Author: tecnavia

  • Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    C’est l’événement référence dans le monde de la nage en eau libre. La 28e édition du Défi Monte Cristo se déroulera sur deux week-ends de courses du 5 au 7 juin et les 13 et 14 juin, en partant du lieu emblématique du château d’If pour une arrivée prévue sur les plages du Prado. « On a plus de 10 000 nageurs inscrits », a lancé Dominique Lena, fondateur de la course, entouré de Ludovic Pernay, vice-président de la Région sud en charge des sports et d’Éric Mery, adjoint au maire de Marseille, délégué aux sports. « On veut garder cette même rigueur même au bout de 28 éditions, c’est beaucoup de travail mais surtout un immense plaisir », insiste Dominique Lena, ancien joueur du CNM.

    Philippe Lucas, parrain

    de l’édition

    Un des plus grands entraîneurs de natation, qui a lancé Laure Manaudou dans le grand bain, Philippe Lucas sera le parrain de cette 28e édition pour le plus grand plaisir de l’ex-poloïste : « Ça faisait quelques années que je pensais à lui, c’est un grand honneur pour nous de l’avoir pour cette édition. C’est un grand monsieur de la natation qui en plus entraîne à Martigues actuellement. »

    Une 28e édition particulière puisque pour la deuxième fois, le Défi Monte Cristo s’étend sur deux week-ends. Un nouveau pari pour les organisateurs après la réussite de l’année dernière autant le plan économique que sur les plans social et sportif : « Pour ce format de cinq jours, les participants sont au rendez-vous, à nous maintenant d’y être et d’arriver à fournir une belle prestation d’organisation », déclare Dominique Lena.

  • Un tableau dense et ambitieux pour l’Open Féminin de Marseille

    Un tableau dense et ambitieux pour l’Open Féminin de Marseille

    Varvara Gracheva, double tenante du titre, n’inscrira pas son nom une troisième fois consécutive au palmarès de l’Open Féminin de Marseille. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche au mois de mars, la n° 3 française sera donc absente de cette 28e édition, qui se tiendra du 1er au 5 juin sur les courts du Tennis Club de Marseille, dans le 8e arrondissement.

    La présence de Sarah Rakotomanga (20 ans), 153e mondiale au classement WTA et n° 6 française, vient toutefois atténuer ce forfait de marque. « C’est une jeune femme bourrée de talent », lance Jocelyne Giraldi, la directrice du tournoi, persuadée que la gauchère native d’Antsirabe, sur l’île de Madagascar, est une « joueuse en devenir ». C’est d’ailleurs l’une des grandes vocations de l’Open Féminin de Marseille, qui a vu éclore certaines des meilleures tenniswomen de la planète, à l’instar de la Tunisienne Ons Jabeur, l’Italienne Jasmine Paolini ou le Graal tricolore, comme Amélie Mauresmo, Caroline Garcia et Alizé Cornet.

    Potentielles surprises

    Parmi les prétendantes au titre, Yelyzaveta Kotliar, finaliste de la dernière édition, sera à surveiller de près. L’Ukrainienne de 19 ans, pensionnaire de l’Elite Tennis Center à Cannes, a fait un sacré bond au classement depuis sa belle prestation face à Varvara Gracheva l’année passée. Vainqueure de son premier match sur le circuit principal lors de l’Open du Maroc au mois de mai, elle a désormais atteint la 442e place mondiale.

    « J’ai hâte de voir les progrès qu’elle a faits depuis sa dernière visite chez nous. C’est une belle joueuse, bagarreuse dans le bon sens du terme et qui ne lâche rien. Elle va donner du fil à retordre aux grandes habituées », prévient Jocelyne Giraldi, ancienne conseillère technique régionale à la Ligue de Provence. Cette dernière peut également compter sur la participation de Margaux Rouvroy, titrée sur la terre battue marseillaise en 2023 et récemment lauréate de deux compétitions sur le circuit secondaire (ITF).

    Par ailleurs, l’Open Féminin de Marseille faisait partie jusqu’en 2017 du nombre très restreint des tournois « ITF » féminins disputés en France. Il n’y a désormais plus 100 000 dollars en jeu, mais il reste l’un des rendez-vous les plus prisés dans l’Hexagone.

