Author: tecnavia

  • Une consultation pour réduire le bruit du réseau routier

    Une consultation pour réduire le bruit du réseau routier

    Au-delà du cas de la rocade d’Avignon, source de bruit et de pollution, dont un possible arrêté anti-poids lourds cristallise les tensions, le Département de Vaucluse planche sur son réseau routier. Et les nuisances sonores qui en découlent. Après avoir adopté, il y a 7 ans, son plan de prévention du bruit dans l’environnement, le conseil départemental mène sa révision. Jusqu’au 20 octobre *, une consultation est en cours sur ce document, qui « a pour objet d’informer le public sur la notion du bruit routier, ses caractéristiques et ses effets, et de présenter un diagnostic réalisé sur le réseau des routes départementales ».

    Ce plan concerne les routes dont le trafic est supérieur à 8 200 véhicules par jour, en moyenne. Soit 68 infrastructures routières départementales et 337 km, réparties en zones bruyantes et zones calmes. « À titre d’information, le réseau départemental, dans sa globalité, représente 2 340 km de linéaire, seuls 14% du réseau départemental sont donc concernés par la démarche », précise la collectivité. Selon le diagnostic, quelque 3 500 personnes sont exposées à un seuil de décibels supérieur aux normes. Dans le détail, il s’agit de 2 420 personnes touchées le jour (6h-22h) et 1 010 la nuit (22h-6h).

    Si la plupart des sons de la vie courante sont compris entre 30 et 90 décibels, le seuil diurne est de 68 db, l’équivalent d’une salle de classe bruyante. Quant au nocturne, il est de 62 db, soit le bruit d’un marché animé.

    Pour réduire les nuisances, le Département cible sept mesures à décliner pour les cinq prochaines années. Parmi elles, le renouvellement des chaussées avec « des enrobés spécifiques », l’intégration de la problématique du bruit sur tous les chantiers neufs ou la sensibilisation des divers concessionnaires intervenant sur le réseau routier. Le conseil départemental chiffre « à 500 environ » la diminution « du nombre de personnes exposées au bruit à l’issue de la mise en œuvre des mesures prévues ».

  • La 34e édition de la Fiesta des Suds, un hymne à l’amour

    La 34e édition de la Fiesta des Suds, un hymne à l’amour

    « On a vécu beaucoup de péripéties cette année avec notre déménagement du Dock des Suds », rappelle d’emblée Nathalie Solia, directrice de la Fiesta des Suds, au dernier étage de la tour La Marseillaise.

    Le point culminant idéal pour observer l’agitation immobilière qui cerne Arenc et les quartiers limitrophes, à deux rues du Dock des Suds. La terre d’adoption pendant plus d’un quart de siècle de Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds, qui en a été chassée au printemps dernier par l’établissement public Euroméditerranée pour des projets toujours incertains. Autant de bâtons dans les roues essuyés par l’association Latinissimo et la Fiesta des Suds, dont la 34e édition investit, comme depuis 2018, l’esplanade du J4.

    « Même si le monde de la culture connaît un avenir incertain, nous sommes plus déterminés que jamais à proposer des musiques qui rassemblent », résume celle qui est à la tête de cet événement dont les trois coups sonneront jeudi 9 octobre, lors d’une soirée où Morcheeba occupera la tête d’affiche. Depuis la deuxième partie des années 1990, dans la foulée de Massive Attack, un groupe symbolique du trip-hop, genre électro né en Angleterre et habité par des samples de la musique afro-américaine. « Le premier morceau qu’on m’a envoyé était “Call for love”, issu de l’album Escape the Chaos », situe Frédéric André. Sorti cette année pour célébrer les 30 ans du groupe, un opus qui a donné le la de cette édition. Le programmateur de la Fiesta des Suds justifie : « On veut partager des émotions avec le maximum de gens. Depuis que je suis petit, on entend parler que de crises, mais très peu de discours d’un avenir commun ».

    « Procurer de l’émotion »

    Pour reprendre le titre de Morcheeba, un « appel à l’amour » qui infuse le programme avec des artistes telles que la soulwoman Enchantée Julia, ou la mitrailleuse de tendresse rap et punk, Uzi Freyja, toutes deux programmées le premier soir.

