Category: accueil-merge

  • La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    La « consommation responsable », nouvel axe d’action affirmé

    Alerte sur la pollution des plages (1975), boycott du veau aux hormones (1988), interdiction du phosphate dans les lessives (2007), scandale des lasagnes au cheval (2014), lancement du Nutriscore (2017), encadrement des loyers dans les grandes Agglos (2020)…

    Depuis sa création en France en 1951, l’UFC Que Choisir a été de tous les grands combats contre l’industrie de la malbouffe et dans le souci de protéger les consommateurs des dérives de la société de consommation. À l’occasion de ses 75 ans, la célèbre association loi 1901 qui regroupe 4 500 bénévoles, 120 000 adhérents (dont 1 600 dans l’Hérault), 325 000 abonnés et 1 million d’inscrits à sa newsletter, a décidé de changer de nom et de logo mais pas de combat. Désormais, ce sera Que Choisir ensemble. À l’antenne de Montpellier qui fête ses 50 ans, Gilbert Rieu justifie la démarche. « On a un public plus âgé (en moyenne 69 ans) que celui des consommateurs (42 ans). On a voulu une image plus engageante, plus moderne pour nous rapprocher des jeunes et de leurs modes de consommation », justifie le président.

    1 598 litiges traités

    en 2025 dans l’Hérault

    Il est formel. Face à l’explosion du e-commerce, « les consommateurs se sentent parfois impuissants face au système. Ils ont besoin de se protéger, d’être briefés ». Pour l’association, cette étape est aussi l’occasion de compléter ses statuts. Ainsi l’objectif de tendre vers une « consommation responsable » fait son apparition. De même que les impacts de nos achats sur l’environnement et la santé sont gravés noir sur blanc. Pour une meilleure proximité, des abonnés et des personnalités qualifiées seront intégrés au conseil d’administration national de l’association.

    L’an passé, les achats groupés d’énergie de l’association ont fait économiser à 160 000 consommateurs quelque 25 millions d’euros dont 509 000 euros à 3 111 Héraultais. Dans ce département, 1 598 litiges ont été traités en 2025 (90 000 en France). À l’avenir, les achats groupés d’énergie et les tests comparateurs de prix seront maintenus. De nouveaux services (application « Quel produit », nouvelle plateforme « Que Choisir réclamations ») sont déjà proposés. Parmi les futurs combats figurent l’encadrement strict du démarchage téléphonique, la traque des frais bancaires injustes, un meilleur accès aux soins, la lutte contre les clauses abusives ou encore la réduction des emballages plastiques.

    « Notre combat ne change pas mais nous souhaitons agir davantage sur le système », insiste le responsable communication, Claude Gaubert. Que Choisir ensemble qui se bat contre les projets de retenues d’eau du Département de l’Hérault, contre le projet de forage de la Castillonne à Montagnac ou encore les déserts médicaux et les pesticides, serait-elle anticapitaliste ? « Nous n’avons pas d’a priori anticapitaliste. Mais on considère qu’il existe des besoins et droits essentiels qui sont altérés par des déséquilibres », répond Gilbert Rieu. Et Claude Gaubert de conclure. « Savoir choisir, c’est savoir dire stop. »

  • Le festival du film politique de Carcassonne refuse toute aide de la mairie RN

    Le festival du film politique de Carcassonne refuse toute aide de la mairie RN

    C’est un geste fort que celui du Festival du film politique de Carcassonne (FFPC). Un geste de résistance dans une ville tombée, en mars dernier, aux mains de l’extrême droite.

    Le 15 avril, l’association CinéBastide, organisatrice de l’événement, a annoncé qu’elle renonçait à ses demandes habituelles de subventions à la mairie (10 000 euros par an, environ 5% du budget), jusqu’ici co-réalisatrice de la manifestation, ainsi qu’à la mise à disposition des salles municipales qui représentaient 80% de la capacité d’accueil.

