP (agent de surveillance de la voie publique). Le projet n’est pas de se substituer à la gendarmerie, on ne sera pas dans la répression. L’idée, c’est qu’ils soient là aux abords des écoles par exemple quand les gens se garent un peu d’une manière anarchique ou pour les conflits de voisinage. Ils seront là pour les petits tracas du quotidien et les petites incivilités.

    Dans quelle situation sont les finances de la ville ?

    P.E. : Nous sommes dans une situation confortable et saine. Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, celles d’investissement aussi. Il y a des emprunts qui se terminent et qui vont nous permettre de réinvestir. Les finances nous permettront d’investir sur des projets structurants. C’est facilitateur de se projeter quand on a des finances saines. Tout ce qui est dans notre projet municipal est réfléchi et budgétisé. On ne dépensera pas ce qu’on n’a pas car nous avons bien conscience qu’avec la baisse de l’engagement de l’État et le fait qu’on soit passé sous la barre des 5 000 habitants, les recettes vont diminuer.

    Depuis juillet, vous vous présentez vraiment comme un duo. Comment comptez-vous exercer les fonctions de maire et de Premier adjoint si vous êtes élues ?

    K.M. : Nous travaillons déjà ensemble depuis 2008 donc les choses se font vraiment naturellement. Pascale était adjointe aux finances durant le dernier mandat, moi à l’éducation donc on a l’habitude de travailler ensemble. Et nous avons construit une liste très rapidement, il y a eu beaucoup d’enthousiasme. Les gens nous connaissent et ils ont vite adhéré à nos valeurs. Cette idée de duo que nous formons a plu à tout le monde. Et nous ne partons pas dans l’inconnu parce que nous avons eu deux mandats d’adjointe chacune. Pour l’instant tout est fluide.

  • À Aix, bras de fer avec la Métropole pour la gestion des parkings

    À Aix, bras de fer avec la Métropole pour la gestion des parkings

    En octobre, la Métropole a remporté une première manche, le tribunal administratif ayant confirmé que les huit parkings en litige relevaient bien d’un intérêt métropolitain, et rejeté les arguments de la commune qui jugeait la délibération illégale. La Ville d’Aix a fait appel. Au-delà de la perte des recettes de ses parkings, la commune estime que leur maîtrise lui est essentielle pour préserver un cercle vertueux de politique tarifaire attractive, soutenant commerces de proximité, mobilités douces et accessibilité aux automobilistes. Pour l’heure, la reprise en régie par la Métropole n’a pas eu d’impact sur les tarifs. Lundi, la maire sortante (UDI) et candidate, Sophie Joissains, a réaffirmé sa volonté de reprendre la gestion des parkings : « On va les récupérer, je vous le promets. » Elle veut créer un parking relais et deux parkings en centre-ville, sur fonds privés.

  • À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    Ainsi, lors d’un débat organisé le mardi 10 février dernier par la CPME, le Medef et l’U2P, David Fournier (PS) a évoqué la création de 100 places « flash » en intra-muros et la gratuité des parkings payants entre midi et 14h, afin d’inciter à consommer dans les restaurants du centre-ville. Une gratuité déjà mise en place en centre-ville lors des fêtes de fin d’année par la municipalité actuelle, tandis que deux parkings gratuits se trouvent à une dizaine de minutes de marche. Mathilde Louvain (LFI), elle, insiste davantage sur la gratuité des transports en commun et sur le développement de navettes gratuites pour accéder au cœur de ville. Stéphan Fiori (DVD) se pose en défenseur du petit commerce, qu’il estime viable seulement si les clients peuvent se garer au plus près des devantures. L’entrepreneur souhaite un « retour maîtrisé de la voiture en centre-ville, sauf les mercredis et samedis après-midi ». Il plaide pour « la création de places dépose-minute devant les commerces de proximité » ou « 1h30 de parking gratuit inclus dans tous les horodateurs ».

  • La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    Des Alpes italiennes aux Alpes françaises. Moins de 24 heures après la cérémonie de clôture des JO 2026 dans les arènes de Vérone, l’ensemble de l’équipe de France était réuni à Albertville, lundi soir, pour célébrer ces Jeux réussis pour la délégation tricolore. Un record passé de 15 à 23 médailles et de nouveaux visages découverts, à l’image des triples médaillés Océane Michelon et Mathis Desloges.