    également à l’affiche du soir inaugural, Dabeull et ses onze musiciens raviveront la flamme funk des années 1970-1980, inspiré notamment par des groupes style Bar Kays ou Imagination, comme il a pu le confier à RFI. Une ribambelle d’artistes ayant pour dénominateur commun de « procurer de l’émotion au public », dixit Frédéric André, qui énumère encore des messagers du « love » du 10 octobre : le rappeur Youssoupha avec son dernier album Amour suprême, le projet électro-rock maroco-tunisien Aïta mon amour. Sans oublier le guitariste Keziah Jones. Que dire encore de la date du 11 octobre, avec « l’amour en barres » prodigué par Kassav’, groupe antillais qui a préfiguré le zouk en 1980. Une nuit décidément placée sous les auspices du déhanchement de bassin, avec les « ambassadeurs » du Shatta – genre aux lignes de basse puissantes dérivé du dancehall – Blaiz Fayah et Bamby.

    Oh oui minot !

    « Nous sommes un festival populaire et exigeant. On n’est pas là pour servir de la soupe aux gens sous prétexte qu’un artiste fait beaucoup d’entrées », souligne Frédéric André. Un credo encore plus perceptible le 12 octobre avec « la Fiesta du dimanche », diurne et « plus familiale ». Un événement gratuit irrigué de concerts comme celui de La Cité des minots, avec la chanteuse slovaque et tzigane Marcela, « accompagnée par 80 enfants des écoles Peyssonnel 1 et Malpassé – Les Oliviers », précise Andy Burle, responsable des actions culturelles au Nomad’ Café. « La Fiesta du dimanche est un après-midi de découvertes, musicales mais pas que, avec une ludothèque, des ateliers en tous genres et une grande battle de hip-hop », complète sa chargée de production, Marion Bergé-Lefranc.

  • Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Quarante-deux heures de course pour continuer d’honorer la mémoire de Jules Bianchi. Ce week-end, au circuit Paul-Ricard, l’association Jules Bianchi organise la dixième édition de son marathon. Au programme, un événement courant sur plusieurs jours afin de récolter des fonds. Ceux-ci seront reversés à l’hôpital L’Archet, établissement où le pilote français a été soigné jusqu’à son décès le 17 juillet 2015. L’ex-membre de l’écurie Marussia F1 a subi un grave accident à Suzuka, lors du Grand Prix du Japon 2014. Touché à la tête, il succombera neuf mois plus tard. Depuis près de 10 ans, sa famille porte son souvenir et a lancé ce marathon, en compagnie de l’ancien pilote Frank Lagorce.

    Entre vendredi et dimanche, l’objectif sera de récolter 50 000 euros, tout en s’affrontant sur la piste de karting du Castellet. « Nous avons beaucoup de chance, car le directeur du circuit est désormais Jean Alesi, qui est un ami de la famille », nous glisse-t-on du côté de l’association. Le principe est simple : l’équipage réalisant le plus de tours durant les 42 heures, 19 minutes et 50 secondes de la course gagnera cette édition. Pourquoi un temps si précis ? Pour reprendre les codes du vrai marathon, se courant sur 42,195 km. Les 35 équipages, comprenant entre six et vingt personnes, vont vivre un vendredi rempli avant d’attaquer la course en début de soirée. Des essais libres et des qualifications sont au programme, avant un allumage des feux sur les coups de 19h41.

    Quelques stars et une diffusion en direct

    L’hymne national, « La Marseillaise », sera joué peu avant le départ, qui sera donné par Jean Alesi lui-même. Accessible à tous, le karting a aussi été choisi car « ce sont les premiers amours de Jules. » Champion de France et d’Europe juniors, le pilote né à Nice a accédé aux compétitions de monoplace grâce à ses performances sur ces petites cylindrées. Parmi les 35 équipages, des personnalités ont répondu présent. Camille Lacourt, l’humoriste Arnaud Tsamere, David Hallyday, ayant participé au regretté Trophée Andros, mais aussi Louis Ducruet, représentant la famille princière de Monaco. Le plus investi reste Benjamin Biolay. L’acteur et chanteur a formé une équipe avec ses proches. Fan de sport automobile, il a sorti l’album Grand Prix (2020), où on le voit poser avec une voiture de course des années 1960 sur la pochette.

