Author: tecnavia

  • « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    Sous le soleil blanc de janvier, la place de la Calade avait des allures de meeting de lancement. Ce dimanche 25 janvier, devant le théâtre Bernadette-Lafont, Vincent Bouget a officiellement présenté les 59 colistiers de la liste Nîmes en Commun, en vue des municipales des 15 et 22 mars. Près d’un millier de personnes, une peña, des applaudissements nourris : la démonstration se voulait festive.

    « Nîmoises, Nîmois, voici votre équipe ! » lance le candidat communiste, empruntant la formule aux speakers du stade Jean-Bouin. Le ton est donné. « Ce n’est pas un casting politique, pas une élite hors-sol », insiste-t-il. « C’est une équipe qui se connaît, qui travaille ensemble depuis des mois, composée de femmes et d’hommes issus de tous les quartiers. » Pour la première fois dans l’histoire des municipales nîmoises, une liste bénéficie du soutien des dix principales formations de la gauche sociale, écologique et citoyenne. Elle va du PCF à Génération.s en passant par EELV, le PS, les Radicaux de gauche ou Place publique de Raphaël Gluscksmann. Elle compte aussi environ un tiers de citoyennes et citoyens souvent issus du mouvement associatif ou syndical. Seule La FI manque à l’appel.

    « Voici votre équipe »

    En deuxième position sur la liste, on trouve Amal Couvreur, conseillère départementale et régionale, très applaudie. Elle promet : « Ils se sont occupés de Nîmes. Nous allons nous occuper des Nîmoises et des Nîmois, du plus jeune au plus âgé. » Dans les dix premières places figurent notamment Pierre Jaumain (PS), Sibylle Jannekeyn (Écologistes), Bruno Ferrier (PRG), Soukaina Benjaafar (présidente associative au Mas de Mingue), Denis Lanoy (PCF), Marianne Bernède (Génération.s) ou encore Dimitri Pialat, ancien responsable de supporters du Nîmes Olympique. Plus loin dans la liste apparaissent de nombreuses figures locales en position éligible : l’ex-élu François Séguy, Jo Menut, Chloé Ridel, Nicolas Cadène, Christian Bastid, ou encore plusieurs enseignants, médecins, travailleurs sociaux, syndicalistes et responsables associatifs. Pour fermer la marche, en 59e position, le dessinateur de presse Eddie Pons. Vincent Bouget a également durci le ton : « Soyons vigilants face à ceux qui sont prêts à tout pour ne pas perdre le pouvoir et ceux qui, trumpistes déclarés, sont prêts à tout pour s’en emparer. » Avant de marteler : « Nîmes ne se relèvera pas sans justice sociale, ne respirera pas sans écologie, ne se réparera pas sans démocratie locale ».

  • [Grand entretien] Amine Kessaci : « Faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic »

    [Grand entretien] Amine Kessaci : « Faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic »

    La Marseillaise : Votre déclaration de candidature intervient après l’onde de choc créé par l’assassinat de votre frère Mehdi, le deuxième après Brahim, est-ce que cette décision a été longue à prendre ?

    Amine Kessaci : D’abord je suis un militant politique de longue date, depuis 2019. J’ai fait partie des jeunes avec le Printemps marseillais en 2020. J’ai fondé une association, Conscience. J’ai été candidat en 2024, aux européennes, puis aux législatives avec le Nouveau front populaire. Cet engagement ne sort pas de nulle part. Il y a une construction derrière, un engagement dans une famille politique, celle de la gauche, que je porte depuis un moment. Tout cela avant le 13 novembre. Il s’est passé ce que vous savez. Quelque chose qui m’a meurtri, qui m’a endeuillé une deuxième fois. Je ne veux pas me lamenter mais ça a rappelé la barbarie dont font preuve les narcotrafiquants. Je me suis levé à cette marche blanche avec une seule chose en tête : je ne me tairai pas. J’ai répété plusieurs fois « debout ! debout ! » Je ne peux pas me permettre après ça de rester assis. Il y a un enjeu à agir contre le narcotrafic concrètement, je suis fier et heureux que ma parole ait été entendue sur le fond. Jusque dans le programme. La décision d’être candidat n’a pas été simple. Je pensais d’un côté « je suis fatigué, je suis épuisé, je suis endeuillé » et puis j’ai vu les sondages, la campagne menée, j’ai consulté beaucoup d’acteurs de terrain. Et puis je me suis dit que je ne me voyais pas rester en retrait. Pour moi c’était évident.

    Pourquoi était-ce évident avec Benoît Payan ? Plusieurs de ses adversaires l’accusent de récupération ou d’instrumentalisation.

