Author: tecnavia

  • L’excellence nationale en compétition au parc Chanot

    L’excellence nationale en compétition au parc Chanot

    Cette année, 70 lauréats défendront, devant près de 80 000 visiteurs, les couleurs de la région Paca dans la finale nationale de la plus grande compétition de savoir-faire professionnels. « En 2023, nous avons battu les Occitans et les Bourguignons », rappelle Renaud Muselier. C’est l’esprit combatif que le président (Ren) de la Région Sud accueille l’étape de ces « JO des métiers », qui doit conduire de jeunes talents à la finale mondiale qui se déroulera à Shanghai.

    Au-delà d’une vitrine de l’orientation et de la formation régionale, le show a pour objectif de « créer l’émulation, l’inspiration, chez tous les jeunes du territoire, précisait Renaud Muselier, c’est une opportunité unique de valoriser nos jeunes et de montrer que le Sud est une terre de réussite ». Dans un pays où « les diplômes sont très prédominants, complétait la présidente de Worldskills France, Florence Poivrey, notre mission est d’être des passeurs, des facilitateurs. Quand des ponts sont offerts ça donne des ailes ».

    Saïd Soumaila, qui a décroché le titre de champion d’Europe en 2023 dans la catégorie cuisine, en témoigne : « Je viens d’un milieu modeste et quand on manque de confiance en soi, être coaché, être reboosté par une équipe ça vous porte, c’est le truc en plus qui fait qu’on a envie de se dépasser, d’aller plus loin. » À 26 ans, le jeune chef est aujourd’hui gérant du restaurant Quai des saveurs à Avignon. « Un challenge, confie-t-il, car cette expérience a aussi changé ma perception du travail avec l’envie de voir plus loin que les fourneaux en cuisine ».

    Lors de ces trois journées d’épreuves où ils seront 800 à confronter leur maîtrise et leur savoir-faire, il faudra aux compétiteurs convoquer toute la préparation technique dont ils ont bénéficié. « Les professionnels qui sont impliqués à nos côtés nous transmettent leurs connaissances mais aussi leur passion », explique Thomas Zglinski, 33 ans, champion du monde 2013 en section maintenance aéronautique. « Il y a toute une préparation mentale, de gestion du stress, un tempérament qu’on conserve tout au long de sa carrière. Cela permet aux sociétés d’évoluer et de grandir à travers ces jeunes talents » précise l’Istréen qui a intégré les équipes de Dassault aviation.

    Créer des vocations

    Autant d’exemples qui ont inspiré les nouveaux candidats. Sorti du bac avec une mention très bien, Théo Moni qui a intégré le lycée hôtelier de Marseille et s’est inscrit au concours, prend attache avec Saïd. « Déjà ce concours a poussé les formateurs à me donner plus de tâches et de défis. Maintenant j’espère qu’il va m’ouvrir des portes et m’aider à développer ma capacité à m’adapter…et à transmettre à mon tour », espère le jeune cuisinier. L’excellence, c’est aussi « beaucoup d’émotion », indique Marie Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente de la Région et de Worldskills France depuis 2019, invite vivement à « assister à la compétition, ça se vit ! ». Nouveauté de cette édition, la fusion d’Abilympics France avec Worldskills France le 1er juillet 2024 découle sur la participation d’une quarantaine de candidats handicapés.

  • L’excellence nationale en compétition au parc Chanot

    Cette année, 70 lauréats défendront, devant près de 80 000 visiteurs, les couleurs de la région Paca dans la finale nationale de la plus grande compétition de savoir-faire professionnels. « En 2023, nous avons battu les Occitans et les Bourguignons », rappelle Renaud Muselier. C’est l’esprit combatif que le président (Ren) de la Région Sud accueille l’étape de ces « JO des métiers », qui doit conduire de jeunes talents à la finale mondiale qui se déroulera à Shanghai.

    Au-delà d’une vitrine de l’orientation et de la formation régionale, le show a pour objectif de « créer l’émulation, l’inspiration, chez tous les jeunes du territoire, précisait Renaud Muselier, c’est une opportunité unique de valoriser nos jeunes et de montrer que le Sud est une terre de réussite ». Dans un pays où « les diplômes sont très prédominants, complétait la présidente de Worldskills France, Florence Poivrey, notre mission est d’être des passeurs, des facilitateurs. Quand des ponts sont offerts ça donne des ailes ».

    Saïd Soumaila, qui a décroché le titre de champion d’Europe en 2023 dans la catégorie cuisine, en témoigne : « Je viens d’un milieu modeste et quand on manque de confiance en soi, être coaché, être reboosté par une équipe ça vous porte, c’est le truc en plus qui fait qu’on a envie de se dépasser, d’aller plus loin. » À 26 ans, le jeune chef est aujourd’hui gérant du restaurant Quai des saveurs à Avignon. « Un challenge, confie-t-il, car cette expérience a aussi changé ma perception du travail avec l’envie de voir plus loin que les fourneaux en cuisine ».

