Author: tecnavia

  • L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    Ce mardi matin, c’est une deuxième rentrée pour les enfants des quartiers de Canto-Perdrix, des Quatre Vents, de Barboussade et de l’Escaillon. Dès 9h, les habitants se présentent pour inscrire les enfants aux activités proposées par le centre social Jeanne-Pistoun, qui revendique près de 700 adhérents pour la dernière saison. Café en prime.

    C’est le cas de Floriane Elena, venue inscrire sa fille de 4 ans à l’éveil corporel et musical « pour qu’elle fasse du sport » le mardi soir. « C’est important, car à l’école, ils sont cadrés, ils doivent rester assis et quand je la récupère, elle court, elle a besoin de se dépenser », développe la mère de famille, qui remarque que les enfants « sont différents sans leurs parents » quand approche l’heure de se dépenser.

    Astrid Rousseau, professeure des écoles, de métier, également venue inscrire sa fille de 4 ans à la même activité, complète en expliquant que cet éveil « est extrêmement important pour le développement des enfants de 0 a 6 ans, car ils apprennent par le geste, le son et tout ce qui est sensoriel ». Elle souligne également que « c’est une grande chance que ce soit gratuit à Martigues ».

    Un projet social

    Éveil corporel et musical, accompagnement éducatif, découverte musicale ou encore hip-hop : toutes ces activités sont gratuites pour les enfants, à condition d’adhérer à l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), au tarif de 3 euros par an pour les Martégaux. L’éveil et la découverte corporelle comme musicale « sont des activités déconcentrées du conservatoire Pablo Picasso et qui font partie du projet du centre social », détaille Sandrine Faure, directrice. « Nos adhérents viennent surtout des quartiers de notre zone, mais aussi du reste de la Ville. Cela crée une forte mixité sociale », ajoute-t-elle.

    Notamment au regard des activités proposées en dehors de celles dédiées aux petits. Club des jeunes, tricot, jardin partagé ou encore le café poussette figurent au programme. De nombreuses permanences sont aussi proposées : aide administrative, mission locale, médiation scolaire, ou encore accompagnement par le Centre intercommunal d’action sociale (Cias).

    Cette pluralité de services est due au « lien étroit que nous avons avec la Ville, qui va bien au-delà de la subvention. Le fait que nous ayons une médiathèque dans le centre social et toutes ces activités est une volonté martégale », insiste Sandrine Faure, pour qui « le soutien des services techniques et développement des quartiers, ainsi que la proximité et l’accessibilité des élus, sont un plus ».

    Le projet phare de l’année sera la Semaine de la solidarité, prévue en décembre. « Un projet porté par l’État et CDC habitat, où l’on abordera toutes les formes de solidarité, qu’elles soient environnementales ou alimentaires », conclut Sandrine Faure.

  • L’AP-HM écarte un retour des urgences à Sainte-Marguerite

    L’AP-HM écarte un retour des urgences à Sainte-Marguerite

    Lourdement endettée, l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille cherche à valoriser son patrimoine. Et une fois de plus, son regard se porte vers les Hôpitaux sud. Quinze ans après la fermeture des urgences de Sainte-Marguerite et malgré les besoins croissants du secteur, un appel à manifestation d’intérêt a ainsi été lancé; le 31 juillet dernier, « pour la reconversion et dynamisation des sites de Sainte-Marguerite et Salvator », dans le 9e arrondissement de Marseille. Avec un an de retard : le groupement Segat, BeOpus et Earth Avocats devait rendre sa copie à l’automne 2024.

    L’enjeu est de taille : ce sont en effet quelque 110 000m2 de surface de plancher, à 95% d’immobilier neuf, qui devraient être valorisés. « Au regard de l’étendue du foncier, les sites de Sainte-Marguerite et Salvator présentent actuellement une sous-occupation immobilière avec un vieillissement du bâti », pointe le cahier d’orientations de cet appel à manifestations d’intérêts. Mais, avec l’arrivée du tramway à la fin de l’année ainsi que la construction du bâtiment « Totem » du biocluster d’immunologie destiné à accueillir les installations des laboratoires privés, ces infrastructures ont de quoi susciter des appétits. Malgré cela, L’AP-HM, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, indique rejeter fermement « toute cession de foncier » ainsi que « toute activité concurrente ou dont la nature ou l’image s’oppose à sa mission ou ses valeurs », privilégiant des baux de longue durée.

