Author: tecnavia

  • La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    Au soir de la défaite amère face au PSG, Bruno Genesio comptait sur la trêve internationale pour panser les plaies de son équipe.

    « Nous allons prendre un peu de repos et ensuite travailler avec ceux qui vont rester », indiquant : « Je ne baisse pas les bras… Ce groupe a fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas m’en satisfaire ». L’entraîneur marseillais avait devant lui trois semaines pour réfléchir à des solutions.

    Il devait notamment profiter de cette parenthèse pour faire travailler sa classe biberon, dans l’optique du match amical face à Montpellier, samedi, au stade Francis-Turcan de Martigues. Et se projeter sur les deux déplacements à Troyes et Angers ou la réception d’Olympiakos, qui seront déterminants pour la suite en Ligue 1 et en Ligue Europa, alors que l’OM a vécu la trêve dans la peau d’un relégable.

    Deux Fennecs sur le flanc

    C’était sans compter sur les aléas des rencontres internationales. Depuis le début de cette trêve, quatre Olympiens se sont blessés avec leur équipe nationale. Le premier a été Derek Cornelius. Le Canadien a été touché à la hanche, à l’occasion d’une séance d’entraînement. Il a dû être hospitalisé et les nouvelles n’ont pas été bonnes pour Bruno Genesio. Il ne devrait pas pouvoir rejouer avant le début 2027.

    Dans la foulée, ce sont Amine Gouiri, puis Himad Abdelli, qui ont connu la blessure. Le premier lors du premier match de l’Algérie face à la Zambie. Si les Fennecs se sont imposés 3-1, le meilleur buteur marseillais (4 buts) a ressenti une douleur à cuisse. Il a immédiatement été libéré par Brahim Hemdani, nouveau sélectionneur, et a été rapatrié à la Commanderie pour se soigner.

    L’Algérie a disputé un deuxième match, face au Burundi. Outre d’avoir été tenus en échec (2-2), ils ont surtout enregistré la blessure d’Himad Abdelli. Victime d’un gros tacle à la cheville, il a quitté le stade de Bujumbura en s’aidant de béquilles. Il doit passer des examens pour connaître la nature de son mal.

    Bruno Genesio n’était pas au bout de sa peine. Une autre mauvaise nouvelle est venue de l’équipe de France espoir. Tadjidine avait été appelé par Bernard Diomède, mais a face à l’Allemagne, pour le premier match, il a dû quitter le terrain en fin de rencontre. Le minot a été laissé au repos face à l’Angleterre pour le deuxième match. Il devrait ne pas participer au troisième, contre l’Italie.

    Côté marseillais, Bruno Genesio croise les doigts pour que la blessure de Tadjidine Mmadi ne soit pas trop grave. Alors que son staff médical est à pied d’œuvre pour soigner au plus vite Amine Gouiri, en vue du match de reprise à Troyes.

    Quant aux blessés d’avant la trêve, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia poursuivent leur remise à niveau. Alors que les nouvelles concernant Igor Paixão sont rassurantes. Le Brésilien avait été remplacé par précaution face au PSG. Et devrait être apte le 11 octobre, au stade de l’Aube.

  • Indélébile

    Indélébile

    20 000 Marseillais raflés, 1 600 déportés dont 804 juifs, tout un quartier annihilé. La barbarie mise en œuvre par les nazis et leurs complices de Vichy en janvier 1943 est désormais officiellement reconnue par la République française comme crime contre l’Humanité.

    C’est une grande victoire. D’abord pour les survivants et les descendants des victimes qui ont beaucoup lutté pour que ce moment de l’histoire de Marseille soit reconnu pour ce qu’il est.

    Ensuite, pour toutes celles et tous ceux ayant à cœur de caractériser les crimes qui, par leur atrocité, blessent notre Humanité tout entière.

    Enfin, c’est une victoire contre l’oubli alors que la dernière génération porteuse de la mémoire de la Seconde Guerre Mondiale est en train de s’éteindre.

    Notre pays en a bien besoin. Alors que l’extrême droite, qui n’a pas dirigé la France depuis la Libération, est prise dans une polémique sur des propos antisémites attribués au président du RN par Mediapart, on peut mesurer l’ampleur du brouillage des repères.