    Ce marathon 2025 pourrait être pimenté par une météo changeante. Si le temps risque bien d’être ensoleillé vendredi et dimanche, la pluie pourrait faire son apparition au cours de la journée de samedi. L’événement sera diffusé en direct sur Youtube. À la présentation, l’ancien journaliste de France Télévisions Lionel Chamoulaud. L’animatrice Marie Caizz, déjà présente l’an passé, assurera les interviews dans les stands et le paddock durant les trois journées de compétition. Avec Jules Bianchi dans un coin de la tête de tous les participants.

  • Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Le festival Les Émouvantes continue de diffuser les musiques improvisées et attaque sa 13e édition à partir du jeudi 11 septembre, au Conservatoire Pierre Barbizet. Toujours avec le directeur artistique Claude Tchamitchian aux manettes, mais qui s’enrichit d’un alter ego en la personne de Fabrice Martinez.

    Les musiques improvisées, ces musiques de création au croisement du jazz et des traditions populaires, et très codifiées malgré leur appellation, résonneront au Conservatoire Pierre Barbizet trois soirs durant.

    Croisements

    Ses deux chevilles ouvrières invitent à « explorer des créations profondément ancrées dans notre temps, nourries par l’histoire et les multiples cultures qui la traversent », indique le programme, lancé sur les chapeaux de roues par le solo du contrebassiste Claude Tchamitchian, « In Spirit », « suite impressionniste hommage à Jean-François Jenny-Clark », maestro fugace (1944-1998) du plus grave des instruments. La deuxième partie de la soirée permettra d’écouter ICI, création du guitariste Marc Ducret « née du confinement, ancrée dans un paysage de bord de mer et de rivière soumis aux marées », accompagné par le gars sûr des cuivres, Fabrice Martinez, Samuel Blaser au trombone et Christophe Monniot au saxophone.

    Les jours suivants, le public verra un quartet mené par Juliette Meyer et ses « miniatures jazz », La naissance du soleil et de la lune, projet de Jean-Pierre Jullian qui « s’inspire d’un conte tiré de la mythologie aztèque », la création de Robinson Khoury, MŸA, qui « puise dans les chants grégoriens, les rythmes sur peaux et les maqâmat de la musique arabe », ainsi que celle du bassiste Sylvain Daniel, Slydee, « plongée dans la great black music ».

  • Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Lui aussi a eu le droit au traditionnel accueil à l’aéroport de Marignane. Comme tous les autres joueurs de l’OM arrivés lors de la période estivale, Benjamin Pavard a connu un bain de foule. Une cinquantaine de supporters étaient présents, ce mercredi, sur le tarmac, pour voir de près l’une des dernières recrues du mercato olympien. Annoncé Marseillais le dernier jour de la fenêtre des transferts, l’ancien défenseur du Bayern Munich et de l’Inter n’avait pas encore pu fouler le sol de la cité phocéenne. En effet, il avait filé en équipe de France à la fin du mois d’août, suite au forfait de dernière minute de William Saliba. Le rassemblement des Bleus désormais terminé, le joueur de 29 ans débarque maintenant dans ce qui est son club pour la saison. L’Olympique de Marseille s’est fait prêter l’international français pour un an, avec une option d’achat non obligatoire à 16 millions d’euros.

    Le défenseur, qui a atterri en compagnie de sa femme, a pris le temps de faire des photos avec les fans et de signer des autographes. Benjamin Pavard a pu donner ses premières impressions quant à son arrivée à l’OM, heureux de rejoindre un tel club et impatient de se mettre à la tâche. « Je suis très fier de rejoindre un club aussi prestigieux que l’Olympique de Marseille. J’ai déjà hâte de débuter au Vélodrome, vendredi, et sentir cette ferveur. J’espère vivre de grandes émotions avec l’OM », a-t-il déclaré devant une forêt de micros.

    « Il n’y avait que l’OM dans ma tête »

    Le champion du monde 2018 a également été clair sur son souhait de jouer en défense centrale. Fini le poste de latéral droit, c’est au cœur de la dernière ligne qu’il veut évoluer. Que ce soit à l’OM ou en équipe de France. Dans la suite de ses déclarations, le joueur met en avant « un groupe de qualité », mais aussi sa volonté de rejoindre Marseille. « Oui, il n’y avait que l’OM dans ma tête. On a eu une très bonne discussion avec Medhi, il fait du très bon travail depuis deux ans. J’espère qu’on va faire de belles choses tous ensemble », conclut le néo-marseillais.

