Author: tecnavia

  • Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Débutées en février et programmées jusqu’au 15 juin, des fouilles préventives ont été menées par des archéologues de l’Inrap et sur prescription de l’État représenté par la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la commune varoise de Vinon-sur-Verdon. L’opération, menée en amont d’un projet d’aménagement privé sur un terrain de 3 000 m² a permis de révéler un établissement antique structuré qui daterait du Ier ou IIe siècle après J.-C. dont une toiture écroulée en parfait état de conservation.

    Cette découverte rare permet un éclairage sur l’architecture rurale antique de l’époque et renouvelle ainsi les connaissances sur l’occupation du territoire à cette époque.

    Un intérêt scientifique majeur

    Bien que le potentiel archéologique de Vinon-sur-Verdon soit connu depuis le XIXe siècle avec de nombreuses découvertes, cette fouille met au jour un bâtiment d’environ 40 m² dont les fondations en galets bien conservés permettent d’établir un plan précis du lieu composé de plusieurs pièces distinctes. Des objets y ont également été retrouvés comme un contrepoids, des outils et des fours soumis à analyse pour comprendre leur fonctionnement et les activités associées. A priori une occupation domestique avec petit artisanat. De son côté la toiture dont l’effondrement semble davantage dû à l’abandon qu’à un événement destructeur, constitue un cas unique dans la région et un intérêt scientifique majeur dont l’analyse précise révélera les techniques et méthodes de construction antiques.

  • Un exercice de sauvetage de force majeure sur un ferry

    Un exercice de sauvetage de force majeure sur un ferry

    « Mayday ! Mayday ! Nous signalons un départ d’incendie dans la salle de barre avec des blessés. Et nous avons perdu notre capacité de manœuvre ! » Aux alentours de 9h, dans la salle de pilotage du ferry, le commandant Nicolas Chatot contacte le centre de contrôle de la préfecture maritime. Le préfet déclenche alors le dispositif de sauvetage Orsec de niveau 3, c’est-à-dire le niveau maximal. Dans quelques minutes, des renforts humains et matériels vont arriver de la mer et des airs. Tout ceci pour un exercice grandeur nature.

    Conditions réelles

    Mais les conditions, elles, sont quasi réelles. Dans le garage qui fait office de théâtre d’un feu, des mannequins entassés et des marins-pompiers, acteurs d’un jour, recouverts de faux sang, certains plâtrés, d’autres sous perfusion. Dans ce scénario, vingt victimes sont à déplorer, certaines gravement blessées. Trois nécessitent une évacuation d’urgence. L’atmosphère de grande concentration des équipes de pompiers contraste avec le chaos des corps au sol. Mais il faut du renfort pour maîtriser le feu (fictif) qui se déploie tout en secourant les victimes. Les pompiers vêtus de lourds uniformes (20kg au total) éteignent le feu et évacuent les blessés, qui sont pris en charge par des soignants au Point de rassemblement des victimes (PRV) improvisé sur place, dans une zone du parking. Le temps presse, l’exercice demande une grande coordination entre les différentes équipes, afin de sauver tous les passagers.

    En parallèle de l’action dans le garage souterrain, des équipes de renfort arrivent de toutes parts. Et là encore, la coordination prime. Une embarcation du bataillon des marins-pompiers de Marseille s’approche du ferry. Au même moment, un hélicoptère de la Marine nationale, avec à son bord l’Équipe d’évaluation et d’intervention (EEI), arrive depuis Hyères. Il tourne plusieurs longues minutes autour du Paglia Orba. L’hélicoptère se rapproche à grand bruit du point d’hélitreuillage et fait descendre un à un les membres d’équipage, créant des rafales de vent. Il repart au bout d’une dizaine de minutes. Quelques instants plus tard, un deuxième hélicoptère du Samu fait descendre des soignants. Tous se rendent en courant sur le lieu de l’incident. En une trentaine de minutes, le feu est éteint et les blessés sont pris en charge. Une victime se fait hélitreuiller en civière par le Samu, pour être emmenée à l’hôpital d’urgence.

