Author: tecnavia

  • Provence Rugby séduisant vainqueur du FC Grenoble

    Provence Rugby séduisant vainqueur du FC Grenoble

    Un début 2026 aux antipodes de la fin de l’année 2025. Battu d’un cheveu à Mont-de-Marsan, Provence Rugby a rebondi après les vacances de Noël avec un large succès contre Grenoble. Le FCG n’a jamais fait le poids lors des 80 minutes et s’est incliné 45-15, ce jeudi, à Aix-en-Provence. Les hommes de Philippe Saint-André toujours dans le vrai lorsqu’il faut jouer sur le terrain synthétique du stade Maurice-David.

    Malgré les températures proches de 0 degré, les Provençaux ont vécu une première chaleur après 40 secondes de jeu. Hugo Trouilloud a failli aplatir dans l’en-but mais s’est fait devancer par Drouet, qui a terminé sa course dans les panneaux publicitaires. Moins de cinq minutes plus tard, le numéro 15 aixois a inscrit le premier essai de la partie suite à un ballon porté. Cette première période a été globalement épuisante pour les joueurs avec de longues phases de jeu. Provence a été impactant dans les rucks et malin sur les touches pour gratter des ballons. Avant la demi-heure de jeu, Wegrzyn a même doublé la mise puis Lapegue s’est offert un essai avant la pause. Grenoble était presque fanny à la mi-temps et pas vraiment dans sa rencontre lors de ce choc de la 14e journée (17-3).

    Festival provençal en seconde période

    L’efficacité aixoise n’est pas restée aux vestiaires avec un premier coup d’accélérateur décisif pour s’assurer le bonus offensif. Pifeleti sous les poteaux pour le quatrième essai de la partie. Si le FCG a réagi, les Isérois n’ont pas tenu la distance en ne proposant que trop peu de jeu. Sur un contre de 80 mètres, Léo Drouet a sécurisé un doublé avant de voir Setareki Bituniyata trouer la défense grenobloise pour son huitième essai de la saison. Un festival offensif des Aixois qui iront finalement sept fois dans l’en-but ce jeudi soir. Une victoire pleine face à une formation en difficulté, Philippe Saint-André pouvait bien sourire du haut de sa tribune. Avant les matches du vendredi, Provence Rugby est 2e de Pro D2.

    PROVENCE 45 (17)

    GRENOBLE 15 (3)

    14e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David
    8 000 spectateurs

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Essais : Drouet (6e, 54e), Wegrzyn (25e), Lapegue (37e, 67e), Pifeleti (47e), Bituniyata (65e) pour Provence ; Martel (50e), Soury (74e) pour Grenoble

    Pénalités : Davies (40e) pour Grenoble

    Cartons jaunes : Louis Mary (22e), Kveseladze (59e) pour Grenoble

    PROVENCE : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    GRENOBLE : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

    Entraîneur : Jean-Frédéric Dubois

  • [Entretien] Otto Vaillant Frías : « Cuba est un pays qui veut la paix mais nous allons nous défendre »

    [Entretien] Otto Vaillant Frías : « Cuba est un pays qui veut la paix mais nous allons nous défendre »

    La Marseillaise : Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris l’attaque des États-Unis sur le sol du Venezuela ?

    Otto Vaillant Frías : Il y a plusieurs réactions qui se mêlent. Comme Cuba, je condamne, je n’accepte pas ce type d’action des États-Unis contre n’importe quel pays, que ce soit le Venezuela ou un autre. C’est une violation du droit international, de la loi des États-Unis, de la loi du Venezuela… Ils n’ont pas le droit d’aller agresser un pays et d’en kidnapper le président ! Et c’est une intervention terrible, avec la mort de nombreuses personnes dont des Cubains qui ont été tués au combat. En tant que Cubains, nous sommes tristes de ces pertes. Et nous rejetons cette politique qui prend forme dans l’administration Trump, et qu’ils vont poursuivre il me semble.

    Avec cette attaque, Donald Trump a franchi un cap supplémentaire, vous l’expliquez comment ?

    O.V.F. : Donald Trump prône désormais une politique de total manque de respect aux Nations Unies, au droit international. La doctrine Monroe revient, l’Amérique pour eux, en disant que c’est sa zone d’influence, qu’aucun pays ne peut agir indépendamment s’il ne le souhaite pas. Il y a deux siècles certains pays n’étaient pas encore indépendants, mais aujourd’hui, ils n’ont pas besoin de demander aux États-Unis que faire, comment agir, comment prendre des décisions dans leur politique intérieure ou extérieure. L’administration Trump n’a pas le moindre respect pour aucune organisation internationale, ni pour les gouvernements des autres pays. C’est très grave.

