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  • Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    La commune du Rove s’apprête à vivre une journée particulièrement festive ce dimanche 14 décembre, avec le traditionnel Marché de Noël, organisé par la municipalité et le comité des fêtes. De 9h à 17h, le gymnase municipal Blaise Gouiran sera entièrement métamorphosé en un véritable village de Noël, mêlant convivialité, créations locales et animations pour toute la famille.

    Cette édition 2025 met une nouvelle fois à l’honneur la richesse artistique et artisanale du territoire. De nombreux exposants rovenains, artistes et artisans amateurs, présenteront leurs réalisations : décorations de Noël, bijoux faits main, peintures, romans, maroquinerie, douceurs et spécialités culinaires et autres idées cadeaux pour préparer les fêtes en soutenant la production locale. Le Marché de Noël du Rove est l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année. Toute la journée, enfants et parents profiteront gratuitement d’un manège enfantin, de structures gonflables et d’un spectacle jeune public. Le Père Noël, attendu avec impatience, sera présent du matin au soir pour saluer les enfants et poser avec eux.

    Deux temps forts en fin

    de journée

    Un stand photo souvenir sera également animé par la photographe Aurélie Ungaro, permettant d’immortaliser cette journée festive. Une buvette et un espace de petite restauration compléteront l’événement, pour une pause gourmande dans une ambiance chaleureuse.

    La fête se poursuivra dans le village avec deux rendez-vous incontournables. À 16h30 tout d’abord, à l’Église Sainte-Anne avec un concert de chants de Noël interprétés par la chorale rovenaine Le Chant des Collines et Les Sonatines. Participation libre. À 18h ensuite avec une randonnée aux flambeaux. Le départ se fera place Georges Rosso avec un rassemblement programmé à 17h30. Cette balade nocturne, organisée par Odyssée Nature, est gratuite et ouverte à tous. Un moment familial et féerique pour clôturer cette journée de partage.

    Renseignements : mairie
    du Rove – 04.91.46.80.00.

    Et aussi

    Noël aux écoles. Les 16, 18 et 19 décembre au Groupe scolaire François Bessou, repas festif, spectacle et distribution de cadeaux aux enfants.

    Spectacle musical. Le mercredi 17 décembre à 15h au Gymnase Blaise Gouiran un spectacle jeune public, Lilo et Stitch, est offert par la municipalité aux enfants de la commune accompagnés de leurs parents. À 16h : arrivée du Père Noël suivie d’un goûter.

    Manège. Du 15 au 19 décembre, manèges et structures gonflables installés place Rosso de 14h, des tours sont offerts par la municipalité. ainsi que des barbes à papa avec présence du Père Noël.

  • Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    La Marseillaise : Vous avez codirigé un rapport sur la capture du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan. Braquer les projecteurs sur cette piste peut être vu comme un moyen de détourner l’attention du vrai sujet : la réduction des émissions de CO2. Qu’en pensez-vous ?

    Olivier Sulpis : C’est vrai, mais ce n’est pas notre intention. La réduction des émissions de CO2 est notre principale recommandation. Mais certains expérimentent déjà la capture du CO2 dans l’océan. Refuser de l’étudier, c’est abandonner l’idée d’informer nos décideurs et prendre le risque que chacun fasse ce qu’il veut. Il est important de s’y intéresser et de ne pas laisser le sujet à d’autres qui auraient des intérêts autres que le bien commun. Enfin, étudier ne veut pas dire soutenir.

    Les processus bio-géo-chimiques dans l’océan sont incroyablement complexes. N’est-il pas illusoire de penser que nous arriverons à être sûrs qu’une méthode n’aura pas d’effet néfaste sur l’environnement –et sur le long terme–
    si elle est déployée à grande échelle ?

    O.S. : C’est sûr. C’est pourquoi nous sommes loin de voir n’importe quelle méthode déployée à grande échelle. L’océan est si variable ! Toutefois, certaines méthodes sont moins susceptibles de causer des perturbations environnementales que d’autres.

    Par exemple ?