    Lancé en 2018, le FFPC, dont la dernière édition a attiré plus de 22 000 participants, propose chaque année en janvier la projection d’une quarantaine de fictions ou de documentaires. « Nos choix de programmation ont toujours été de montrer des films qui aident à penser le monde, qui ouvrent des débats, bousculent parfois nos idées reçues. On a toujours mis l’accent sur la complexité, la nuance. À l’heure où les populismes s’emploient à tout simplifier à l’extrême, cela nous paraît plus que jamais nécessaire », insiste Francine Raymond, présidente de l’association CinéBastide. « Cette ligne éditoriale s’accompagne d’un engagement sur des valeurs de tolérance, d’inclusion, de lutte contre toutes les discriminations », poursuit-elle.

    « Nous considérons que les orientations du Front national sont incompatibles avec les valeurs qui fondent cet événement », déclare l’association CinéBastide dans un communiqué. « Co-réaliser le FIFP avec la nouvelle majorité municipale reviendrait à contribuer à la normalisation de l’extrême droite, à laquelle nous ne souhaitons pas participer. »

    Le choix de rester

    à Carcassonne

    La décision a donc été prise, à l’unanimité, de s’affranchir de tout lien avec la mairie. Reste désormais à relever le défi de l’avenir, qui continuera de s’écrire dans la cité médiévale. « On a fait un choix responsable, mais qui a évidemment un coût [la perte de 80% de la capacité d’accueil en salles constitue un défi logistique et financier majeur, Ndlr.]. Il faut donc qu’on réinvente la cartographie du festival, sa narration. Le choix a été fait de rester à Carcassonne et de s’élargir aux alentours. Pour relever ce défi, on a besoin de soutiens », insiste la présidente de CinéBastide. « On n’a pas fait le choix le plus facile », souligne-t-elle. « On aurait pu partir, on a des sollicitations dans d’autres villes où les choses auraient été plus simples. Mais le festival n’a pas été créé à Carcassonne par hasard. L’Aude est un département peu favorisé économiquement, où il n’y a pas de grand centre culturel évident. Le choix de ce territoire a un sens et nous ne souhaitons pas l’abandonner », explique Francine Raymond. « L’idée est donc de rester et de se développer, de donner un élan pour faire encore grandir le festival en l’élargissant à l’extérieur de Carcassonne. » Les trois dernières éditions, à guichets fermés, témoignent de la nécessité d’augmenter notamment la capacité d’accueil en salles. « Le FFPC continuera de faire rayonner positivement Carcassonne et son territoire à l’échelle nationale et européenne », promet l’association CinéBastide.

  • Au Crous, le repas à 1 euro enfin généralisé

    Au Crous, le repas à 1 euro enfin généralisé

    Depuis lundi 4 mai, le repas à 1 euro n’est plus réservé aux seuls étudiants boursiers. Dans les restaurants universitaires du Crous, tous les étudiants peuvent désormais bénéficier de ce tarif unique, partout en France. À Montpellier, où la vie étudiante pèse lourd dans la ville (17% de la population), la mesure prend une résonance particulière. Les étudiants auront droit à un plat et deux accompagnements : entrée, fromage, dessert ou fruit.

    À Montpellier, 37 points de restauration du Crous sont concernés : 6 restaurants universitaires, 9 brasseries, 21 cafétérias et une pizzeria, auxquels s’ajoutent 14 restaurants conventionnés. Il suffit de présenter une carte étudiante ou d’être doctorant ou volontaire en service civique, avec un compte Izly actif. Pour beaucoup, l’économie paraît modeste vue de loin. Mais, dans un budget étudiant, les 2,30 euros gagnés à chaque repas comptent. « Entre le loyer, l’essence et les courses, je calcule tout. Là, je sais que je peux manger chaud, équilibré, sans exploser le budget. Ce n’est pas juste un repas moins
    cher, c’est un stress en moins
     », témoigne Lina, étudiante à Montpellier.