    Au même moment, une deuxième action a lieu. En effet, le ferry a besoin d’assistance pour être remorqué jusqu’au port maritime de Marseille, son point de départ. C’est la mission de l’Abeille Méditerranée. Ce bateau est un remorqueur d’intervention d’assistance et de sauvetage (Rias). Son petit volume contraste avec l’immensité du ferry, de plus de 200 mètres de long. Mais il ne faut pas s’y fier : sa puissance de tractage lui permet de remorquer les plus gros navires. Pour l’exercice, le tractage ne s’effectuera pas sur tout le trajet du retour.

    Un exercice nécessaire

    La situation est maîtrisée, les derniers blessés légers sont pris en charge. C’est au tour de l’Équipe d’évaluation et d’intervention de jouer, afin de contrôler l’état du navire. La pression peut enfin se relâcher. « Sur ce genre d’exercice, les conditions sont réalistes. C’est nécessaire de s’entraîner sur des missions de cette ampleur pour travailler la coordination entre les équipes », explique Tony, matelot des marins-pompiers de Toulon. « Comme en conditions réelles, on doit faire face à des imprévus et réagir en conséquence. » Ce type d’exercice est exceptionnel par le nombre d’équipes déployées. Il est réalisé une fois par an. « Mais évidemment, nous nous entraînons toute l’année sur des missions de sauvetage en mer de plus petite ampleur. »

    En passerelle, le commandant du ferry, Nicolas Chatot, se réjouit du déroulement de l’exercice : « On a observé une réactivité sans faille. C’est important avant la saison qui arrive. » Emmanuel, capitaine de corvette et représentant de la Marine nationale, ajoute : « Nous nous entraînons aussi sur des missions de crash aérien, c’était le cas l’an passé, mais aussi à du contre-terrorisme. » Les professionnels se préparent au pire pour le jour J, tout en ayant conscience que chaque situation reste imprévisible.

  • Daniel Pennac à la rencontre des jeunes de la Busserine

    Daniel Pennac à la rencontre des jeunes de la Busserine

    Le temps d’une rencontre, la bibliothèque du Merlan prend des allures de salle de conférences où des doigts levés s’érigent tels des fusées. Face à des rangées d’enfants du quartier du Grand Saint-Barthélemy, Daniel Pennac. Cet auteur, « le plus grand écrivain du monde » d’après un des enfants, a été sollicité par le comité Mam’Ega pour échanger sur deux de ses œuvres, Kamo et Moi et L’Œil du loup.

    Créations artistiques

    Pour l’occasion et à l’initiative du comité, deux classes de l’école élémentaire de la Busserine ainsi que les collégiens du collège Pythéas ont produit des travaux mêlant podcast, art plastique, vidéo et lecture autour de ces deux livres.

    La rencontre a pour ambition de donner le goût de la lecture aux jeunes, de stimuler leur créativité et surtout d’encourager la fréquentation des lieux culturels. Ali Akroun, directeur de la bibliothèque, se félicite de l’événement qui traduit l’engagement du lieu : « C’est important que des rencontres comme celle-ci se passe parce que ça permet de mettre en lumière notre travail mené à l’année : rendre la culture accessible à tous ». Les enfants attentifs du début jusqu’à la fin semblent eux aussi sensibles à cette démarche. Kaïm s’exclame devant le reste de la classe : « Il est rigolo Pennac, ça m’a donné envie d’écrire ! »

    Vincent Schneegans, avocat et président de l’association Des livres comme des idées, est à la genèse de cette rencontre. Ancien élève de Daniel Pennac, il lui a présenté le livre de Françoise Ega, alias Mam’Ega, qu’il a par la suite préfacé.

    L’héritage de Mam’Ega

    Pour l’avocat, il y a un devoir de faire vivre la mémoire de l’autrice : « Tout part du livre de Mam’Ega parce que c’est son héritage ce quartier et qu’elle mérite d’être connue ». Daniel Pennac a eu une véritable rencontre littéraire avec son œuvre alors « tout ce qui touche à son univers me plaît et ça me fait plaisir d’être ici », affirme-t-il. Plus largement c’est la rencontre avec les enfants qui l’anime : « Les enfants c’est la vie vivante » Pour son fils, Jean Marc Ega, faire vivre la mémoire de sa mère, c’est entretenir une figure de proue dans leur travail associatif : « Elle et comme beaucoup de femmes nous permet de mettre en avant la culture dans notre quartier en mutation. C’est par ce biais qu’on s’ouvre au monde. C’est en joignant les histoires et les mémoires qu’on crée la rencontre entre les personnes. Cet esprit d’ouverture, c’est l’héritage de Mam Ega ».