    O.S. : Planter des algues ou restaurer des écosystèmes côtiers, comme des herbiers de posidonies. La quantité de CO2 captée à espérer avec cette méthode n’est pas énorme, mais c’est plutôt bénéfique pour la biodiversité et il n’y a pas de point négatif évident.

  • Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Faire pousser des algues et les faire couler au fond de l’océan ? Ou le fertiliser pour booster le développement du phytoplancton ? Ou réduire l’acidité de l’eau en y dissolvant des minéraux ? « Depuis cinq ans, il y a un regain d’intérêt autour de ces méthodes qui permettent de capturer du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan, principalement de la part de start-up ou d’organisations non-gouvernementales », relève Olivier Sulpis, chercheur CNRS au Centre de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Aix-en-Provence). L’idée ? Lutter contre le changement climatique en augmentant la capacité de l’océan à absorber du CO2.

    « Il y a eu un tournant ces dernières années, assure le chercheur. C’était considéré comme un sujet d’apprentis-sorciers il y a une dizaine d’années. C’est maintenant pris au sérieux, même par une partie de la communauté scientifique. » Il cite notamment le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui considérait en 2018 que limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici la fin du siècle par rapport au début de l’ère industrielle nécessitera de capturer du CO2. « Pas sûr que cela soit aussi indispensable pour atteindre l’objectif de +2°C », nuance-t-il toutefois.

    Risques écologiques

    Aujourd’hui, seules quelques expérimentations ont été menées. « Si cela venait à se développer, il est important que cela ne se fasse pas n’importe comment », insiste Olivier Sulpis. C’est la raison pour laquelle il publie, avec des collègues européens, un rapport sur le sujet pour le Conseil européen de la mer (EMB). « L’objectif était de recenser les méthodes, d’établir des critères pour évaluer leur efficacité et les risques potentiels et d’émettre des recommandations », explique-t-il.

    Le rapport insiste sur plusieurs éléments à évaluer comme la quantité de CO2 réellement capturée, la durée pendant laquelle il sera piégé et les risques pour l’environnement. Certaines méthodes ont déjà montré des effets néfastes comme la fertilisation de l’océan avec du fer qui accroît la production de phytoplancton en surface mais entraîne une désoxygénation de l’eau car ce surplus de phytoplancton attire de nombreux organismes qui respirent.

    « Il ne faut pas croire que le problème du réchauffement climatique sera réglé en capturant du CO2 », rappelle Olivier Sulpis. Même si des méthodes s’avéraient efficaces et inoffensives pour l’environnement, les quantités absorbées ne suffiraient pas. « Déployer n’importe quelle méthode à l’échelle du globe coûterait très cher et ne permettrait de réduire que de quelques parties par million (ppm) la quantité de CO2 atmosphérique », précise-t-il. Alors que nous sommes passés de moins de 300 ppm à plus de 420 ppm en 200 ans. « C’est toujours bon à prendre », admet-il. Mais la méthode la plus efficace, la plus simple et la moins chère est connue : arrêter d’émettre du CO2.

  • La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    Avec ses 17 espaces naturels répartis sur 1 305 hectares, il est « presque une erreur écologique », admet Jérémy Lainé, technicien du Syndicat intercommunal de l’ancienne Poudrerie. À cheval sur les communes de Saint-Chamas et de Miramas, le parc est un joyau naturel. « On a des canaux, des lagunes, l’étang de Berre, des marécages, des marais, de la forêt méditerranéenne, de la forêt humide, des falaises, des grottes creusées pour protéger les travailleurs en cas d’explosion… cite-t-il. Ces milieux se succèdent très rapidement. Normalement, dans la nature il y a un gradient progressif, ici les cassures sont très abruptes. On peut vite se perdre car le paysage change d’un coup, si on ne fait pas attention c’est assez surprenant. »

    Cette richesse, le parc la doit à son ancienne activité de Poudrerie royale, démarrée en 1690. « Ils ont remblayé 55 hectares sur l’étang de Berre. Pour stabiliser les remblais, des arbres ont été plantés. Ils servaient aussi à sécuriser certains bâtiments sensibles par rapport à des risques d’espionnage, puisque c’était quand même un site militaire. Ils permettaient également de garder des températures correctes et régulières pour la période de séchage de la poudre et de freiner le souffle des explosions en cas d’accident. » Au milieu du XIXe siècle, en plein essor des échanges maritimes, le directeur du site importe des essences exotiques qui finissent de parachever la diversité floristique du parc. Séquoias et cyprès chauves font partie des « curiosités » du lieu.