    A.K. : À ces personnes je dis : « attention vous êtes en train de m’insulter ». J’ai un cerveau, j’ai fait des études, je viens de publier un ouvrage. Je suis engagé depuis longtemps. J’ai une relation particulière avec le maire de Marseille, qui dépasse la politique. À ceux-là je dis : « merci de ne pas insulter l’intelligence de la jeunesse ». Bien sûr que beaucoup m’ont parlé, m’ont fait des propositions… comme si la lutte contre le narcotrafic était devenue « tendance ». Moi je porte une réponse globale, je pense qu’il faut s’unir sur cette question.

    Vous avez parlé d’une association des Villes contre le narcotrafic. En quoi, concrètement, cela consisterait ? Avez-vous déjà des réponses positives émanant d’autres villes que Marseille ?

    A.K. : Bien sûr. Et de tous bords politiques. J’ai porté la semaine dernière au Parlement européen, une résolution sur la réponse de l’Europe au narcotrafic. Elle a été signée par François-Xavier Bellamy qui est LR pour le groupe Parti populaire européen, Nora Mebarek, PS, pour le groupe des sociaux-démocrates, Grégory Allione, pour Renew-Renaissance, Marina Mesure pour LFI-The Left et je l’ai colporté avec Marie Toussaint pour les écolos. Ça montre bien que j’ai réussi à rassembler largement. Moi, c’est ce champ-là que je vois pour l’association des maires contre le narcotrafic. J’ai été candidat face au Front national dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille lors des dernières législatives. J’ai été battu de très peu, à moins de 15 voix par bureau de vote. Donc oui, mon combat contre l’extrême droite est clair et elle n’a rien à faire dans ce projet. Concrètement à quoi servira cette association ? D’abord il ne faut pas mentir aux gens : on ne peut pas demander à des mairies de mener seules le combat contre la drogue. C’est un sujet national qui nécessite une réponse de l’État. L’Europe aussi doit jouer son rôle. Ce que je propose c’est une réponse coordonnée des maires sur l’enjeu du narcotrafic. Par exemple, comment on accompagne les jeunes vers l’emploi, comment on accompagne les familles après – malheureusement – un décès… Que fait-on de tous ces jeunes qui veulent sortir des réseaux ? Dans cette association nationale des maires, on va créer du lien pour permettre à un maire d’une petite commune du Rhône, d’interpeller celui de Bordeaux qui va lui confier un jeune qui veut sortir du trafic. Ce sera un moyen de créer des ponts, des liens, pour extraire les jeunes et les dépayser comme on dit. On souhaite systématiser des dispositifs, travailler au statut de repenti, comme en Italie. Je pense qu’on a beaucoup à reprendre des dispositifs italiens contre le crime organisé. Ils sont très en avance. J’ai eu l’occasion d’échanger à ce sujet avec Leoluca Orlando, ancien maire de Palerme ou l’écrivain et journaliste Roberto Saviano. Nous allons dans un premier temps structurer une association des maires à l’échelle nationale et mon souhait c’est qu’elle grandisse à l’échelle européenne en allant voir les Italiens, les Espagnols, les Belges… La DZ a des liens en Belgique, sème la terreur dans les rues de Bruxelles. On a besoin de cette réponse européenne.

    À l’intérieur de cette association, quel serait votre rôle ? Serez-vous le représentant de Marseille ?

    A.K. : Je n’ai pas cette ambition. Ce sera une association de maires, pour Marseille, c’est une évidence, ce sera notre maire qui nous représentera. Mon rôle, c’est de l’impulser, de la lancer, je présiderai le comité d’organisation pour mener à bien cette initiative.

    On vous connaissait homme de terrain, vous nous recevez dans un sous-sol, protégé par sept policiers. Comment allez-vous mener campagne ? Dans ces conditions aller à la rencontre des Marseillais ?

    A.K. : C’est plus compliqué qu’avant. Ça rappelle les conditions de création de La Marseillaise. C’est une forme de résistance. Depuis 2023, je n’ai raté aucune réunion d’association, de CIQ de mon secteur. J’ai sillonné tout le 13-14, on m’a vu à Château-Gombert, à Saint-Jérôme, aux Oliviers, à Frais-Vallon… Aujourd’hui, je veux dire merci à ces femmes et ces hommes qui assure ma protection, c’est important de le dire. Je ne suis pas dans une optique de vengeance ou de provocation. Je ne vais pas aller en plein deal à la Castellane et dire « venez on va se mettre en danger ». J’irai là où c’est possible, avec leur aval. L’idée est aussi de faire venir les gens à moi. J’échange beaucoup avec les responsables associatifs par téléphone, les mêmes que j’ai consulté avant de prendre ma décision sur ma candidature : des bénévoles de Conscience, des mamans de victimes, non pas pour leur demander leur aval mais leur avis sur cette forme d’engagement. J’ai été ravi des réponses que j’ai reçues. Depuis le 13 novembre, plusieurs autres jeunes ont été retrouvés morts, calcinés. La barbarie est arrivée à son paroxysme. Il y a toujours des menaces qui pèsent sur moi et j’en tiens compte mais… De quoi voulez-vous que j’aie peur ? On vient de m’arracher Mehdi, 20 ans, mort pour rien, parce qu’il était mon petit frère, on a brûlé mon grand frère Brahim quand j’avais 17 ans. Sérieusement de quoi je devrais avoir peur ?

