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  • Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    Tecelys : perquisitions au Grand Avignon et chez Joël Guin

    C’est une information qui, selon un observateur du dossier, « devrait faire de bruit dans le landerneau ». La Marseillaise est en mesure de révéler que, ce mardi, trois perquisitions ont été menées à Avignon. Près d’une quinzaine de policiers, mandatés par le parquet de Marseille, ont passé plusieurs heures au siège du Grand Avignon à Agroparc, au sein des locaux de la société publique locale (SPL) Tecelys en Courtine, mais aussi au domicile de Joël Guin. Le toujours maire (DVD) de Vedène était visé en sa qualité d’ancien président du Grand Avignon et PDG de Tecelys.

    Le parquet nous confirme l’ouverture « d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité ». Un terme généraliste qui peut recouvrir des motifs de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt, favoritisme, corruption… La justice s’intéresse donc au fonctionnement entre le Grand Avignon et Tecelys, détenue à 70% par la collectivité, et qui a notamment la charge des transports en commun. Contactés, Tecelys et le Grand Avignon n’ont pas souhaité réagir. Tout comme Joël Guin, qui n’a pas donné suite. Selon nos informations, les enquêteurs se sont longuement rapprochés d’Antoine Planquette, nouveau directeur de cabinet du président Olivier Galzi (DVD), qui hérite de cette patate chaude, mais aussi du responsable des systèmes informatiques du Grand Avignon, qui occupe aussi cette fonction chez Tecelys.

    La CRC comme détonateur ?

    « Je ne tombe pas de ma chaise », lâche un témoin à l’évocation de ces perquisitions. Pour rappel, en octobre 2024, l’affaire Tecelys avait éclaté, dans nos colonnes, avec le départ de l’ancien directeur général des services (DGS) du Grand Avignon. Dans une note très circonstanciée, ce dernier dénonçait le fonctionnement opaque de la SPL et « la dilapidation de millions d’euros d’argent public ». De nombreux éléments, à ses yeux, relevaient de délits. Rapidement, le Grand Avignon avait ouvert le parapluie en commandant un audit, biaisé selon l’ex-DGS, dont les conclusions ne relevaient « aucune irrégularité » (notre édition du 4 décembre).

    Mais tous attendent surtout le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), qui a ausculté, l’an dernier, le Grand Avignon et Tecelys. Une première version provisoire est entre les mains des protagonistes qui préparent leur réponse. Selon nos informations, que le parquet n’a pas souhaité confirmer, les magistrats de la CRC auraient alerté la justice sur le fonctionnement de Tecelys. « C’est sûr que l’affaire va éclater, c’est évident », nous confiait il y a quelques mois l’ex-DGS. On s’y dirige tout droit.

  • Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    Avignon : l’ancienne élue Christine Lagrange est décédée

    C’est David Fournier qui a officialisé la nouvelle. Dans un long post sur Facebook, l’actuel conseiller municipal (PS) d’Avignon annonce le décès de Christine Lagrange, survenu ce mardi 7 juillet, à 63 ans.

    D’abord au PS puis chez les Ecologistes, elle a siégé pendant trois mandats sur les bancs du conseil municipal. Elle était d’ailleurs candidate sur la liste de David Fournier lors des dernières municipales.

    La disparition soudaine de cette ancienne professeure suscite déjà de nombreuses réactions. « Sa pugnacité, son sens politique et sa détermination ont été un apport considérable et nous avons tissé des liens très complices. Ses liens ont continué après la campagne et nous construisions déjà, ensemble pour le futur », souligne David Fournier.

    En 2014, Christine Lagrange avait été élue aux côtés de Cécile Helle et fut son adjointe à l’urbanisme avant de s’en éloigner et mener campagne en 2020 auprès de Jean-Pierre Cervantès (EELV) et mener un dernier mandat municipal. « Nous garderons le souvenir d’une militante déterminée, sincère et investie, attachée à l’intérêt général et aux valeurs qu’elle défendait avec constance », relève Jean-Pierre Cervantès.