    Le défi de l’affluence

    Reste désormais à tenir la cadence. À Montpellier, plus de 2,7 millions de repas ont été servis en 2025 par le Crous, dont 1,7 million à des étudiants boursiers. Le Crous de Montpellier-Occitanie s’attend à une hausse de fréquentation, estimée nationalement autour de 12%. Pour y faire face, 20 équivalents temps plein doivent être recrutés, en renfort des quelque 250 agents déjà mobilisés. Une enveloppe de 82 500 euros est aussi prévue pour des investissements d’urgence, notamment à Vert-Bois, Boutonnet et Triolet.

    Sandrine Cloarec, directrice générale du Crous Montpellier-Occitanie, se veut rassurante : « Dans l’assiette, rien ne change. Il s’agit du même repas, des mêmes quantités, de la même qualité et de la même diversité que ce que nous proposions la semaine dernière. » Elle rappelle aussi que « la production d’un repas servi au Crous coûte entre 8 euros et 9 euros », désormais proposé à 1 euro à l’ensemble des étudiants.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • [Le coin de la BD] Les droits des femmes, ce n’est pas que le 8 mars

    [Le coin de la BD] Les droits des femmes, ce n’est pas que le 8 mars

    Une balade trépidante sur les traces de l’histoire des femmes et une révolution féministe au cœur du Moyen Orient ! Ces deux BD sont à mettre entre toutes les mains pour rappeler que les droits des femmes ne viennent pas de nulle part et sont encore à conquérir tout au long des années et pas seulement le 8 mars.

    Dans La marche des femmes, l’historienne Michelle Perrot joue son propre rôle et va transmettre à une lycéenne à travers une promenade dans Paris les dates et les lieux clés de cette longue histoire, d’Olympe de Gouges à Simone Veil et Louise Michel… Car avant les travaux de Michelle Perrot, l’histoire de France était peuplée d’hommes et grâce à ses travaux, les femmes du passé et du futur existent ! À ses côtés, la grand reporter Annick Cojean, Sophie Couturier qui a milité aux côtés de Gisèle Halimi et la graphiste Emma Ere apportant leur pierre à ce travail essentiel.

    Direction la Syrie avec Les filles du Kurdistan où la réalisatrice Mylène Sauloy a longuement travaillé sur l’épopée du Mouvement des Femmes Libres, une histoire mise en dessin par Clément Baloup. En prenant les armes face à Daesh et aux gouvernements qui persécutent les Kurdes, ces combattantes ont planté les graines d’une société paritaire, écologique et multiconfessionnelle au cœur du patriarcat laïque ou religieux. Et qui ont germé dans le mouvement iranien « Femme, vie, liberté ». Souhaitons leur longue vie dans ce monde de brutes machistes.

    ET AUSSI

    Une voix pour la liberté

    Face au silence assourdissant du rap français, sur ce sujet comme sur tant d‘autres, cet album de l’autrice Bahareh Akrami en partenariat avec Amnesty International met en lumière le rappeur iranien Toomaj Salehi, emprisonné, torturé et condamné à la pendaison pour avoir été la voix de la révolte de son peuple. Avant d’être provisoirement sauvé par la mobilisation internationale. Un album magnifique et d’une actualité brûlante à l’heure où ce malheureux pays est pris en étau entre son régime dictatorial et une agression israélo-américaine.

    Chez Delcourt, 17,50 euros

    Gigi

    Claire Bouilhac et Catel Muller adaptent le chef-d’œuvre de Colette qui a marqué son époque et méritait sans doute un nouveau regard pour les jeunes générations. Gigi, qui fut l’une des dernières nouvelles de l’écrivaine, raconte la vie d’une adolescente qui vit modestement à la fin du XIXe siècle entre sa mère, sa tante, demi-mondaine ou ex, ainsi que sa grand-mère. Mais la jeune fille va prendre son destin en main et imposer ses choix jusqu’à devenir dans l’histoire littéraire une égérie féministe… Une relecture très réussie !