    Immédiatement après l’attaque, Donald Trump a menacé Cuba. Cela vous inquiète ?

    O.V.F. : Il a dit qu’il faudrait regarder le cas de Cuba, regarder d’autres cas… À Cuba, nous souffrons d’un horrible blocus depuis plus de soixante ans, ils font déjà souffrir le peuple cubain parce qu’ils cherchent depuis le début à faire tomber le gouvernement et la révolution cubaine. Ils n’ont pas encore réussi, mais ils ont tout fait : l’agression militaire, le blocus, la propagation de maladies… Faire tomber notre gouvernement est leur objectif principal depuis le triomphe de la révolution cubaine, le 1er janvier 1959. Mais nous continuerons notre lutte. Même si ce ne sera pas facile pour nous.

    Justement, dans son avion présidentiel Donald Trump disait que Cuba « est prêt à tomber », surtout si on lui coupe l’accès au pétrole du Venezuela… Que lui répondez-vous ?

    O.V.F. : Pendant le combat, il y avait aussi des Cubains au côté de Maduro. Le gouvernement du Venezuela avait demandé à Cuba du soutien pour la sécurité de son président, et ils étaient là. Ils étaient une trentaine à se battre contre 200 soldats des États-Unis. Ils ont réussi à tenir pendant plus d’une heure. Cela en dit beaucoup. Cuba est un pays qui veut la paix, mais nous sommes prêts à nous défendre s’il y a besoin. Nous n’accepterons aucune invasion chez nous. Les États-Unis ont les moyens de punir les pays, les entreprises, de prendre des mesures contre tous ceux qui voudraient vendre du pétrole à Cuba, et je ne sais pas ce qu’il va se passer à l’avenir dans les relations commerciales, économiques ou de coopération entre Cuba et le Venezuela ou avec d’autres pays. C’est difficile à dire aujourd’hui. Mais nous avons le droit d’exporter ce que nous voulons malgré les sanctions des États-Unis. Nous verrons comment le Venezuela pourra tenir ses engagements envers Cuba.

    Pourquoi cet acharnement persiste toujours selon vous, 67 ans après la révolution ?

    O.V.F. : La question de la relation des États-Unis avec Cuba remonte à avant la révolution. Depuis leur indépendance ils ont toujours pensé que l’Amérique leur appartient. Pour Donald Trump et ceux qui l’entourent, Cuba devrait être une étoile sur le drapeau des États-Unis.

    Dans ce contexte, est-ce que les timides réactions européennes et spécifiquement françaises vous surprennent ?

    O.V.F. : Chaque pays agit selon la façon dont il voit les choses. Moi, je transmets la position que je connais, la mienne. Pour les réactions européennes ou françaises, il serait intéressant de demander pourquoi ils le font, comment ils voient la situation. Chaque pays a ses propres intérêts. Chaque pays a sa vision. Mais pour nous, c’est inacceptable.

    Vous parliez du blocus des États-Unis, des containers ont justement été envoyés par la CGT, par le PCF pour soutenir Cuba. À quel point cette solidarité compte pour vous ?

    O.V.F. : C’est très important, parce que nous avons eu un ouragan récemment qui a fait des énormes dégâts. Nous avons dû protéger la vie de 1,2 million de personnes dans des écoles, dans des endroits publics. Mais après son passage, 150 000 personnes ont perdu leurs maisons, plus de 50 000 habitations ont été détruites. C’est très compliqué de faire face à cette situation. C’est dans ce moment si difficile que l’on reçoit le soutien du Parti communiste français, des organisations de solidarité qui envoient des dons, des médicaments pour aider ces gens. Cela, c’est pour l’aspect matériel. Mais il y a une solidarité en France qui est très importante pour nous, c’est la solidarité politique, celle du Parti communiste français, de la CGT ou des autres partis politiques et organisations de solidarité. C’est le résultat d’années de solidarité et d’amitié, qui compte énormément pour Cuba.

    Quels sont les besoins principaux pour Cuba aujourd’hui, dans ce contexte ?