    Les héritiers de « tonton Dolfy »

    Des commentateurs et des citoyens semblent sincèrement tomber de la chaise, alors qu’il s’agit du chef d’un parti fondé par Waffen SS dont la figure tutélaire, Jean-Marie Le Pen, a été condamnée pour contestation de crime contre l’humanité et surnommait d’après la propre mère de Marine Le Pen, Adolf Hitler « tonton Dolfy ».

    Ces battus de 1944, ces revanchards antirépublicains, ces dissimulateurs, doivent à nouveau mordre la poussière.

    Non, les rafles, la déportation, les chambres à gaz, ne sont pas un détail de l’Histoire. Elles laissent une marque indélébile. Non, l’antisémitisme n’est pas résiduel en France et ne se cantonne pas aux milieux d’extrême droite. Ce poison comme le racisme et toutes les formes de haine doivent être combattus avec la dernière énergie.

    Héritière de l’esprit de Résistance, La Marseillaise, y mettra toutes ses forces.

  • Benoît Payan refuse la démission d’Amine Kessaci

    Benoît Payan refuse la démission d’Amine Kessaci

    Deux semaines après l’annonce fracassante de sa démission de la présidence de Marseille Habitat (notre édition du 16/09), Amine Kessaci (EELV) a finalement rencontré le maire de Marseille ce mercredi. L’occasion pour Benoît Payan de rappeler à son adjoint son « incompréhension » sur ses « derniers choix de gouvernance », explique son entourage. Et notamment son choix d’embaucher l’ancienne directrice juridique de 13 Habitat comme directrice générale, que le conseil d’administration a refusé. « Après cet échange et les engagements pris par Amine Kessaci, le maire de Marseille a pris la décision de refuser la démission du président et ce dernier continuera d’exercer la présidence du conseil d’administration », annonce-t-on à la mairie, en souhaitant un « fonctionnement exemplaire » et une « présidence transparente ».

    L’adjoint marseillais de son côté « prend acte » de la décision du maire. « Je n’avais pas arrêté de travailler, parce que Marseille Habitat prépare son budget pour 2027, pour retranscrire nos orientations politiques », explique Amine Kessaci. « Je suis plus que satisfait de la confiance du maire qui dit qu’aucune faute n’a été commise de ma part », partage-t-il. En précisant avoir pris des engagements de « travailler en lien avec la mairie, notamment sur le processus de recrutement mis en place pour un directeur général ».

  • Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Les messages d’alerte de la Préfecture sur les smartphones ont réveillé plus d’un habitant du Gard et de l’Hérault, ce mercredi 30 septembre. Depuis 8h et jusqu’à nouvel ordre, les deux départements sont placés en alerte rouge « pluies inondations », compte tenu des prévisions de Météo France.

    Dans le Gard mais aussi le nord, l’est héraultais et les plaines littorales, des orages stationnaires vont provoquer des cumuls de 50 à 300 millimètres d’eau (jusqu’à 100 mm en 1 ou 2h).

    Des débords de cours d’eau sont à craindre également. Depuis la veille, le secteur amont du fleuve Hérault était en alerte orange (jaune pour le secteur aval ainsi que le Lez et l’Orb amont) pour les risques de crues. Dans le Gard, le Gardon d’Alès et d’Anduze, ainsi que la Cèze amont ont été placés en vigilance orange. Les autres cours d’eau sont en vigilance jaune.

    Face à cet épisode méditerranéen de grande ampleur, les préfets de l’Hérault et du Gard invitent à la plus grande vigilance. Il est fortement conseillé d’annuler ou à défaut de limiter ses déplacements. En aucun cas de descendre dans les sous-sols ou parkings souterrains. Il est recommandé de s’éloigner des cours d’eau, des ponts, des berges de ne pas utiliser sa voiture, ni s’engager sur des passages à gué en véhicule ni à pied. Il est conseillé de rester chez soi et de privilégier le télétravail quand cela est possible.

    Dans le Gard, les établissements scolaires sont fermés toute la journée ce mercredi 30 septembre. C’est aussi le cas de certains établissements de l’est héraultais, autour de Montpellier. Les transports scolaires sont annulés dans le Gard et l’Hérault. A Montpellier, le réseau de tramway a été interrompu en milieu de matinée (les bus circulent encore). Tous les parcs et jardins ont été fermés à Montpellier, de même que les points bas (Verdanson, quai du Pirée…). De même à Nîmes où tous les équipements publics de la Ville et de la Métropole sont fermés.