    Chez Dargaud, 26,95 euros

    Diplomatie clandestine

    Ceux qui ont adoré la série « Le bureau des légendes » vont se régaler avec cet album d’Hubert Maury qui offre une plongée inédite au cœur des services secrets français. L’histoire débute au Cambodge à la fin du XXe siècle mais se situe surtout en Afghanistan en 2010 quand Raphaël, officier de renseignement français tout juste débarqué à Kaboul doit licencier une source… Qui va lui faire une proposition difficilement refusable. Entre coups tordus et faux-semblants, cette fiction d’espionnage est aussi haletante que crédible.

    Chez Glénat, 28 euros

    Pour qui sonne le glas

    Jean-David Morvan et Pierre Dawance proposent avec brio leur version du grand roman d’Ernest Hemingway situé en pleine guerre d’Espagne où l’américain Robert Jordan, membre des brigades internationales, est chargé par l’armée républicaine de faire sauter un pont. Dans son groupe de maquisards qui combattent les fascistes, il croise le regard de Maria qui a vécu les pires horreurs dans les geôles franquistes. Le graphisme exceptionnel de l’album magnifie la tragédie intemporelle qui se joue entre guerre, amour et mort !

    Chez Sarbacane, 29 euros

    Un espoir sans papiers

    Sans mièvrerie ni pathos, Ingrid Chabert et Espé racontent la rencontre sur l’île d’Aix, au large de la Charente-Maritime, d’une vieille dame touchée par Alzheimer et d’un jeune migrant algérien rescapé d’un naufrage qu’elle va prendre pour son fils disparu depuis des décennies. Par petites touches, les auteurs vont rendre leur histoire et leur dignité à ces deux personnages abimés par la vie mais qui vont aussi rencontrer la solidarité ! Avec au bout du chemin, peut-être une nouvelle chance, même si le racisme et la bêtise bureaucratique rodent.

    Chez Dupuis, 21,50 euros

    Frankenstein

    David Sala livre sa version flamboyante et d’une virtuosité graphique époustouflante du chef d’œuvre devenu mythique de Mary Shelley. En revenant aux sources de l’histoire et sans hésiter à en combler les trous, il donne à son roman graphique des échos d’une incroyable modernité, le monstre du docteur ressemblant aux « réplicants » de Blade Runner ou aux futures créatures issues de l’intelligence artificielle. Sans oublier les thèmes de l’acceptation de la différence, de la peur de l’inconnu ou de la vindicte populaire en meute… Fascinant !

    Chez Casterman, 28 euros

  • À Carpentras, un chant pétainiste diffusé lors des commémorations du 8-Mai

    À Carpentras, un chant pétainiste diffusé lors des commémorations du 8-Mai

    Comme l’a révélé Ici Vaucluse dans une vidéo, ce chant à la gloire du chef du régime collaborationniste de Vichy (1940-1944) a retenti vendredi en fin d’après-midi, diffusé par des haut-parleurs installés dans le centre de cette ville, au milieu d’autres morceaux liés à la Libération.

    Le maire Rassemblement national Hervé de Lépinau, élu en mars 2026 à la tête de de cette ville de quelque 33 00 habitants, dénonce une « manipulation politique ». Sur le réseau social X, l’élu d’extrême droite affirme que « la commune de Carpentras n’est pas à l’origine de cette diffusion » et que « son prestataire, radio RTV FM, a reconnu être seule responsable », annonçant qu’« une plainte sera déposée du fait de cette action malveillante destinée à nuire ». « On salit un événement de mémoire important, la capitulation du régime nazi, et vous avez des enfoirés qui essayent de nous salir », a-t-il ajouté auprès de l’AFP, accusant le directeur de cabinet de l’ancienne majorité de gauche d’être à l’origine de cette polémique.

    ”Voilà ce que ça donne quand ils se sentent bien installés”

    Le prestataire, la radio locale RTV FM, a présenté « ses plus sincères excuses » après une « erreur musicale ». Dans un communiqué, elle précise qu’« une séquence musicale préenregistrée intitulée le bal de la libération » contenait « malencontreusement le titre “Maréchal nous voilà” ». Elle insiste sur « une diffusion accidentelle, aussi brève qu’inappropriée », qui « ne reflète en rien le profond respect » porté à la mémoire des combattants. La radio souligne également que « le maire, ses élus et le service événementiel ne sont aucunement responsables » et annonce renforcer « les procédures de vérification des supports audio ».