    On vous a senti sonné lors de la marche blanche en hommage à Mehdi. Rétrospectivement comment qualifieriez-vous la réaction des Marseillais qui étaient là ?

    A.K. : De digne. Tout le monde était debout non pas pour crier, pleurer, s’apitoyer, mais pour dire : « Amine, tiens debout, on tient debout ». Pour moi, tout était flou, trouble, je me rappelle d’avoir vu ma mère, Benoît Payan, des responsables institutionnels. En revoyant les images, ces femmes, ces hommes, ces personnes âgées qui étaient là, debout, ça m’a beaucoup touché. Voir qu’il y avait des marches dans beaucoup d’autres villes de France, c’était pour moi une vague de lumière. Je voyais tout flou, tout sombre, ça m’a redonné de l’espoir.

    Qu’est-ce que ça dit de Marseille selon vous ?

    A.K. : Marseille, dans son histoire, a toujours qu’elle savait renaître de ses cendres, tenir debout face à l’impossible, aux dangers… C’est une ville qui fait naître l’espoir.

    Votre candidature n’est pas qu’un témoignage, elle s’accompagne de propositions. Quelles sont-elles concrètement ?

    A.K. : Sur les 10 mesures que nous portons contre le narcotrafic, 5 sont les miennes. Beaucoup disent de moi que je suis le Roberto Saviano français. Non, pas du tout. Moi je suis Amine Kessaci, je suis le frère de Brahim, de Mehdi, je suis responsable politique. Je viens pour apporter mes idées, au-delà des quotas et des questions partisanes. Je ne suis pas un commentateur, pas quelqu’un qui s’en tient à interpeller l’opinion dans la presse. Je l’ai toujours dit : en politique si l’on fait pour nous, sans nous, on fait contre nous. On va travailler de façon collective au sein du Printemps marseillais pour créer un dispositif d’accompagnement de familles des victimes en signant la charte du relogement. Qu’est-ce que ça dit de notre pays quand on vient retirer un logement à une maman parce que son fils est délinquant ou qu’il est tombé dans la drogue ? C’est terrible pour notre humanité, notre solidarité. Quand la République n’a pas été capable de protéger ses enfants, on va venir punir les mères ? Dans le livre que j’ai publié en septembre*, j’ai écrit une lettre à mon frère Brahim que j’ai intitulé « punir les mères pour tenir les fils ». Ça ne marche pas ! Il faut que les mamans puissent faire leur deuil, loin de là où leur enfant a été assassiné. On va me dire que les bailleurs sociaux le font déjà, si c’est le cas, alors actons-le, systématisons-le. Il faut que les bailleurs signent cette charte. On va s’y engager. De même, on s’engage avec le Printemps marseillais à doubler le nombre de policiers municipaux, avec 800 recrutements. C’est une manière de renouer avec la police de proximité que Nicolas Sarkozy a détruite. On va ouvrir dans chaque arrondissement, un commissariat de police municipale. On va se battre pour un nouveau contrat de sécurité avec l’État pour avoir plus de policiers nationaux. On va demander le retour d’une préfecture de police de plein exercice. Il y a besoin de moyens, de caméras de vidéosurveillance. Il faudra aussi faire un plaidoyer sur les moyens que la justice doit avoir. Mais j’insiste : la réponse face au narcotrafic n’est pas que sécuritaire.

    Quelles autres mesures estimez-vous nécessaire ?

    A.K. : La préoccupation en tête de la feuille de route du prochain mandat pour moi, c’est le logement. Il faut redonner de la dignité dans les quartiers populaires. Il ne fait plus de bennes à ordures que l’on traîne. On sait à quoi elles servent : à faire des barrages aux dealers. Il faut emmener l’écologie dans les quartiers en installant des poubelles fixes de tri que les dealers ne pourront plus bouger. S’ils utilisent d’autres choses pour faire des barrages, il faudra aller les arrêter. La République n’a pas à fournir le matériel aux trafiquants pour empêcher les gens de vivre. Les transports, les écoles sont des sujets fondamentaux. Nelson Mandela disait que l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. Il faut poursuivre le plan écoles, continuer cette ambition de donner le meilleur à chaque petit marseillais et petite marseillaise. Pendant un temps, je me suis trompé. Ça arrive. Je disais qu’il fallait permettre à chaque jeune de Marseille issu des quartiers, d’aller au lycée Thiers, pour avoir le meilleur niveau d’instruction. Mais en fait, il faut que tous les lycées de Marseille deviennent des lycées Thiers. On va créer les mêmes conventions avec Sciences Po. dans les différents établissements de la ville.