    Christine Lagrange avait aussi été conseillère régionale sous Michel Vauzelle et conduit la liste d’union de la gauche en Vaucluse en 2015, actant son retrait au second tour. « En acceptant de retirer la liste qu’elle conduisait pour empêcher l’élection de l’extrême droite, elle a posé un acte fort, salue Michel Bissière, conseiller régional (DVD) et qui a été son voisin de banc lors de la dernière mandature au conseil municipal. Elle a prouvé ce jour-là que l’intérêt général et les valeurs républicaines pouvaient primer sur les calculs partisans. »

    La Ville d’Avignon a également réagi, le maire Olivier Galzi (DVD), adressant ses « plus sincères condoléances à sa compagne Maryline [Croyet, actuelle élue PS], à son fils, à sa famille, à ses proches ». « Au-delà des sensibilités politiques, nombreux sont ceux qui saluent aujourd’hui une femme de caractère, sincère, généreuse et profondément attachée à Avignon. Son sens du dialogue, sa connaissance du terrain et son engagement constant en faveur de la jeunesse, de l’égalité et des valeurs républicaines laisseront une empreinte durable dans la mémoire collective des Avignonnaises et des Avignonnais », indique la municipalité.

  • Mieux accompagner les victimes d’actes LGBTQIA+phobes

    Mieux accompagner les victimes d’actes LGBTQIA+phobes

    Pour la première fois, la police municipale a participé, samedi 20 juin, au village associatif de la Pride de Montpellier, où elle tenait un stand. L’occasion de présenter le dispositif « Déposons plainte  » lancé mi juin par la Mairie dans l’objectif de faciliter l’accès au dépôt de plainte
    et d’améliorer l’accueil des
    victimes d’agressions LGBTQIA+phobes. L’aboutissement d’un travail partenarial inédit de deux ans entre les polices municipale et nationale d’une part et les associations de défense des droits des personnes LGBTQIA+ d’autre part.

    « Le projet est né à l’été 2024, dans un contexte national de hausse des violences et discriminations subies en raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Un constat encore renforcé par le dernier rapport de SOS homophobie, paru en mai », explique Sébastien Cote, premier adjoint au maire de Montpellier en charge de la prévention de la délinquance et du lien social. « Le parcours de la personne victime n’est pas toujours facile, lisible. Se pose également la question de l’accueil au moment du dépôt de plainte. Nous avons donc souhaité à la fois clarifier ce parcours à destination des victimes et travailler sur leur prise en charge par les polices municipale et nationale. Car même si on dépose à la police nationale, parfois la municipale est la première à intervenir sur des situations d’agression. L’idée étant d’améliorer les postures professionnelles, les pratiques de terrain, afin de déconstruire les préjugés entre associations et forces de l’ordre  », développe l’élu.

    Pour ce faire, un partenariat s’est donc noué entre 7 associations volontaires (les Alliés du barreau ; chemin des Cimes ; Enipse ; Fierté Montpellier ; Flag ! ; Le Refuge ; SOS Homophobie), les services municipaux (police municipale et mission prévention de la délinquance) et la police nationale. Des acteurs qui ont confronté leurs expériences pour mieux comprendre les réalités de chacun et construire des réponses adaptées.

    Une sensibilisation

    des agents de police

    Cette démarche collective a abouti à la conception d’un dispositif qui agit en deux directions : l’information des victimes potentielles via la diffusion d’une brochure et d’une affiche dans les associations et les lieux d’accueil au public de la Ville ; et la sensibilisation des agents de police (municipaux et nationaux), à travers un programme de formation qui débutera en septembre et se prolongera tout au long de l’année 2027. « Cela pourrait concerner 200 agents à la police municipale et une vingtaine à la police nationale, où on va se concentrer sur les agents qui reçoivent les plaintes. La formation sera animée par un agent référent LGBTQIA+ désigné au sein de la police municipale pour accompagner les victimes, un représentant d’une des associations partenaires et un agent de la prévention de la délinquance à la Ville de Montpellier », indique Sébastien Cote. Objectif : « Renforcer la confiance des publics LGBTQI+ envers les institutions. »