    Des espèces protégées

    Définitivement abandonnée en 1974 et inoccupée durant une vingtaine d’années, la Poudrerie royale a été recolonisée par la faune et la flore, ce qui « donne une richesse vraiment impressionnante en termes de biodiversité », affirme le technicien. Une réserve, sanctuarisée le long du littoral avec l’étang de Berre, est interdite au public et permet de réaliser des suivis scientifiques et des opérations de comptage. Les horaires restreints du parc accordent une certaine quiétude aux espèces présentes, comme la cigogne, qui est l’animal « phare » du lieu.

    « Elles se sont installées au début des années 2000 » et sont visibles sur la toute nouvelle chaîne Youtube du Parc de la Poudrerie : une caméra a été placée devant l’un de leur nid et a permis de suivre les premiers mois de la vie de deux cigogneaux grâce à la participation du Gipreb (le syndicat en charge de l’étang de Berre).

    Jérémy Lainé et son équipe veulent mener un véritable travail de documentation et de sensibilisation envers le grand public. « À mon arrivée, il y a un an et demi, j’ai observé que la population venait beaucoup pour faire des promenades et profiter du cadre mais se rendait pas tellement compte du patrimoine faunistique », explique-t-il. Alors, le passionné de naturalisme a placé des pièges photos dans le parc et réalise des vidéos qu’il poste désormais sur le réseau social « avec une idée sous-jacente : on ne protège bien que ce qu’on ne connaît bien ».

    Car la Poudrerie abrite des espèces menacées à l’échelle nationale, à l’instar la tortue cistude et le triton palmé.

  • [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    C’est une recette régressive et 100% fait maison qui vous est proposée cette semaine par la cheffe Charlotte du tout récent restaurant Annette.

    Des gnocchis croustillants

    Dans un premier temps vous pouvez préparer en amont les gnocchis. La veille ou quelques heures avant car ceux-ci doivent congeler. Pour ce faire, faites cuire les pommes de terre sur du sel au four, éplucher et passez au presse-purée pour n’en garder que la pulpe. Dans un plat déposez un tant pour tant avec la pulpe de pomme de terre, la farine, le jaune d’œuf auquel vous aurez ajouté le sel et le poivre. Mélangez le tout à la main jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

    Saupoudrez sur votre plan de travail de la farine de maïs pour éviter que la pâte ne colle puis formez des boudins réguliers et coupez en utilisant en repère une phalange par exemple pour avoir des gnocchis réguliers et similaires. Roulez une nouvelle fois dans la farine de maïs puis placez au congélateur. L’objectif étant de cuire les gnocchis à la poêle et pas à l’eau pour avoir quelque chose de croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur.

    Réinventer la soupe

    Pendant ce temps, réalisez la bisque avec les favouilles, les légumes, de l’ail, beaucoup de thym, du concentré de tomate et un peu de safran. chauffez le tout, filtrer et faites réduire pour obtenir une belle couleur brune. Réalisez la rouille avec de l’huile neutre, du safran, une belle quantité d’ail, un jaune d’œuf pour monter le tout comme une mayonnaise.

    Une fois que les gnocchis sont congelés, faites chauffer dans une poêle à feu moyen une belle noisette de beurre il faut que ce dernier mousse. Puis plongez-y les gnocchis congelés directement. Laissez dorer en surveillant et en remuant régulièrement. Si le beurre commence à noircir, rajoutez-en. Quand ils sont croquants, sortez du feu. Dans une assiette creuse déposez les gnocchis et arrosez de bisque. À part, ajoutez la rouille, les croûtons et l’emmental.