    Le natif de Maubeuge ne perd pas le nord. Il a immédiatement pensé au terrain, puisqu’un un match arrive dès ce vendredi soir (20h45). Lorient se déplace au stade Vélodrome et le joueur formé au Losc pourrait déjà faire ses débuts sous la tenue blanche et bleue. « Il y a d’abord ce match contre Lorient et ensuite, nous pourrons penser à la Ligue des Champions », rappelle-t-il. Finaliste malheureux de la dernière édition avec l’Inter (défaite 5-0 contre Paris), le Français retrouve la plus belle des compétitions de clubs sous un autre maillot. De San Siro au Vélodrome, en passant par le Santiago Bernabeu, il n’y a qu’un pas. Mardi prochain, c’est dans l’enceinte madrilène que Marseille entame sa campagne européenne. Un défi de taille, mais avec un défenseur expérimenté désormais dans ses rangs.

  • Parc des Cévennes : la fusion qui inquiète

    Parc des Cévennes : la fusion qui inquiète

    À Florac, siège du Parc national des Cévennes (PNC), la tension est palpable. Depuis que le Sénat a rendu public, début juillet, un rapport proposant la fusion des onze parcs nationaux français avec l’Office français de la biodiversité (OFB), le monde de la protection de la nature est en émoi. Officiellement, il s’agit de rationaliser les opérateurs de l’État et de participer à l’effort d’économie de 40 milliards d’euros annoncé par le gouvernement. Mais sur le terrain, la colère monte. « Ça serait vraiment une catastrophe », martèle Stéphan Maurin, président du PNC, qui s’indigne de n’avoir jamais été consulté. « Quand on fait un rapport, on va au contact des gens pour prendre la température, pour voir ce qui fonctionne, ce qui aurait le mérite d’être amélioré. Je n’ai pas vu un sénateur au kilomètre carré depuis que je suis président. »

    Les critiques s’appuient sur un point central : la gouvernance. Depuis la loi Giran de 2006, les parcs nationaux sont des établissements publics autonomes, ancrés dans leur territoire. Leurs conseils d’administration réunissent des élus, des associations, des agriculteurs, des chasseurs ou encore des habitants. Une diversité saluée pour sa capacité à prendre des décisions adaptées aux réalités locales. La perspective d’un rattachement à l’OFB, organisme national centralisé, signifierait la disparition de ce modèle participatif.

    « On perdrait toute notre liberté »

    Au conseil d’administration réuni le 26 juin à Florac, agents et administrateurs ont d’ailleurs adopté une motion unanime contre la fusion. « Nous refusons catégoriquement ce projet, pas seulement en raison des postes qui seraient supprimés, mais parce que cela nous couperait de notre ancrage territorial », a déclaré le représentant du personnel, Laurent Bernard. « Dans le projet proposé, on perdrait vraiment toute notre liberté dans la prise de décision. » Les opposants rappellent que des mutualisations existent déjà, notamment sur la formation ou la gestion administrative, et qu’elles pourraient être renforcées sans remettre en cause l’autonomie des parcs. « Ce n’est pas avec les 8 ou 9 millions d’euros de chaque parce qu’on comblera le déficit de l’État », dénonce Stéphan Maurin, pour qui l’argument budgétaire est un « très mauvais calcul ».

    Cette inquiétude dépasse largement les Cévennes. Le parc du Mercantour a déjà lancé une pétition qui a recueilli plus de 20 000 signatures, et les dix autres parcs nationaux préparent une mobilisation commune. Tous redoutent de voir s’effacer des décennies de travail de concertation locale. Au-delà des chiffres, c’est une certaine idée de la relation entre l’État et ses territoires qui est en jeu. « On échange, on dialogue, on écoute avec attention ce que le territoire nous dit », souligne le maire du Pont-de-Montvert. « Si nous ne sommes plus là, qui va le faire ? »

    Pour le Parc national des Cévennes, habité et vivant, l’enjeu dépasse la simple protection de la biodiversité : il s’agit aussi de défendre un mode de gestion de l’environnement qui associe les habitants, loin des décisions prises à Paris. Le combat s’annonce animé à la rentrée, alors que le gouvernement doit présenter son budget à l’automne.