  • L’aéroport de Montpellier se donne de l’envergure sur le plan logistique

    L’aéroport de Montpellier se donne de l’envergure sur le plan logistique

    En attendant un éventuel rapprochement avec son voisin nîmois, l’aéroport de Montpellier Méditerranée continue son développement. Freinée par la crise Covid dans ses ambitions de devenir enfin un grand aéroport (2,5 à 3 millions de passagers visés à terme contre 1,8 million actuellement), la plateforme située sur la commune de Mauguio Carnon a fait du chemin depuis l’arrêt du trafic aérien en 2020.

    Dernière avancée en date : l’annonce fin 2025 de l’implantation, dès novembre 2026, de Volotea. 6 ans après Transavia, la compagnie low cost disposera bientôt d’un avion basé à Montpellier, ce qui doit permettre au trafic voyageurs de s’envoler au-delà des 2,5 millions de passagers annuels.

    Quel impact écologique ?

    Mais l’économie d’un aéroport ne se résume pas au transport de voyageurs. À proximité de l’aérogare dont le hall numéro 2 est ouvert depuis 2019 et des parkings qui sont source de revenus, se développe une véritable zone économique. Un aéropôle de logistique et de fret qui forme un hub. Dédié à la messagerie et à la logistique et visant à « répondre au transport du
    dernier kilomètre
     », ce pôle économique se structure depuis 10 ans. Soutenu, outre la société aéroportuaire Montpellier Méditerranée (Saamm), par des institutionnels (préfecture, Dreal, Drac), des collectivités (Région Occitanie, Département de l’Hérault, Agglo du Pays de l’Or, Ville de Mauguio-Carnon) et une douzaine de partenaires privés, le projet en cours pèse 150 millions d’euros d’investissement et 2 000 emplois annoncés d’ici 2030 (dont 700 déjà créés). À noter que de leur côté, les collectivités travaillent à la réalisation du barreau routier pour faciliter l’accès à la zone.

    Depuis la livraison du premier bâtiment de Chronopost en septembre 2024, les ouvertures s’enchaînent : Stef Transport (février 2025), les entrepôts et ateliers EMA (septembre 2025), puis XPO (mars 2026)… D’ici la fin de l’année, 5 autres bâtiments seront inaugurés. 15 d’ici à 2028, sur 30 hectares (ha) d’emprise foncière et 100 000 m² de surface de plancher, et à terme, 20 bâtiments sur 376 000 m² d’emprise. Parmi les grands noms de la messagerie express et de la logistique qui ont déjà fait le choix de l’aéropôle, on peut citer : PIC, le groupe la Poste, FedEx, UPS ou Mondial Relay…

    Revers de la médaille, le projet d’extension grignote un peu plus les terres à proximité de l’étang de l’Or. Quelques jours après avoir dénoncé le « greenwashing autour de l’avion vert », le collectif Atterrissons d’urgence nous a fait savoir son opposition. « On minimise le poids du transport aérien dans le réchauffement climatique. Si c’était du fret ferroviaire mais là… » De son côté, l’aéroport assure que l’impact de l’opération se couple à « une démarche de compensation écologique rigoureuse » sous l’œil du Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie.

  • La clim, une solution pour les Ehpad ?

    La clim, une solution pour les Ehpad ?

    Fini les ventilateurs et brumisateurs, place à la climatisation ! C’est le choix que vient de réaliser l’Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Via Domitia, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier. Une aubaine tant pour les 48 résidents que pour le personnel, alors que périodes de canicule et pics de chaleurs apparaissent précocement cette année.