    Cet événement a suscité des réactions politiques. Julien De Benito, secrétaire du PCF 84, a souligné sur le réseau X : « A Carpentras, ville nouvellement administrée par le RN, ils diffusent “Maréchal nous voilà” dans les rues le 8-Mai ! Erreur du prestataire, nous dit le maire. Mais à Perpignan pareil. Il y a que dans les villes RN que ce genre d’erreur ont lieu…»

    Toujours sur X, le député LFI de Vaucluse, Raphaël Arnault, Arlaut écrit : « ”On a jamais essayé…” Le Vaucluse est infesté par l’extrême droite depuis des années. Voilà ce que ça donne quand ils se sentent bien installés. »

  • Rendez-vous très prochainement aux Fêtes de La Marseillaise !

    Rendez-vous très prochainement aux Fêtes de La Marseillaise !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. Tremplin groupes locaux 19h. Concours de boules doté. 2 euros par personne. Débat « la paix » avec des témoins de ces enjeux humains, industriels, diplomatiques et sociétaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir ». Repas. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat. La démocratie mise en péril par le numérique ? Avec Alexandre Basquin, sénateur du Nord. 17h Concert, Reno Bistan. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes.

    La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73

  • Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    C’est sans son attaquant de pointe que Habib Beye va composer son onze de départ pour le match face au Havre, ce dimanche à 21 heures, pour le compte de la 33e journée de Ligue 1.

    Pierre-Emerick Aubameyang n’est pourtant pas blessé. Mais pour avoir voulu divertir ses coéquipiers lors de la mise au vert à la Commanderie, qui a suivi l’humiliation face à Nantes, il se retrouve sanctionné. Son geste, qui rappelle celui d’Adil Rami avec l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, peut prêter à sourire. Mais avoir vidé un extincteur sur les affaires d’un membre du staff n’a pas été du goût de Habib Beye, qui a signifié à son joueur qu’il ne ferait pas le déplacement au Havre.

  • [Quoi de neuf] Lise Simonetti : « L’histoire de l’esclavage est encore bien vivante »

    [Quoi de neuf] Lise Simonetti : « L’histoire de l’esclavage est encore bien vivante »

    Rémy Cougnenc : Quel est le sens de cette semaine de commémoration de l’abolition de l’esclavage (5 au 12 mai) à Montpellier ?

    Lise Simonetti : La semaine des libertés s’est construite assez récemment. Notre collectif du 10 mai pour la mémoire de l’esclavage existe depuis 2006 et tâche, chaque année, de transmettre l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière au public de Montpellier. On avait un programme autour des conséquences psychologiques. Notre envie c’était de dépoussiérer l’Histoire pour la replacer dans sa contemporanéité, pour faire réfléchir le public sur les conséquences aujourd’hui. Depuis les abolitions, l’histoire a été occultée en permanence. Elle est apprise à l’école de façon tronquée, les enseignants manquent de formation et elle est enseignée à un âge où on ne laisse pas aux enfants l’occasion de faire des liens avec des phénomènes plus récents comme la colonisation, le néo-colonialisme et l’économie actuelle, le libéralisme débridé… Or, l’histoire de l’esclavage est un bouleversement originel qui, par son idéologie, a conduit à l’économie telle qu’on la connaît. Elle a eu des conséquences graves : le racisme s’est construit durant ces périodes avec la « négrification » de l’esclavage, poursuivi par la pensée coloniale. La pensée de Patrice Lumumba [homme d’État congolais, figure des luttes pour l’indépendance et la dignité des peuples africains, Ndlr.], dont on fêtera le 100e anniversaire de la naissance, l’illustre bien. On souhaite faire prendre conscience aux gens que cette histoire est malheureusement encore bien vivante.

