Author: tecnavia

  • Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    C’est sous un ciel un peu moins bleu que le reste de la semaine, que se clôture la 23e édition du salon nautique des Nauticales à La Ciotat. Un bilan positif pour les organisateurs, qui comptent une légère hausse de visiteurs par rapport à l’année passée. « Ce fut une très belle édition, avec de belles offres et un public au rendez-vous », affirme Franck Oliveri, directeur des Nauticales.

    Pendant six jours, vendeurs de bateaux, d’équipement, associations de défense de l’environnement et activités autour de la mer Méditerranée se sont côtoyés sur le port des Capucins pour le plus grand bonheur des passionnés de la mer. « On a attiré autant un public dit qualifié, c’est-à-dire qui vient pour acheter des bateaux ou de l’équipement, qu’un public populaire qui vient pour déambuler et participer aux animations. C’est un public passionné par la mer, des bateaux, mais pas que », se félicite Franck Oliveri, directeur du salon organisé par la Métropole Aix Marseille Provence.

    Les associations attirent

    Le village des associations a, d’après le directeur, attiré de nombreux curieux, tout comme les ateliers dédiés à la découverte de la Méditerranée avec des animations interactives, comme l’utilisation de casque de réalité virtuelle. « Les stands des associations qui parlent de préservation, de faune et de flore marine ont très bien marché », précise-t-il.

    L’édition est également une réussite pour les professionnels du milieu, les vendeurs de bateaux ou ceux d’équipements. « Il y a eu pas mal de très bons contacts pour la partie nautique, pour les vendeurs de bateaux. Les ventes ont suivi l’état du marché nautique. Mais les exposants sont assez satisfaits », précise le directeur du salon.

    Dernière édition

    Tout cela malgré la réduction du salon de 9 à 6 jours depuis l’édition précédente. « Beaucoup de salons nautiques l’ont fait. Parce qu’on a remarqué que l’on ne perdait pas spécialement de visiteurs. C’est plus condensé, tout simplement », explique le directeur.

    Ce sera pourtant la dernière édition qui se déroulera sur les quais du nouveau port de La Ciotat, d’après les organisateurs. La prochaine édition pourrait prendre place du côté de la cité phocéenne en avril 2027.

  • À Marseille, une balade printanière pour retrouver de l’air frais

    À Marseille, une balade printanière pour retrouver de l’air frais

    Pas une voiture à l’horizon. Les rires des passants résonnent sur la Corniche, et l’odeur salée de la mer reprend sa place au long du littoral. Pour la 35e édition du dispositif « La Voie est Libre » porté par la Ville, les Marseillais et visiteurs étaient plus de 40 000 à profiter du circuit piéton ce dimanche.

    C’est le cas de Thomas, 32 ans, accompagné de son frère cadet Benoît. « Je viens systématiquement lors de ces rendez-vous sur la Corniche. Il fait beau, le soleil tape, et c’est encore plus agréable sans voiture », s’enthousiasme le trentenaire. Et il n’est pas le seul à apprécier ces balades privatisées. La dernière édition en date avait réuni dimanche 22 février, plus de 38 000 promeneurs selon la mairie. Un succès qui « ne faiblit pas deux mois plus tard », indique Cécilia Niéto installée devant son stand de distribution de tracts depuis 10h : « Ce matin, la route débordait de passants. Le flux a tendance à se calmer. Malgré tout, il reste un nombre impressionnant de promeneurs. »

    Des citoyens venus pour se balader, d’autres à la « découverte des activités culturelles proposées sur la Corniche » comme l’explique Carine, accompagnée de son mari Pierre et de leurs trois bambins. « Nous sommes venus assister aux ateliers manuels qui porteront sur le thème de la Méditerranée », glisse-t-elle entre les quelques cris de sa fille dans ses bras. Après avoir tenté de la calmer, elle décide de la déposer tendrement sur le sol, et poursuit : « C’est un luxe de pouvoir se promener avec ses enfants sans se soucier du danger que représentent les voitures. Je pense que nous devrions réserver les ruelles de Marseille aux transports en commun. Afin de libérer les routes et sécuriser davantage nos déplacements », argumente-t-elle.

    Élargir la piétonnisation ?

    Malgré une baisse significative des accidents routiers mortels dans la région, Marseille comptabilise 44% d’entre eux. Un bilan « consternant pour Sylvie, 47 ans, dépassée par la situation. À Marseille, 25% des tués par accident sont des piétons. Nous devons faire quelque chose pour réduire ce taux de mortalité affligeant », déplore-t-elle. La piétonnisation de Marseille fait débat entre citoyens. Alors que certains la réclame, d’autres s’y opposent, à l’instar de Maelys, qui n’est pas tout à fait pour. « Ceux qui n’habitent pas en centre-ville n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour s’y rendre. Piétonniser le centre-ville de Marseille risquerait d’écarter davantage une partie de la population », dénonce-t-elle. Toujours est-il que des milliers de personnes ont une nouvelle fois profité pleinement de cette aubaine.