    La situation ferroviaire est aussi fortement perturbée. La ligne TER entre Nîmes et Alès a été suspendue. La SNCF a fait savoir qu’à compter de la mi-journée, les TER entre Marseille et Montpellier ou Avignon ainsi que vers Avignon, Sète, Nîmes et le-Grau-du-Roi seront arrêtés. Les Intercités ne circuleront pas davantage entre Marseille et Bordeaux.

  • À Pézenas, le Printival joue son avenir

    À Pézenas, le Printival joue son avenir

    Le contraste est saisissant. Au printemps dernier, près de 12 000 festivaliers se pressaient à Pézenas pour l’édition 2026 du Printival Boby Lapointe. Quelques mois plus tard, l’association qui porte ce rendez-vous consacré à la chanson francophone se retrouve pourtant au bord du précipice.

    « Le Printival traverse aujourd’hui la période la plus difficile de son histoire », confie l’équipe dans une lettre ouverte publiée le 9 septembre. Début août, l’association, en grandes difficultés financières, a en effet déposé une demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal. « Deux scénarios sont désormais possibles : un plan de continuation permettant de poursuivre l’activité après restructuration, ou une liquidation judiciaire mettant fin à l’association. »

    Pour tenter de favoriser le premier scénario, le Printival lance une campagne de soutien dans l’objectif de récolter 50 000 euros. « Cette mobilisation doit permettre de contribuer à stabiliser la situation financière de l’association », expliquent ses responsables. Elle doit également témoigner « du soutien dont bénéficie le Printival auprès de son public, de ses partenaires et de l’ensemble de son écosystème ».

    Un déficit lié à plusieurs recettes manquantes

    Le Printival a vu le jour en 2000 sous l’impulsion de Jacky Lapointe, fils de Boby Lapointe, et Sam Olivier, avec l’objectif de célébrer l’œuvre du chanteur piscénois. À partir de 2009, la petite-fille de Boby, Dany Lapointe, a repris la direction du festival, dont elle a largement élargi les horizons, fidèle toutefois à l’esprit initial de la manifestation : l’amour des mots, de la poésie et du partage. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Printival défend donc la chanson francophone, faisant vivre la mémoire de Boby Lapointe tout en accompagnant de nouvelles générations d’artistes. Son activité dépasse les quelques jours du festival : l’association mène également des actions culturelles tout au long de l’année et développe des projets d’accompagnement et de création.

    Comment expliquer cette situation après une édition 2026 à succès ? Le festival a en effet enregistré un résultat positif d’environ 6 000 euros. Les difficultés actuelles proviennent plutôt d’un cumul d’écarts entre les prévisions budgétaires de la saison 2025-2026 et les recettes finalement perçues. L’association évoque « environ 12 000 euros de mécénat en moins que prévu, près de 10 000 euros de recettes en moins sur l’accompagnement d’artistes et environ 28 000 euros de subventions qui n’ont finalement pas été obtenues. Ces écarts, pris ensemble, ont fortement fragilisé l’équilibre financier de l’association ».

    L’équipe, le conseil d’administration et les partenaires travaillent désormais à un plan de restructuration. « Des décisions difficiles ont déjà été prises [trois contrats n’ont déjà pas été renouvelés, Ndlr.]. Certaines activités vont être revues et plusieurs postes sont concernés afin d’adapter le fonctionnement de l’association à sa nouvelle réalité économique. » Les 50 000 euros recherchés doivent permettre de « consolider la situation financière de l’association, de faire face à ses engagements les plus urgents et de lui donner les meilleures chances de poursuivre ses activités ».

    L’équipe a choisi de rendre publique sa situation avant même la décision du tribunal. « Nous ne savons pas encore de quoi demain sera fait. Mais tant qu’il existera une possibilité de faire vivre le Printival, nous mettrons toute notre énergie à la défendre. »

    * La collecte « Ensemble, unis pour le Printival » est ouverte sur HelloAsso

  • [Quoi de neuf] « Le climat est la troisième étape de notre histoire »

    [Quoi de neuf] « Le climat est la troisième étape de notre histoire »

    Françoise Verna : « Montpellier 20.50 organise le 1er octobre* un colloque intitulé « Des territoires inassurables ? » Pourquoi avez-vous choisi de prendre la question climatique sous cet angle assurantiel ?