    ET AUSSI

    Tournoi multi-chance qualificatif

    Entre deux et quatre places seront disponibles après la phase de qualification, qui se déroulera sous la forme d’un tournoi multi-chance. Ce format permet aux prétendantes d’être assurées de disputer a minima trois matches lors des deux premiers jours de la semaine. « Ça permet également de faire participer et de donner une chance aux jeunes joueuses de la région », souligne Arnaud De La Beaumelle, président du Tennis Club de Marseille.

    Ateliers, actions et conférences

    Plusieurs événements se tiendront tout au long de la semaine autour du tournoi : une exposition sur les talents du Tennis Club de Marseille, l’accueil d’enfants des écoles des 6e et 8e arrondissements, deux conférences sur la place des femmes dans le sport et une immersion dans le monde des malentendants. Comme lors de chaque édition, l’Open Féminin de Marseille organise une tombola caritative au profit de l’association Sourire à la Vie, en hommage à Frédéric Chollet, membre du club, fondateur du Sport & Business Club.

  • Emmanuel Macron veut la ligne très haute tension à Fos d’ici 2029

    Emmanuel Macron veut la ligne très haute tension à Fos d’ici 2029

    La volonté de l’État de voir la ligne aérienne très haute tension (THT) entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer se concrétiser n’est plus à prouver. Moins de deux semaines après l’annonce du lancement de l’instruction de la demande de déclaration d’utilité publique (DUP) pour ce projet controversé, Emmanuel Macron a affirmé, lors de la réunion de l’équipe de France de l’électrification : « Cet axe est nécessaire. Nous devons donner un signal clair pour fournir la visibilité aux industriels qui veulent investir et tout mettre en œuvre pour que cette ligne soit en service d’ici 2029 pour faire face aux augmentations de consommation et permettre l’électrification des industries présentes et à venir. »

    Une déclaration saluée par les industriels et entreprises investis dans la démarche « Provence, Fabrique des possibles ». Stéphane Bergamini, délégué général de France Chimie Méditerranée présent lors de cette journée organisée à l’Élysée, se réjouit : « C’est un soutien politique essentiel qui apporte un horizon positif, (…) une véritable trajectoire, une vision du chef de l’État. »

    Tout en plaidant pour une accélération des délais de raccordement, le président de la République a précisé : « Ça ne se fera qu’en bonne concertation et coopération avec les territoires. » Or, du côté du Pays d’Arles, cette ligne de 400 000 volts provoque une levée de boucliers. Le collectif THT 13/30 milite pour une solution plus respectueuse des zones naturelles traversées, semi-enterrée, plus longue et plus coûteuse à mettre en œuvre que le projet porté par RTE.

    Cinquante implantations d’entreprises

    Suite à l’abandon de la giga-usine de photovoltaïque Carbon, dont les besoins étaient estimés à plus de 1,2 TWh d’électricité, l’organisation représentant 36 associations a repris à son compte « l’expression du président de la CCI du Pays d’Arles qui annonçait récemment que “si l’on continue comme cela, nous aurons les pylônes mais pas les industriels” ».

    Isabelle Campagnola-Savon, en charge de l’économie à la Région, balaie : « Carbon n’est pas l’entreprise qui avait besoin d’une capacité importante en électricité, à l’inverse de GravitHy. »

    Stéphane Bergamini abonde : « Carbon n’est pas l’arbre qui cache la forêt. Ce n’était qu’un petit projet dans une myriade de projets qui bénéficient d’un appui collectif. » La préfecture des Bouches-du-Rhône cite notamment en exemple le projet Mistral porté par Marcegaglia, visant à produire plus de 2 millions de tonnes d’acier bas carbone d’ici 2028. Le sidérurgiste a d’ores et déjà passé commande auprès du groupe Danieli pour 450 millions d’euros d’équipements.

    « Aujourd’hui, notre territoire est en train d’opérer sa mue, poursuit le délégué général de France Chimie Méditerranée. Nos besoins en électricité sont forts : on a plus de 50 projets d’implantations pour plus de 20 milliards d’investissements, avec 60 000 emplois directs et indirects à la clé à l’échelle de la région. L’industrie existante a aussi des besoins. Si je parle de la filière chimie, on est dans une trajectoire de décarbonation très forte avec des projets électro-intensifs comme Ineos à Lavéra qui va basculer vers de nouveaux procédés. »

    Les besoins de puissance électrique liés à la réindustrialisation de la zone Fos-Berre et à sa décarbonation, consolidés par RTE, s’élèvent à 5 à 6 GW de puissance complémentaire (à comparer aux pointes d’appel de puissance de l’ensemble de la Région estimées entre 5 et 8 GW).

  • Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Le Draguignan Var Handball se rapproche des hautes sphères du handball français. Le DVHB a obtenu, sur le parquet, le droit de monter en Proligue, le deuxième échelon national. Les Varois ont remporté la poule fédérale de Nationale 1, un championnat spécial où chaque équipe peut espérer être promue. Sauf qu’accéder au monde professionnel ne se décide pas seulement ballon en main. Le 15 mai, le club a envoyé son dossier à la Ligue Nationale de Handball (LNH) pour valider sa promotion.

    Sébastien Mercère, manager général, revient sur cette saison jamais vue dans l’histoire de son club. « En un mot, c’est historique. Aujourd’hui, amener cette ville, ce territoire à finir première équipe en N1 Elite, c’était forcément rêvé. On est simplement à la place qu’on s’était fixée il y a maintenant 4 ans, quand on a atteint le niveau Nationale 1. Aux yeux du handball en tout cas, c’était quelque chose, à mon avis, d’un peu invraisemblable et impossible », décrit-il.

    Une ascension rapide pour l’entité varoise, qui a débarqué en N1 Elite la saison dernière. Après une 5e place lors de l’an 1, elle a tout dévasté sur son passage en étant championne… quatre journées avant la fin du championnat. Ce cap franchi est notamment dû à l’expérience engrangée ces dernières années. Le club a accueilli des joueurs expérimentés et de grand talent, comme Kader Rahim (ex-Nîmes) ou encore Igor Anic, passé par Montpellier, Kiel et multi-médaillé avec l’équipe de France. « Il y a aussi eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Nikola Vojinovic, qui nous a rejoints. Moi, je passais mon poste d’entraîneur, parce que j’étais jusqu’alors le manager général et l’entraîneur en même temps. Il fallait à un moment donné que je trouve quelqu’un pour prendre le relais et me permettre de me dégager du temps », détaillait Sébastien Mercère.

    Les prochains jours vont donc être décisifs pour les Dragons. Le 2 juin, une visioconférence se tiendra entre le club et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore. Une semaine plus tard, le 9, tous les clubs seront avertis si leur dossier est accepté en l’état.

    Plusieurs critères

    et un million d’euros

    Mais quel doit être le contenu de ce fichier ? Plusieurs garanties doivent être apportées. « Elles sont sur pas mal de plans. C’est vrai que le plus important, c’est l’argent. Il faut un budget de fonctionnement qui est de minimum 1,1 million d’euros. C’est une marche compliquée pour beaucoup de clubs qui veulent monter, même pour ceux qui veulent y rester, certains ont du mal à les collecter. C’est un gymnase qui doit être aux normes, c’est de la logistique, ce sont des salariés. Il faut densifier et professionnaliser tous les axes, pour pouvoir répondre à ce nouveau monde », énumère Sébastien Mercère.

    Le dossier varois est complet, mais il y a toujours l’incertitude de la bonne compréhension des attentes. « Ces gens ont une réflexion sur l’élaboration et la structuration d’un club qui n’est pas la même que la Fédération Française de Handball. En quelques semaines, il faut réussir à les comprendre et c’est vrai que ce n’est pas évident. Ils sont très frileux et c’est normal. C’est l’image du handball qui en pâtit derrière. Ils ont peur de faire monter des équipes qui peuvent à tout moment reproduire ce que Vénissieux, Villeurbanne, Bordeaux ont fait. »

  • Catherine Chabaud inaugure la salle opérationnelle du Cross Med et annonce un décret sur la sécurité maritime

    Catherine Chabaud inaugure la salle opérationnelle du Cross Med et annonce un décret sur la sécurité maritime

    La campagne de sécurité des loisirs nautiques a débuté il y a trois semaines en Méditerranée. Et comme chaque année, les enjeux sont importants dans une zone de 115 000km² et de plus de 2 000km de côtes qui connaît une recrudescence des opérations (+13% l’été dernier, +6% sur l’année) et des alertes en mer (5 700 en 2025, année record) eu égard à l’augmentation du nombre d’usagers et de pratiques.