    Pour deux personnes, il vous faudra :

    – 3 grosses pommes de terre

    – De la farine, 2 jaunes d’œufs, 1 citron

    – Quelques favouilles (petits crabes verts de roche), du fenouil, des carottes, du céleri, des oignons, un ail entier, des verts de poireaux, du beurre

    – De l’huile d’olive et neutre, du safran, une c.à.s. de moutarde

    – De la ciboulette ciselée, du thym, du sel, du poivre et des croûtons à l’ail.

  • Inauguration de la patinoire éphémère du Vieux-port

    Inauguration de la patinoire éphémère du Vieux-port

    Avec vue sur mer, le public est attendu tous les jours de 10h à 19h et jusqu’à 20h les vendredis et samedis (sous réserve des conditions météo). Animations gratuites, avec prêt de matériel sur place mais prendre ses gants est conseillé pour allier sport et plaisir dans l’esprit de Noël.

  • [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre pour cette tournée ?

    Plastic Bertrand : C’est un show fantastique et humain qui attend le public. À la différence des shows que l’on a déjà pu voir sur les années 80, il y a beaucoup d’interactions entre les artistes avec des duos. Ce n’est pas qu’une simple succession de titres c’est un grand moment de partage avec de supers musiciens et de belles lumières.

    Justement, comment ça se passe entre vous sur scène étant donné que dans les années 80 vous étiez concurrents ?

    Jean Schultheis : Très mal ! On se pousse dans l’escalier [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’à l’époque il y avait le show-business mais aujourd’hui le challenge ce n’est pas d’être meilleur que l’autre, c’est de faire un bon spectacle ensemble.

    Pedro Castano : L’ego n’existe pas, on est une grande famille, de bons amis, nous sommes artistes et nous chantons tous ensemble. C’est très important parce que nous emmenons une bonne vibration sur scène et je pense que ça se ressent.

    Les années 80 sont toujours autant appréciées du public, comment expliquez-vous l’engouement pour cette période musicale ?

    J.S. : Ah, si on savait… Je pense que les années 80 représentent la fête, la liberté aussi et à cette époque là les chansons étaient vraiment différentes les unes des autres. Si on prend les tubes de chacun d’entre nous, il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre alors qu’aujourd’hui, avouons-le, il y a un petit peu de formatage. Ces années-là pour les gens veulent dire danser, s’amuser, faire la fête et tout cela se transmet dans les familles. Dans les concerts on voit des jeunes qui ont entre 15 et 20 ans et qui connaissent toutes nos chansons par cœur, c’est absolument fascinant ! Sans parler du fait qu’elles reviennent en boîte de nuit [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’il y avait une grande diversité dans les années 80. On pouvait passer d’un style musical à un autre sans souci. On est aussi une génération qui va vers le public. On va le voir, le chercher on a envie qu’il bouge. Nous avons un côté très populaire, dans le bon sens du terme et c’est une grande nuance avec la scène actuelle où il y a plus d’agressivité et de réserve à mon sens.

    Selon vous, ce côté populaire c’est la clé du succès et de la longévité auprès des jeunes générations également ?

    J.S. : Être populaire c’est être proche de centaines de milliers de gens. Si on parle par exemple de la musique classique que l’on jouait au temps du roi Henri IV c’était en fait une musique sur laquelle les gens dansaient, une musique populaire et pas du tout réservée à une élite. Une musique populaire c’est ce qui fédère le plus de gens possible. On est très content d’être populaires !

    P.B. : Justement, je pense que nous avons beaucoup de chance d’être populaires. C’est ce qui fait que 30 ans ou 50 ans après on est toujours là. On fait partie de la vie des gens au quotidien. C’est une fierté totale.

    P.C. : C’est aussi ce qui fait que les gens viennent nous voir, nous parlent et nous associent à des moments importants de leur vie, il y a des souvenirs qui se sont créés sur nos chansons et ça c’est génial. D’où la transmission générationnelle.