    Enfin, on va se positionner sur la question de la saisie des biens liés au narcotrafic. Il existe une réglementation qui permet aux collectivités de le faire. Nous le ferons. C’est cette approche globale qui permettra de faire de Marseille, la vitrine de la lutte anti-narcotrafic. On va y arriver avec de la sécurité mais aussi des stylos, des livres, des fêtes de quartiers l’été, des occupations de terrain, des jardins comme celui de la Busserine.

    Que diriez-vous à des jeunes de votre âge qui se disent « il a beaucoup de courage mais moi je ne peux rien faire » ?

    A.K. : Pas possible ! Je le dis : le simple fait de lire La Marseillaise, c’est un acte politique et d’engagement. Le fait de s’intéresser à l’actualité, de débattre sur les réseaux sociaux, ce n’est pas rien. Pour moi, la jeunesse est très politisée. Mais, c’est vrai elle n’est pas intéressée par les logiques partisanes. Ça tombe bien : le Printemps marseillais n’est pas un parti politique, c’est un espace d’engagement créé autour des partis politiques. Lors des dernières législatives qui a pris d’assaut les sièges des partis politiques pendant le Nouveau front populaire ? Qui a manifesté pour la Palestine toutes les semaines ? Les jeunes ! Il faut qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales, c’est encore possible jusqu’au 4 février sur internet et jusqu’au 6, physiquement. Ils doivent se mobiliser les 15 et 22 mars, ils peuvent venir militer, s’impliquer. Il n’y a pas de fatalité. Rien n’est impossible, c’est à eux de décider.

    Le RN se présente comme la force qui apporte une solution à l’insécurité, au narcotrafic. Ses représentants se sont faufilés jusque dans la marche blanche en hommage à votre frère et vous, vous continuez à le combattre frontalement. Pour quelle raison ?

    A.K. : Moi, mon ennemi c’est le narcotrafic mais une chose est sûre, elle a été dite par Christiane Taubira : « pour être un parti républicain, il ne suffit pas de se présenter aux élections ». C’est ça que je pense du Rassemblement national.

  • [Grands projets] 10 ans de l’Occitanie : pari gagné selon Carole Delga

    [Grands projets] 10 ans de l’Occitanie : pari gagné selon Carole Delga

    Audacieux et risqué. Il y a 10 ans, lorsque le président François Hollande décide de fusionner des Régions, la réforme suscite des craintes, surtout côté Languedoc-Roussillon. « C’est un pari que certains pensaient impossible à réaliser », se souvient Carole Delga, qui sera élue présidente de la nouvelle Région Occitanie le 4 janvier 2016. « La perte de statut de capitale régionale (au profit de Toulouse) faisait peur à Montpellier. Les dernières études ont prouvé que Montpellier est toujours très attractive. »

    Pour la présidente socialiste, le mariage entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, que Georges Frêche appelait de ses vœux, a fonctionné, en dépit de la fronde initiale des Catalans qui ne s’estiment pas « Occitans ». Elle y voit deux raisons majeures. D’abord « nous avons une culture commune. Nous sommes tous latins, romains, héritiers des États du Languedoc ». Ensuite, elle salue le milieu économique qui a tout de suite joué le jeu. « Les contacts se sont faits naturellement entre industriels. »

    En une décennie et quasiment deux mandats (2016-2021 puis 2021-2028), la majorité régionale de gauche a structuré un territoire à la croissance démographique exponentielle. Avec 42 000 habitants de plus accueillis chaque année, « nous devons créer 25 000 emplois annuels pour ne pas que le chômage augmente », rappelle Carole Delga, qui dit avoir ciblé le bassin alésien, Nîmes et Montpellier sur la santé ou les industries culturelles et créatives depuis l’élection de Michaël Delafosse en 2020. « Avant [avec Philippe Saurel, Ndlr], j’étais malheureuse de voir Montpellier se recroqueviller dans des guerres stériles, des débats minables. »

    Dans le but de devenir la première région à énergie positive d’ici 2050, c’est ainsi qu’a été fait le choix de développer les énergies renouvelables, dont la filière hydrogène. À Béziers avec Genvia ou en Méditerranée à Port-la-Nouvelle. « D’ici 5 ans, nos 6 fermes éoliennes deviendront commerciales et produiront de l’énergie pour 500 000 habitants. »

    « On va faire face »