    Conséquence du dérèglement climatique, ces périodes vont être plus fréquentes et plus intenses, d’où la nécessité d’adaptation pour le personnel et les résidents. « C’est un peu la cerise sur le gâteau. Grâce à des excédents budgétaires réalisés ces dernières années, nous avons pu financer la climatisation sur nos fonds propres. Cela a représenté un investissement de 280 000 euros, mais cette climatisation peut aussi faire chauffage. Nous l’utiliserons donc aussi une partie de l’hiver », détaille Aurélie Colletto, directrice de l’établissement, qui reconnaît que « tous les établissements ne peuvent pas se le permettre ».

    Construit en 2010, l’Ehpad n’avait qu’un système climatisé au rez-de-chaussée ainsi qu’au deuxième étage, où logent 12 personnes handicapées vieillissantes. Conséquence : les patients étaient amenés en bas lors des journées chaudes pour être mis au frais, le mercure dépassant régulièrement les 30°C dans les chambres. « Nous avons ensuite équipé les couloirs, la partie de l’étage où il faisait le plus chaud », indique la directrice. Les 48 chambres ont ensuite été équipées d’une climatisation individuelle. Le thermostat est réglé sur 26°C et la climatisation fonctionne 24h / 24. Les chambres peuvent être réglées séparément, en fonction de l’envie du patient.

    Du sirop pour inciter

    à boire

    Les résidents sont ravis, à l’instar de Valérie, 59 ans. « Avant je n’avais pas le ventilateur, ce qui m’empêchait de dormir. Je sens la différence avec la clim et je dors mieux », livre la benjamine de l’établissement, arrivée il y a 5 ans. De meilleures nuits, et des effets secondaires liés aux fortes chaleurs atténués. « Cela permet d’éviter les malaises, les vomissements, les migraines. Certains n’avaient plus d’appétit du fait de la chaleur. Ils souffrent moins de déshydratation », énumère une infirmière. Pour les professionnels également, le travail se fait dans de meilleures conditions. « On subit moins, c’est plus supportable. Mais il fait toujours chaud », sourit une blouse blanche.

    L’installation de la climatisation n’est pas la seule mesure mise en place par l’établissement pour lutter contre les fortes chaleurs. « On fait boire les résidents plus souvent. Comme certains n’aiment pas trop boire de l’eau, on leur a mis à disposition du sirop, car ils sont attirés par le goût sucré », reprend Aurélie Colletto. Et si le sirop ne convainc toujours pas, la même opération est réalisée avec de l’eau gazeuse. « On leur donne beaucoup de glaces aussi », explique la directrice. Côté hygiène, les résidents prennent des douches tièdes.

    Des dispositifs à généraliser, à en croire l’ARS. « Chacun doit être conscient de ces chaleurs et les intégrer dans son budget. C’est du cas par cas, tout dépend de la situation budgétaire des établissements. Mais même avec la meilleure volonté, il est compliqué de tout prendre en charge dans un contexte budgétaire dégradé », observe Cédric Laperteau, directeur départemental de l’ARS de l’Hérault. La santé a-t-elle un prix ?

  • Le handicap et l’inclusion au programme de mercredi

    Le handicap et l’inclusion au programme de mercredi

    L’allée à droite direction le château Borély s’est rapidement remplie ce mardi après-midi. La 5e et dernière manche qualificative du Handi Mondial a débuté. 16 équipes étaient au départ pour compléter la liste de départ de la phase finale, qui se tient mercredi matin. Une compétition coordonnée par l’AJC Marseille, spécialiste de l’inclusion du handicap en milieu ordinaire. « Chaque triplette doit compter au moins une personne en situation de handicap et une valide », explique Eyvann Morival, le responsable sport-santé de l’association.