    C’est pourquoi le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) renforce ses capacités de surveillance avec la création d’une nouvelle salle opérationnelle, inaugurée par la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, mardi. Un outil doté d’un « espace dédié à la gestion de crise et à la décision, permettant d’être en lien avec les différents échelons et les préfectures », et « de garantir la continuité opérationnelle en menant de front plusieurs opérations », explique Christophe Lenormand, directeur interrégional de la mer Méditerranée.

    Priorité à la prévention

    Grâce à cette salle, dotée de 8 postes, il devient possible de traiter jusqu’à 60 opérations par jour. Et les capacités peuvent augmenter si besoin grâce à une seconde salle – affectée en temps normal à la formation – dotée de trois postes, qui prend le relai des opérations courantes en cas de passage en plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec), en situation d’urgence.

    Après cette inauguration et une démonstration d’hélitreuillage par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), Catherine Chabaud s’est exprimée au sujet des grandes priorités de la saison. Avec, comme premier volet, celui de la prévention et du développement de la « culture du risque », particulièrement d’actualité après un week-end de la Pentecôte marqué par au moins sept décès dus à des noyades. Objectif : sensibiliser aux dangers et aux bonnes pratiques (connaissance de son matériel, surveillance météo, moyens de secours à bord…). Pour prendre conscience que « le risque zéro n’existe pas », mais aussi pour prévenir la saturation des équipes de secours « pour des situations qui ne nécessitent pas qu’on mobilise ces moyens, alors qu’à côté, il va peut-être y avoir des gens vraiment en danger ».

    Une démarche largement déployée par la campagne de sécurité des loisirs nautiques à travers plusieurs modalités (patrouilles en mer et auprès des commerçants du domaine tels que les loueurs de bateaux, messages préventifs sur différents supports comme les panneaux d’affichage municipaux et autoroutiers, guides de bonnes pratiques…), et la coopération de nombreux acteurs (collectivités, services de sécurité…).

    Un décret avant une loi

    Après la prévention, la sanction. La ministre a annoncé la promulgation prochaine (pour application cet été) d’un décret relatif, entre autres, à la consommation d’alcool, de stupéfiants, et aux défauts de maîtrise des engins. En substance, il s’agit d’un durcissement et d’une multiplication des contrôles, qui seront déclenchés à la vue « d’un bateau dont la trajectoire laisse penser qu’il n’y a pas une totale maîtrise de l’engin », y compris des dépistages drogues et alcool, pour l’instant trop rares.

    Dans cette optique, Catherine Chabaud prévoit d’aller plus loin, en étendant ces dispositions au projet de loi Ripost, contre les incivilités du quotidien, voté ce mardi au Sénat. La députée de Gironde Sophie Panoncle (Ren.) porte aussi ce combat en proposant la création d’un crime d’« homicide maritime », après la mort de Benjamin, 8 ans, l’an dernier à Arcachon, fauché par un pêcheur positif aux stupéfiants alors qu’il pratiquait la planche à voile. Un projet de loi en procédure accélérée qui pourrait être adopté d’ici décembre.

  • Les planctons à l’origine de la fermeture des plages de la Côte Bleue

    Les planctons à l’origine de la fermeture des plages de la Côte Bleue

    C’est un phénomène « un peu impressionnant », admet la directrice du Parc marin de la Côte Bleue Marie Bravo-Monin, simplement « lié au printemps et aux conditions météorologiques exceptionnelles ». Ce week-end, les communes de Martigues, Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet et Ensuès-la-Redonne ont pris des arrêtés interdisant la baignade à la suite de « blooms planctoniques ». Ces phénomènes ne sont associés à aucune « toxicité connue », précise l’Agence régionale de santé (ARS).

    Ce sont deux prises en charge pour cause de démangeaisons sur les plages de La Saulce et Sainte-Croix qui ont donné l’alerte. « C’est les symptômes d’une petite algue tropicale, l’Ostreopsis ovata qu’on a sur le littoral mais dont on a jamais dépassé les seuils réglementaires », explique Marie Bravo-Monin. Les pompiers ont ensuite évacué les deux rives martégales de manière préventive.