    Olivier Nottale : Ferdinand Fortes (Divergence), quelque chose à ajouter ?

    Ferdinand Fortès : Beaucoup de choses de notre histoire actuelle émanent des maux de l’esclavage. On gagnerait à l’enseigner à nos enfants pour arriver à dépasser cette vision qu’on peut avoir de l’Africain, du noir. En Afrique, on dit que l’esclavage ne s’est jamais vraiment arrêté, il a juste changé de visage, mis un autre masque. On a eu ensuite la colonisation puis le travail forcé, une sorte de retour de l’esclavage, les indépendances, puis à la sortie ce qu’on a appelé la « colonisation à la cuillère ». À la sortie de la colonisation, on a expliqué qu’elle leur avait beaucoup apporté et qu’ils devaient de l’argent ! Il fallait garder sous emprise ces peuples. On a eu la Françafrique…

    Rémy Cougnenc : Avez-vous le sentiment qu’il subsiste un tabou en France sur le sujet ?

    Ferdinand Fortès : Ce n’est pas un sentiment, il y a un tabou. On n’a qu’à voir ce qu’a voté la France aux Nations Unies. Quand il a fallu reconnaître l’esclavage comme plus grave crime contre l’humanité (résolution du Ghana à l’ONU le 25 mars dernier), la France, comme une bonne partie de l’Europe, s’est abstenue. Alors même que depuis 2001, la loi Taubira le reconnaît.

    Lise Simonetti : Heureusement 83 pays ont voté pour. Ce qui est important c’est que cela replace l’esclavage comme une bombe au niveau du commerce mondial. L’esclavage a transformé le commerce à l’international en mettant à jour les rapports de force entre les pays. L’esclavage, c’est 400 ans de déportation, avec la moitié des personnes raptées en Afrique qui meurent avant d’arriver de l’autre côté de l’océan. Des esclaves qui ont subi une maltraitance, une violence inouïe aux États-Unis et dans les colonies françaises (ou britanniques). À ce sujet, je vous conseille le film « Furcy, né libre », d’Abd Al Malik très bien documenté, pédagogique et visible par tous. La violence est suggérée. On voit que les esclaves étaient considérés comme des biens meubles : des tables et des chaises qui se transmettaient comme une armoire. C’est 400 ans de déshumanisation [près de 60 millions d’êtres humains, Ndlr.].

    Olivier Nottale : Ensuite il y a eu la transformation de l’esclavage…

    Lise Simonetti : Tout à fait. Il y a eu la transition entre l’esclavage et la colonisation. Avec le développement des industries, on avait besoin d’être indépendant énergétiquement. On est ainsi passé d’un besoin en force humaine à un besoin de ressources. C’est uniquement pour cela que l’esclavage a été aboli, ce n’est pas une entreprise philanthropique. On peut se demander s’il n’y avait pas eu la révolution industrielle si l’esclavage n’aurait pas perduré. C’est pourquoi le tronçonnement des événements historiques entre eux ne permet pas au public de s’en rendre compte. Il faut rétablir une continuité historique et l’enseigner aux enfants à un âge où ils sont capables de comprendre.

    Rémy Cougnenc : L’esclavage a été aboli en 1848 en France, en 1865 aux USA mais derrière a été suivi de lois ségrégationnistes, de violences de type Ku Klux Klan…

    Lise Simonetti : Oui c’est un ectoplasme qui se modifie, un kaléidoscope qui ne fait que tourner. On a les mêmes ingrédients agencés différemment mais toujours au détriment de l’Afrique avec des schémas de domination et d’exploitation. Quand on voit comment Areva au Niger extrait l’uranium, pollue l’air avec la poussière, utilise des milliers de litres d’eau issus de nappes et ne paye aucun impôt au Niger… Un rapport de l’Unesco de 2020 évoque les conséquences psychologiques et sociales de l’esclavage (…).

    * À Montpellier, une marche du souvenir est organisée le 10 mai à 15h au départ de la place Albert 1er.

    Retrouvez l’émission en cliquant sur le lien.