    Jean-Luc Wolf : Je suis un professionnel des assurances, courtier en grande entreprise, et cela fait pas mal de temps que je m’inquiète du déséquilibre de ce qu’on appelle le fond Cat Nat [fonds Catastrophe Naturelle].

    J’explique, en deux mots, ce qu’est ce régime : En 1981, la Saône, le Rhône, la Garonne, dans le même hiver, avaient débordé et causé de graves inondations. Pratiquement un an après, le gouvernement a mis en place un système d’assurance obligatoire instaurant un régime de protection collective. C’est-à-dire que dans tous les contrats « dommages », qu’il s’agisse de notre maison, d’une usine, d’une voiture etc, on payait une quote-part qui était dévolue à ce fonds Cat Nat. Au départ, cela coûtait 5,5%, donc c’était relativement dérisoire. Au fur et à mesure que les catastrophes naturelles ont continué à augmenter, il a fallu augmenter les cotisations. À titre d’exemple, au 1er janvier 2026 nous payons 20% de nos primes d’assurances pour ce fonds Cat Nat.

    Olivier Nottale : Cela a donc énormément augmenté…

    Jean-Luc Wolf : Oui et je dois dire qu’il y a une désinformation à propos des assurances. Les médias disent « les assureurs augmentent ». Vous savez, ils n’ont pas toujours bonne réputation… Alors que les assureurs ont une activité économique vraiment essentielle. Il a fallu encore une fois augmenter considérablement. Aujourd’hui, au-delà des augmentations, la question que nous nous posons c’est « qu’est-ce qui va se passer demain ? » et est-ce que ce sera suffisant ? On ne va pas passer de 20 à 30% et de 30 à 40% ! Quand on nous dit « les assureurs augmentent » ce n’est pas forcément eux, c’est surtout, à chaque fois, la partie qui va au fonds Cat-Nat.

    Françoise Verna : Le fonds Cat Nat est un régime qui existe depuis 1982 et, surtout, il est spécifique à notre pays, n’est-ce pas ?

    Jean-Luc Wolf : En France, nous avons le meilleur régime de protection collective au monde sur ce plan-là. La caisse centrale de réassurance est le grand organisme de réassurance de l’État qui nous garantit une couverture définitive au-delà de ce que les assureurs et leurs propres réassureurs peuvent payer.

    Olivier Nottale : Ne doit-on pas redéfinir la notion de catastrophe naturelle ? Cela a évolué depuis 40 ans ?

    Jean-Luc Wolf : Au départ, cette couverture avait pour but de garantir ce qui ne l’était pas dans les contrats classiques : inondations, débordements de fleuve… L’État a demandé aux assureurs d’ajouter aux assurances multirisques les tempêtes, la neige, la grêle.

    Joseph Mornet : C’est revenu dans l’actualité puisqu’à la suite de la tornade à Paumas [Aude], près de Limoux, la présidente de la Région Occitanie, accompagnée de deux sénateurs, ont fait une demande pour qu’il y ait une reconnaissance de la tornade comme catastrophe naturelle.

    Françoise Verna : Justement, cette question du climat est au centre de votre colloque. Précisez-nous le rôle de Montpellier 20.50 ?

    Joseph Mornet : On est né en 2011. Notre but était de réunir un certain nombre de citoyens de la ville de Montpellier et de son territoire élargi, qui avaient envie d’intervenir sur la vie de ce territoire sans pour autant être un élu ou avoir une fonction politique. Cela a été très très riche. Dans un premier temps on s’était fixé un objectif pour les municipales de 2014, d’être une force de propositions pour les candidats. On s’est appelé Montpellier 20.20. Quand on est arrivé en 2020, on a eu envie de continuer. On a, à chaque fois, essayé d’intervenir sur des événements locaux. On a beaucoup travaillé sur les échéances des régionales avec la création de la grande région Occitanie. À ce moment-là, on s’est mis en partenariat avec deux autres laboratoires d’idées à Nîmes qui s’appelle TPNA** et à Toulouse avec la Compagnie Riquet. Nous avons publié deux ouvrages et organisée une grande journée commune à Narbonne [en 2015, « Dessine moi une région »]. Nous nous inscrivons, le 1er octobre, dans la continuité puisque c’est à nouveau Joël Echevarria qui animera notre colloque ; une personnalité : c’est le directeur général délégué de la Toulouse School of Economy.