    Parmi les principaux engagés, une formation ukrainienne. Roman, Orest, Andrii et Ivan viennent du centre de réhabilitation de Lviv, dans l’Ouest. Ils étaient militaires depuis l’invasion russe et ont été amputés de membres supérieur ou inférieur. C’est par l’intermédiaire de Mykola Dudyuk, membre de la fédération nationale et ex-joueur pro, qu’ils ont découvert la discipline. « Je me suis présenté à eux pour les aider dans leur vie et dans leur réhabilitation, tout en s’adaptant à leur handicap », raconte-t-il. Une délégation était déjà présente l’année dernière, la fédération ayant même été récompensée du trophée de la Boule d’or.

    L’Olympique de Marseille a aussi engagé une triplette par l’intermédiaire de son équipe amputés. Le capitaine Jérôme Raffetto et l’attaquant Romain Abellan étaient associés à leur entraîneur des gardiens, Thierry Fara. Ce dernier est le fils de Patrick, président du Comité bouliste 13, qui a donc invité ce trio à tenter sa chance. « On voulait aussi être solidaire de l’événement. C’est une belle initiative d’avoir créé ça. C’est beau pour l’inclusion, ça nous fait plaisir d’être ici », décrit Romain, vainqueur de sa première partie de l’après-midi. 32 équipes participent ce mercredi au Handi Mondial, avec une finale prévue à 14h sur le stade d’honneur.

  • Romain Fournié : « C’est très rare de voir trois tireurs réussir à gagner La Marseillaise »

    Romain Fournié : « C’est très rare de voir trois tireurs réussir à gagner La Marseillaise »

    La Marseillaise : Comment se passe votre Mondial jusqu’ici ?

    Romain Fournié : Ça se passe très bien. Avec Jean-Michel [Puccinelli], j’avais déjà disputé La Marseillaise avec lui il y a une douzaine d’années. Ça remonte. De mon côté, je ne peux plus vraiment la jouer depuis quelques années à cause de mon travail. Mais cette année, exceptionnellement, j’ai réussi à me libérer. Je suis donc très content d’être là, parce que ça reste un très beau concours.

    Vous évoluez également avec le petit prodige Dawson Herlemann. Un mot sur lui ?

    R.F. : Il n’a pas le stress du bac, ni celui d’aller travailler. C’est presque l’âge parfait pour jouer aux boules. En plus, il est très doué. Maintenant, il faut qu’il reste calme et tranquille. Il ne faut pas qu’il fasse n’importe quoi entre les parties, comme on peut avoir tendance
    à le faire à 15 ans. C’est justement
    l’erreur à ne pas commettre à La Marseillaise.

    Sur quel point êtes-vous vigilant à ses côtés ?

    R.F. : Oui, sur le plan technique, il n’y a pas de souci. Après, là où on peut l’aider, c’est dans les moments où il sera un peu plus en difficulté, en le remettant sur le droit chemin. Mais je pense que ça va aller tout seul pour lui. À son âge, on ne se fait pas de souci. Il est dans les meilleures années. Avec Jean-Michel, notre rôle sera surtout d’être présents quand les moments seront un peu plus compliqués, pour lui comme pour nous.

    Quel est votre rapport
    avec La Marseillaise ?

    R.F. : C’est un concours avec lequel j’ai une relation un peu particulière. Il y a des années où je l’ai aimé, d’autres où je ne l’ai pas aimé. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ça dépend de la façon dont il se déroule. Parfois, tu te retrouves à faire dix kilomètres par-ci, dix kilomètres par-là. Tu finis complètement épuisé, tu ne te sens pas bien. En rentrant chez toi, tu te dis : « Cette année, je ne l’ai pas aimé. » Puis l’année suivante, tu l’apprécies un peu plus. C’est un concours atypique. C’est aussi celui qu’on rêve tous de gagner. Tout le monde rêve de remporter La Marseillaise, même si c’est un concours à part. On en parle souvent avec des joueurs qui disent
    ne pas l’aimer… mais ils reviennent quand même chaque année. Finalement, c’est bien qu’ils l’aiment un peu.

    On évoque souvent la difficulté des terrains. Qu’en pensez-vous ?