    « Un site vitrine »

    Si les documents d’urbanisme restreignent les usages du foncier en interdisant les activités de commerce et de service, « une demande de modification serait envisageable », glisse le cahier d’orientations. Seules 46 % des surfaces seraient dédiées aux programmes de santé, de recherche, de formation et de soins. L’AP-HM espère développer des activités de coordination avec la médecine de ville, ainsi que des consultations ambulatoires, densifier les activités de réhabilitation neurologique de l’Ugecam. Un pôle de données et d’intelligence artificielle de santé doit aussi être développé, potentiellement accompagné d’une pépinière d’entreprises et de laboratoires, en veillant à avoir « un environnement de travail favorable à l’attractivité des collaborateurs ». Pour cela, l’AP-HM défend des installations de type « campus », avec des équipements sportifs, de la restauration, une crèche. Enfin, le projet doit permettre des capacités d’accueil comme du logement étudiant, de l’habitat inclusif, une résidence autonomie, un hôtel hospitalier… La possibilité d’un retour des urgences n’est pas même évoquée.

    Pour permettre ces projets, le bâtiment de pédopsychiatrie, dont l’activité doit déménager dans les pavillons de l’hôpital Salvator, ainsi que les locaux techniques, ont vocation à être démolis. L’actuelle crèche ainsi que le Centre d’information et de soins de l’immunodéficience humaine (CISIH) doivent aussi être détruits et relocalisés sur le site. Les tours de logement infirmier et l’actuel Institut de formation en soin infirmiers, qui doit partir sur le campus nord en 2028, ainsi que le service santé de l’hôpital, seront quant à eux réhabilités. Enfin, un mail sera créé, tandis que les espaces publics doivent être requalifiés : de quoi faire de l’ancien pôle hospitalier « un site vitrine ».

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.

  • La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La municipalité veut continuer à « développer une politique de santé », notamment depuis « son adhésion au Réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Dans le cadre de ce partenariat, soutenue par l’Agence régionale de santé entre autres partenaires, la Ville prépare d’une part un contrat local de santé (CLS), outil visant à favoriser l’accès aux soins. De l’autre côté, un conseil local en santé mentale (CLSM), dispositif de coordination qui réunit localement l’ensemble des acteurs concernés par la santé mentale : élus, professionnels de santé, travailleurs sociaux, associations de patients et d’usagers, mais aussi justice, police, éducation…

    Avant que la démarche ne soit mise en place, un diagnostic territorial de santé (DTS) a été dressé. Le document, qui « dresse un état des lieux actualité de la santé des habitants », sera rendu public dès la fin du mois de septembre. Ses résultats permettront d’axer les orientations des CLS et CLSM. Un comité de pilotage tenu le mercredi 3 septembre dernier a, lui aussi, permis de réfléchir aux lignes d’action autour de ces dispositifs.

  • Des logements miniers repensés face au climat

    Des logements miniers repensés face au climat

    Près de 300 logements « hérités de la SA d’HLM de Franche-Comté (SAFC), devenu Néolia, réservés au logement des anciens mineurs », sont en attente de rénovations. Le bailleur social 3F Sud, filiale d’Action Logement, vient de lancer un plan stratégique pour réhabiliter ce patrimoine minier.

    En parallèle, le groupe 3F organise le concours d’idées « Conforts 2050 : réadapter l’habitat aux climats », en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Cette expérimentation locale interroge notamment la réhabilitation à l’épreuve du changement climatique et retient Gardanne comme l’un des quatre sites de réflexion à l’échelle nationale. « Le concours vise dejeunes professionnels. Aujourd’hui, on a besoin d’une vision fraîche qui dépasse le sens du confort tel que la norme le décrit », explique Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable de 3F. Les candidats ont jusqu’au 7 octobre pour déposer leur proposition.

    Ce patrimoine, hérité de l’histoire minière, compte 296 logements, dont une large majorité (223) est située à Gardanne. « Le quartier est encore marqué par cette histoire, décrit Luca de Franceschi. Gardanne est un site emblématique de la naissance du logement social ». Le reste est réparti entre Fuveau, Gréasque, Meyreuil, Mimet, Rousset et les 2e et 15e arrondissements de Marseille. Majoritairement constitués de pavillons individuels, ces logements avaient été réservés aux familles de mineurs, via une convention passée avec l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM). Ils sont encore aujourd’hui habités par d’anciens mineurs et leurs familles. Mais, construites il y a plusieurs décennies, les habitations présentent désormais un état de dégradation « plus prononcé que la moyenne du patrimoine ».

