Author: tecnavia

  • Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Ils sont venus de Chine, Allemagne, Corée du Sud ou encore des États-Unis.

    Au total, ils étaient un contingent de 80 tireurs, attirés à Aix-en-Provence par la même passion : l’escrime. Ou plutôt le fleuret, arme qui est enseignée au sein du club d’Escrime Pays d’Aix. Et dont le savoir-faire en matière de formation a largement dépassé les frontières de l’hexagone. D’où ce stage international qui a permis à ses participants de goûter au haut niveau.

    Car les maîtres d’armes qui ont assuré les séances avaient chacun un sacré palmarès. Étaient présents, lors de cette semaine d’exception, Aymeric Clos, entraîneur de l’équipe de France, Armand Spichiger (champion de France en titre), Maximilien Chastanet (médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris), Amir Shabakehsaz (ancien entraîneur de l’équipe de France) ou encore Chiara Cini, vice-championne du monde de fleuret.

    Les jeunes tireurs qui avaient fait le voyage auront vécu une belle expérience d’excellence et d’opposition internationale.

    Retour du Licciardi

    À noter : club formateur par excellence, l’Escrime Pays d’Aix prépare aussi le retour du Challenge Licciardi. Disparu depuis 2 ans, il reviendra début novembre au Val de l’Arc à l’occasion d’une Coupe du monde junior et cadette féminine.

    En attendant la rentrée, le club propose des leçons d’initiation gratuites tout le mois de septembre, pour tous de 4 à 77 ans.

  • Près de 2 000 fadas de sardines sur le Vieux-port de Marseille

    Près de 2 000 fadas de sardines sur le Vieux-port de Marseille

    Alléchés par l’odeur de 440 kg de grillades relevées selon la tradition par le jus de 500 citrons dans une ambiance musicale et festive, les Marseillais et les touristes n’ont pas boudé leur plaisir. Prochain rendez-vous gustatif samedi 29 août pour une soirée Kouss-Kouss.

  • Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Sur le parking de la place du Jaï à Marignane, cette petite voiture blanche iconique détonne à côté des gros SUV devenus la règle en matière automobile. À bord d’une Renault 4 – que tout le monde appelle 4L du nom d’une de ses versions – Marine Proto et Juliette Wharmby. Ces deux étudiantes de 22 ans, respectivement infirmière puéricultrice et ingénieure en agroalimentaire, sont inscrites comme équipage 663 pour la 30e édition du rallye étudiant 4L Trophy en février 2027. Elles relieront Marseille à Marrakech en deux semaines, dont dix jours de rallye, en près de 3 300 kilomètres, sans le retour.

    Le but de cette aventure est d’amener des fournitures scolaires à Merzouga, au Maroc. « C’est à but humanitaire, on doit prévoir au minimum un sac à dos rempli de fournitures ainsi qu’un sac de sport rempli d’affaires de sport », détaille Marine Proto, « tout ce qui est alimentaire est limité à 10 kg et sera donné à la Croix-Rouge à Biarritz », point de départ de la course.

    « Pas là pour la vitesse »

    C’est une véritable compétition automobile. « Sans GPS, ni téléphone, juste une carte papier, juste une boussole et le roadbook », explique Marine Proto. « Celui qui fait le moins de kilomètres gagne », poursuit-elle, en cas de panne, il faudra compter « sur la famille ou sur l’aide des autres équipages ». « Il y a beaucoup d’entraide, même si c’est une course, on n’est pas là pour la vitesse », ajoute Juliette Wharmby.

    De toute façon, la Renault 4 n’est pas une Formule 1. « C’est le châssis qui compte », estime l’ingénieure, quand bien même sa collègue est « franchement surprise, elle marche super bien, même en montée ! On est allé faire des photos à la Sainte-Victoire », illustre-t-elle. Normal, elles ont choisi le plus gros moteur : « Le Cléon-fonte de 1 100 cm3, on ne voulait pas le Billancourt », plus ancien, développe-t-elle. Achetée en mars, « à Aubagne, l’annonce postée à 9h30, j’ai appelé à 9h32 », se rappelle Marine Proto. Révisée pour la route, l’idée était « de la faire rose pâle, mais vu la carrosserie nickel on va juste mettre des stickers », poursuit-elle. Juliette Wharmby aimait déjà les voitures anciennes. « On est amies depuis le collège et on voulait refaire une aventure ensemble », retrace-t-elle. « C’est elle qui m’a embarquée », reconnaît Marine Proto, qui depuis « se passionne » pour les anciennes. La passion incombe de chercher les financements pour un budget total estimé à 13 500 euros via sponsoring, loto et cagnottes. La course est aussi contre la montre pour le départ dans 6 mois.

  • Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.

    « La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »

    Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.

    Quartiers d’été plébiscités

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.

    Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».

  • Nouvelle mobilisation pour sauver Fibre Excellence

    Nouvelle mobilisation pour sauver Fibre Excellence

    Toujours « mise sous protection » par ses salariés, l’usine de Fibre excellence de Tarascon espère recevoir du soutien, ce mercredi.

    Malgré sa liquidation judiciaire, le 29 juillet dernier, par le tribunal de commerce de Toulouse, les travailleurs du site produisant de la pâte à papier n’ont pas encore baissé les bras. « L’intersyndicale occupe le site depuis plus d’une quinzaine de jours. Maintenant, ce que l’on souhaite c’est une table ronde pour trouver une porte de sortie qui pérennise le site. Une table ronde en préfecture, avec la Région Sud, des acteurs économiques et institutionnels locaux », explique François Canu, secrétaire de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône (UD CGT 13).

    Concrètement, son organisation donne rendez-vous à ses militants devant l’usine, ce mercredi matin pour soutenir les travailleurs. Une conférence de presse est prévue, elle sera suivie d’une « initiative départementale » avec un temps fraternel et le traditionnel barbecue au programme. « Même si dans la période, c’est pas simple de mobiliser, on espère que la mobilisation va être fraternelle et solidaire », développe le syndicaliste. Manière de rappeler à tous que le site est encore loin d’être rayé de la carte. L’objectif reste aussi, et surtout, de maintenir la pression sur les acteurs impliqués dans le dossier pour tenter de sauver l’usine. « Il y a des contacts avec la Région, on espère que ça bouge rapidement sinon ça va être un carnage pour l’emploi local : pour les travailleurs de la filière du bois mais aussi les sous-traitants », rappelle François Canu, citant les 270 emplois directs mais aussi les 5 000 induits.

  • Marseille Chanot, le parc des expositions se met au vert

    Marseille Chanot, le parc des expositions se met au vert

    La reconnexion du Parc Chanot à son environnement urbain se concrétise. Le chantier d’aménagement des espaces extérieurs avance. Le site s’est fortement désimperméabilisé. Des zones vertes et une piste cyclable donnent la mesure du travail accompli pour apporter plus de confort aux congressistes et l’ouvrir aux citadins.

    Succédant à la SAFIM qui gérait le parc depuis 1985, Marseille Events, exploitant délégué du Parc Chanot depuis janvier 2025 (avec CCIAMP Infrastructures), réaménage ces grands espaces pour les ouvrir sur la ville, lutter contre les îlots de chaleur qu’étaient ces grandes esplanades asphaltées et usées.

    Désasphalter les parkings

    Le parc Amable Chanot est l’héritier du champ de manœuvres militaires du Rouet créé en 1875 pour accueillir sur 20 hectares un régiment entier de cavalerie. Par la suite, le succès des expositions coloniales de 1906 et 1922, celle de l’électricité de 1908, en ont fait le parc incontournable des expositions et des congrès. Marseille, lauréate du label européen « 100 villes neutres en carbone d’ici 2030 », se devait de transformer ce grand parc en cœur de ville.

    En se dirigeant vers le Pavillon des Arts, le promeneur est accueilli par 500m² d’espaces verts aménagés. 2 000m² de surface ont été désimperméabilisés. L’objectif est de passer de 2% à 10% d’espaces perméables sur tout le parc. 76 bancs et 36 mètres linéaires de tables ont été installés. Un écrin végétal met en valeur le Pavillon des arts de Provence, vestige de l’exposition coloniale de 1922, avec les atlantes du sculpteur Louis Botinelly et les mosaïques de l’artisan d’art Patrizio conçues d’après les dessins de Valère Bernard.

    À proximité, une petite « palmeraie » rafraîchit l’esplanade du Palais des Événements. La nature en petits pots déplaçables ne sera jamais qu’une illusion de forêt urbaine. Les aménageurs l’ont bien compris : ce parc reste structuré par ses longs mails de micocouliers et de tilleuls. 22 arbres ont d’ailleurs été plantés.