    R.F. : J’étais content de retrouver un carré d’honneur comme celui-là, où le pointeur avait vraiment sa place. Malheureusement, le rôle du pointeur est en train de se perdre sur certaines compétitions. Aujourd’hui, sur 90% des concours, on joue soit sur du sable, soit sur une épaisse couche de gravier, des terrains où le pointeur fait moins la différence.

    Quel regard portez-vous sur l’appoint dans la pétanque moderne ?

    R.F. : C’est aussi pour ça que j’aime ce concours de La Marseillaise. C’est vrai que, sur quasiment tous les terrains, le pointeur a un vrai rôle à jouer. Même dans les allées où le sol est en goudron lisse, les organisateurs ne rajoutent pas une épaisse couche de cinq centimètres de sable pour permettre aux tireurs de s’exprimer partout. Ici, le point a une importance primordiale. On le voit chaque année : les équipes qui vont loin ont souvent un pur pointeur. C’est très rare de voir une équipe composée de trois tireurs réussir à gagner La Marseillaise.

    Malgré vos grands résultats,
    avec un titre de champion de France tête-à-tête en 2016 et trois victoires à Millau, vous avez été très peu convoqué en équipe de France dans votre carrière. Avec du recul aujourd’hui, comment analysez-vous les choses ?

    R.F. : Disons qu’il y a eu, entre guillemets, une génération un peu sacrifiée. On est tombés à une période où Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Henri Lacroix étaient au sommet de leur carrière, quasiment injouables. Forcément, les sélectionneurs se reposaient sur eux depuis des années et ne nous donnaient pas vraiment notre chance.

  • Rakotoarisoa déroule dans le Parc Borély

    Rakotoarisoa déroule dans le Parc Borély

    La première partie semblait être un piège avec la présence de trois joueurs de Fréjus dans l’équipe adverse.

    Emmanuel Paradis, Antonio Lipari et Jonathan Poulais avaient du mal à entrer dans la partie. Une aubaine pour la formation de Zigle qui s’envolait rapidement pour mener au terme des six premières mènes 8 à 2. Piqués au vif, les Varois réagissaient et nous gratifiaient d’une petite remontada (4-8). La partie s’équilibrait. Une baisse de régime de Zigle et ses pairs permettaient au Varois de coller au score (9-5).

    Les spectateurs étaient heureux du sursaut varois. La partie n’était pas finie, enfin le jeu devenait intéressant. Un point supplémentaire pour Zigle n’empêchait pas les joueurs de Fréjus de revenir au score 6 à 10. Belle réaction mais vite annihilée par les Malgaches qui reprenaient du poil de la bête. Dans la dernière ligne droite, Zigle et les siens haussaient leur niveau de jeu pour s’imposer 13 à 5.

    Le 16e de finale sera une formalité, et pourtant on s’attendait à une belle empoignade en voyant l’équipe adverse. Une formation emmenée par Kevin Philipson et Luc Laille excusez du peu.

    Une simple formalité

    pour le 16e finale

    Devant une énorme galerie les Malgaches n’ont fait qu’une bouchée de leurs adverses. Méconnaissable, Tellene se faisait dominer par Franck Picq à l’appoint. Kevin Philipson était lui aussi aux abonnés absents. Seul Luc Laille sortait la tête de l’eau mais ce n’était pas suffisant. En quatre mènes Tellene et ses pairs sombraient par un score sans appel (0 -13).

    Kevin Philipson était très déçu. « Depuis dimanche on avait fourni un beau jeu, et là on a craqué, moi le premier. Mais rendons hommage à ces Malgaches et notamment à Yves Rakotoarisoa qui n’a pas manqué une boule. »