    Olivier Nottale : Revenons à la question climatique.

    Joseph Mornet : C’est la troisième étape de notre histoire. Nous nous sommes concentrés sur les problèmes de la planète, de l’écologie. On a fait deux journées consacrées à l’eau et à la Méditerranée. Et maintenant ce colloque où la question du climat est traitée sous l’angle des assurances. Nous allons faire appel à des experts notamment du Giec, Alexis Roumagnac, Denis Lacroix… On aura aussi des politiques comme Thomas Dubiez de la Métropole de Montpellier qui a mis en place tout un programme pour faire face au changement climatique.

    *Jeudi 1er octobre à partir de 9h30, colloque « Des territoires inassurables ? » Salle Voltaire, 27-29 Bd Sarrail, Montpellier, entrée gratuite.

    **Tout pour Nîmes et son agglomération.

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien.

  • La Région Occitanie veut tenir le cap malgré les coupes

    La Région Occitanie veut tenir le cap malgré les coupes

    C’est un lieu qui dit déjà une partie du message. Vendredi 18 septembre, les élus régionaux gardois ont choisi le Centre d’art contemporain de Nîmes, au cœur de Pissevin, pour effectuer leur rentrée. Un équipement culturel implanté dans un quartier populaire, qui a accueilli 10 000 visiteurs en 2025 et auquel la Région vient de porter son soutien de 19 000 à 24 000 euros.

    Une façon d’ouvrir une matinée où les annonces concrètes ont côtoyé un refrain beaucoup moins réjouissant : celui des budgets qui se resserrent. Selon la Région, les décisions budgétaires nationales ont réduit ses ressources de 500 millions d’euros en trois ans. Les élus ont notamment réaffirmé leur volonté de maintenir la culture à 3% du budget de fonctionnement régional.

    L’effort affiché concerne d’abord les lycées. Pour les 231 000 élèves d’Occitanie, la collectivité mobilise 74 millions d’euros : manuels, LoRdi, premiers équipements professionnels ou transports scolaires gratuits, avec également une aide à la cantine renforcée pour les familles les plus précaires. « La rentrée reste la moins chère de France », revendique Fabrice Verdier, conseiller régional délégué aux ressources humaines et au dialogue avec les syndicats, reprenant le mot d’ordre de l’exécutif régional.

    Dans le Gard, 6 400 ordinateurs doivent notamment être distribués cette année et 18 000 élèves bénéficient de la gratuité des transports scolaires. Sur les mobilités, Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région en charge de la question, met en avant la progression de la « gratuité par l’usage ». Selon l’élu, celle-ci est passée de 600 000 à 7 millions de tickets pour les moins de 27 ans entre 2019 et 2026. Dans le Gard, plus de 30 000 jeunes sont inscrits au dispositif « +=0 ». La Région accélère aussi sur le vélo : au lycée Lucie-Aubrac de Sommières, une trentaine de vélos à assistance électrique sont mis à disposition. Une expérimentation menée dans huit établissements d’Occitanie avant une possible extension.

    « Il va falloir que l’État soit à nos côtés »

    L’été a aussi rattrapé la rentrée politique. Après les épisodes caniculaires, une cartographie de la vulnérabilité thermique des lycées est en cours. Isolation, brasseurs d’air, protections solaires, végétalisation ou salles refuges doivent permettre de cibler les prochains investissements. « Face aux contraintes budgétaires, il va falloir que l’État soit à nos côtés », prévient Aurélie Génolher.

    Les inquiétudes sont plus franches sur la formation. Julie Delalonde alerte sur la baisse des financements nationaux de l’apprentissage : « Ça réduit considérablement l’offre disponible… Or, pour beaucoup de jeunes, c’est la seule formation possible ! » L’élue pointe également l’absence annoncée de nouveaux crédits de l’État en 2027 pour la formation des demandeurs d’emploi. La Région a, de son côté, adopté un plan régional de formation 2027-2030 doté de plus de 660 millions d’euros.

    À l’autre bout du tableau, plusieurs projets prennent forme dans le Gard. La Région doit participer à la future école de kinésithérapie portée par le CHU de Nîmes, tandis qu’une formation d’aide-soignant en apprentissage doit ouvrir au Vigan. Au Mas de Mingue, à Nîmes, un centre de santé est annoncé d’ici 2027, en partenariat avec la Ville.