    Pour renforcer les mobilités douces, un long ruban bleu marine traverse le parc, sur 900 mètres, de la porte du Rond-Point du Prado à la porte de la rue Raymond Teisseire. Cette piste cyclable sécurisée et en partie ombragée, raccorde ainsi les quartiers de Saint-Giniez, du Rouet et de Sainte-Marguerite.

    Progressivement, la grande esplanade se végétalise : 10 000m2 de parking (1 800 places) sont désasphaltés, remplacés par une couche drainante ocre. L’an prochain, la zone arrière d’exposition des piscines doit devenir une « oasis » de biodiversité. Un regret : oubliées dans le programme, les grilles Art Déco de Louis Trichard font grise mine. Leur restauration urge.

  • Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Les sapeurs-pompiers ont dû intervenir par trois fois sur des incendies menaçants dans Bouches-du-Rhône. La première fois à Salon-de-Provence, samedi après-midi pour un feu qui a parcouru 4 000m2 de végétation mais qui a rapidement été contenu grâce à l’action de 47 pompiers et un hélicoptère bombardier d’eau. Deuxième coup de chaud, dimanche cette fois, avec un incendie plus inquiétant à Fontvieille, dans le massif des Alpilles qui s’est déclaré aux alentours des 16 heures. Si 90 sapeurs-pompiers sont d’abord déployés, leur nombre passe rapidement à 200, appuyés par un hélicoptère et 3 Canadair en renfort. Le feu était « fixé » en début de soirée, selon le Sdis 13, après avoir parcouru une dizaine d’hectares. Enfin à Fuveau, l’incendie d’une voiture s’est propagé dimanche à la végétation et a nécessité, là encore, l’intervention d’une soixante de pompiers appuyés par des moyens aériens. Incendie en bonne voie d’extinction dès le début de soirée.

    Dans le Var, Si l’incendie d’ampleur de Gros Bessillon, a été déclaré fixé vendredi, de nombreux pompiers restaient sur le pont. Même principe pour l’incendie à Bayons, annoncé comme « contenu » vendredi, dans les Alpes-de-Haute-Provence où s’est rendue la préfète, Isabelle Tomatis, ce samedi. À Rousset-Serre-Ponçon, non loin du barrage dans les Hautes-Alpes, un feu d’espace naturel s’est déclaré samedi dans l’après-midi. S’il a été « rapidement fixé » il a tout de même parcouru 2 000m2. Schéma similaire à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence où les pompiers sont intervenus, samedi pour un feu de broussailles. Finalement, 4 300m2 sont partis en fumée mais les habitations adjacentes ont été protégées.

  • Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Dominique Calmet pour l’Association pour la protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) poursuit inlassablement, même au cœur de l’été, sa mission de lanceur d’alerte en mettant en avant de nouvelles entorses à la légalité ou du moins des libertés prises par les élus sans études d’impact. En cause toujours les recharges de sable effectuées, cette fois « par des travaux qualifiés d’entretien », dénonce-t-il. Ce qui permet aux communes de s’exonérer des demandes d’autorisation « en laissant les herbiers de posidonie protégés en payer le prix ». Une démarche qui se serait généralisée dans le département. Sauf bien sûr sur la plage de Sainte Asile qui fait office aujourd’hui, paradoxalement, d’îlot protégé, après une longue bataille en justice remportée par l’APE.

    Depuis 2019, l’association documentait ici les recharges répétées en sable de la plage effectuées sans étude d’impact. Et le 15 mai 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé l’autorisation préfectorale, jugeant les incidences sur l’herbier suffisamment notables pour exiger une étude d’impact complète. Résultat concret : le rechargement massif prévu pour 2026 n’a pas eu lieu. Seule une opération de reprofilage sans apport de sable.

    Herbiers de posidonies menacés et pollution

    Ce qui n’est pas le cas selon les défenseurs de l’environnement des quatre autres plages de la commune, notamment les 15 et 16 juillet derniers. « Un communiqué municipal précisait seulement que les travaux se dérouleraient de nuit, entre 22h et 6h, pour limiter la gêne. Aucune information sur l’origine du sable apporté, ni sur le fondement juridique de l’opération, n’a été communiquée, pas plus sur le site de la mairie que lors des conseils municipaux », s’époumone l’océanographe. Et de poursuivre : « J’ai demandé à la mairie de m’envoyer une copie de l’autorisation administrative de ces travaux sans que cela soit suivi d’effet. »

    Pour le scientifique le plus grave ce sont ceux réalisés à la vieille « à moins de dix mètres du récif frangeant de posidonie qui borde la plage », une formation d’herbier particulièrement fragile, dont l’ensablement des rhizomes est déjà en cours. « Sans intervention, cet herbier risque de connaître, dans les prochaines années un déclin progressif », alerte-t-il. Avec le sable déposé qui finira immanquablement dispersé sur le banc.