  • Des milliers de minots invités à la fête des écoles au parc Borély

    Des milliers de minots invités à la fête des écoles au parc Borély

    La fête des écoles a fait son retour à Marseille l’an dernier. Cette année, le parc Borély s’est transformé en grand terrain de jeux pour les enfants, pour une deuxième édition proposée par la Ville de Marseille. Des univers multiples, de la « forêt enchantée » au « pays des rêves », chaque espace propose des activités ludiques et sportives, mais aussi des parcours éducatifs et de sensibilisation sur des thèmes variés.

    « C’est une autre manière de raconter la société aux enfants », explique Pascaline Lécorché, ajointe (Place Publique) au maire de Marseille et déléguée à l’éducation, au soutien scolaire et aux activités périscolaires. « Le fait de mutualiser des temps ludiques avec des temps éducatifs c’est aussi permettre à des publics qui sont plus éloignés de pouvoir venir et de mêler tout le monde à l’éducation, poursuit-elle. C’est un moment festif et populaire mais aussi éducatif à la direction, à la fois des enfants, des parents et le corps enseignant ».

    « L’idée c’est de mêler l’ensemble de ces temps, pour qu’on puisse avoir des moments de restitution et faire connaître tout ce que peuvent proposer la ville de Marseille et le corps enseignant comme offre éducative », confie Pascaline Lécorché. Parmi les propositions, des sensibilisations au climat et la biodiversité, et trois conférences dans le cadre du Printemps des écoles. Côté parcours, le public a eu l’occasion de découvrir entre autres « Ibrahim Ali, lutte contre les discriminations » ou « Ambassadrices et Ambassadeurs de la mémoire ».

    « De nouveaux défis »

    La journée a permis également d’approfondir la question du rapport aux écrans, via le parcours « Les petites exploratrices et explorateurs du web », qui a permis d’échanger sur les pratiques numériques en famille. L’élue partage : « La question des écrans et plus largement de l’IA, de manière générale, du numérique, c’est une question fondamentale que se posent tous les parents et tous les enseignants. On a besoin d’outils et de clés ». Derrière cette volonté, une réflexion de la Caisse des écoles pour donner ces « outils » à chacun et chacune. « Ce sont des clés de compréhension, mais aussi pour réagir, s’adapter et mieux intégrer les nouveaux défis », souligne l’élue.

    Au-delà des parcours éducatifs, c’est une journée festive. « C’est un moment de valorisation, confie Pascaline Lécorché, les enfants sont très contents lorsqu’ils sont sur scène, c’est aussi un moment de fierté pour eux ».

  • Éric et Clara, deux champions aux JO nomades d’Awalé

    Éric et Clara, deux champions aux JO nomades d’Awalé

    N’y aurait-il qu’un pas entre montagnes kirghizes et celles qui surplombent Gap ?

    Éric et Clara Socota, joueurs gapençais d’awalé, feront dans tous les cas le grand saut, pour représenter le drapeau tricolore lors des Jeux Olympiques Nomades au Kirghizistan. Ce rassemblement se déroule début septembre en Asie centrale, au bord d’un lac kirghize et réunira près de 90 pays autour d’épreuves nomades. Parmi elles, l’awalé, le célèbre jeu de plateau africain.

    De parties en tournois

    Alors que Clara n’a que 10 ans, ce jeu de plateau rentre dans leur quotidien. Offert en cadeau à Éric, l’awalé devient une passion commune entre père et fille. De parties en tournois locaux, la famille commence à s’entraîner sérieusement, jusqu’à participer au tournoi national de Cannes en 2014, puis à celui de Bilbao où Clara arrive première et devient championne européenne. « C’était un hasard qu’on nous offre ce jeu et qu’il y ait cette compétition à Gap. Au départ on voulait juste s’amuser, mais au fil des victoires on a participé à des compétitions de plus en plus importantes », retrace Eric. Puis, en 2024, ils sont repérés par les organisateurs des Jeux Olympiques Nomades du Kazakhstan. « C’est moi qui lui apprends qu’on part au Kazakhstan ! D’abord on n’y croit pas mais une fois qu’on s’assure que c’est une vraie proposition, c’est le rêve qui commence », évoque Clara émerveillée. Ils se retrouvent alors projetés sur la scène mondiale des jeux nomades, acclamés par plus de 30 000 spectateurs dans un immense stade… « Lors de la cérémonie d’ouverture, on est au milieu de 3000 athlètes, derrière un cheval qui nous ouvrait le chemin. On ne voyait même pas la fin du stade tellement c’était grand. On est quand même partis de Gap avec notre awalé qu’on découvrait et on se retrouve athlètes officiels à l’autre bout du monde, c’est quand même une histoire dingue ! »