    Sensible au pouvoir d’achat des familles dans une région qui souffre de pauvreté, Carole Delga se félicite de proposer « la rentrée la moins chère de France ». Ordinateur portable et livres offerts aux lycéens, transports scolaires gratuits symbolisent l’effort, tandis que le lycée de Cournonterral ouvrira ses portes en septembre 2026. « Une histoire de fossé empêchait sa construction. J’avais mis un ultimatum à l’ancien préfet Moutouh en lui disant d’arrêter ses âneries et on a eu le feu vert. »

    Dans une région aussi vaste que l’Autriche (13 départements), les mobilités sont un autre enjeu majeur. En dépit du pantouflage de la SNCF, le pari du rail a été relevé avec brio. Billets à 1 euro, réouvertures de gares et de petites lignes (rive droite du Rhône, Montréjeau-Luchon et bientôt Alès-Bessèges) ont permis d’accroître la fréquentation des TER de 68% depuis 2019. Reste à relever le pari coûteux de la Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan. Ou celui de l’avion vert, un jour peut-être moins polluant. « Je suis contre l’assignation à résidence, cette idée qu’il faudrait arrêter de se déplacer pour ne plus polluer. L’enfermement, le repli sur soi, c’est épidermique. Je crois à la rencontre, au fait de relier les gens. »

    Depuis 10 ans, une attention particulière est portée aux agriculteurs qui souffrent de crises en cascade en raison du contexte géopolitique et du dérèglement climatique. « Nous voulons être une terre de reconquête de la souveraineté alimentaire ». Un plan de soutien à la conchyliculture sera présenté au salon de l’agriculture. L’Occitanie a aussi obtenu des expérimentations sur l’eau (forages, retenues d’eau, réutilisation des eaux usées, tuyau d’irrigation Aqua Domitia 2…).

    Autant de projets handicapés par le désengagement de l’État, qui a raboté ses dotations à la région de 500 millions d’euros en 3 ans. En 2026, l’Occitanie perdra 36 millions de plus. Une décision qualifiée par la présidente socialiste « d’injuste, d’indigne ». Le budget 2026 qui sera voté le 12 février s’annonce complexe. « C’est un très vilain coup mais on en a vu d’autres, on va faire face. »

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • [Entretien] Jean-Pierre Lacan : « Reconnaître la Méditerranée comme un espace humanitaire »

    [Entretien] Jean-Pierre Lacan : « Reconnaître la Méditerranée comme un espace humanitaire »

    La Marseillaise : Quels seraient vos souhaits pour cette année 2026, vos attentes ?

    Jean-Pierre Lacan : Que cette année soit moins meurtrière, évidemment, en Méditerranée et notamment en Méditerranée centrale, qu’elle ne l’a été en 2025. Aussi, que les actions de sauvetage de la société civile au travers des ONG ne soient plus entravées comme elles le sont aujourd’hui. C’est essentiellement ça que je souhaite pour cette année 2026, qui est, faut-il le rappeler, l’année des 10 ans opérationnels de
    SOS Méditerranée.

    Justement, quel regard porter sur le chemin parcouru en 10 ans ?

    J.-P. L. : C’est un chemin qui n’a pas été pavé de roses. Quand on est né en 2016, 2015 juridiquement, il y a beaucoup de morts en Méditerranée, on parle de 46 000 depuis 2000. On se dit alors qu’il va y avoir une prise de conscience des États. Nous sommes deux ans après le terrible naufrage de Lampedusa en octobre 2013. Quelques semaines après, est lancée l’opération Mare Nostrum par le gouvernement italien mais les États européens ne le soutiennent pas. L’UE explique que ça va créer un appel d’air qui attire l’immigration, que ça coûte très cher et qu’il faut arrêter. Et les choses s’arrêtent. Nous avons donc pris le relais car les naufrages continuent. C’est là que l’Europe va mettre en place cette politique d’externalisation de la frontière. On va confier aux Libyens le soin de verrouiller la frontière maritime de l’Europe et on arrive aujourd’hui à une situation absolument catastrophique, avec ces morts qui s’ajoutent aux morts en Méditerranée, on en dénombre 33 231 depuis 2014. C’est l’axe migratoire le plus mortel du monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Dix ans après, on n’est pas très optimiste et on souhaite que ça s’arrête, que les choses évoluent dans le bon sens, qu’enfin la Méditerranée soit reconnue comme un espace humanitaire.