    O.V.F. : C’est le droit à l’autodétermination, l’indépendance, la défense de la souveraineté nationale. Ce sont des principes non négociables. Le droit aux peuples à choisir leur destin, sans l’intermission de pays tiers, le droit au développement, le droit à la vie, le droit à la non-intervention, le droit à la non-ingérence de forces militaires sur son territoire… Pour Cuba, c’est absolument nécessaire qu’il y ait une concertation du monde entier concernant la politique menée aujourd’hui par les États-Unis. Hier, c’était le Venezuela. Mais demain on ne sait pas où ils vont intervenir. Vous avez vu les informations hier [mercredi, Ndlr] sur les envies des États-Unis concernant le Groenland… Et après le Groenland, qui sera visé ? Il y a une envie d’expansion territoriale des États-Unis vers l’Europe, c’est quelque chose de nouveau, qui devrait faire réagir.

    Que faudrait-il faire pour garantir ces droits ?

    O.V.F. : Il faudra pour commencer réunir les Nations Unies, le Conseil de Sécurité, pour que le monde entier parle. Il faut un mouvement international pour arrêter la folie des Américains, de Trump. Aujourd’hui, on se bat pour l’avenir du monde. À l’intérieur de l’administration américaine il y a des gens qui veulent faire la guerre, qui veulent tout détruire. Cela va continuer sans arrêt. Ils ont une liste de territoires, de pays où ils veulent agir. Ils voient où sont les terres rares, où est le lithium, et ils veulent aller chercher ces ressources par n’importe quel moyen. Soit ils les achètent, soit ils envoient des troupes et tuent, kidnappent n’importe qui pour faire ce qu’ils veulent. Ce n’est pas possible, c’est un ordre international injuste, qui doit changer.

    Vous avez de l’espoir justement que les États-Unis reviennent à la raison ?

    O.V.F. : Donald Trump ne respecte personne. Il ne respecte pas le droit international, il ne respecte pas les Nations Unies, il ne respecte pas les pays non plus. C’est une terrible réalité. J’espère qu’on arrivera à changer cela. J’ai sincèrement de l’espoir. Il ne sera pas toujours là. Mais le fait qu’il reste trois ans encore au pouvoir ne doit pas lui donner de chèque en blanc pour qu’il puisse faire n’importe quoi. Il faut qu’il respecte le droit, y compris celui de son propre pays.

  • Coup de force des agriculteurs avant le vote du Mercosur

    Coup de force des agriculteurs avant le vote du Mercosur

    Après 25 années de négociations et de nombreux reports, c’est le jour J pour le Mercosur. Les États membres de l’Union européenne se prononcent ce vendredi à Bruxelles sur l’accord de libre-échange avec les pays d’Amérique latine concernés à savoir l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. À ce stade, seuls l’Irlande, la Pologne, la Hongrie et la France devraient s’opposer à ce vote à la majorité qualifiée. Ce qui devrait conduire à son adoption et à sa signature par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dès lundi au Paraguay.

    En France, les agriculteurs manifestent jusqu’à la dernière minute leur rejet de cet accord qui fait l’unanimité contre lui. C’est ainsi que des centaines de tracteurs ont bloqué la capitale ce jeudi matin, à l’appel de la Coordination rurale (CR), syndicat agricole proche de l’extrême droite. Parés de leurs bonnets jaunes, les agriculteurs ont protesté devant la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe jusqu’aux grilles de l’Assemblée nationale, passant outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes. Chahutée, la présidente de la Chambre basse du Parlement, Yaël Braun-Pivet, a reçu la CR et la FNSEA, syndicat majoritaire. « Les agriculteurs veulent voir des résultats tangibles et concrets », déclare le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau à la sortie de la rencontre, réclamant un « créneau d’ici mars-avril » au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses « concrètes ». La fédération, qui perd du terrain, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier si le Mercosur était adopté.

    « C’est la mise en concurrence sur le plan social et sur les conditions de production qui font de ces accords une grave atteinte à la souveraineté alimentaire », alerte la Confédération paysanne. « Nous ne serons jamais concurrentiels face à une agriculture qui est produite avec des salaires à 1 euro de l’heure. L’agriculture et l’alimentation n’ont pas à être issues d’une compétition qui écrase les paysans à travers le monde », rappelle-t-elle.

    Un sujet majeur

    de politique intérieure

    Le syndicat, classé à gauche, s’oppose comme la CR, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). La stratégie déployée par le gouvernement qui a ravivé la colère agricole cet hiver.