    Une communauté

    Plus qu’un jeu, l’awalé est devenue une véritable communauté. De retour du Kazakhstan, Éric décide de lancer l’association Jeux Nomades France, « on peut faire un parallèle entre le jeu de l’awalé et le jeu de la vie. Ce jeu rassemble une communauté bienveillante qui transmet des valeurs ancestrales. À mon tour, j’ai voulu fonder cette association », explique-t-il.

    L’objectif est de populariser le jeu d’une part, mais aussi de former les futurs athlètes qui iront concourir lors des futures épreuves olympiques. C’est justement cette communauté que Clara apprécie : « Quand on fait des tournois, on revoit souvent les mêmes joueurs, on s’entraide, on étudie les techniques des autres ». Pour elle qui, contrairement à son père, joue à l’instinct, observer les autres participants lui permet de s’imprégner des stratégies afin d’améliorer sa propre technique, décrit-elle.

    Afin de consolider la communauté et de « perpétuer les valeurs de l’awalé », Éric Socota a lancé la journée mondiale de l’awalé. Un rendez-vous annuel tous les 24 juin pour célébrer un jeu ancestral, rassembler les personnes et s’entraîner ensemble. Les deux Gapençais n’en oublient pas pour autant leur objectif : repartir en septembre représenter la France au Kirghizistan, avec l’ambition cette fois de gravir les marches du podium.

  • L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    Truites fario et brochets. à l’écloserie de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, les œufs sont choyés pour devenir alevins, jeunes poissons, et repeupler les différents cours d’eau du département. Un travail réalisé par la Fédération départementale de pêche, qu’Yves Vidal, conseiller départemental (Provence Unie) en charge de la pêche, tenait à féliciter jeudi dernier.

    « Avec cette écloserie, la Fédération fait un travail merveilleux pour la pêche et pour le milieu aquatique. En remettant dans les ruisseaux de nombreux poissons », s’enthousiasme Yves Vidal. Construite il y a plusieurs dizaines d’années, elle a été remise aux normes européennes il y a deux ans pour pouvoir pérenniser ses diverses productions. Seule infrastructure de cette ampleur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sert de nurserie à différentes espèces de poissons afin de les réintroduire dans les milieux aquatiques, tant dans les cours d’eau que dans les étangs, pour compléter la reproduction naturelle.

    Une fois grands de quelques centimètres, les poissons sont soit relâchés directement dans des cours d’eau soit dans des ruisseaux d’élevage. « L’intérêt de cette étape est de permettre aux poissons de grandir dans un milieu semi-naturel sans intervention humaine. Ils développent un comportement sauvage tout en bénéficiant d’une relative tranquillité loin des prédateurs », indique le site de l’écloserie.

    En 2020 et 2022, grâce en partie au soutien du Département, le centre a construit un nouveau bassin de reproduction et acheté du matériel d’incubation d’œufs. Un partenariat entre le Département et la Fédération qui, pour Yves Vidal, « bénéficie directement au territoire. Chaque année, des milliers de poissons sont déversés dans les cours d’eau des Bouches-du-Rhône. »

    Pêche et préservation

    Un exemple pour l’élu départemental de « lieu où l’on voit comment la passion de la pêche rejoint les enjeux de préservation de la biodiversité et de gestion durable des milieux aquatiques ». Si la Fédération a en charge de l’écloserie, c’est pour un soutien halieutique avant tout. Cependant, cela permet de rééquilibrer le fragile écosystème des rivières et des étangs. Comme chaque maillon de la chaîne, ces poissons sont essentiels pour l’auto régulation. La réintroduction de chaque espèce est d’ailleurs surveillée pour que leur nombre ne dépasse pas un seuil qui pourrait causer des déséquilibres. Les truites étant particulièrement sensibles aux pollutions de l’eau, la Fédération de pêche fait de la prévention pour la qualité de l’eau des rivières afin de pouvoir pêcher de la truite. La Fédération nationale a par exemple développé un programme de sensibilisation intitulé « Sauvons nos rivières ».