    « Les villes riveraines ont préféré prendre leur précaution puisqu’on était un jour férié et qu’il était complexe d’avoir des réponses dans l’immédiat », explique le maire d’Ensuès Michel Illac (DVG). Le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône a néanmoins immédiatement écarté toute pollution chimique.

    Ce mardi, les mairies d’Ensuès-la-Redonne, de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins ont finalement rouvert leurs plages à la baignade. « Les résultats des analyses confirment à la fois l’absence de pollution organique (que l’on pensait liée à l’algue tropicale Ostreopsis ovata) ainsi que l’absence de pollution chimique », affirme Michel Illac. La Ville de Martigues a quant à elle engagé une analyse bactériologique des eaux en interne, dont les résultats ne sont pas encore connus. Les plages restent donc fermées.

    Une situation d’anoxie

    S’agissant du bloom planctonique, la directrice du Parc marin de la Côte Bleue explique : « On se retrouve dans des conjonctions de courantologie, avec de l’eau qui s’est réchauffée très rapidement, ce qui engendre la prolifération du plancton. Ce n’est pas anormal pour la période d’avril/mai. Là, c’est d’autant plus important au vu des températures et de l’absence de vent, qui engendre moins de brassage de cette masse d’eau qui se stratifie et devient donc toute verte à cause de l’anoxie des planctons. Ce qui mousse, c’est la décomposition de ces éléments. »

    Pas de pollution, donc, mais un phénomène naturel amplifié par les conditions météorologiques. Les relevés montrent qu’une présence de planctons jusqu’à 40 mètres de profondeur. « D’où l’importance du mistral », glisse Marie Bravo-Monin.

  • Un dentiste au cœur d’une vaste escroquerie à la CPAM

    Un dentiste au cœur d’une vaste escroquerie à la CPAM

    Un chirurgien-dentiste marseillais de 37 ans comparait aujourd’hui et jusqu’à vendredi devant la 6e chambre correctionnelle, accusé d’escroquerie en bande organisée et blanchiment. Les malversations présumées commises entre septembre 2020 et février 2023 du docteur Mohamed Cherif, associé au sein d’un cabinet du quartier de Saint-André (16e), ont été révélées fin 2022 par une mutuelle intriguée que ce dentiste ait pu poser 35 couronnes sur un patient de 36 ans, dont à deux reprises sur 13 dents. La Caisse primaire a alors passé au crible un panel de 279 patients et découvert une facturation systématique et répétée de plusieurs prothèses, souvent sur une même dent ou de la bouche entière de patients parfois très jeunes. Les 100 assurés les plus facturés à tort représentaient 11 246 actes et forfaits. La CPAM a établi son préjudice total à 2 660 658 euros.

    L’enquête de la brigade financière n’a pas détecté de délabrement volontaire comme ce fut le cas pour les dentistes Guedj, père et fils, condamnés définitivement en 2023 à 5 ans et 8 ans de prison ferme pour la mutilation de 374 patients. Certains patients n’ont jamais subi de soins et ne connaissaient même pas le dentiste. Des patients ont reçu des soins cotés avec la carte Vitale d’une autre personne. Des bénéficiaires de la CMU ont reçu des soins normalement non remboursés mais que le dentiste cotait par assimilation en soins remboursables.

    Le praticien le plus remboursé de France

    Le montant des honoraires du dentiste a explosé, passant de 451 000 euros en 2019 à 1 314 000 euros en 2021. À tel point que le dentiste figurait au premier rang national pour le remboursement moyen par patient. Une seule patiente a porté plainte en 2023 découvrant des consultations pour prothèse dentaire du dentiste qu’elle n’avait jamais vu. Tous ses actes fictifs ont été facturés 34 743 euros.

    Porsche Panamera saisie

    L’épouse, chirurgien-dentiste aussi, disait tout ignorer des malversations de son époux. Le couple possédait cinq voitures dont une Porsche Panamera que la justice a saisie avec 376 000 euros en bijoux, vêtements, articles de luxe, une sculpture et deux appartements pour 740 000 euros. Le dentiste estimait dépenser 15 000 à 20 000 par mois en bijoux, montres, cadeaux, hôtels, vacances.