    Lors de ces trois journées d’épreuves où ils seront 800 à confronter leur maîtrise et leur savoir-faire, il faudra aux compétiteurs convoquer toute la préparation technique dont ils ont bénéficié. « Les professionnels qui sont impliqués à nos côtés nous transmettent leurs connaissances mais aussi leur passion », explique Thomas Zglinski, 33 ans, champion du monde 2013 en section maintenance aéronautique. « Il y a toute une préparation mentale, de gestion du stress, un tempérament qu’on conserve tout au long de sa carrière. Cela permet aux sociétés d’évoluer et de grandir à travers ces jeunes talents » précise l’Istréen qui a intégré les équipes de Dassault aviation.

    Créer des vocations

    Autant d’exemples qui ont inspiré les nouveaux candidats. Sorti du bac avec une mention très bien, Théo Moni qui a intégré le lycée hôtelier de Marseille et s’est inscrit au concours, prend attache avec Saïd. « Déjà ce concours a poussé les formateurs à me donner plus de tâches et de défis. Maintenant j’espère qu’il va m’ouvrir des portes et m’aider à développer ma capacité à m’adapter…et à transmettre à mon tour », espère le jeune cuisinier. L’excellence, c’est aussi « beaucoup d’émotion », indique Marie Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente de la Région et de Worldskills France depuis 2019, invite vivement à « assister à la compétition, ça se vit ! ». Nouveauté de cette édition, la fusion d’Abilympics France avec Worldskills France le 1er juillet 2024 découle sur la participation d’une quarantaine de candidats handicapés.

  • La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La grande récolte dans les supermarchés, c’est 10% de ce que nous distribuons à l’année. » Devant des membres de la Banque alimentaire, bénévoles, associations et entreprises, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, rappelle l’importance de cet événement. Ce lundi, une centaine de personnes se sont réunies dans la salle d’honneur du Département, à Marseille, pour lancer l’organisation de ces collectes de dons dans les supermarchés, du 28 au 30 novembre. Face à l’augmentation de la précarité et des besoins, le président espère mobiliser de nombreux de bénévoles pour récolter plus de nourriture.

    Des dons nécessaires dans un contexte où l’insécurité alimentaire explose. Dans les Bouches-du-Rhône, 107 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 5,3% de la population du département, d’après les chiffres de la Banque alimentaire. L’association permet d’approvisionner 188 associations qui s’occupent de la redistribution. Des associations qui viennent prêter main-forte pour ces trois jours de collecte. « C’est grâce à cet organisme que l’on peut fournir des paniers aux personnes dans le besoin, donc on se doit d’aider », explique Nathalie Dumas, bénévole à la Croix Rouge d’Aubagne.

    Le nombre de bénévoles est, pour le moment, insuffisant pour atteindre les objectifs du président de la banque alimentaire : 200 tonnes de plus que l’année dernière, où déjà 400 tonnes de denrées avaient été données dans le département. « Il y a une baisse des dons liée à l’augmentation de la précarité et donc des besoins, explique Alexis Lada, chef d’exploitation. C’est pour cela que l’on a besoin de plus de monde pour récolter plus de dons. ».

    « 360 commerces, dans toutes les Bouches-du-Rhône, ont donné leur accord, mais il faut que l’on trouve des bénévoles », insiste Julie Caseville, salariée de la Banque alimentaire en charge de la grande collecte. « Pour l’instant, nous sommes à 40% d’inscription. Mais on est optimiste et on espère avoir assez de bénévoles pour que les 360 magasins participent à la récolte », sourit-elle.

    Mail : ba130.collecte@
    banquealimentaire.org

  • La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La grande récolte dans les supermarchés, c’est 10% de ce que nous distribuons à l’année. » Devant des membres de la Banque alimentaire, bénévoles, associations et entreprises, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, rappelle l’importance de cet événement. Ce lundi, une centaine de personnes se sont réunies dans la salle d’honneur du Département, à Marseille, pour lancer l’organisation de ces collectes de dons dans les supermarchés, du 28 au 30 novembre. Face à l’augmentation de la précarité et des besoins, le président espère mobiliser de nombreux de bénévoles pour récolter plus de nourriture.