    L’appel d’offres porte sur une mission de neuf mois, visant à réaliser un diagnostic complet du bâti, puis à élaborer une stratégie de réhabilitation sur cinq ans. « L’idée est aussi de repenser la notion de confort dans ces logements sociaux à l’épreuve du climat », estime 3F Sud. « Décarbonation, économies d’énergie et confort d’été » figurent dans les critères de réhabilitation. Les premières conclusions du plan stratégique sont attendues au printemps.

  • « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    La Marseillaise : Demain soir s’ouvre une nouvelle assemblée populaire…

    André De Ubeda : Oui, nous sommes dans la continuité d’un processus démocratique inédit dans lequel on fait choisir les citoyens. Ils ont à se déterminer sur le programme et sur les candidats, c’est quand même assez extraordinaire. C’est un exercice difficile, mais très enrichissant. Donc, on continue. Et on est les seuls à le faire, même s’il y en a qui essayent très maladroitement de nous imiter, comme Lavalette avec ses conférences-débats.

    Vous parlez là de la candidate d’extrême droite ?

    A. D. U : Oui, la candidate du Rassemblement national, qui fait tout pour ne pas apparaître pour ce qu’elle est dans ses affiches et dans ses propos. La vacuité de ses propos, malgré la rapidité de son débit, montre qu’elle n’a pas de programme. D’ailleurs, elle n’a absolument exposé aucune idée pour Toulon. Elle se contente d’exposer sa personne et, surtout, elle évite de parler de politique.

    Elle n’est pas la seule à vouloir montrer une autre image, à Toulon, que celle défendue par son parti…

    A. D. U : C’est vrai. Je trouve d’ailleurs que Michel Bonnus [le sénateur LR], puisqu’on parle des candidats putatifs, fait à peu près la même chose. Il se met en photo avec sa famille et il parle de lui. Je lui souhaite une bonne santé, bien sûr, mais c’est un peu court. Il ne parle pas de Toulon, il ne parle pas de projet. Mais qui est Bonnus, exactement ? Est-ce le généreux restaurateur qui invite tout le monde chez lui ? Ou est-ce le représentant de l’aile la plus à droite de la droite, de la droite extrême de Retailleau. Est-ce Dr Jekyll ou est-ce M. Hyde ? Est-ce que c’est le gentil gars qui accueille tout le monde sur sa liste ? Ou celui qui vote des lois au Sénat contre les immigrés, contre les étrangers ? Il fait partie de ceux qui lient délinquance et immigration, exactement comme le Rassemblement national. Ce n’est pas pour rien que Laure Lavalette lui a proposé une alliance. Elle lui a proposé à lui et à personne d’autre.

    Comment analysez-vous ce qui semble être un manque d’entrain d’Hubert Falco à soutenir Josée Massi, maire sortante, après toutes ces années de fidélité exemplaire ?

    A. D. U : Cela fait partie des actes qui contribuent à ce que les gens soient dégoûtés de la politique. Tout le monde sait que je ne partage pas toutes les idées de Josée Massi, mais c’est une femme respectable, honnête, qui lutte réellement, elle, contre le Rassemblement national, de façon sincère et efficace. Moi, j’ai écouté son discours le jour de la commémoration de la Libération de Toulon. Un extraordinaire discours qui a fait que Mme Lavalette parte avant « La Marseillaise », sans s’embarrasser du protocole. Moi, je ne soutiens pas Mme Massi, mais je soutiens l’éthique et la morale en politique.

    Où en est l’union à gauche ?

    A. D. U : Soyons francs, soyons clairs ! On rassemble pour l’instant toutes les gauches, même si LFI hésite encore à venir. Nous allons parler de ça, aussi, au cours de l’Assemblée populaire. Tranquillement, sans se fâcher, sans s’énerver. On va écouter tout le monde et on va entrer dans un processus, je l’espère, de discussion avec la France insoumise. Mais plus largement, on va essayer de rassembler. On est en train de rencontrer des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, politique et sportive de Toulon. Et on est très fiers de ce qu’on fait. On est ouvert à tout le monde. Pas à l’extrême droite, bien sûr. Mais à toutes les personnes de bonne volonté. Je discute d’ailleurs avec des gens qui sont de droite et qui sont intéressés. On est dans un processus de consultation, d’écoute attentive, pour transposer ça dans un projet qui sera le projet du XXIe siècle, pour le coup.

  • Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    « Je dois porter ça au moins trois fois par jour depuis plus d’une semaine. C’est insupportable », déplore Mélissa Urbano, habitante de la résidence du Clos des Fontaines, à Avignon, pendant qu’elle remplit deux bidons d’eau d’un robinet coincé entre un mur et une poubelle. Avant de les porter, faute de mieux, jusqu’à son appartement, au 5e étage, où l’attend son fils âgé de quelques mois.

    Car ce point d’eau est, depuis ce lundi 1er septembre, le seul qui fonctionne pour environ 230 appartements. Et ce, car les pompes de la copropriété ont lâché. Ce qui entraîne un défilé de dizaines de familles devant ce petit local à poubelles lugubre pour remplir bidons et bouteilles. « Le rez-de-chaussée a un petit filet d’eau. Mais, au-dessus, on n’a rien et on en a besoin pour tout. J’ai même dû demander à déplacer la garde de mes enfants, le week-end dernier, car je ne pouvais pas les accueillir dans de bonnes conditions », confie de son côté Mourad Rahi, habitant au 6e étage d’un des bâtiments concernés. « On se lave depuis plus d’une semaine avec des lingettes et on va à la laverie alors qu’on a une machine. Et ça, personne ne va nous le payer », lance un autre habitant, excédé. Une distribution par la mairie, suite à des échanges avec la préfecture de Vaucluse, de trois packs d’eau par foyer, s’est tenue ce mardi 9 septembre, dans le quartier.

    Manque d’entretien

    Devant les fameuses pompes, visiblement en piteux état car pleines de rouille et baignant dans l’humidité et les moisissures, un technicien s’affaire depuis ce mardi 9 septembre, soit plus d’une semaine après l’arrêt des pompes. D’après lui, le précieux liquide devrait revenir d’ici ce jeudi, au plus tard, dans les robinets. Mais de nouveaux travaux devraient être engagés dans les prochains mois pour pérenniser le bon fonctionnement des machines. « Elles n’ont tout simplement jamais été entretenues correctement », pousse Rabah Kherrouf, l’un des copropriétaires particulièrement engagé dans la résidence.

    Il pointe du doigt le mandataire judiciaire, AJ Associés, avec lequel une scission est toujours demandée. Car ce n’est pas la première fois qu’il y a un conflit entre cette structure et les habitants. En septembre 2024, les parties communes de deux bâtiments de la résidence étaient privées d’électricité suite à des factures impayées. Contacté par La Marseillaise, le mandataire judiciaire n’a pas répondu.

    Le député de la 1ère circonscription, Raphaël Arnault (NFP/LFI), s’est également rendu sur place, ce lundi 8 septembre. Il a adressé une lettre à la mairie d’Avignon et à la préfecture, leur demandant notamment « d’assurer la coordination avec le mandataire judiciaire afin que ses responsabilités soient pleinement assumées. »

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Derniers préparatifs en vue pour le curieux banquet. Commencé à être élaboré en octobre, le menu sera à la carte avignonnaise ce dimanche : la population est invitée à apporter un plat et se poser sur une tablée géante (alignement de 17 tables) de 1,7 km, qui prendra place (11h30-16h30) le long des remparts entre les portes de la République et Saint-Lazare (notre édition du 18 juin). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de Terre de culture et dont un petit avant-goût a eu lieu, ce mardi matin, pour une photo, sur place, des principaux acteurs.

    À commencer par son instigateur, l’artiste Yvan Loiseau, à l’origine de plusieurs grandes tables de la sorte. « C’est vraiment une première de voir autant de structures mobilisées, d’habitude, il y en a une vingtaine, là il y a une cinquantaine d’associations culturelles, sociales, autour de l’alimentation, mais aussi 45 restaurants partenaires », se félicite-t-il. La Ville insiste bien sur le fait que les restaurateurs proposeront quelques-uns de leurs plats, mais qu’il ne s’agit en aucun cas de fournir un repas à chacun.

    « L’idée est d’amener un plat volumineux à partager, pas d’arriver avec son sandwich déjà prêt et se poser à une table, mais faire société assis à côté de gens que l’on ne connaît pas », dressait Cécile Helle, en juin, lors du point presse de présentation. Pas besoin de réservation, juste penser également à son assiette et couverts. Plusieurs déambulations artistiques et musicales rythmeront le banquet.

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.