  • Vincent Bouget remet la mairie au contact des Nîmois

    Vincent Bouget remet la mairie au contact des Nîmois

    C’était l’un des fils rouges de la campagne de « Nîmes en commun » : ne plus faire la ville sans ses habitants. À peine installé à l’Hôtel de Ville, Vincent Bouget veut donner corps à cette promesse. À partir du jeudi 7 mai et jusqu’au 2 juillet, le nouveau maire de Nîmes lance « Bonjour Nîmes », une série de sept rencontres publiques dans les grands secteurs de la ville. Une première séquence politique qui dit déjà beaucoup de la méthode revendiquée par la nouvelle majorité : sortir des bureaux, écouter, faire parler les quartiers et tenter de recoudre une ville fracturée.

    La première rencontre a lieu ce jeudi 7 mai, à 18h30, à la Maison des associations, pour le secteur Costières. Suivront Garrigues nord, Garrigues ouest, Nîmes centre, Grézan-Chemin bas d’Avignon, Courbessac-Mas de Mingue, puis Nîmes Ouest-Saint-Césaire. À chaque fois, le maire, sa première adjointe Amal Couvreur et des élus municipaux viendront échanger avec les habitants. Au programme : la projection d’un film-enquête réalisé auprès de Nîmois du secteur concerné, puis une discussion sur les attentes, les urgences et les priorités du quotidien.

    Pour Vincent Bouget, l’enjeu dépasse le simple exercice de communication. « Les Nîmoises et les Nîmois ont beaucoup dit que la ville n’était pas assez unie, que les élus étaient trop distants », rappelle la municipalité. Le nouveau maire, lui, insiste sur la nécessité de repartir de la parole habitante : « Parce que nous ne ferons rien seuls, nous avons besoin de nous écouter et de travailler tous ensemble. C’est la seule façon de réussir la transformation en profondeur de notre cité. »

    Une méthode héritée

    de la campagne

    Ces rendez-vous s’inscrivent directement dans la continuité de la campagne municipale victorieuse de mars. Nîmes en commun avait bâti son projet à partir de milliers de contributions, de réunions publiques et d’arpentages dans les quartiers. Le collectif promettait alors de « rendre le pouvoir aux Nîmois », de renforcer les conseils de quartier et de rompre avec une gestion jugée trop verticale après vingt-cinq ans de majorité Fournier.

    La différence avec l’ancienne municipalité se joue donc d’abord sur le rapport au pouvoir. Vincent Bouget ne veut pas seulement gérer les dossiers depuis l’Hôtel de Ville : « On peut très rapidement se retrouver enfermé dans son bureau et ne voir personne », confie-t-il. Depuis le début du mandat, il dit chercher à rester « au contact des habitants, des entreprises, des associations, dans tous les quartiers ». Même dans les gestes simples : « J’essaye le maximum de venir en mairie à pied. Les gens nous interpellent sur leurs problèmes personnels, leurs problèmes plus globaux, ou parfois juste pour un bonjour. C’est déjà une belle première étape. »

    Des attentes concrètes

    Ces réunions ne devraient pas rester dans les grands principes. Voirie abîmée, vitesse automobile, fossés à nettoyer, manque de lieux pour se réunir : dans les quartiers, les demandes s’annoncent concrètes. Mais Vincent Bouget veut éviter le simple guichet à doléances. Ces rencontres doivent aussi servir à refonder une démocratie locale, à commencer par des conseils de quartier dont le fonctionnement, estime-t-il, « est à revoir ». L’objectif affiché est d’aboutir, à l’automne, à de nouveaux fonctionnements capables de mieux traiter l’ensemble des problèmes du quotidien.

    Reste à transformer l’écoute en décisions. C’est là que la nouvelle majorité sera jugée, après avoir promis une ville « où chacune et chacun compte. » Sept rendez-vous pour faire connaissance, mais aussi pour prouver qu’un changement de mairie peut signifier un changement de méthode.

    Inscription aux rencontres et dates sur www.nimes.fr