Author: tecnavia

  • À coups de fusil

    À coups de fusil

    Jean de La Fontaine mettait en scène dans
    « Le loup et l’agneau » le prédateur et sa victime. Le loup faisant porter tous les griefs possibles à l’agneau, sans aucune considération pour ses explications, jusqu’à ce que le carnivore finisse par appliquer « la loi du plus fort »… Durant les deux derniers siècles, cette même loi a été appliquée avec méthode, à coups de fusil, pour éradiquer l’espèce de toute la campagne française où les cultures, l’élevage et l’urbanisation étaient en pleine expansion. Plus un seul représentant de l’espèce dans tout l’Hexagone jusqu’en 1992, jusqu’à « l’observation d’un premier couple de loups dans le parc du Mercantour », resitue l’Office français de la biodiversité, en charge du suivi de l’espèce. Il y aurait, à ce jour, un millier de congénères, principalement dans deux régions, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca.

    La sécurité des élevages

    La problématique des attaques de troupeaux n’est pas nouvelle et doit rester une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Pour autant, abaisser le niveau de protection de l’espèce est un non-sens, à l’heure où la biodiversité est mise à mal dans notre pays, où la liste des espèces en voie d’extinction s’allonge année après année. Respecter cette biodiversité et le retour du loup dans nos régions, tout en garantissant au mieux la sécurité des élevages exige à la fois du dialogue et des moyens, là encore, à la hauteur de ce double enjeu. Pour les professionnels, les différents services de l’État, des collectivités locales et des structures impliqués dans la préservation de l’espèce et l’élevage. À moins de croire encore et toujours que la « loi du plus fort » est toujours la meilleure… En l’occurrence à coups de fusil en criant « au loup ! »

  • Le réseau mutualiste Oxance est en sursis

    Le réseau mutualiste Oxance est en sursis

    Une annonce inquiétante pour les usagers des centres de soins Oxance – Mutuelles de France. Le groupement mutualiste et ses 1 400 salariés répartis sur 125 structures, dans le Sud et l’Est de la France, risquent bien de faire face à un placement en procédure de sauvegarde auprès d’un tribunal de commerce.

    C’est l’annonce qui a été faite lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, ce mardi 6 janvier, selon la CGT. Celle-ci s’alarme, dans un communiqué de presse publié ce jeudi, des « conséquences sur l’emploi, l’organisation du travail et les conditions de travail des salariés ». Mais aussi « d’une menace grave pour l’accès aux soins » dans un « contexte de pénurie de soignants et d’aggravation des déserts médicaux ». « On ne sait pas si l’on se dirige vers une liquidation judiciaire, un redressement, un plan de sauvegarde de l’emploi ou des cessions de centres », s’inquiète Pauline Jean, déléguée syndicale CGT et élue CSE.

    La demande de placement en sauvegarde se ferait d’ici quelques jours, « soit en fin de semaine, soit début de semaine prochaine ». Contactée, la direction d’Oxance n’infirme pas les annonces de la CGT. « Je ne conteste pas et je ne nie pas les éléments de la CGT, mais nous communiquerons en temps voulu et nous ne commentons pas outre mesure », explique Jacques Seguin, président du groupe. Avant de bien confirmer qu’une « démarche judiciaire de sauvegarde est imminente », sans vouloir en dire davantage. Et de promettre plus d’explications à venir. Quoi qu’il en soit, l’annonce aurait été confirmée en conseil d’administration, ce jeudi. « À l’unanimité, on s’est abstenu de donner un avis en l’absence d’éléments concrets. Mais on a acté le recours à un cabinet d’expertise », commente Pauline Jean. Pour rappel, Oxance est issu de l’union de la Fédération des mutuelles de France et Mutuelles de France réseau santé (MFRS). Lequel avait notamment repris les structures du Grand conseil de la mutualité en 2018, à la suite d’une cessation de paiements. « Il y a 15 ans, on était la deuxième offre de soins dans le département des Bouches-du-Rhône », rappelle Pauline Jean.

    Aujourd’hui, entre les centres dentaires, de soins ou optiques, on compte plus d’une quarantaine de centres Oxance dans la région, dont une vingtaine dans les Bouches-du-Rhône. D’où les inquiétudes de la CGT quant à l’avenir des structures et des salariés : « Au Grand conseil, il y avait eu la vente de centres optiques, de cliniques pour renflouer la trésorerie. »

    D’autant que le centre de La Ciotat avait fermé ses portes peu ou prou dans la foulée de la reprise du Grand conseil de la mutualité. Plus récemment, les fermetures de ceux de Miramas et de Berre-l’Étang avaient fait grand bruit, avec des mairies qui avaient largement dénoncé ces décisions. Notamment via un courrier commun, également appuyé par Gaby Charroux, maire PCF de Martigues, demandant des comptes sur les « motivations principales de ces décisions ».