    34 ans après la fin des Jeux olympiques d’Albertville, l’olympisme était de retour dans la cité savoyarde. Entre les massifs des Bauges et du Beaufortain, une fête était organisée devant plus de 6 000 spectateurs dans la halle olympique utilisée en 1992. Cette salle est devenue une sorte de Club France gigantesque pour quelques heures, ce lundi.

    « C’est chouette de voir cette cérémonie en terres savoyardes », disait la snowboardeuse de Val Thorens et porte-drapeau Chloé Trespeuch. Quentin Fillon Maillet, l’un des héros français des Jeux, a ajouté que cela « permet de valoriser la réussite des Bleus et de retrouver le public tricolore ».

    La bannière olympique placée à 53 mètres de haut

    Dès 18h30, des membres de toutes les disciplines sont montés au compte-goutte sur la scène de cette halle. Le biathlon (13 médailles dans ces JO), entré en dernier, s’est aussi imposé à l’applaudimètre. Cette cérémonie servait aussi à accueillir le drapeau olympique, obtenu dimanche lors de la « passation de pouvoir » entre l’Italie et la France. L’olympiade française débute et doit mener les athlètes vers le 1er février 2030, date de l’ouverture des 26e Jeux olympiques d’hiver de l’histoire. Les deux présidents de régions, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, ont brandi le drapeau aux cinq anneaux, à Albertville.

    Le clou du spectacle était un show son et lumière mettant en avant les trois dernières éditions des Jeux en France avec Chamonix 1924, la pionnière, Grenoble 1968 et donc Albertville 1992. Ensuite, le drapeau olympique a été monté en haut d’un mât de 53 mètres. Sept membres du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins ont fait culminer cette bannière loin au-dessus du sol. Cette dernière y restera jusqu’à l’ouverture des prochains JO en Haute-Savoie, en Savoie, dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-Maritimes.

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    Lundi matin, avant même l’inauguration de leurs stands respectifs, responsables politiques maralpins et varois se sont retrouvés pour une conférence commune dédiée à la question du mimosa. « L’or de la Côte d’Azur, cette fleur que nous partageons avec les Alpes-Maritimes » a introduit Guillaume Décard, président de Var Tourisme, qui n’a pas manqué de mentionner l’inévitable Route du mimosa et « ses 130 km de route entre Bormes et Grasse en huit étapes », avec, pour paysage, « cette fleur hivernale qui perce notre forêt et illumine nos massifs ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons, qui est aussi un tourisme 4 couleurs : l’or du mimosa l’hiver, le vert du printemps, le vin rosé de l’été et le rouge des vignes à l’automne », décrit le président du Département Jean-Louis Masson (LR). Une idée à laquelle adhère le président de la Route du mimosa, Florian Raoux : « La route a été créée en 2001 pour faire de l’hiver une saison à part entière et non pas une simple parenthèse. C’est une stratégie pour changer une période en une vraie destination. »

    Mais, quand on parle de cette fleur, « on parle autant de tourisme que d’agriculture », rappelle ce dernier. Ainsi, « lancer la Route du mimosa au Salon de l’agriculture a beaucoup de sens », car la filière « vit bien au-delà de sa période de floraison », avec « des produits dérivés, bougies, parfums, aliments, des opportunités économiques si les choses sont bien faites ».

    Un document pour porter une IGP à Bruxelles

    Pour ce faire, « la coordination portée par la Route du mimosa est décisive, en recensant ce qui existe avec les acteurs de la filière, identifier les dérives et renforcer notre marque. Et cela ne pourra se faire qu’au travers d’une Indication géographique protégée (IGP) », soutient Florian Raoux. « Nous sommes une filière de niche. C’est important que les Départements nous soutiennent car au niveau national, on n’a rien. Il faut venir en aide aux jeunes et on va continuer à travailler sur cette IGP », plussoie Michel Lovera, président de la filière à la Chambre d’Agriculture du Var.