    Pensez-vous que la morosité ambiante est en partie responsable de cette demande de la part du public ?

    P.B. : Oui totalement ! Faire un son positif à l’époque était une besoin pour les gens parce qu’il faut bien se rendre compte que tout n’était pas rose dans les années 1980. Je pense donc que l’on cherchait à faire de l’ultra positif, des chansons optimistes pour masquer les choses qui se passaient et qui n’étaient pas terribles… N’oublions pas que c’est à cette époque que le virus du sida a été identifié en France d’ailleurs… C’est peut-être cet élan d’optimiste qui a fait qu’aujourd’hui on est dans la bonne mesure, selon moi.

    J.S. : Nous ce qu’on veut c’est chanter la couleur loin de la grisaille. On donne la pêche et quand le public ressort de ce concert il a la banane et je pense que c’est très important à notre époque !

    Le public marseillais vous l’attendez ? C’est une ambiance différente
    que dans les autres villes
     ?

    J.S. : C’est un public de folie il est génial. Pour moi il y a toujours le Nord et le Sud, Marseille et Lille. Ce sont les deux publics les plus extraordinaires de France, d’ailleurs à Marseille si ça ne marche pas on le sait très vite !

    P.B. : C’est vraiment une ambiance particulière à Marseille. Quand ça fonctionne ils sont comme des fous et quand ça ne va pas ils sont aussi beaucoup plus froids qu’ailleurs mais c’est tellement bon, c’est un challenge de chanter ici à Marseille, on en a que de bons souvenirs.

    P.C. : C’est un public caliente, qui est très demandeur et qui aime le show.

    Concert au Dôme de Marseille le 16 janvier 2026 à 20 heures. Comptez entre 42 et 62 euros pour une place.

  • Carnavals en série à Draguignan

    Carnavals en série à Draguignan

    Le carnaval n’est pas proprement une fête qu’on donne au peuple mais que le peuple se donne à lui-même. » Signés par Goethe dans ses Voyages en Italie en 1788, des mots résonnant dans le parcours « Carnavals d’ici et d’ailleurs », qui prend ses quartiers depuis ce week-end à l’Hôtel départemental des expositions du Var. Qu’il soit de Venise ou de Rio, de la Méditerranée comme des tropiques, le carnaval comporte un « caractère universel : ils se déroulent entre le mercredi des Cendres, ils sont organisés par la société civile, et non pas par un pouvoir, de manière libre, pour créer un moment festif avec des costumes, déguisements et moments joyeux permettant d’envisager un défilé dans la ville », campent Mireille Jacotin et François Dallemagne, commissaires d’un parcours jalonné de plus de 150 œuvres, objets et documents : d’un marbre Pan et Daphnis, provenant du Musée archéologique de Naples, à des œuvres style « Beaux-Arts et même plus contemporaines. On a voulu montrer comment certains artistes se sont emparés du sujet du carnaval comme Mircea Cantor, Pierre Alechinsky pour le carnaval de Binche, Ben pour celui de Nice, ou Jean Tinguely dont on fête le centenaire ».

    Du Languedoc à Rio

    L’exposition est séquencée en épisodes évoquant par exemple les carnavals du Languedoc et ses mascarades avec un clin d’œil au Sans toit, ni loi d’Agnès Varda (1985), celui de Bâle nourri ses « cliques et lanternes », ou du plus mythique d’entre tous, celui de Rio de Janeiro. « La nature des objets présentés est très variée. Il y a aussi des costumes, tous portés. On pense notamment à ceux prêtés par Alain Taillard, collectionneur belge qui participe à ce carnaval depuis longtemps », illustrent entre autre Mireille Jacotin et Françoise Dallemagne. Autant d’évocations faisant cheminer le visiteur dans la galaxie carnavalesque, mais qui le conduisent aussi à s’interroger finalement autour de la question suivante : « le carnaval d’aujourd’hui n’est-il plus simplement qu’un événement pour servir les politiques d’attractivité des territoires, en lien avec des traditions locales renouvelées et adaptées pour devenir des spectacles où le public est convié à regarder plus qu’à participer ? »

  • Le grand JT des territoires du 13 décembre

    Le grand JT des territoires du 13 décembre

    Sommaire :

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde

    Peut-on encore boire l’eau du robinet ? Une question souvent posée et surtout très controversée. Une récente enquête révèle la présence de polluants éternels. Nous verrons ce que les Français en pensent.