  • Pour remettre de la démocratie au cœur du système alimentaire

    Pour remettre de la démocratie au cœur du système alimentaire

    « On arrive à la fin du début du processus », ironise Sati Allain, devant une dizaine d’habitants des 1er et 3e arrondissements de Marseille. Assis en cercle dans la cour du centre social de la Fraternité (3e), des gâteaux faits maison passent de main en main pendant que la bénévole de la collective marseillaise de l’alimentation et des communes (Comac) rappelle la thématique de ce samedi : la démocratie alimentaire. C’est la dernière session de formation avant que les participants de cette expérimentation de Sécurité sociale de l’alimentation ne passent à la phase de création de leur propre système.

    En France, une centaine d’expériences similaires ont vu le jour depuis 2020 pour permettre un accès plus égalitaire à l’alimentation et reprendre un pouvoir décisionnel sur ce système. « On veut passer de simples consommateurs à acteurs », souffle une participante de l’expérimentation. Le principe général se base sur celui de la Sécurité sociale : chacun cotise suivant ses revenus, pour avoir une partie de ses dépenses alimentaires prises en charge. Ses applications concrètes sont elles toutes différentes, puisque chaque groupe local décide de sa forme démocratiquement. D’une caisse à l’autre, la façon d’être remboursé, de cotiser ou les produits conventionnés divergent.

    Plus de démocratie

    Un ensemble de décisions que vont bientôt prendre les participants de l’expérience pour les 1er et 3e arrondissements de Marseille. Mais avant cela, la vingtaine de participants se réunit toutes les deux semaines depuis novembre, pour être formés sur des sujets divers comme l’histoire de la Sécurité sociale, le système agroalimentaire ou encore la démocratie. Le but : que chaque participant ait la même base de connaissances pour décider collectivement du fonctionnement de leur Sécurité sociale de l’alimentation. « Cette phase de formation permet plus de démocratie, explique Amandine Borel, chercheuse sur l’alimentation durable au sein de Paroles Vives. Sans cela, les gens qui s’y connaissent plus prennent assez vite le lead. »

    Car dans le groupe, les profils sont divers. Paul*, retraité et habitant de la Belle de Mai, est assez engagé sur les questions de l’alimentation : « Je ne fais plus mes courses dans la grande distribution depuis 4 ans », explique ce syndicaliste, qui affirme « fricoter avec des paysans et des gens du commerce équitable ». Si certains, comme Paul* sont déjà militants sur ces questions, d’autres sont un peu plus éloignés de cet engagement.

    Pour Mohammed, qui travaille sur les marchés, ces formations lui permettent de mieux comprendre le système agroalimentaire. Arrivé dans le comité d’habitants grâce à l’association Cuisine 101, l’Algérien voit dans ce projet de Sécurité sociale de l’alimentation un lieu de sociabilité : « C’est un groupe soudé et solidaire. » Les réflexions sur la forme de la caisse alimentaire devraient débuter en mai.

    Le prénom a été modifié

  • IA : un projet pour mieux accompagner les patients âgés

    IA : un projet pour mieux accompagner les patients âgés

    « Ce projet a pour but de répondre à une problématique concrète », déclare Raquel Urena, maître de conférences en intelligence artificielle pour la santé à Aix-Marseille université. Selon les chiffres de l’Inca, l’âge médian des personnes diagnostiquées d’un cancer est de 68 ans pour les femmes et de 70 ans pour les hommes. Raquel Urena poursuit : « On n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi certains patients résistent aux traitements mieux que d’autres. » C’est la problématique de l’accompagnement des personnes âgées dans leur traitement de cancérologie qui a poussé le docteur onco-hématologue Louis Tassy à lancer le projet. « Il a pour but de développer une intelligence artificielle qui, en rentrant les données médicales des patients, permet de déterminer quels types de conséquences ils risquent fortement de rencontrer », explique Raquel Urena. Elle ajoute que « concrètement, elle fonctionne en s’appuyant sur la base de données des dossiers médicaux de la Sécurité sociale, et trouve des correspondances entre différents patients et prédit ainsi les effets secondaires et permet des réponses plus adaptées », précise-t-elle.

    L’importance de l’éthique

    « La question de l’éthique avec de tels outils est très importante », lance Abdou Simon Senghor, ingénieur de recherche à AMU, il précise également que « dans le processus, nous sommes en étroit lien avec les professionnels de santé, c’est un outil d’aide mais il ne doit jamais devenir obligatoire dans le processus de soin », pose-t-il. Des entretiens avec des médecins seront réalisés ainsi que le suivi de patients témoins, ont-ils annoncé. Ce projet s’appuie sur une IA d’aide à la décision, qui ne réfléchit qu’à partir de sa base de données et ne génère aucun contenu : « L’IA que tout le monde connaît, comme ChatGPT peut générer du faux contenu, mais la nôtre ne produit que des résultats concrets, elle ne peut pas halluciner », déclare Raquel Urena. Cette dernière et Louis Tassy ont rapidement été rejoints par Sandrine de Montgolfier, maître de conférences en éthique médicale à AMU, qui veille à une correspondance totale du projet avec les normes et les bonnes pratiques.

  • Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le Goliath du water-polo français a tenu son rang. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille sont venus à bout des poloïstes strasbourgeois, samedi soir dans le bassin alsacien, à l’occasion de la 16e journée du championnat Elite. Bien poussés par les triplés de l’ailier grec Efstathios Kalogeropoulos et du capitaine tricolore Ugo Crousillat, les quintuples champions de France en titre ont rapidement creusé l’écart dans le deuxième quart-temps. En restant invincibles dans l’Hexagone, les Marseillais récupèrent la place de leader du championnat, au détriment des Strasbourgeois, ex æquo en nombre de points mais avec deux matches d’avance.

    Focus sur Radnicki

    Cette rencontre face aux Alsaciens, considérés comme les meilleurs poloïstes de France derrière les Marseillais, tombait à pic. Ces derniers se préparent actuellement pour la demi-finale de l’Euro Cup, où ils se déplaceront samedi à Kragujevac, ville au centre de la Serbie, pour affronter l’équipe de Radnicki, finaliste de la Ligue des Champions en 2014. Vainqueurs de l’Euro Cup en 2013, les champions de Serbie en titre se sont hissés jusqu’en finale de cette même compétition la saison passée. Cette double confrontation, dont le match retour aura lieu le 9 mai au bassin Pierre-Garsau, l’antre du Cercle des nageurs de Marseille, fêtera les retrouvailles entre Andrija Prlainovic et les membres du club phocéen. Le champion olympique serbe de 38 ans, médaillé d’or lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, a passé cinq saisons sous les ordres de Milos Scepanovic.

  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Ils n’ont fait qu’une bouchée des Grizzlys. Les pensionnaires des Marseille Blue Stars, deuxièmes de la conférence sud, ont largement triomphé des Perpignanais (14-2), samedi après-midi au stade Delort, à l’occasion de la huitième journée du championnat Elite. « On est arrivés fort sur le match. Le but était de contrôler le match et l’horloge avec notre jeu de course pour que la défense ne reste pas trop sur le terrain. Je pense que le score aurait pu être davantage en notre faveur si on avait été plus disciplinés en attaque », analyse Bavuong Souphanthavong, entraîneur principal des Blue Stars. Ce cinquième succès consécutif en championnat permet à son équipe d’assurer la deuxième place de la conférence sud, et ainsi, recevoir à domicile lors du premier tour des play-offs. « La première place va être difficile mathématiquement à aller chercher », indique le technicien marseillais, conscient que les Iron Mask de Cannes ont deux victoires d’avance sur eux.

    Déclic offensif

    Les footballeurs marseillais avaient pourtant commencé la saison avec deux défaites de suite lors des trois premières journées. « Après notre défaite contre Perpignan (13-10, le 28 février), on a changé de coordinateur offensif. Ça a été bénéfique pour l’attaque en général », souligne Bavuong, en faisant appel à son ami d’enfance Jean-Philippe Eldin. Sa nomination, additionnée au retour de leur joueur vedette Sterling Sheffield, considéré comme « le meilleur défenseur de la Ligue », a été le tournant de la saison.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Ils restaient sur cinq défaites consécutives en championnat, mais leur qualification pour les demi-finales de Champions Cup leur a fait repousser des ailes. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont retrouvé la victoire en Top 14, samedi après-midi sur la pelouse de Montauban, à l’occasion de la 21e journée (22-47). Grâce au bonus offensif, ce troisième succès consécutif, en tenant compte des deux récentes victoires en Champions Cup, leur permet de remonter à la neuvième place au classement national, à sept longueurs du top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Doublé inédit de Cowie

    « On a fait face à une très belle opposition, ils n’ont rien lâché, à l’image de leur saison », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On pouvait plier le match peut-être un peu plus tôt, mais ils se sont très bien accrochés. On manquait un peu d’efficacité par moments, mais bon, on ne s’est pas affolés et on est restés ensemble », poursuit celui qui a pu compter sur sept essais de ses protégés à Sapiac. Deux d’entre eux ont été inscrits par le jeune trois-quart centre tricolore Oliver Cowie, qui ouvre donc son compteur d’essais sous les couleurs rouges et noires. « Il a eu beaucoup de petits pépins physiques, lui aussi, pendant plusieurs semaines, donc on ne pouvait pas l’utiliser, il n’était pas à 100%. Aujourd’hui, ça lui fait du bien de commencer le match. C’est quelqu’un qui est en train de re-signer au club. Tout va bien ! », lance Mignoni, persuadé que le parcours en Champions Cup a un impact positif sur l’ensemble du groupe toulonnais. Avant de rêver d’une finale européenne au stade San Mamés à Bilbao, les Varois recevront le week-end prochain l’Aviron Bayonnais, sans Gabin Villière toutefois, blessé au genou droit contre Montauban. Une suspicion de rupture du ligament croisé antérieur est évoquée avant les examens ce lundi.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.