    C’est pourquoi, l’élu du Département a annoncé reconduire les 25 000 euros d’aides annuelles à la Fédération départementale de pêche. « Derrière la pêche, il y a une filière, des bénévoles, des passionnés, des familles, des jeunes… Le Département est fier d’être à leurs côtés. »

  • Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Après un ultime match de préparation face à la sélection des Bouches du Rhône (4 – 4), les Rouegasques ont pris la direction de Verano Brianza.

    C’est au cœur de la Lombardie, à quelques kilomètres de Milan, que les hommes au maillot jaune s’apprêtent à vivre leur premier grand rendez-vous international. Une participation à l’Euro 2026 de la Conifa, la fédération des micro-nations du football.

    « Un vieux baron a dit, au XIXe siècle, que l’important était de participer. Je lui réponds que non. L’important, c’est gagner. Et c’est ce que nos gars vont faire ! » Pierre Ie, prince du Rouet, résume la confiance qui anime le groupe de Lucien Jaselme.

    Celui qui, dans sa jeunesse, a évolué en Ligue 2 à l’AS Aixoise, et connu quelques sélections en équipe de France juniors, sous les ordres d’un certain Georges Boulogne, a su trouver les ingrédients pour construire un groupe solide et solidaire. Un groupe capable de se qualifier pour une phase finale d’un tournoi majeur après moins d’un an d’existence.

    Pour déterminer le groupe qui ira en Lombardie, il a testé une centaine de joueurs. « Notre inscription à la Conifa a été acceptée, grâce à notre dossier qui était en béton », souligne-t-il. Alors que l’Alsace et l’Occitanie ont été recalée, le Rouet a pu se lancer dans les éliminatoires. Terminer invaincu et décrocher la timbale.

    «C’est un plaisir de travailler avec un tel groupe. Les gars sont sérieux, ils se sont préparés comme des pros, et c’est un véritable plaisir que de les retrouver pour lancer l’aventure de l’Euro» poursuit le sélectionneur national.

    Le Tessin en ouverture

    C’est au Beach café de la plage du Rouet qu’a eu lieu la dernière réunion, avant le grand départ. C’était l’occasion de présenter aux partenaires les 20 joueurs qui composent la sélection nationale. Et d’évoquer l’objectif sportif.

    «Sur ce que j’ai vu lors des derniers matches de préparation, mes joueurs sont très affûtés. Je peux donc dire que nous y allons pour rapporter le titre» insiste Lucien Jaselme. Pour lui, «tout va se jouer sur le premier match. Le gagner nous lancerait idéalement dans la compétition».

    Un premier match, mardi à 14 heures, face au Tessin. Une équipe qui fut leur premier adversaire lors des éliminatoires et que les Rouegasques avaient nettement dominé. «C’est Chypre du nord qui sera déterminant», poursuit le sélectionneur. «Ce sont les favoris, ils ont quelques joueurs évoluant en D1 turque». Réponse jeudi, à partir de 17h30. L’autre groupe se compose du Groenland, la Padanie et la Rhétie. Le premier de chaque groupe sera en finale. Pour les autres, suivront des matches de classement, le samedi.

    Trente accompagnateurs vont faire le voyage avec les joueurs. Pour les autres supporters rouegasques, une fan zone sera mise en place au Beach café sur la plage du Rouet. Quant aux rencontres, elles seront diffusées sur le site Conifatv.com

    Après l’Euro, la Principauté du Rouet songe au Mondial

    Pour les dirigeants de la sélection nationale du Rouet, participer à l’Euro des micro-nations n’est qu’une étape.

    Ils souhaitent ancrer leur formation, et leur nation, dans le paysage sportif et la géographie mondiale. Ainsi, après l’aventure en Padanie, d’autres projets sont sur le grill. Une tournée au Groenland est ainsi dans les cartons, ainsi que l’accueil de l’équipe du Penjab.

    Jérôme Baboulet et ses collègues travaillent également à organiser un match amical face à une sélection nationale Fifa, ce qui serait une première dans l’histoire de la Conifa. Enfin, la Principauté souhaiterait organiser la Coupe du Monde sur la Côte Bleue. Peut-être dès 2028.

  • Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Dans le football, certains parcours suivent une trajectoire toute tracée, tandis que d’autres empruntent des chemins plus sinueux. Celui de Tomili Moirabou, surnommé « Faïz » par ses proches, appartient incontestablement à la seconde catégorie. Formé à l’US Cheminots Grande Bastide dès l’âge de 10 ans, le Marseillais de 22 ans, originaire de la cité Maison Blanche dans le 14e arrondissement, a dû surmonter plusieurs obstacles avant de voir son talent reconnu. « Après les Cheminots, j’ai joué pendant sept saisons au SO Caillolais. Lorsque je suis arrivé en U19, je souhaitais rester au club pour évoluer au niveau national, mais il n’a pas souhaité me conserver », raconte le joueur d’origine mahoraise, arrivé en métropole à l’âge d’un an. Confronté à ce premier revers, Faïz décide alors de prendre du recul.

    Durant une saison blanche, il rejoint l’académie Garrincha, une structure spécialisée dans les stages de perfectionnement située à proximité de son quartier d’origine. « Cette expérience m’a permis de me préparer au monde senior », explique-t-il. Ses progrès lui ouvrent ensuite les portes de l’équipe réserve d’Aubagne FC. « J’ai eu l’occasion de m’entraîner à plusieurs reprises avec l’équipe première. Mais le club n’a finalement pas donné suite pour m’intégrer durablement au groupe », poursuit l’ailier gauche.

    Le tournant l’été dernier

    À l’issue de la saison 2024-2025, Tomili Moirabou participe à l’aventure de la Mars Cup, le prestigieux tournoi des quartiers marseillais. Aligné sous les couleurs de Saint-Just, il contribue au beau parcours de son équipe, qui atteint les demi-finales de la compétition. « Je savais que ce tournoi pouvait offrir de véritables opportunités aux joueurs qui y participent », confie celui qui décroche dans la foulée une place au sein du Carnoux FC, en National 3.

    Au fil des éditions, la Mars Cup s’est imposée comme une formidable vitrine pour les talents locaux. Plusieurs joueurs aujourd’hui reconnus y ont fait leurs premiers pas sous les projecteurs, à l’image de Yacine Benhattab, dit « Zino », ancien joueur d’Aubagne qui a évolué cette saison avec le Stade de Reims en Ligue 1 (prêté par le FC Nantes). Autre exemple, le Marocain Gessime Yassine, vainqueur de l’épreuve avec La Viste en 2024 avant de participer à l’épopée du RC Strasbourg jusqu’aux demi-finales de la Coupe de France 2026. À son tour, Tomili Moirabou espère transformer l’essai. Ses qualités de percussion, sa vitesse, son explosivité et sa capacité à évoluer sur plusieurs postes offensifs ont convaincu l’Istres FC, pensionnaire de National 2, de lui offrir sa chance dès la saison prochaine. À lui désormais d’écrire la suite de son histoire.

    Début de la 7e édition

    L’édition 2026 de la Mars Cup, célèbre tournoi des quartiers marseillais, a débuté dimanche 31 mai avec les premières rencontres des phases de poule au stade La Martine. Les huit équipes en lice vont s’affronter lors de chaque dimanche du mois de juin. Les deux meilleures formations de chaque poule seront qualifiées pour les demi-finales, qui se tiendront le 24 juin. La grande finale aura lieu le 28 juin. Entre-temps, la compétition féminine et le tournoi juniors se produiront le week-end du 13 et 14 juin au stade Pierre-Delort.

    Billetterie disponible via la plateforme Shotgun

  • « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    Utiliser le football comme outil de lien social, d’expression et de réappropriation de l’espace public. Telle est l’ambition portée par Archipel 13, association marseillaise d’éducation populaire, sportive et artistique, à travers son événement « Foot 2 Meufs ». Organisée en partenariat avec l’US Endoume Catalans, cette deuxième édition, mêlant football féminin, culture, pratiques artistiques et initiatives associatives, s’est tenue dimanche au stade Francis Di Giovanni.