    évolution du score

    32e. Rakotoarisoa – Paradis : 2-0/2-2/4-2/6-2/7-2/8-2/8-4/9-4/9-5/10-5/10-6/13-6

    16e. Rakotoarisoa – Telene : 2-0/5-0/10-0/X/13-0

  • Agression au centre social : la mairie de Gap apporte son soutien au personnel

    Agression au centre social : la mairie de Gap apporte son soutien au personnel

    Pour l’heure, le centre social les pléiades, dans le Haut-Gap, est fermé, la quasi-totalité de son personnel est en arrêt de travail, suite à une agression contre l’équipe du centre survenue mi-juin. Les faits se sont déroulés un lundi après-midi, alors que le centre était fermé. Un des deux agresseurs serait venu à l’entrée du centre, « manifestant une forte hostilité », et « assenant de grands coups de pied dans la porte. » Une personne du centre lui aurait alors ouvert, l’individu serait revenu à plusieurs reprises sur les lieux, proférant des insultes et menaces de mort à l’adresse du personnel. Le deuxième individu, resté dehors, aurait lui « proféré des menaces de mort à caractère raciste visant explicitement les personnes blanches. »

    « Pas de couteau »

    Contrairement au récit de certains habitants du quartier rapporté par le Dauphiné Libéré, la mairie affirme qu’un seul individu s’est introduit dans les locaux, qu’il « n’était pas armé d’un couteau et il n’y a pas eu de menace de brûler le centre social ».

    Pour l’heure, les agents du centre sont en arrêt de travail, l’un d’eux a fait valoir son droit de retrait, rendant de facto le centre social Les Pléiades fermé pour une durée indéterminée. La Ville condamne « avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables », et fait savoir qu’elle apporte son « son plein et entier soutien à tous ses agents, profondément et légitimement affectés par ces faits ».

  • L’immobilier affronte une crise « sans précédent »

    L’immobilier affronte une crise « sans précédent »

    Des loyers de plus en plus chers, un nombre insuffisant de logements neufs et de logements sociaux. L’Observatoire immobilier de Provence (OIP) fait état d’un parc immobilier en difficulté, dans toutes ses dimensions. Lors de la conférence de presse du 6 juillet, Cyril Sauvat, le nouveau président de l’observatoire, parle d’une crise « sans précédent ». Il déplore l’« impact sociétal monumental » de cette crise, notamment sur les logements sociaux. Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont plus de 40 000 salariés qui ont demandé à bénéficier d’un logement social. « De plus en plus de salariés dorment dans leur voiture », souligne Cyril Sauvat.

    « Il faut une prise

    de conscience collective »

    Sur l’ensemble de la région Paca, 11 000 agréments ont été déposés en 2025, avec un loyer de 450 euros en moyenne. « On a enfin dépassé le cap des 10 000 », se félicite Florent Léonardi, directeur de l’ARHLM Paca et Corse. Mais ces agréments demeurent bien en deçà de la demande réelle en logements sociaux. Selon l’ARHLM, « il faudrait doubler la production pour atteindre l’objectif fixé par la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) ». À l’échelle régionale, 90 000 demandes urgentes devraient être prises en charge par les bailleurs sociaux. Autant de personnes qui devraient pouvoir dormir dans un logement social « dès ce soir », précise Florent Leonardi.

    « Créer des logements sociaux, c’est aussi créer des richesses », explique le directeur. Payer un moindre loyer permet d’augmenter son pouvoir d’achat, le loyer étant le premier poste de dépense des ménages. Cela représenterait près de 140 millions d’euros, réinvestis dans le territoire de la Métropole.

    Le Plan local de l’habitat (PLH) prévoit 11 000 logements livrés chaque année, sur la période 2023-2028. Cet engagement, promis par les 92 maires de la métropole d’Aix-Marseille, est loin d’être tenu. « On est seulement à 2 000 », reconnaît Arnaud Bastide, président de FPI Provence. Un manque de logements, résultat d’un marché locatif en tension : « on a perdu notre clientèle d’investisseurs, soit 50 000 ventes », regrette le président.

    En cause ? Une faible dynamique de délivrance de permis, des prix à l’achat beaucoup trop élevés et la fin de la loi Pinel, entre autres. Cette loi permettait de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu après un investissement locatif dans le neuf.