    La CPAM évoquait des « situations probables de partages d’honoraires » entre le dentiste et des patients. Ces derniers ont réfuté toute entente, se disant très étonnés du nombre de soins supposés effectués, totalement irréaliste. Ils disaient présenter leur carte Vitale au dentiste quand il la demandait. Plusieurs patients disaient avoir perçu des virements du dentiste qui leur avait demandé de lui rendre service en encaissant des chèques contre des espèces. Une femme homonyme du dentiste lui aurait apporté une trentaine de cartes vitales dont celles de 9 membres de sa famille, soit un préjudice total pour la CPAM de 583 000 euros.

    En audition, le praticien a expliqué avoir découvert un jour qu’après avoir coté par erreur deux fois un même acte, il avait été payé deux fois et n’avait jamais reçu de réclamation de la CPAM. Il soutenait avoir voulu aider des patients bénéficiaires de la CMU qui affluaient avec le bouche à oreille, en leur faisant bénéficier de soins non pris en charge en les cotant par assimilation comme des actes remboursés ou en cotant des soins au nom d’un autre membre de la famille. Mais plus ses revenus augmentaient, plus ses charges fiscales aussi, ce qu’il n’avait pas anticipé, d’où la spirale. Il était aussi souvent absent après avoir eu le Covid et après une opération du dos, ce qui l’avait amené à toujours plus facturer, entrant ainsi dans un engrenage qui l’avait dépassé. Il estimait toutefois ne pas s’être tant enrichi que cela.

    « verbatim »

  • La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    Un son reconnaissable entre mille. Dans la salle Aimé-Tabarant, à la Maison des arts de combat d’Aix-en-Provence, les armes des fleurettistes de l’équipe de France claquent entre elles. Des bruits métalliques à intervalles réguliers rythment cette matinée d’entraînement. Sept tireuses et six tireurs tricolores sont, cette semaine, en stage dans la région afin de préparer les deux échéances de l’été : les championnats d’Europe en France et les Mondiaux de Hong Kong. Parmi eux, Maxime Pauty, Ysaora Thibus ou encore Pauline Ranvier, mais pas Anita Blaze, licenciée à Aix et absente ce jour.

    Camille Leprince, président de l’Escrime Pays d’Aix (EPA), est ravi de recevoir ces athlètes jusqu’à la fin du mois. Une preuve de la reconnaissance de son club. « C’est toujours un plaisir d’accueillir l’équipe de France. C’est bien pour les jeunes du club aussi, qui voient de grands champions comme eux. » Il poursuit : « Ils s’entraînent à l’année à l’Insep, mais lorsqu’ils veulent changer d’air il n’y a pas énormément d’endroits. Nous avons une salle neuve, toute équipée, avec la climatisation donc c’est parfait pour eux. » Outre les Bleus, Aix-en-Provence a déjà été l’hôte de stages des Américains ou encore des Australiens.

    Maxime Pauty, champion olympique par équipes à Tokyo, est l’un des plus expérimentés du groupe France. Lui à l’habitude de s’entraîner dans les Bouches-du-Rhône, avec plusieurs venues par saison. « Je viens 5-6 fois dans l’année, tout seul, pour venir m’entraîner ici et parfois j’en profite aussi pour rencontrer les enfants, passer un peu de temps avec eux. Moi, c’est un club que j’affectionne particulièrement, c’est un endroit où on est toujours bien reçu, les infrastructures sont superbes, donc on se sent bien à chaque fois », décrit le Parisien, qui voit le PSG s’imposer 4-0 en finale de la Ligue des Champions, samedi.

    Ce mardi, à midi, les tireurs ont rangé leurs tenues blanches ornées du drapeau français sur la cuisse gauche. Une petite cérémonie était organisée par le club et la Ville pour les présenter et les accueillir officiellement. « Nous avions à cœur de faire ce stage avant les championnats d’Europe. Le cadre est différent pour se préparer », explique Emeric Clos, le coach des hommes. Entraîneur des féminines, Yann Detienne était également heureux du déplacement dans les Bouches-du-Rhône. « Si on veut être bien accueilli, on sait que l’on peut venir à Aix », dit-il dans un sourire. Leur salle d’entraînement, à l’étage de la Maison des arts de combat, est mise à la disposition des Bleus et du club par la mairie. Dix pistes où l’on entend à foison le fameux « En garde, prêts, allez ! », pour lancer chaque touche d’un face-à-face.