    D’autant que la situation empire avec cette attaque des garde-côtes libyens qui criminalisent encore plus les actions des ONG…

    J.-P. L. : Oui, le 24 août 2025, notre navire – battant le pavillon norvégien – était sur une opération de sauvetage et s’est fait tirer dessus par des garde-côtes libyens, une centaine d’impacts ont été relevés sur le navire sans que ça provoque la moindre émotion. L’attitude libyenne est probablement expliquée par le fait que les Libyens appliquent de manière zélée les termes de l’accord d’externalisation de la frontière avec l’UE. C’est-à-dire que l’objectif est chiffré, on empêche les gens de passer, de franchir la Méditerranée par tous les moyens, y compris en allant jusqu’à tirer. Il faut impérativement, pour les Libyens, rendre étanche la frontière. Ils n’y sont pas parvenus, ils n’y parviendront jamais. C’est ça le drame dans cette affaire.

    Pourtant il est impossible d’empêcher ces exilés de venir…

    J.-P. L. : Bien évidemment, malgré les efforts que déploient les garde-côtes libyens, les gens continuent à franchir la Méditerranée. Les arrivées en Europe ont un peu baissé par rapport à 2024, en Italie très précisément. Mais de peu. Cette année, à peu près 66 000 personnes sont arrivées en Italie par les voies maritimes. En 2024, on était à 66 600… La différence n’est pas significative, tout ça est très conjoncturel, ça dépend des périodes, des moments. On connaissait les départs depuis la Tunisie et la Libye vers l’Italie. Mais il faut ajouter une autre route qui a émergé ces derniers temps. C’est une route au départ de l’Est libyen, de la région de Tobrouk vers la Crète. En 2025, on était à un peu plus de 18 000 arrivées en Crète.

    Pour pallier l’absence de réaction des pouvoirs publics, il y a tout le travail des bénévoles. Quelque chose à encourager ?

    J.-P. L. : Oui, la mobilisation citoyenne, c’est quelque chose de majeur à SOS Méditerranée. Aujourd’hui, on est à plus de 900 bénévoles partout en France, dans une trentaine d’antennes. L’antenne Hérault-Gard est l’une des plus importantes et des plus actives, étant présente dans de nombreux événements pour porter l’image et le plaidoyer de SOS Méditerranée. On fait également beaucoup d’interventions auprès des écoles, des lycées, des collèges pour porter cette parole, qui est le fruit de notre expertise en matière de témoignages à bord des navires. Cette réalité est bien souvent ignorée de bon nombre de gens. Et donc ça, c’est notre boulot de bénévoles. Alors, oui, c’est terriblement important. On fête cette année nos 10 ans d’opérations en mer, on n’aurait jamais pu continuer à vivre, à franchir cette décennie s’il n’y avait pas eu derrière une forte mobilisation citoyenne. L’essentiel de notre budget est apporté par la mobilisation citoyenne.

    * À l’occasion des 10 ans de SOS Méditerranée, un ciné-débat autour du film de Jean-Paul Marie, « Les migrants ne savent pas nager », est organisé le 29 janvier, à Castelnau-le-Lez avec l’association Les Amis de la Vie.

  • Aigues-Mortes : l’obsession touristique fait la loi

    Aigues-Mortes : l’obsession touristique fait la loi

    La campagne des municipales 2026 est bel et bien lancée à Aigues-Mortes. Trois candidatures, trois stratégies… mais une même réalité politique : le débat se joue exclusivement entre le centre et la droite, laissant orphelins celles et ceux qui espéraient un véritable changement de cap et une ville plus sociale qui prendrait en compte les besoins de toute sa population. Premier à se lancer, Stéphane Pignan, avocat et conseiller municipal depuis 2014, revendique son appartenance à Horizons, tout comme le maire sortant Pierre Mauméjean. Ce dernier, après avoir acté qu’il ne briguerait pas de troisième mandat, a d’ailleurs choisi de rejoindre son ancien opposant. Un ralliement présenté comme naturel par les intéressés, qui parlent d’« atomes réciproques » et d’une opposition « constructive ». Sur le terrain, cette alliance interroge : elle donne surtout le sentiment d’une continuité politique assumée, plus que d’un véritable renouvellement.

    Face à ce duo, Noémie Albecq-Mégias avance avec une ligne encore plus marquée à droite. Proche des idées de Bruno Retailleau, elle sollicite le soutien de LR et revendique un projet axé sur les traditions, l’ordre et l’attractivité. Elle a déjà rallié plusieurs élus de la majorité municipale, dénonçant une alliance Pignan-Mauméjean « guidée par les calculs politiques ». Là encore, la bataille se joue à l’intérieur du même camp idéologique. Cédric Bonato, ancien maire (2008-2014) et conseiller municipal d’opposition depuis, tente de se démarquer avec une candidature « sans étiquette » et un discours centré sur l’urbanisme, le cadre de vie et le surtourisme. Il plaide pour que la cité gardoise « reprenne son avenir en main », en promettant un « urbanisme humain, lisible et concerté ». Des thématiques légitimes, mais déconnectées d’un projet social plus large.