    « On savait qu’il y avait des difficultés financières, mais on n’en connaissait pas l’ampleur », commente Pauline Jean. Son organisation syndicale évoque des dettes de l’ordre de 30 millions d’euros. Un montant que la direction aurait communiqué lors d’instances représentatives du personnel.

    « On ne connaissait pas l’ampleur des difficultés financières »

  • Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    On va chercher ce vendredi 9 janvier des réponses car la situation est devenue intenable », annoncent Fathia Ziani et Nouria Sirat, les responsables des deux associations de locataires CLCV et CGL. Un fonctionnement « totalement à l’arrêt » ou « en mode aléatoire » qui concerne trois des cinq bâtiments de la résidence HLM.

    Un thermostat est censé déclencher automatiquement les appareils. Pour autant « les thermomètres affichent moins dix degrés et on se gèle, déplore Fathia Ziani, certains ont un radiateur qui se met à chauffer une heure, puis plus du tout, d’autres ne se sont pas du tout allumés ». Des pannes un peu trop récurrentes et qui perdurent en dépit de plusieurs signalements auprès de la régie de service. Une situation particulièrement sensible durant cette vague de froid qui a affecté de nombreux foyers.

    Charges en hausse

    Les présidentes de CLCV et CGL recueillent les plaintes de locataires « gelés » et dont la colère est décuplée par « une hausse des provisions sur charges qui nous a été facturée sans le service qui va avec. Et les gens sont obligés de brancher des convecteurs électriques ». Aux pannes d’ascenseurs et de chauffage, s’ajoutent la vétusté des logements et le manque d’isolation. « Hier j’ai dû intervenir auprès d’une dame âgée. Il y a un espace de près de 2 cm dans les huisseries de la porte-fenêtre qui donne sur le balcon », précise Fathia Ziani. La problématique de ces « passoires thermiques » est bien connue du bailleur. La cité doit faire l’objet d’une rénovation dans laquelle les 217 logements des bâtiments E et C sont voués à la démolition, dont celui qui abrite le siège social de PLM. Mais dans cette perspective, le bailleur social ne prévoit pas de travaux avant 2026-2027, début du Nouveau programme national de rénovation urbaine.

    En attendant, les moisissures progressent et le vent pénètre les logements. « Le droit à un logement décent, incluant le chauffage reste fondamental », s’insurgent les responsables associatives, qui exigent en plus du rétablissement « immédiat » du chauffage, « des explications claires sur la panne et les délais d’intervention, un remboursement des charges indûment facturées et des garanties pour que cette situation ne se reproduise plus ». Contactée, à l’heure où nous publions, PLM n’a pas donné suite.

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Il est suspecté d’avoir usurpé l’identité d’Amine Kessacci, fondateur de l’association Conscience d’aide aux victimes du narcotrafic, en ouvrant un faux compte sur les réseaux sociaux.

    Hassen Hammou avait été dans un premier temps choisi pour être le chef de file des écologistes à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales avant d’en être écarté suite à sa condamnation en première instance, en décembre dernier, pour corruption de mineurs, jugement dont il a fait appel.

  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.

  • Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Le style Art déco de sa façade devrait être conservé. 2026 devrait marquer un changement majeur pour le dernier cinéma de la franchise historique de Montpellier puisqu’il fermera ses portes d’avril à août pour d’importants travaux de rénovation.

    Déjà repoussés à plusieurs reprises, les travaux du cinéma Art et essai visent à donner un coup de jeune à toute la structure du bâtiment afin de « garantir de meilleures conditions d’accueil aux spectateurs et de travail à l’équipe », indique Adrien Reyne, le chargé de communication et d’événementiel du cinéma. Du hall d’entrée aux six salles de projection, en passant par les couloirs, les bureaux des salariés et la façade, le cinéma devrait être largement rénové sans le dénaturer pour autant.

    En prévision des travaux, l’équipe a lancé en octobre la Boutique du Diago, une collection de produits dérivés à l’effigie du cinéma. « On s’est inspiré des t-shirts vendus après les concerts des groupes de rock », indique Adrien Reyne. En vente dans le hall, des t-shirts, sweat-shirts à capuche, tote-bags, chaussettes, affiches et sacs banane estampillés du logo de la marque et illustrés par la bédéiste montpelliéraine Cuillère.

    « Fermer 5 mois est une angoisse totale »

    Au centre de chaque pièce, un tyrannosaure robotique librement inspiré de Godzilla a été choisi par l’équipe du cinéma comme un symbole de destruction. « La bête casse tout sur son passage. C’est ce qu’on va faire au Diago : tout détruire pour tout reconstruire. » En vente uniquement sur place, les pièces sont colorées et truffées de références à la ville de Montpellier.