    Sortir de la routine

    de l’Insep

    Pour Maxime Pauty, ces stages sont nécessaires pour s’éloigner de sa zone de confort et se préparer à toutes les éventualités lors des grands championnats. « Ça change de la routine de l’Insep. Le fait de venir ici, on ne se demande pas ce qu’on va manger, s’il faut aller faire les courses. On coupe avec les études, avec le travail pour ceux qui travaillent. C’est ça l’objectif, de nous mettre dans une petite bulle, on est dans l’inconfort au niveau de l’entraînement, c’est-à-dire qu’on va puiser dans nos réserves, mais par contre, on est dans le confort sur tout le reste, c’est-à-dire qu’on lâche prise et on se laisse guider par les entraîneurs et par le staff. »

    L’équipe de France de fleuret aura à cœur de briller face à « un public français qui répond toujours présent ». Les fleurettistes tricolores seront en piste les 17 et 18 juin en individuel puis retrouveront la compétition les 20 et 21 pour les deux épreuves par équipes. La course aux podiums continentaux passe donc par Aix-en-Provence.

  • Le président en appelle à la fée électricité

    Le président en appelle à la fée électricité

    « Produire, raccorder, électrifier, réindustrialiser. » C’est sur cette méthode qu’Emmanuel Macron entend rassembler son « équipe de France de l’électricité ». Étaient réunis autour du président et des ministres concernés plus de 200 chefs d’entreprise, d’organisations professionnelles du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie au palais de l’Élysée ce mardi. « L’électrification est un combat contemporain et une stratégie pour notre pays pour être plus indépendant, plus compétitif, créer davantage d’emplois sur le pays et décarboner », appuie le président de la République à la tribune.

    « L’actualité nous rappelle ô combien, ce qui se joue est important pour le pays et combien nos dépendances en particulier à l’égard des énergies fossiles peuvent nous fragiliser dans des dérèglements géopolitiques », renchérit-il alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber le cours du brut. Une problématique déjà soulevée lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a mis en exergue la dépendance des États européens vis-à-vis de la Russie.

    « Sur l’électrification, il faut vraiment ne pas voir la géopolitique de ce monde pour ne pas comprendre, entendre, une bonne fois pour toutes que la dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse terrible pour le peuple français, pour notre économie », a abondé le Premier ministre à l’Assemblée nationale quelques heures plus tard. « Il faut pivoter vers le tout électrique », insiste-t-il face à la représentation nationale.

    Réduire la consommation d’énergie fossile

    Cette grand-messe élyséenne s’est tenue un mois après la publication par le gouvernement d’un plan de 22 mesures visant à relancer la consommation d’électricité en France. Et pour cause, le chef de l’État ambitionne à travers la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de réduire la consommation d’énergie fossile qui est de 60% actuellement dans le pays à 30% à horizon 2035. Et, a contrario, faire passer la consommation d’électricité de 27% actuellement à 38% en 2035 à la faveur d’une production nucléaire ou renouvelable (biomasse, gaz renouvelable, chaleur fatale, géothermie, hydrogène naturel). Cela pourra notamment être réalisé par la construction de nouvelles lignes électriques comme celle de Fos dont le président envisage « une mise en service d’ici 2029 » (lire ci-contre).

    EDF ajoute 30 millions supplémentaires, soit 270 millions au total, à son plan dévoilé le mois dernier à l’occasion de ses 80 ans, visant à accélérer le passage à l’électrique pour les ménages les plus modestes et les petites entreprises. RTE a aussi annoncé un investissement de 8 milliards d’euros pour accélérer l’électrification des usages, quand Enedis avance le chiffre de 33 milliards d’euros d’investissements sur la période 2026-2030 pour augmenter les raccordements industriels et les infrastructures de recharge.

    Dans la foulée de cette réunion, l’Union sociale pour l’habitat (USH), publie un communiqué dans lequel le mouvement HLM dit planifier l’électrification d’un million de logements, sur les 5,4 millions que compte le parc social français. « La première phase de ce plan portera sur une priorisation de 700 000 logements individuels HLM dont le vecteur énergétique est actuellement carboné (gaz, fioul…) », assure l’USH.