    Une intervention similaire selon l’association à celle effectuée sur la plage de Sainte Asile que le tribunal administratif de Marseille a jugé illégale. Autre vrai sujet de préoccupation : la pollution par un émissaire rejetant des eaux usées provenant du terrain militaire en surplomb.

    « On a carrément des eaux d’égout qui sortent des installations de la marine et qui se jettent sur la plage de Grave-Cavalas, j’ai fait des prélèvements et les résultats sont catégoriques », précise Dominique Calmet. Et de poursuivre : « Le laboratoire d’analyse a retrouvé par exemple 2 000 entérocoques intestinaux par 100 ml, c’est énorme ! » Des résultats que la ville réfute tout aussi catégoriquement partant plutôt de « pollution psychologique » de l’association, en assurant que les eaux de baignade sont de bonne qualité. « Le maire dit que je dois faire mes prélèvements avec une bouteille souillée. Or, plus jeune, j’ai passé un certificat de bactériologie, virologie pour pouvoir travailler à l’hôpital et payer mes études, donc prélever et conserver les échantillons c’est quelque chose que je sais faire », affirme le scientifique.

    Affaire à suivre donc.

  • L’OM plus athlétique que Bilbao

    L’OM plus athlétique que Bilbao

    Bruno Genesio était serein, lorsqu’il s’est présenté en zone mixte.

    Son équipe venait de lui offrir une victoire nette et presque sans bavure, pour sa première au Vélodrome, « du bon côté, c’est encore plus plaisant » a-t-il même plaisanté. Même si le jardin des Phocéens n’était pas à sa jauge maximale, ils étaient néanmoins environ 45 000 à être venus, par curiosité sans doute, assister à ce qui s’est transformé en démonstration marseillaise.

    « Nous avons affronté un adversaire supérieur à ceux que nous avons croisés jusque-là. Et j’ai pu voir que les joueurs ont enregistré ce que j’attends d’eux », a confessé le nouvel entraîneur olympien. Grâce à Angel Gomes, l’OM a rapidement concrétisé sa bonne entame, et aurait même pu virer avec un avantage plus important, sans la main ferme d’Alex Padilla. La doublure du champion du Monde Unaï Simon a retardé l’échéance d’un succès marseillais qui se dessinait.

    Et que des buts signés Igor Paixão avant la pause, et Tajidine Mmadi en fin de match, ont permis de matérialiser. « J’ai apprécié l’état d’esprit des joueurs qui ont débuté, et le fait que ceux qui sont entrés en jeu ont su conserver le niveau vu en première période », souligne Bruno Genesio.

    Son onze de départ, malgré la cascade de départs déjà actés et ceux à venir, avaient de quoi séduire. Avec Amine Harit positionné dans le couloir droit de l’attaque, et un axe défensif Balerdi – Cornélius plutôt bien inspiré. Toutefois, malgré ses airs d’équipe type, il n’est pas certain que ce soit celui que le stratège olympien alignera le 21 août contre Strasbourg.

    « Je ne vais pas monter

    au plafond »

    « J’ai pu mettre certaines choses en place. Et je compterai sur tous ceux qui seront encore là le 1er septembre. » Ceux qu’il avait choisis pour débuter face à l’Athletic Bilbao ont en tout cas joué le jeu à fond. Ils ont mordu dans le match et n’ont pas fait de cadeau à une formation basque qui n’a existé que par intermittence.

    « Cette victoire valide nos cinq semaines de travail », admet Bruno Genesio. En reconnaissant « avoir vu sur le terrain ce qui a été travaillé à l’entraînement ». Reconnaissance toutefois qu’il n’allait « pas monter au plafond, car il y a encore du travail ». Et qu’en fonction des départs qui risquent encore de venir, il sait qu’il devra reprendre certains fondamentaux travaillés notamment aux Pays-Bas. Surtout lorsque d’éventuelles recrues vont arriver.