    Reste l’économie. Jalil Benabdillah, vice-président de la Région chargé de l’économie, de l’emploi, de l’innovation et de la réindustrialisation, décrit « une rentrée économique très contrastée », entre entreprises fragilisées et secteurs industriels porteurs. Décarbonation, aéronautique ou spatial sont ciblés, tandis qu’un rapprochement avec Nîmes Métropole autour du développement économique est évoqué. Derrière le catalogue des annonces, une question traverse ainsi cette rentrée : combien de temps les collectivités pourront-elles maintenir leurs investissements alors que leurs marges budgétaires se resserrent ?

  • Les syndicats bientôt à la rue à Bagnols-sur-Cèze ?

    Les syndicats bientôt à la rue à Bagnols-sur-Cèze ?

    Pour l’heure, la CGT a décidé qu’elle ne quitterait pas ses locaux à Bagnols-sur-Cèze. Cet été, la municipalité gérée depuis mars par Pascale Bordes (RN) a en effet annoncé aux quatre organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, CFDT) et aux six associations concernées qu’elles devaient quitter les locaux Mendès-France qu’elles occupent. Après les attaques contre la culture (plusieurs spectacles annulés), contre les associations (baisse des subventions) et les centres sociaux (190 000 euros de subventions supprimées pour Mosaïque en Cèze), la municipalité d’extrême droite s’en prend désormais aux syndicats.

    « Contrairement aux associations concernées, on n’a pas été surpris », reconnaît Pascal Le Boulch, le secrétaire de l’Union locale CGT du Gard rhodanien. « J’espère qu’il va y avoir une prise de conscience générale sur la volonté de la maire de détruire le tissu associatif, culturel et sportif actuel, pour reconstruire ensuite quelque chose à son image. »

    Face à cette situation, l’Union locale CGT a tenu une assemblée générale le 10 septembre dernier où l’ensemble des présents a refusé de quitter les locaux. « Nous avons écrit à la maire et nous attendons désormais sa réponse. Nous ne demandons pas un délai, on veut juste qu’elle nous présente un vrai projet », explique Pascal Le Boulch. Le cégétiste ne comprend en effet pas pourquoi la date du 30 novembre a été fixée par la municipalité puisque celle-ci n’a présenté aucun projet sur l’utilisation de ces locaux par la suite.

    « Aujourd’hui, c’est hors de question qu’elle nous fasse quitter les lieux parce qu’elle a une idée et que peut-être, un jour, elle va la réaliser. L’assemblée générale a été claire, on ne bouge pas. Donc on restera dans nos locaux et on va continuer la lutte », prévient Pascal Le Boulch. En attendant une réponse de la mairie, et l’envoi de nombreux documents réclamés sur le statut de mise à disposition du bâtiment, le syndicat a en effet prévu de se mobiliser et d’aller à la rencontre de la population pour l’alerter sur les décisions prises par la maire.

    « Quand on parle de cette décision qui concerne aussi les associations, les gens ne trouvent pas ça normal et certains ne s’attendaient pas à ça. Je pense que la prise de conscience va arriver petit à petit », conclut le secrétaire de l’UL CGT du Gard rhodanien.

  • Première pierre pour le centre drones de Naval Group à La Londe-les-Maures

    Première pierre pour le centre drones de Naval Group à La Londe-les-Maures

    Ce projet, dont la mise en service est prévue pour fin 2027, comprend notamment la réindustrialisation du site historique des Bormettes à La Londe,
    au sein d’un pôle regroupant les activités actuellement réparties sur les différents sites de l’entreprise. Ce centre sera équipé des installations nécessaires à la conception,
    au développement, à la production et au maintien en condition opérationnelle (MCO) de drones, de systèmes autonomes et d’armes sous-marines. « Pensé pour répondre aux meilleurs standards environnementaux, cet outil industriel moderne contribuera à l’évolution des activités de recherche, développement et production du groupe »,
    se félicite Naval Group.

  • Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Mobilisés pour obtenir davantage de moyens humains et matériels, notamment à la suite des incendies qui ont touché le pays cet été, ils ont rejoint les mobilisations de la fonction publique. Avant leur départ, ils ont reçu le soutien de la CGT, dont les banderoles ont été déployées. Ils ont également été rejoints par des militants du PCF 13. Sur place, des tracts appelant à soutenir les pompiers ont été distribués.