    « Je n’ai pas vu un sénateur depuis que je suis président »

  • Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Mardi 2 septembre, le CHU de Nîmes accueillait une rencontre inédite entre soignants, chercheurs et universitaires. Objectif : officialiser l’alliance stratégique avec l’université de Montpellier et lancer un appel à projets commun en recherche translationnelle. Au cœur des discussions, une conviction partagée : seule une dynamique collective permettra d’ancrer l’innovation médicale dans le quotidien des patients et des soignants.

    « Avec Montpellier, nous avons une envie commune fort structurante au service de l’innovation et de la recherche », a affirmé Frédéric Rimattei, directeur général du CHU de Nîmes. Pour lui, cette alliance doit transformer la vitalité académique et hospitalière en levier d’attractivité pour tout le territoire. Chaque année, le CHU investit plus de 3,5 millions d’euros en recherche et innovation dans le cadre du plan Pari 2030. Déjà, des projets concrets émergent : impression 3D pour la chirurgie, dispositifs connectés pour le suivi à domicile, ou encore innovations pharmaceutiques. « Nous devons exploiter cette richesse encore davantage », insiste Rimattei. Michel Prudhomme, président de la Commission médicale d’établissement, parle même d’un « moment historique » : « Cette convergence entre recherche fondamentale et clinique est unique en France. Elle nous oblige à travailler les uns avec les autres, et non plus les uns à côté des autres. » L’université de Montpellier, par la voix de son président Philippe Augé, a rappelé que la finalité reste d’éviter que la recherche ne reste « une idée abstraite ». « Il faut faire en sorte qu’elle se transforme en innovation, au service des patients, des soignants et de la société. »

    Au cours de l’afterwork, plusieurs projets ont illustré ce dynamisme : le dispositif « Peasy » présenté par Xavier Garric, « DM Connect » par Laure Roux, ou encore la plateforme d’innovation pharmaceutique défendue par Ian Soulairol. Autant d’initiatives déjà lauréates de dispositifs du Pôle universitaire d’innovation (PUI) de Montpellier, dont le CHU de Nîmes est membre fondateur. Les axes de recherche structurants ont également été détaillés : infectiologie, immunité, santé de la femme, neurosciences, oncologie, soins critiques et données de santé. Autant de domaines stratégiques pour lesquels l’union entre Nîmes et Montpellier permettra de croiser expertises et moyens.

    À l’issue de la rencontre, Frédéric Rimattei, Michel Prudhomme, Philippe Augé et Jean-Paul Cristol ont annoncé le lancement officiel d’un appel à projets commun UM-CHU. Son ambition : accélérer la recherche translationnelle et soutenir les équipes capables de transformer une découverte scientifique en innovation applicable au lit du malade. Pour les responsables hospitaliers et universitaires, l’alliance entre Nîmes et Montpellier est plus qu’un partenariat institutionnel. Elle constitue le socle d’un véritable écosystème régional de santé, attractif et innovant. « C’est une dynamique que nous devons absolument faire perdurer », résume Michel Prudhomme.

    « Il faut que la recherche se transforme en innovation »

  • « Avant de partir, je distribuais des tracts pour l’Algérie »

    « Avant de partir, je distribuais des tracts pour l’Algérie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre ?

    Michel Ogulinac : Je me disais qu’il fallait que j’écrive sur l’Algérie, sur cette époque-là, qui a été un moment extrêmement important de ma jeune vie. Sur la base de toute une documentation que j’ai gardée, j’ai construit quelque chose de très personnel. Je voulais sortir des sentiers battus en racontant ce que j’ai réellement ressenti lors de la traversée de ces événements quotidiens alors que je portais en moi l’idée de l’indépendance.

    Comment s’est déroulé votre départ
    de France ?

    M.O. : Mon père était un responsable communiste de la Dordogne et il m’a demandé si j’allais partir. Je lui ai dit que j’y allais, comme tous mes amis. Je n’avais pas suffisamment de courage, je n’avais pas suffisamment de maturité pour refuser de partir.