    Devant le palais Bourbon, quelques parlementaires et responsables politiques sont allés à la rencontre des manifestants, à l’instar de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. « Emmanuel Macron doit voter contre le Mercosur demain au Conseil européen. Et l’ensemble des députés européens Français doivent aussi voter contre ce traité lundi prochain ! », plaide-t-il. Car la France pourrait ne pas s’opposer mais s’abstenir lors de ce scrutin. En plein examen du budget et à l’approche d’échéances électorales cruciales, le sujet devient majeur.

    « Si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d’une censure », prévient le chef de LR Bruno Retailleau. Une menace déjà brandie par le député LFI Éric Coquerel en décembre dernier « si Emmanuel Macron signe l’accord, nous déposerons une motion de censure voire de destitution », assurait-il alors, rappelant que l’Assemblée s’était déjà prononcée « à l’unanimité contre ».

  • Kid Francis, la boxe dans les flots de l’histoire en BD

    Kid Francis, la boxe dans les flots de l’histoire en BD

    Au cours de sa courte, mais intense existence (1907-1945), Francesco Buonagurio a croisé la route de mafiosi et politiques collaborationnistes comme son oncle Spirito ou Sabiani, a fréquenté des personnalités du spectacle comme Marcel Pagnol ou Maurice Chevalier. Jeune cireur de chaussures à la Bourse, il a défié la misère, le racisme puis la violence et la mort dans les rues, sur les rings où il est devenu un champion et même en camp de concentration. Mille vies de ce Marseillais surnommé Kid Francis, que le scénariste Marius Rivière et le dessinateur Grégory Mardon remettent en lumière dans une BD exaltant ces années folles jusqu’à la guerre, d’une effusion culturelle et d’un joyeux bordel ravagés par le fascisme.

    Phares et fantômes

    « Kid Francis, c’est mon Forrest Gump à moi. Il m’accompagne tout le temps », image Marius Rivière, journaliste de métier gaiement habité par cette figure oubliée, dont il a pris connaissance lors de son passage à La Marseillaise, en 2018, alors qu’il enquêtait sur les rafles du quartier Saint-Jean de 1943. « En 1936, Kid se trouvait au milieu des sabianistes, des royalistes et des communistes qui se tapaient dessus. à cette époque, Marseille réunit toute la merde qui va se répandre partout ailleurs : les liens entre mafieux et politiques, les compromissions avec l’occupant, les héros et les salauds. »

    De Marseille à New York, en passant par Hollywood et Auschwitz, une atmosphère retranscrite par des dialogues, silences et traits éloquents imprégnés par l’univers de films noirs comme Raging bull de Scorsese, Les incorruptibles de De Palma ou Les Sentiers de la perdition de Sam Mendes. Un esthétisme exprimé dans une rigueur quasi-documentaire, traversé par des fantômes comme le nazi Oberg, mais qui se permet aussi des libertés scénaristiques avec des phares comme Banjo, héros imaginé en 1929 par Claude McKay suite à son passage dans le Quartier réservé de Marseille.

    239 pages, 25, 95 euros.

  • Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Cela fera presque un an que Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon a indiqué ne pas vouloir se représenter pour un 3e mandat. Depuis lors, au sein de sa majorité, « personne n’est apparu naturellement comme l’héritier ou l’héritière, même si je n’aime pas trop cette expression-là », constate Cécile Helle, interrogée mardi soir à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    À deux gros mois de l’échéance (15 et 22 mars), la situation se décante. Lundi déjà, le renoncement de Joël Peyre, « qui aurait fait un bon maire mais pas un bon candidat » selon beaucoup d’observateurs, a rebattu les cartes. L’élu aux finances organisait d’ailleurs ce jeudi soir un pot de clôture dans son éphémère permanence. Au sein de la majorité, restent en lice Paul-Roger Gontard (La Convention) qui semble plutôt isolé, et surtout David Fournier (PS). Cécile Helle n’a pas encore officialisé son soutien mais sa confidence mardi soir – « J’ai toujours été au PS, il n’y aura pas de surprises dans la manière dont je vais me positionner » – ne laisse peu de place au doute. Des échanges ont lieu en vue de son éventuelle présence, samedi matin, lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier. Dans la même veine, Benoît Belvalette, candidat pour Place publique, pourrait y avaliser son soutien.