    Les entreprises s’engagent à investir

    Le principal investissement annoncé vient du constructeur automobile Stellantis qui va produire à partir de 2029 une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse. Pour un total estimé à plus d’un milliard d’euros. « C’est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site », fait valoir le président.

    De son côté, Leclerc s’est engagé à mettre en place 10 000 points de charge dans ses enseignes d’ici 2030. Soit 7 000 en quatre ans pour un total de plus de 200 millions d’euros. Mais aussi d’intensifier l’électrification de ses transports, alors que « les trois-quarts des camions des coopératives régionales roulent déjà au HVO100, biocarburant qui réduit de 90% les émissions de gaz à effet de serre par rapport au diesel », appuie le groupe qui entend déployer quelque 2,3 milliards d’euros pour transformer son parc immobilier.

    REPÈRES

    240 000 bornes de recharge déployées d’ici 2030

    Les opérateurs « se sont engagés à déployer 240 000 bornes » de recharge supplémentaires pour les véhicules électriques, « dont 60 000 points de charge rapide et ultrarapide », d’ici 2030, a annoncé mardi Emmanuel Macron lors d’une réunion à l’Élysée sur l’électrification des usages énergétiques. « Ces bornes et ces annonces viendront compléter les plus de 185 000 bornes déjà en service pour atteindre notre objectif de 400 000 points de recharge ouverts au public en 2030 », a précisé le chef de l’État. Les voitures électriques ont représenté 28% des ventes début 2026 contre moins de 2% en 2017. Stellantis a annoncé dans la journée « investir plus d’un milliard d’euros » pour produire, à partir de 2029, une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse.

    Quand l’opérateur de recharge Electra prévoit l’investissement de 300 millions d’euros d’ici 2030 pour installer 1 000 points de charge ultra-rapides par an. D’autres investissements sont annoncés par Lidl France, Leclerc, Renault ou encore Enedis.

    35%

    C’est la part d’électricité dans la consommation finale d’énergie que le gouvernement entend viser d’ici 2035. Elle est actuellement de 27% dans le pays quand les énergies fossiles représentent 60% des usages en France. Une ambition détaillée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié en février.

    600 000

    C’est le nombre d’emplois qui devraient être « créés » ou « pérennisés » par le plan d’électrification du gouvernement, si l’on en croit Emmanuel Macron. Ce projet qui « embarque » 6 000 entreprises est un « grand plan industriel », insiste le président de la République depuis l’Élysée mardi.

  • L’énergie du monde d’après

    L’énergie du monde d’après

    Le défi climatique à relever aujourd’hui et pour les siècles à venir comme le blocage très conjoncturel du détroit d’Ormuz… Tout plaide pour en finir avec notre dépendance aux énergies fossiles et donc pour engager les transformations nécessaires à la décarbonation de l’économie.

    Cela implique de très grands investissements pour produire la quantité nécessaire d’électricité décarbonée à travers un mix d’énergies renouvelables et d’énergie nucléaire.

    Cela suppose aussi des infrastructures répondant à ces nouveaux besoins. C’est le cas de la ligne à très haute tension qui doit alimenter les industries 2.0 du golfe de Fos.

    Elle est indispensable à la décarbonation des industries actuelles comme à l’implantation d’usines du XXIe siècle. Les critiques qui lui sont adressées parce qu’elle va traverser des paysages comme ceux de la Camargue, peuvent être atténuées si des moyens sont mis pour l’enterrer sur des segments stratégiques.

    Service public

    Tout cela ne pourra se concrétiser dans notre région comme dans le reste du pays qu’avec une intervention publique forte et planificatrice.

    Le libre-échange, le « laissez faire laissez passer » est mortifère pour les projets de réindustrialisation écologique comme l’a démontré l’abandon du projet Carbon de giga-usine de production de panneaux photovoltaïques à Fos-sur-Mer faute de protection européenne.

    Un grand service public de l’énergie tourné vers la défense de l’intérêt général et la poursuite d’objectifs écologique est l’outil sine qua none d’une politique sérieuse en la matière.

    Sous Emmanuel Macron, on en est encore loin. C’est d’abord parce que les salariés de ce pays sont tenus à distance de ces enjeux qui les concernent directement.

    Pour paraphraser un grand homme, le monde d’après devra se définir par « tout le pouvoir aux travailleurs et l’électrification du pays ».