    Des dons nécessaires dans un contexte où l’insécurité alimentaire explose. Dans les Bouches-du-Rhône, 107 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 5,3% de la population du département, d’après les chiffres de la Banque alimentaire. L’association permet d’approvisionner 188 associations qui s’occupent de la redistribution. Des associations qui viennent prêter main-forte pour ces trois jours de collecte. « C’est grâce à cet organisme que l’on peut fournir des paniers aux personnes dans le besoin, donc on se doit d’aider », explique Nathalie Dumas, bénévole à la Croix Rouge d’Aubagne.

    Le nombre de bénévoles est, pour le moment, insuffisant pour atteindre les objectifs du président de la banque alimentaire : 200 tonnes de plus que l’année dernière, où déjà 400 tonnes de denrées avaient été données dans le département. « Il y a une baisse des dons liée à l’augmentation de la précarité et donc des besoins, explique Alexis Lada, chef d’exploitation. C’est pour cela que l’on a besoin de plus de monde pour récolter plus de dons. ».

    « 360 commerces, dans toutes les Bouches-du-Rhône, ont donné leur accord, mais il faut que l’on trouve des bénévoles », insiste Julie Caseville, salariée de la Banque alimentaire en charge de la grande collecte. « Pour l’instant, nous sommes à 40% d’inscription. Mais on est optimiste et on espère avoir assez de bénévoles pour que les 360 magasins participent à la récolte », sourit-elle.

    Mail : ba130.collecte@
    banquealimentaire.org

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • Le macronisme en faillite

    Le macronisme en faillite

    Celui qui prétendait être un président « disruptif » a réussi à mettre le macronisme en faillite et à faire disjoncter la Ve République.

    En quelques heures, la crise politique déclenchée par le passage en force de la réforme des retraites puis amplifiée par la dissolution a pris un tour incontrôlable.

    C’est de la droite LR, qui aime tant l’ordre et le respect du chef, qu’est venue la « chienlit ». Un tweet de Bruno Retailleau, a inauguré un enchaînement inédit. Pour la première fois, un ministre et chef de parti qui venait d’être nommé, annonçait son intention de quitter le gouvernement. Pour la première fois, un Premier ministre démissionnait une douzaine d’heures après avoir dévoilé son gouvernement. Pour la première, un président de la République était désavoué par le chef de son propre parti.

    Méthode

    En effet, Gabriel Attal, qui fut longtemps l’un des plus proches d’Emmanuel Macron, a confié sur le plateau de TF1 : « Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. » Considérant qu’il avait essayé « trois fois la même chose » en nommant successivement Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu, il a considéré qu’il fallait « partager le pouvoir » et « changer de méthode ». Y a-t-il pire réquisitoire que celui qui vient des siens ?

    La Ve République est en bout de course et le pays à bout de nerfs. Au lieu de confier à Sébastien Lecornu une mission impossible, Emmanuel Macron devrait suivre le conseil de son propre parti : changer de méthode. Il peut le faire en nommant un Premier ministre issu de la coalition arrivée en tête : le Nouveau front populaire, qui doit s’engager à répondre aux urgences sociales et environnementales sans utiliser le 49.3. Si c’est un nouvel échec, le retour aux urnes sera indispensable.

  • Le macronisme en faillite

    Celui qui prétendait être un président « disruptif » a réussi à mettre le macronisme en faillite et à faire disjoncter la Ve République.

    En quelques heures, la crise politique déclenchée par le passage en force de la réforme des retraites puis amplifiée par la dissolution a pris un tour incontrôlable.

    C’est de la droite LR, qui aime tant l’ordre et le respect du chef, qu’est venue la « chienlit ». Un tweet de Bruno Retailleau, a inauguré un enchaînement inédit. Pour la première fois, un ministre et chef de parti qui venait d’être nommé, annonçait son intention de quitter le gouvernement. Pour la première fois, un Premier ministre démissionnait une douzaine d’heures après avoir dévoilé son gouvernement. Pour la première, un président de la République était désavoué par le chef de son propre parti.

    Méthode

    En effet, Gabriel Attal, qui fut longtemps l’un des plus proches d’Emmanuel Macron, a confié sur le plateau de TF1 : « Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. » Considérant qu’il avait essayé « trois fois la même chose » en nommant successivement Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu, il a considéré qu’il fallait « partager le pouvoir » et « changer de méthode ». Y a-t-il pire réquisitoire que celui qui vient des siens ?

    La Ve République est en bout de course et le pays à bout de nerfs. Au lieu de confier à Sébastien Lecornu une mission impossible, Emmanuel Macron devrait suivre le conseil de son propre parti : changer de méthode. Il peut le faire en nommant un Premier ministre issu de la coalition arrivée en tête : le Nouveau front populaire, qui doit s’engager à répondre aux urgences sociales et environnementales sans utiliser le 49.3. Si c’est un nouvel échec, le retour aux urnes sera indispensable.