    Sortir des préjugés

    « Le projet est parti du besoin d’un groupe de filles qui expliquaient qu’il leur était compliqué de pratiquer le football, que ce soit à l’école ou en club », raconte Léna Jimenez, cofondatrice de l’association. Elle souligne notamment que certaines jeunes filles se heurtaient à des difficultés financières pour assumer le coût de la licence et de l’équipement nécessaire. Mais l’obstacle principal résidait surtout dans le regard porté sur elles. « Elles recevaient sans cesse des jugements, y compris de la part de leur entourage. Nous avons donc voulu apporter une réponse à ce problème », insiste l’ancienne présidente. Dans l’imaginaire collectif, le football reste encore trop souvent considéré, à tort, comme un sport masculin. Au fil de ces temps de partage autour du ballon rond, l’association a également ouvert la réflexion à d’autres thématiques. Des ateliers culturels, comme la photographie, mais aussi des échanges autour de questions sociétales, notamment sur la place des femmes et des personnes minorisées dans le football, ont ainsi trouvé leur place au sein du projet.

  • Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    En manquant le cadre sur le cinquième tir au but de son équipe, Gabriel a offert au PSG sa seconde Ligue des Champions.

    Ironie de l’histoire, les Parisiens vont pouvoir broder une seconde étoile sur le maillot grâce au coup de pouce d’un ancien de Ligue 1. En effet, avant de rejoindre Arsenal en 2021, Gabriel a porté le maillot de Lille durant deux saisons. Une seconde étoile qui a été plus dure à décrocher que la première.

    Car la finale à Budapest face aux Gunners anglais a été plus indécise que celle de Munich, où le PSG avait surclassé l’Inter (5-0). Il aura fallu l’habituel penalty providentiel, transformé par Ousmane Dembélé peu après l’heure de jeu, pour que les Parisiens reviennent dans le match.

    La suite est connue. Arsenal a joué la montre, misant sur les tirs au but. Et c’est le PSG qui s’est montré plus efficace dans cet exercice. « Le secret, ça a été de ne rien changer. Nous avons fait ce que nous devions faire… Nous avons un entraîneur qui nous pousse vers l’avant, depuis le premier jour du retour de vacances, il nous a parlé de ce deuxième titre. Il nous a montré le chemin… Le Paris Saint-Germain mérite d’être tout en haut », a confié Marquinhos, le capitaine parisien.

    Passage à l’Élysée

    Après une première nuit de célébrations dans la capitale hongroise, mais aussi à Paris et un peu partout en France, avec leurs cortèges d’exactions (lire ci-contre), la délégation parisienne est rentrée au pays.

    L’avion a quitté la Hongrie en début d’après-midi. Mais dès le petit matin, ils étaient près de 100 000 à se masser sur le Champ de Mars, à Paris, où était prévu un défilé des désormais doubles champions d’Europe.

    Malgré la chaleur et la très longue attente, le vol des Parisiens ayant pris du retard, la foule est restée. Ainsi que celle massée aux abords du Parc des Princes, point d’orgue annoncé de commémorations qui sont passées par un stop dans les jardins de l’Élysée, où Emmanuel Macron a reçu la délégation parisienne.

    Pour faire monter l’ambiance, des écrans géants diffusaient le voyage des deux bus des joueurs, partis de Roissy à 17h30. Des animations musicales, avec des concerts en direct, avec la Tour Eiffel en toile de fond, accompagnaient les acclamations de fans prenant leur mal en patience. Ainsi, des « Ousmane ballon d’or » ont fusé à plusieurs reprises pour saluer la performance du
    buteur parisien Ousmane Dembélé, tenant du trophée et désormais favori à sa succession. « La Marseillaise » a même été entonnée.

    C’est à 18h09 exactement que le cortège a débuté son défilé sur le Champ de Mars. En sortant par le grand portail de l’École militaire les coéquipiers de Marquinhos ont fait leur triomphale apparition devant le peuple de la capitale. Le capitaine brésilien du PSG portant la coupe aux grandes oreilles en tête du cortège remontant vers la Tour Eiffel.

    La fête gâchée

    Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées dans 71 villes de France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

    Le ministre de l’Intérieur a précisé que ces interpellations avaient donné lieu à 457 gardes à vue. Il a souligné qu’il y avait eu en France « 219 participants blessés dont huit graves, ainsi que 57 représentants des forces de l’ordre ».

    Avant que le parquet de Paris ne confirme le décès d’une personne, victime d’un accident sur le boulevard périphérique, obstrué par des blocs de béton.