Author: tecnavia

  • « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    Créée en 1945 pour protéger la population des aléas de la vie, la Sécurité sociale reste un acquis fondamental, universel et solidaire. C’est ce qu’a rappelé avec force, lundi après-midi, la secrétaire générale de la CGT CPAM, Séréna Mauro, devant le bâtiment de l’organisme social, à Toulon.

    La syndicaliste a alerté sur les conséquences des différents plans de financement, mis en place depuis 1995, qui ont complètement inversé l’idée fondatrice du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans cette logique, puisque c’est le besoin qui doit s’adapter aux financements, qui sont volontairement asséchés par les gouvernements successifs », explique-t-elle.

    Les politiques d’austérité dénoncées

    La secrétaire générale déplore la casse d’un système démocratique qui était géré par les assurés, et d’un modèle solidaire dans lequel chacun se protégeait mutuellement. Après de nombreuses attaques subies, il est aujourd’hui géré par l’État de manière comptable, avec comme résultat le recul des droits des assurés sociaux. « Et le plan de financement de la Sécurité sociale de 2026 ne fait pas exception à cette règle, puisqu’il prévoit le passage de 3 à 7 jours de carence dans le cadre d’un arrêt de travail, le gel de nos salaires, le doublement des franchises médicales et éventuellement la suppression de la cinquième semaine de congés payés », dénonce la responsable syndicale.

    Ce qui ne passe pas du tout non plus, pour la CGT, c’est « le détournement du financement par une TVA dite “sociale” très injuste, parce qu’elle pèse exclusivement sur les assurés, contrairement aux cotisations ». Et de poursuivre : « Ce qui nous inquiète, c’est avant tout que toutes ces politiques d’austérité mettent en péril l’accès aux soins, notamment pour les personnes les plus précaires, et fragilisent les organismes. » Séréna Mauro rappelle qu’en 30 ans, plus de 5 000 lits d’hôpital ont été supprimés, et que des millions d’assurés ont renoncé aux soins faute de moyens, en raison d’un reste à charge trop élevé.

    La responsable syndicale met également en avant « les conditions de travail des salariés de la CPAM du Var qui se dégradent de la même manière que les financements diminuent ».

    Une situation qui n’est pas en passe de s’améliorer, puisque « les différentes conventions d’objectifs et de gestion prévoient encore des suppressions de postes ». Et ce alors que la charge de travail augmente, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de la précarité qui amènent à devoir traiter encore davantage de demandes. « Pour répondre à ces besoins, nos directions privilégient les embauches en CDD et, surtout, nous proposent des heures supplémentaires à répétition que les agents acceptent, puisque les salaires sont trop bas et qu’ils en ont besoin pour pouvoir boucler les fins de mois », précise la syndicaliste.

    Mais cela, constate-t-elle, se fait au prix d’une grande souffrance au travail qui augmente les arrêts de travail. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accepter tout ça, la CGT refuse que celles et ceux qui font vivre la Sécurité sociale ne puissent pas travailler dans des conditions dignes et respectueuses. »

    Des rassemblements organisés ce jeudi

    La CGT appelle donc les salariés, les assurés sociaux, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour rappeler que « la Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse ». Les Varois iront rejoindre le rassemblement marseillais à 11h, devant les locaux de l’Agence régionale de Santé. « Une délégation varoise d’une quarantaine de camarades va également rejoindre d’autres délégations devant le ministère de la Santé à Paris », précise Richard Roméo-Giberti.

    Le secrétaire général de l’UD CGT du Var en profitant pour annoncer que le 21 novembre, sous le chapiteau Circoscène, aux Sablettes, une grande journée et soirée débat va être organisée autour des 80 ans de la Sécurité sociale et au cœur des 130 ans de la CGT. Tout un programme.

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.

  • L’Avi sourire lance ses randonées

    L’Avi sourire lance ses randonées

    Pour l’Avi sourire, les rendez-vous se succèdent selon une belle cadence.

    L’association a connu une fin septembre riche, avec ses ateliers de découvertes proposés sur le site de Corbière, la participation à la journée mondiale de nettoyage des plages, à l’occasion de laquelle ses membres ont récolté 520 kg de déchets en une heure trente, ou encore, au niveau international, la belle prestation d’Alexis Sanchez, finaliste en skiff lors des championnats du monde de para-aviron.

    Le week-end dernier, c’est au large de Marseille que les amateurs de rame se sont retrouvés. Le club proposait sa première randonnée en mer. Un parcours de 25 km au cœur de la rade, reliant les îles emblématiques du Frioul, du Château d’If et un passage vers la baie des Singes.

    Plus qu’un défi sportif, cette randonnée constituait une expérience de mixité et de partage. Les équipages unissaient rameurs valides et en situation de handicap. Les bateaux sont partis de la marina Florence-Arthaud, samedi après-midi. Ils ont effectué leur parcours, avant de revenir à leur point de départ, juste avant que le mistral ne se lève.

    D’autres randonnées de ce type sont d’ores et https://lavisourire.fr/ grammées en 2026 : le 12 avril, le 10 mai et le 4 octobre..

    https://lavisourire.fr/

  • Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Le club d’escrime du Pays d’Aix s’est mis en valeur lors du lancement de sa saison. Des championnats régionaux étaient organisés tout le week-end à Monteux, en Vaucluse.