    L’échange, débuté sur le stand du Var, s’est poursuivi sur celui des Alpes-Maritimes, pour symboliser le trait d’union qu’incarne cette route. Jean-Louis Masson et son homologue Charles-Ange Ginesy, président (LR) du Département des Alpes-Maritimes, accompagnés de Guillaume Décard et d’Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et présidente du comité régional du tourisme Côte d’Azur France, ont ainsi signé un document pour porter la création d’une IGP auprès de Bruxelles. « Un message fort pour ceux qui travaillant dans des conditions difficiles, avec une concurrence déloyale de pays n’ayant pas les mêmes lois et qui usurpent notre marque », souligne cette dernière. Un lien supplémentaire, qui rappelle l’importance capitale d’un autre : l’eau. « Comme l’a évoqué Jean-Louis Masson, avec le lac de Saint-Cassien notamment. Nous partageons cette problématique, car il n’y a pas d’agriculture sans eau », abonde Charles-Ange Ginesy.

    Le Stand du Var inauguré

    L’inauguration du stand du Département du Var s’est tenue lundi après-midi. « Le but est de faire parler de nos producteurs, de la marque Var – peut-être faut-il l’inventer -, faire connaître nos filières, nos savoir-faire, développer l’attrait du consommateur sur nos produits locaux. Être présent au SIA est un vecteur de communication dont on ne peut se passer », affirme son président, Jean-Louis Masson, qui rappelle aussi « qu’avec l’agriculture et la pêche, il y a la transformation et l’artisanat ». « Le produit brut agricole varois, c’est 350 millions, la production vendue, c’est 1 milliard, soit 650 millions sur l’aval des filières », ajoute Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var. « Sur le territoire, c’est un moteur économique et un vecteur d’équilibre. »

  • Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Kaysse A., son frère Ayoub A. et Mohamed K., âgés de 19 et 20 ans, ont été présentés ce lundi 23 février en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire d’Avignon. Ils sont poursuivis pour « violences aggravées par trois circonstances, suivies d’incapacité n’excédant pas 8 jours » et « extorsion commise en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime ». Le tribunal a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au jeudi 16 avril. Dans l’attente, les deux frères ont été placés en détention provisoire, le président Lionel Mathieu évoquant un risque de réitération, car « les faits ont été commis sur une durée relativement longue et sont extrêmement récents ». Le troisième, Mohamed K., a été placé sous contrôle judiciaire.

    Selon les éléments présentés à l’audience, les frères auraient, à deux reprises, le 31 janvier à Avignon et le 10 janvier à Vedène, tendu des « guets-apens » à au moins deux personnes homosexuelles contactées sur un site de rencontre avec un faux compte. Les victimes auraient ensuite été agressées. Dans l’un des cas, les prévenus auraient tenté de soutirer de l’argent, sans succès.

    Les arguments du parquet

    Mohamed K. n’est poursuivi que pour son implication présumée dans les faits du 10 janvier. Deux mineurs auraient également participé à l’une des agressions. Les trois jeunes adultes sont tous domiciliés chez leurs parents respectifs et n’exercent aucune activité professionnelle. Un précédent fait datant de 2022 a été mentionné, mais il concernerait une période où ils étaient tous mineurs.

    Lors de l’audience, le procureur, Nicolas Delpierre, a sollicité le maintien en détention, relevant « deux ou trois éléments » malgré les « dossiers lisses » des prévenus. Il note des « faits revendiqués », car les agressions ont été filmées, et estime que « tous les hommes homosexuels sont des cibles potentielles ». Il confie que les frères auraient affirmé que « tous les pédés sont des pédophiles (sic) » et qu’ils « devraient être en prison comme dans d’autres pays ».

    La défense d’Ayoub A. et Kaysse A., Me Isabelle Cuilleret, estime dans sa plaidoirie que « la détention provisoire n’est pas adaptée et qu’il y a d’autres moyens », évoquant pour l’aîné un « caractère influençable » et différents troubles neurologiques. Une expertise médico-psychiatrique a été demandée. Tandis que Me Jalil-Henri Amr, avocat de Mohamed K., estimait que les 48h de détention de son client constituent une « pédagogie suffisante » et qu’il est le seul à toujours être scolarisé (bac pro climatisation). Il assure que ce dernier n’a été « que le cinéaste » de l’agression et qu’« aucun élément dans le dossier n’indique qu’il a adoré faire cette œuvre cinématographique ». Dans le box, tous trois se sont excusés auprès des victimes.