    Pas d’alternative sociale

    Car c’est bien là le grand absent de cette campagne naissante : une alternative clairement progressiste, capable de porter la voix des habitants à l’année, des salariés, des jeunes, des familles exclues du marché immobilier, face à une ville de plus en plus soumise aux logiques touristiques et foncières. À ce stade, les électeurs aigues-mortais n’ont pas à choisir entre des projets de société, mais entre différentes variantes d’une même orientation politique.

  • Le chantier de réhabilitation de la Mobil à Frontignan touche à sa fin

    Le chantier de réhabilitation de la Mobil à Frontignan touche à sa fin

    Après des années de lutte et de négociations avec l’industriel, la réhabilitation environnementale du site de l’ancienne raffinerie Exxon-Mobil de Frontignan, exploitée par la société pétrolière et gazière américaine pendant plus de 80 ans jusqu’à son démantèlement en 1986, a débuté en 2022. Pris en charge par Esso, devenu il y a quelques mois North Atlantic, cet énorme chantier de dépollution à plus de 60 millions d’euros – un des plus gros d’Europe – a consisté à excaver 11 hectares de terres impactées par des hydrocarbures et des métaux lourds. Il touche aujourd’hui à sa fin.

    170 000 m3 de terres excavées

    Après avoir été déplacée pour la 16e fois le 28 octobre dernier, l’immense tente gonflable de 120 m de long par 50 m de large et 16 m de haut, « dispositif unique au monde destiné à limiter les émanations d’odeurs d’hydrocarbures », a été déplacée pour la dernière fois le 7 janvier afin d’accueillir la dernière ligne droite d’un chantier qui s’achèvera début mars. « 170 000 m3 de terres auront ainsi été excavées de 1 à 4 m de profondeur, dont 85 000 m3 auront été évacués hors site » vers des centres agréés, indique la Ville de Frontignan dans un communiqué. Suivront trois mois de démantèlement (démontage de la tente gonflable, de la tente conventionnelle utilisée pour le criblage et le stockage des terres, de l’unité de traitement des eaux, de la base-vie, nivellement final et repli des engins de chantier… )

    « L’achèvement prochain de ce chantier hors-norme marque une étape majeure pour Frontignan-la Peyrade », déclare le maire de la commune, Michel Arrouy (PS). « Après des décennies d’attente, ce site emblématique de notre histoire industrielle va enfin être dépollué, dans des conditions exemplaires et intégralement prises en charge par l’industriel responsable. C’est un soulagement pour les habitants et une réussite collective. Nous pouvons désormais nous projeter vers l’avenir », se réjouit l’édile. Une fois les terrains restitués à la commune, l’heure sera en effet à la reconversion du site, qui « ouvrira la voie à un projet structurant pour le territoire, avec le déplacement de la gare, la création d’un pôle d’échanges multimodal et l’accueil d’activités économiques tournées vers la transition écologique », précise Michel Arrouy.

  • [Entretien] Élie Cordier : « Contribuer à faire entendre la voix des Haut-Alpins »

    [Entretien] Élie Cordier : « Contribuer à faire entendre la voix des Haut-Alpins »

    La Marseillaise : Comment avez-vous reçu l’annonce de l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes
    du Sud le 7
     février ?

    Élie Cordier : Je considère l’arrivée de La Marseillaise dans les Hautes-Alpes comme une excellente nouvelle pour le pluralisme de l’information et pour la vitalité du débat démocratique local. Dans un contexte où la presse régionale est souvent fragilisée, l’extension d’un journal engagé dans le traitement approfondi des enjeux sociaux, territoriaux et humains est un signal positif. Nos territoires de montagne ont trop souvent le sentiment d’être relégués à la marge de l’actualité régionale. Le regard singulier que porte La Marseillaise, attentif aux réalités du terrain, aux acteurs locaux et aux enjeux de long terme, peut contribuer à mieux faire entendre la voix des Haut-Alpins. C’est aussi une opportunité de nourrir un débat public plus exigeant, plus nuancé, loin des raccourcis et des polémiques stériles. À l’heure où les citoyens attendent des réponses concrètes et crédibles, la diversité des regards médiatiques est indispensable.

    Quels thèmes, aspects et enjeux spécifiques aux Hautes-Alpes
    et à la ville de Gap vous paraissent importants à traiter ?

    É.C. : Les Hautes-Alpes sont confrontées à des défis structurels majeurs : l’accès aux services publics, la démographie, l’attractivité économique, la mobilité, mais aussi la transition écologique dans un territoire de montagne fragile. À Gap, ces enjeux prennent une dimension très concrète dans le quotidien des habitantes et des habitants.