    La victoire face à Bilbao est en tout cas une bonne opération, dans une préparation où l’OM monte en régime. Dès vendredi, un autre adversaire, l’Atlético de Madrid, d’un niveau nettement supérieur, va se présenter aux Olympiens pour ce qui sera sans doute la répétition générale avant la réception de Strasbourg, pour lancer la Ligue 1, le 21 août.

    D’ici là, Bruno Genesio va poursuivre son travail, dans des conditions qui ne sont pas idéales. « Je le savais, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là », soupire-t-il. Conscient que, dans l’attente de nouvelles têtes, « je vais devoir tirer 100% du groupe qui sera à ma disposition ». Notamment les jeunes, dont il reconnaît « qu’ils travaillent bien et ont un bon esprit ».

    Keyliann Bézahaf est celui qui a bénéficié du plus long temps de jeu, dimanche. Il s’est bien intégré dans une défense finalement moins mise sous pression, mais qui a néanmoins dû se montrer vigilante sur les rares coups d’accélérateur basque.

    Alexi Koum, Keyliane Abdallah, Mohamed Baradji ont aussi montré de belles choses durant leur présence. Mais le minot qui a eu la plus belle des récompenses est Tajidine Mmadi. Rentré au poste d’Igor Paixão, auteur du deuxième but marseillais, il s’est montré efficace et appliqué. Pour finalement inscrire le but qui a assis définitivement le succès marseillais.

    Du côté du Vélodrome, vacances obligent, c’est une petite chambrée qui a accompagné les Olympiens. Néanmoins, s’il n’y a pas eu l’ambiance habituelle, les présents ont poussé avec leur équipe et apprécié le jeu développé.

    OM 3 (2)

    ATHLETIC BILBAO 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (43 000 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier.

    Buts : Gomes (10), Paixão (40), Mmadi, 86) pour l’OM, Sancet (38) pour Bilbao.

    Avertissements : Weah (39) à l’OM, Guruzeta (17), Paredes (43), Berchiche (55) à Bilbao.

    OM : de Lange – Weah (Timber, 64), Balerdi (Bézahaf, 64), Cornélius (Kondogbia, 46), Emerson (Koum, 70) – Abdelli (Nnadi, 46), Höjbjerg (Baradji, 82), Gomes (Garcia, 70) – Harit (Abdallah,70), Gouiri (Maupay, 46), Paixão (MMadi, 70).

    Entraîneur : B. Genesio.

    BILBAO : Padilla -Rincon, Yeray, Paredes, Berchiche – Jaurezizar, Canales, Sancet – Williams, Navarro, Guruzeta. Sont entrés en jeu : de la Galarereta, Areso, Santos, Maroan, Berenguer, Johaneko, Rego, Selton, Gere.

    Entraîneur : E. Terzic.

  • Olivier Galzi s’apprête à lancer son propre parti politique

    Olivier Galzi s’apprête à lancer son propre parti politique

    Ce qui a marché à Avignon aux élections municipales va-t-il marcher ailleurs ? C’est en tout cas ce que semble penser le maire (DVD) Olivier Galzi, qui lance officiellement son micro-parti « Le bon sens des territoires ».

    Ne faisant pas les choses à moitié, une grande soirée de lancement a également été annoncée. Elle se tiendra le jeudi 10 septembre prochain à La Scala Provence. « Parce que la politique doit se réinventer, parce que nos territoires sont les fondations de notre pays et parce que ceux qui décident sont trop éloignés de nos réalités, je propose de lancer un nouveau mouvement », précise le premier édile de la Cité des Papes sur ses réseaux sociaux.

    Un moment pendant lequel est également prévue la projection en avant-première du documentaire Clés de campagne, qui se « penche sur les coulisses de l’élection municipale d’Avignon, offrant un aperçu inédit », nous confie-t-on dans l’entourage du maire. Un nouvel élément de communication de l’ex-présentateur du 20 heures, lui qui en est friand et qui en a fait l’une de ses forces.

    Hors des partis

    Avec cette création, il se réaffirme hors des partis traditionnels, comme il n’a cessé de le répéter durant sa campagne. Il souhaite également impulser une dynamique pour d’autres échéances politiques. Avec, tout d’abord, les sénatoriales en vue, où son adjointe et compagne, Anaïs Haussman, se présente. Et donc, on l’imagine, d’autres échéances électorales.

    Une démarche qui risque de remuer un peu plus la sphère politique locale. Aux dernières nouvelles, le choix de partir en solitaire pour un siège au palais du Luxembourg a agacé, à droite comme à gauche.