    Les catégories moins de 15 ans et moins de 20 ans ont fait une razzia avec pas moins de dix podiums au total, hommes et femmes réunies. En U15 garçons, César Negroni a empoché l’or, le seul titre aixois lors de ces deux jours de compétition. Paul Leprince a pris la 3e place, alors qu’Arthus Daval est le dernier Aixois classé. Il se retrouve tout de même 6e. Chez les filles, elles étaient quatre en demi-finales. Elise Janel a pris la médaille d’argent alors que Romane Vellieux et Alice Villedieu terminent 3e ex æquo.

    Tir groupé dans la catégorie supérieure avec dix tireurs dans les tops 10. Gladys Carabetta est celle qui s’est le mieux comportée, avec une 2e place finale. Elina Marcilloux et Jeanne Latgé se sont partagé la dernière marche du podium. Résultats similaires pour Solal Parpeyrat-Fournel et Arlo Barthelemy, tous les deux bronzés à l’issue de ce week-end. Le club d’Anita Blaze, vice-championne du monde par équipes de fleuret cette année en Géorgie, a aussi envoyé plusieurs seniors à l’Eurofence, à Antony (Hauts-de-Seine). Pas de podium pour les dix tireurs provençaux engagés avec, au mieux, une 12e place pour Eliot Kerneiss. Lors du tournoi féminin, Solenn Boissier s’est notamment classée 39e de la compétition, Pauline Vincent prenant la 69e position de cette journée.

  • L’Avi sourire lance ses randonées

    Pour l’Avi sourire, les rendez-vous se succèdent selon une belle cadence.

    L’association a connu une fin septembre riche, avec ses ateliers de découvertes proposés sur le site de Corbière, la participation à la journée mondiale de nettoyage des plages, à l’occasion de laquelle ses membres ont récolté 520 kg de déchets en une heure trente, ou encore, au niveau international, la belle prestation d’Alexis Sanchez, finaliste en skiff lors des championnats du monde de para-aviron.

    Le week-end dernier, c’est au large de Marseille que les amateurs de rame se sont retrouvés. Le club proposait sa première randonnée en mer. Un parcours de 25 km au cœur de la rade, reliant les îles emblématiques du Frioul, du Château d’If et un passage vers la baie des Singes.

    Plus qu’un défi sportif, cette randonnée constituait une expérience de mixité et de partage. Les équipages unissaient rameurs valides et en situation de handicap. Les bateaux sont partis de la marina Florence-Arthaud, samedi après-midi. Ils ont effectué leur parcours, avant de revenir à leur point de départ, juste avant que le mistral ne se lève.

    D’autres randonnées de ce type sont d’ores et https://lavisourire.fr/ grammées en 2026 : le 12 avril, le 10 mai et le 4 octobre..

    https://lavisourire.fr/

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.

  • Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Le club d’escrime du Pays d’Aix s’est mis en valeur lors du lancement de sa saison. Des championnats régionaux étaient organisés tout le week-end à Monteux, en Vaucluse.

    Les catégories moins de 15 ans et moins de 20 ans ont fait une razzia avec pas moins de dix podiums au total, hommes et femmes réunies. En U15 garçons, César Negroni a empoché l’or, le seul titre aixois lors de ces deux jours de compétition. Paul Leprince a pris la 3e place, alors qu’Arthus Daval est le dernier Aixois classé. Il se retrouve tout de même 6e. Chez les filles, elles étaient quatre en demi-finales. Elise Janel a pris la médaille d’argent alors que Romane Vellieux et Alice Villedieu terminent 3e ex æquo.

    Tir groupé dans la catégorie supérieure avec dix tireurs dans les tops 10. Gladys Carabetta est celle qui s’est le mieux comportée, avec une 2e place finale. Elina Marcilloux et Jeanne Latgé se sont partagé la dernière marche du podium. Résultats similaires pour Solal Parpeyrat-Fournel et Arlo Barthelemy, tous les deux bronzés à l’issue de ce week-end. Le club d’Anita Blaze, vice-championne du monde par équipes de fleuret cette année en Géorgie, a aussi envoyé plusieurs seniors à l’Eurofence, à Antony (Hauts-de-Seine). Pas de podium pour les dix tireurs provençaux engagés avec, au mieux, une 12e place pour Eliot Kerneiss. Lors du tournoi féminin, Solenn Boissier s’est notamment classée 39e de la compétition, Pauline Vincent prenant la 69e position de cette journée.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire », écrit d’emblée dans la préface, le tragédien Racine, pour résumer Bérénice. Paru en 1671, un triangle amoureux entre la reine de Palestine, l’empereur de Rome et Antiochus, son meilleur ami qui l’aime en silence, dont s’est emparé Guy Cassiers, servi par la troupe de la Comédie française, mardi 7 octobre à 20h30, au Théâtre des Salins. Un metteur en scène connu pour son goût immodéré du mélange du texte à la technologie.

    Ombre, lumière, miroir

    Le lieu de cette intrigue au dispositif son et images poussé ? « Une antichambre où le temps semble suspendu », décrit cette figure du théâtre flamand, dans un entretien avec Chantal Hurault compris dans sa note d’intention. Entre ombre et lumière, la clef mentale de la quête d’identité des protagonistes. « Racine écrit en musicien. C’est un cadeau, pour les acteurs et actrices, d’avoir une telle construction à la fois très codifiée et disposée à écouter leur personnalité. » Charge à Jérémy Lopez d’interpréter à la fois Titus, en plein dilemme entre l’exercice du pouvoir et celui de l’amour, ainsi que le roi de Comagène, Antiochus. « Cela met en lumière leurs contradictions internes et comportements en miroir. Ils changent constamment de position et veulent prendre la place de l’autre », justifie Guy Cassiers.

    P.A.