    La majorité actuelle

    en passe de se désunir

    Mais pour l’heure, même en ayant agrégé des soutiens hors de la majorité actuelle (Génération écologie, Les Écologistes, l’ex-insoumis Farid Faryssy…), David Fournier ne devrait pas compter sur ceux du PCF et Génération.s. Samedi dernier, la section locale du PCF a voté pour une alliance avec la liste LFI de Mathilde Louvain, créditée d’un flatteur 14% dans le sondage du 20 décembre. Une décision qui reste toutefois soumise à l’aval du bureau national qui doit statuer ce samedi et pourrait faire évoluer la donne. La configuration est similaire chez Génération.s, qui devait se prononcer en interne ce jeudi soir. « Les signaux sont très favorables avec LFI et plus compliqués auprès du PS local », admet Éric Deshayes, adjoint au maire et référent G.s 84.

    « On fait des choix sur des idées, on se rassemble d’abord sur un projet avec un renouvellement des pratiques et des personnes », défend Éric Deshayes. Manière de ne pas approuver le ralliement très précoce des Écologistes ou de Farid Faryssy à David Fournier. Le PCF tout comme G.s fait partie d’Avenir citoyen, collectif qui ne se retrouvait pas naturellement dans l’offre de candidats. Le mouvement, dont est aussi membre l’adjointe aux sports Zinèbe Haddaoui (ex-PS), doit se positionner ce vendredi soir. Outre les orientations politiques, les personnalités, et leurs antécédents, comptent aussi. Lors des départementales 2021, le binôme d’union de la gauche Haddaoui-Deshayes avait été battu par l’écologiste Samir Allel, néo-soutien de David Fournier.

  • Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    C’est assurément une page politique qui va se tourner à Entraigues à l’issue des municipales des 15 et 22 mars. Et même de la vie vauclusienne puisque le maire en poste depuis le plus longtemps dans le département, Guy Moureau, ne briguera pas un 8e mandat. Le premier magistrat PCF l’a confirmé, ce mercredi soir, en clôture de ses vœux à la population. « Après 42 ans de bons et loyaux services en qualité de maire d’Entraigues, je ne me représenterai pas à vos suffrages », proclame Guy Moureau, élu maire en 1984 à 29 ans.

    S’il avait annoncé en 2020 que ce serait son dernier mandat, la possibilité de prolonger l’aventure s’est toutefois posée. En mai dernier, dans nos colonnes, sa « décision » n’était pas prise. « L’opération cardiaque que j’ai subie récemment, l’avis de mon cardiologue me poussent à dire qu’il est temps aujourd’hui de passer le relais », justifie celui qui est aussi vice-président du Grand Avignon en charge du développement économique.

    Sans le dire dans son discours, Guy Moureau entend passer le relais à William Bouquet, actuel 3e adjoint aux sports. « Il incarne la continuité de l’équipe sortante, je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », assure le futur ex-maire. « Mon objectif est de poursuivre cette dynamique en m’appuyant sur les valeurs fortes de notre ville : proximité, écoute et action collective », écrit William Bouquet dans une lettre aux habitants diffusée cette semaine.

    Réélu en triangulaire en 2020 (57,08% des voix), Guy Moureau sait que son favori aura fort à faire contre la candidate RN, Catherine Chavrier. Elle avait été candidate Reconquête aux législatives en 2022 dans une circonscription… hors d’Entraigues. « C’est une liste de parachutés qui n’a aucun lien avec la commune et n’a que des visées nationales pour de grands électeurs », dénonce Guy Moureau.

    S’il ne sait pas encore ce qu’il fera après le 22 mars, Guy Moureau regarde déjà l’évolution du rôle de maire. « Une situation paradoxale, où il y a une volonté de l’État de les déconstruire alors que les gens veulent les garder, le maire est votre dernier recours car plus personne à part les communes ne vous répond», dresse l’édile qui, en 42 ans, estime avoir su « maintenir une identité entraiguoise, qui va à rebours de ce qui se fait aujourd’hui sur la violence et la division, avec du respect et de la proximité ».

  • Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Pour ses traditionnels vœux, le président (LR) du Département Jean-Louis Masson s’est entouré du préfet du Var, Simon Babre, et de ses conseillers départementaux. Étaient également présents de nombreux édiles, l’évêque de Fréjus-Toulon François Thouvet, mais aussi l’ancien maire de Toulon (2001-2023) et président du Département (1994-2002) Hubert Falco, proche de Jean-Louis Masson, qui l’a chaleureusement salué en dépit de sa condamnation en justice : « J’ai une affection spéciale pour lui. Il a parlé d’un département équilibré et unitaire. J’essaie de faire vivre cet héritage et j’espère en être digne. »

    Un hommage en forme d’interlude au cours d’un discours débuté par la présentation d’un « contexte international que je n’avais jamais connu. Je n’avais jamais vu l’armée américaine s’emparer du président d’une autre nation, qu’elles qu’en soient les raisons, ce qui est surprenant au XXIe siècle, comme voir la Russie attaquer un pays voisin. Et pour la situation intérieure, il n’y a aucune majorité et le budget n’a pas encore été voté. Si la France apporte encore des services du quotidien, c’est par l’engagement des collectivités ».