    Quel est votre ressenti en arrivant en Algérie ?

    M.O. : Avant de partir à l’âge de 16 ans, je distribuais des tracts partout pour la paix en Algérie. L’Indochine se terminait et j’avais été très marqué par les écrits que j’avais lus sur la guerre de Corée. Quand je suis parti, j’étais acquis à l’idée d’indépendance du pays. Mon ressenti, c’est à la fois la guerre mais aussi des réflexions sur les personnes qui m’entouraient, des descriptions de paysages. Mais mon ressenti, c’est surtout l’examen de cette misère abominable qui régnait dans les villages que nous étions chargés de surveiller, c’est-à-dire les gamins avec des maladies, le typhus, le choléra, la tuberculose, le tétanos… Moi, je faisais l’école et avec des copains infirmiers, on essayait de les soigner. Ma mission personnelle concernait mon comportement de chaque jour en Algérie.

    Comment se sont déroulées vos relations avec la hiérarchie ?

    M.O. : Les tiraillements, je les ai eus avec ma hiérarchie. Les rapports étaient différents selon les gradés. Un jour, des excès avaient été commis dans un village où un type s’était fait tabasser. J’ai dit que j’étais opposé à ces méthodes, le ton est monté avec l’adjudant qui m’a dit : « C’est à cause de petits cons comme toi qui manifestent en France que l’on va perdre l’Algérie. » Il m’a mis en quarantaine. Au bout de 4 ou 5 jours, mes copains sont venus me voir en cachette et ils ont réussi à faire céder le chef. Je raconte aussi une scène où un chef de poste un dimanche matin, alors que le calme régnait, s’est mis à tirer sur le village en contrebas, heureusement sans blesser personne. Il était complètement bourré.

    Comment êtes-vous rentré ?

    M.O. : Je suis rentré le 20 mars 1962, deux mois plus tôt que ce qui était prévu parce que je suis tombé malade. Je réserve une dizaine de pages pour décrire la situation qui existait à ce moment-là parce qu’avec ma future épouse, nous avions envisagé, après l’indépendance, d’aller y enseigner. Nous avions même les billets en poche. Mais la fin de la guerre était extrêmement violente de la part de l’OAS, qui détruisait tout. Ma femme était enceinte et cela nous a poussés à ne pas y aller.

    * « Mon Algérie », de Tralimet à Mechta Guergour (1960-1962), Michel Ogulinac, Société d’Histoire d’Aigues-Vives, 170 pages, 18 euros.

  • Bayrou-Lecornu : une passation en pleine tempête sociale

    Bayrou-Lecornu : une passation en pleine tempête sociale

    Renversé par l’Assemblée nationale lundi 8 septembre, François Bayrou a quitté Matignon ce mercredi 10 septembre en fin de matinée en laissant les clés au nouveau locataire, Sébastien Lecornu. L’ancien ministre des Armées, macroniste de la première heure, avait été nommé mardi par Emmanuel Macron. « L’instabilité politique commande à l’humilité, à la sobriété », a déclaré le nouveau premier ministre lors d’une allocution éclair alors que des manifestations se déroulent dans tout le territoire dans le cadre du mouvement « bloquons tout » contre la politique d’Emmanuel Macron.

    « On va y arriver, il n’y a pas de chemin impossible », a ajouté Sébastien Lecornu, conscient de ne pas disposer, comme son prédécesseur, de majorité à l’Assemblée nationale. Sans entrer dans les détails, Sébastien Lecornu a annoncé « des ruptures sur le fond » et des changements « dans la manière de travailler avec nos oppositions ».

    Sébastien Lecornu devait recevoir mercredi après-midi les responsables des partis du « socle commun » : à 14h30, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance et président du groupe des députés Ensemble pour la République ; à 15h30, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, ministre de l’Intérieur démissionnaire et Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée nationale. Dans la foulée, le premier ministre recevra également Edouard Philippe, président du parti Horizons. Les représentants des partis et des groupes de gauche au parlement devraient aussi être reçus dans les prochains jours ainsi que les représentants des syndicats et du patronat. C’est à l’issue de ces consultations que le locataire de Matignon, le 7e depuis 2017, le 5e depuis le second quinquennat, proposera son gouvernement à Emmanuel Macron.

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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