    Le dynamisme du centre-ville, la sécurité, le logement, l’accès à la santé, la place de la jeunesse et le soutien au tissu associatif sont des sujets centraux. Ils doivent être traités sans caricature, en tenant compte des contraintes réelles des collectivités, mais aussi des attentes légitimes de la population.

    Il me semble également essentiel de parler du rôle de Gap comme ville pivot du département, capable de coopérer davantage avec les communes voisines et les autres institutions. C’est cette capacité à penser le territoire dans son ensemble qui conditionnera notre avenir collectif.

    Les Jeux olympiques vont marquer l’actualité jusqu’en 2030.

    Quelle est votre perception
    de ce sujet et quel traitement journalistique en attendez-vous
     ?

    É.C. : Les Jeux olympiques à venir constituent un événement majeur, mais ils ne doivent pas être abordés uniquement sous l’angle de la communication ou de l’exceptionnel. Pour un territoire comme le nôtre, l’enjeu est d’abord de comprendre ce que ces Jeux peuvent laisser durablement : en matière d’équipements, d’emploi, de pratiques sportives et d’aménagement du territoire.

    J’attends du traitement journalistique qu’il soit à la fois exigeant et ancré dans le réel : quels investissements, pour quels usages, avec quels impacts sociaux et environnementaux ? Comment associer les habitants et les acteurs locaux à ces projets ?

    Les Jeux peuvent être une opportunité, à condition qu’ils s’inscrivent dans une vision de long terme, au service du territoire et non l’inverse. C’est ce regard critique, constructif et indépendant que j’espère voir porté dans le débat public.

  • La gauche olympienne aux abonnés absents

    La gauche olympienne aux abonnés absents

    Emerson blessé, Benjamin Pavard suspendu, la défense était la principale ligne impactée par les absences.

    S’il maintenait le trio axial de Lens, Roberto De Zerbi redistribuait les rôles, des pistons, avec Timothy Weah à gauche notamment. Un côté gauche qui, dans l’entame de la rencontre, devait être le talon d’Achille olympien. Carlos Forbs se jouait régulièrement de Facundo Medina. Alors qu’au milieu, qui devait être la clé du match selon Ivan Leko, son meneur Alexandar Stankovic avait le contrôle du trousseau, face à Pierre-Emile Höjbjerg en mal d’inspiration.

    Le flanc gauche était défaillant sur toute la ligne. Avec Hamed Traoré et Timothy Weah qui n’arrivaient pas à passer. Tandis que côté droit, l’OM existait. Mais n’arrivait pas à trouver l’ouverture. Ou achoppait sur Simon Mignolet. Surtout au retour des vestiaires, alors que les Olympiens misaient tout sur l’attaque.

    La seconde période était presque à sens unique. Avec des Marseillais assiégeant et des Belges qui trouvaient les ressources pour inscrire un troisième but qui devait leur signifier la fin de l’aventure.

  • Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Samedi dernier sur le complexe de la Boule Diplomate de Saint-Victoret, les directeurs de jeu étaient conviés de participer à une journée, dont l’ordre du jour avait pour objectif une session de remise à niveau. Une journée de recyclage afin de se mettre en conformité avec les derniers points de la réglementation.

    Vingt-huit arbitres, soit l’essentiel du contingent à la tenue rayée, parmi lesquels deux arbitres nationaux se sont donc retrouvés autour du président Patrick Fara accompagné de membres du Comité, mais aussi des responsables de la commission des Jeunes, susceptibles de tenir des rôles de délégués lors des divers championnats.

    En ouverture et après avoir remercié les présents, le président Patrick Fara a fait une introduction avec les bons moments passés et à prévoir, il a parlé du règlement et fait les recommandations nécessaires et les obligations qui impliquent le corps arbitral lors de leur présence sur les concours du calendrier, pour lesquels ils sont désignés.

    Le président apportant une précision plus particulière concernant le Mondial La Marseillaise à pétanque, afin que l’épreuve phare de la pétanque locale puisse compter sur le maximum d’arbitres des Bouches-du-Rhône.

    C’est ensuite Christine Gross, arbitre nationale, qui a pris la main, pour diriger cette session de remise à niveau. Elle s’est chargée de répondre aux questions des arbitres sur le règlement. Michel Allari l’a soutenue sur les principes énoncés. Patrick Paul, Yasmina Manessour et Michel Borghino se sont exprimés et ont donné leur avis sur le souhait du Comité bouliste 13. Le débat fut constructif et s’est même poursuivi au-delà de l’heure du repas.

    Dans la foulée et pour conclure cette journée conviviale, les participants pouvaient s’engager dans un concours au concept bien particulier. Un concours sur trois parties au temps de 45’. La particularité c’est qu’il fallait disputer en alternance une mène au Jeu provençal et l’autre à pétanque… Pour le plaisir nous dirons ! Histoire de parodier Hervé Léonard.