    Vendus entre 15 et 40 euros, les produits dérivés sont, selon Martin Bidou, le directeur, une manière « symbolique » de soutenir le cinéma pendant sa fermeture. « C’est une angoisse totale de fermer autant de temps, confie-t-il. Quand vous verrez passer une personne dans la rue avec un t-shirt ou un pull Diagonal, vous penserez à nous. C’est pour pas qu’on nous oublie pendant la fermeture. »

    En attendant la fermeture, des spots de communication sont déjà diffusés dans les salles obscures du Diagonal, l’un des derniers cinémas indépendants de Montpellier.

  • Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Dans le Gard, le 29 août 2022 fut un grand jour pour le ferroviaire. Après un demi-siècle d’inactivité, la ligne de la rive droite du Rhône circulait à nouveau entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit grâce au volontarisme de la Région Occitanie.

    Dans la lignée des états généraux du rail, la présidente Carole Delga (PS) et son vice-président Jean-Luc Gibelin (PCF) ne comptent pas s’arrêter là. En 2026, la Région va injecter respectivement 6,08 et 5,22 millions d’euros pour rénover les gares de Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure en sommeil depuis des années (1973 pour Villeneuve). Objectif : faire en sorte que des trains s’y arrêtent à nouveau.

    Dans le cadre de la réouverture de la ligne Nîmes-Le Teil (Ardèche), la remise en service de la gare de Villeneuve (déjà traversée par la ligne de la rive droite du Rhône) était prévue dès 2026. Mais une étude environnementale (protection de papillons et de fleurs) annoncée par l’État en décembre repousse le calendrier. De 2 ans pour les gares (2028) et de 4 ans pour l’ensemble de la ligne du Teil (2030).

  • Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Le Contournement ouest de Montpellier (COM) ne risque-t-il pas de devenir un A69 héraultais ? Voilà quelques années déjà que ce projet – qui doit permettre de décongestionner Montpellier en reliant l’A709 à l’A750 – est décrié par certains pour son impact environnemental. En novembre dernier, l’ancien préfet François-Xavier Lauch – depuis parti pour le Nord-Pas-de-Calais – donnait l’autorisation environnementale, actant le début du chantier. Une décision ayant ravi Vinci, qui pilote le projet. « Ce sont donc les travaux préparatoires qui débutent. L’arrêté préfectoral nous y autorisant désormais, c’est une phase de libération des emprises qui commence [avec la] mise en place des clôtures provisoires, débroussaillage, etc. Afin de permettre l’accès aux espaces pour la réalisation des diagnostics d’archéologie préventive et aux déviations de réseaux situés sur le tracé des futurs travaux », détaille Salvador Nuñez, le directeur opérationnel du COM.

    Trois recours en attente

    Ainsi, près de 40 hectares sur les 119 d’emprises liées au COM ont été sélectionnés comme « zone de prescription archéologique ». Pendant deux mois, un diagnostic sera établi afin de savoir si de véritables fouilles archéologiques devront être opérées à certains endroits. Vient ensuite le déplacement de 32 km de réseaux (électricité, eau, gaz, etc.) qui devrait se dérouler tout au long de l’année. En parallèle, sera réalisée la libération des emprises sur 40 hectares. Il s’agit notamment de débroussailler, déboiser, retirer les clôtures et les murets, etc.

    Mais l’autoroutier devra composer avec des collectifs opposés au COM, qui ne sont pas prêts à baisser les bras. En effet, six associations ont porté quatre recours juridiques. L’un a déjà été rejeté mais les trois autres sont en attente et pourraient mettre un coup d’arrêt au chantier.

  • La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    C’est une première mondiale. La drague Hydromer, ce navire destiné à l’entretien des fonds des trois ports propriétés de la Région à Sète-Frontignan, Port-la-Nouvelle et au Grau-du-Roi, va bénéficier d’ici septembre 2026, de l’installation à son bord de la technologie hydrogène.

    En 2024, le navire a remplacé le Cap Croisette qui a pris une retraite bien méritée après 47 ans de nettoyage.

    -20% d’émissions de CO2

    Pour rappel, la Région avait initié en 2021 la construction du navire Hydromer dans le cadre du renouvellement de sa flotte de navires et afin de poursuivre la réduction de l’impact environnemental des activités portuaires. Il avait été mis en service en septembre 2024 et fonctionnait à l’énergie électrique, bien que conçu pour fonctionner à l’hydrogène. Une solution temporaire en attendant la mise en production de l’usine Hyd’Occ de fabrication d’hydrogène vert à Port-la-Nouvelle. L’Hydromer sera équipé de la technologie durant l’été.

    À terme, la Région annonce 20% d’émissions de CO2 en moins et zéro émission au port ou au mouillage, soit 700 tonnes de CO2 non rejetées dans l’atmosphère par an.

    Depuis sa mise en service, l’Hydromer a dragué 440 000m3 de sédiments dans les ports de la Région, soit l’équivalent de 150 piscines olympiques.