    Il est un véritable Dieu vivant en Chine ! Ce vosgien va parcourir plus de 8 000 kilomètres pour enfiler son costume de père noël, pour le plus grand bonheur des petits et grands. Rencontre avec cette star dans cette édition.

    L’écrivain Antoine Sénanque nous reçoit pour nous parler de son roman « Adieu Kolyma ». Un drame Shakespearien au cœur d’une terre hantée par la tragédie.

  • À Agde, lâché par le PRG, l’écolo De Pontual jette l’éponge

    À Agde, lâché par le PRG, l’écolo De Pontual jette l’éponge

    Historiquement faible, la gauche agathoise va mal. Après deux décennies sans le moindre élu d’opposition, l’opération reconquête qui semblait prometteuse ces derniers mois, a du plomb dans l’aile. À 100 jours du premier tour, le travail partenarial entamé avec le NFP semble réduit à peau de chagrin.

    Le PS a d’abord filé aux côtés du médecin Thierry Nadal qui avait obtenu 35,1% en 2020. Au printemps, les insoumis qui revendiquaient la tête de liste, plantaient une seconde banderille au rassemblement. Et voilà que fin novembre, Arthur Labatut (PRG) s’en allait à son tour en emmenant avec lui la jeune écologiste Chloé Donate Estournet. La défection de trop pour l’écologiste Bertrand de Pontual qui, écœuré, a annoncé à la surprise générale le 9 décembre qu’il se retire. « J’arrête tout, je suis dégoûté ». Celui qui avait obtenu 7,22% en 2020 déplore « cet éclatement du groupe » et une nouvelle occasion manquée. « Partir unis, c’était l’occasion de proposer une autre vision d’Agde aux électeurs. »

    Avant même d’apprendre la nouvelle, Arthur Labatut, autoproclamé tête de liste, justifiait son choix. « On était ouvert pour l’union de la gauche mais ça n’avançait pas. On n’aurait plus eu le temps de mener campagne. » Si le programme commun faisait la quasi-unanimité, le choix de la tête de liste ne convenait pas au jeune entrepreneur qui croit en ses chances malgré le contexte.

    Les propositions de Labatut

    Dans une ville ravagée par le chômage et que la droite a livré aux promoteurs depuis longtemps, la gauche peut-elle encore séduire ? Oui, assure Arthur Labatut. Juriste en droit public de formation, il propose de « remplacer les médecins retraités », veut créer un « tourisme 4 saisons », ou encore une « sécurité sociale alimentaire ». Mais pourra-t-il insuffler une dynamique ? B. de Pontual ne donnera pas de consigne de vote. Et estime que ni Labatut ni Donate Estournet ne sont « légitimes » pour représenter le Nouveau Front Populaire. « Il n’y aura pas de liste d’union de la gauche à Agde », écrit-il, amer.

    Quant au PCF qui doit encore arrêter sa position, il « ne mettra pas de bâtons dans les roues » du PRG. « On n’a pas les moyens de monter une liste avec 35 noms. On va appeler à faire barrage contre l’extrême droite », se résout Frédéric Markidès.

    Le communiste craint que cette nouvelle donne « favorise l’abstention et renforce le risque RN » qui sera représenté par le député Aurélien Lopez-Liguori, lui-même concurrencé par la dissidente Fabienne Varesano (EXD) qui propose de… rallumer l’éclairage public la nuit.

    Si Sébastien Frey n’a pas encore officialisé sa candidature, on sait déjà que l’édile sortant est fragilisé. S’il a accédé au fauteuil de maire, ce n’est que parce que son prédécesseur, Gilles d’Ettore, a été poussé à la démission suite à sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption » dans la célèbre affaire de la voyante.