    Normes, budget, enfance…

    Jean-Louis Masson a ensuite énuméré cinq défis à relever pour la collectivité : « Le premier est celui des normes. Il y a dans ce pays 77 codes. L’association des maires de France dénombre 403 000 normes pour les élus. L’adage “nul n’est censé ignorer la loi” est une chimère. » Il a ensuite cité « le défi budgétaire. 3 400 milliards d’euros de dette, c’est une tragédie. J’avais proposé en tant que député une règle d’or : ne pas souscrire d’emprunt pour équilibrer un budget à base de dettes. Ça n’a pas été retenu. L’État a comprimé les dotations générales de fonctionnement des communes, mais la dette a doublé. »

    Troisième défi, celui de la protection de l’enfance : « Le nombre d’enfants placés sous la protection du Département a doublé en 10 ans, à près de 2 400. On a été désigné département d’expérimentation sur le sujet, en compagnie de la Gironde, avec qui on va organiser une mission. » Jean-Louis Masson a ensuite abordé le sujet de la « transition environnementale. On vient de vivre des catastrophes exceptionnelles : 2 ans de sécheresse, des inondations et incendies ravageurs. La réponse publique doit être au rendez-vous. » Dernier défi : la transition numérique et l’IA : « Le Var est quasiment totalement équipé en haut débit, mais la fracture numérique concerne encore un certain nombre de concitoyens. Quant à l’IA, elle ne doit pas prendre la place de l’intelligence humaine mais être un outil », a martelé le président du département, avant de conclure : « Travailler en équipe est essentiel. Et je crois que dans ce département on travaille en équipe, et c’est pour ça qu’on arrive à trouver des solutions. »

  • Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Chaque année, quand l’hiver s’empare de l’Europe, le Var et la Côte d’Azur se parent d’un manteau ensoleillé et parfumé. C’est le temps du mimosa, cet arbre solaire venu d’Australie, qui s’éveille et fleurit quand la nature sommeille. Pour célébrer ce spectacle éphémère, il faut emprunter la Route du Mimosa, longue de 130 kilomètres, reliant Bormes-les-Mimosas à Grasse. Un itinéraire sensoriel – dont l’édition 2026 a été présentée ce jeudi par Var Tourisme, Côte d’Azur France Tourisme et l’association de la Route du Mimosa – qui propose de découvrir un patrimoine riche, entre massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, villages provençaux, jardins exotiques, animations, spectacles, corsos et panoramas méditerranéens.

    « La Route du Mimosa est aussi une filière agricole vivante et une vitrine de l’agritourisme varois. Le mimosa démontre que l’agriculture peut être à la fois productive, patrimoniale, paysagère et touristique », salue Guillaume Décard, président de Var Tourisme. Parmi les temps forts cette année, et dès maintenant, la visite du domaine fleuri du Rayol, au Rayol-Canadel-sur-Mer, les traditionnels corsos de Sainte-Maxime (1er février) et de Bormes (14 et 15 février), le carnaval de Saint-Raphaël (7 et 8 mars)… Et s’il est un lieu emblématique à découvrir, le massif de Tanneron, qui revendique la plus grande forêt de mimosa d’Europe (200 hectares), accueille les fêtes du Mimosa à Tanneron (25 janvier) et à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes, 11-15 février).

    Plus d’informations sur routedumimosa.com

  • Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Yann Le Bras, directeur du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (Chits), a ouvert son allocution par une pensée pour le patient décédé à la suite de l’incendie ayant touché les urgences de l’hôpital de Hyères, lundi. Il a salué le professionnalisme et l’engagement de l’ensemble des équipes qui ont été mobilisées.

    L’occasion, pour ces vœux 2026, de mettre ensuite à l’honneur tous les professionnels : les équipes, les services de soins, mais aussi les fonctions support qui s’adaptent sans cesse aux imprévus. Il a rappelé : « C’est la noble mission de l’hôpital public de s’adapter sans cesse, de surpasser toutes les difficultés pour assurer 24 heures sur 24 nos missions, l’accueil et la prise en charge des patients. »

    Le représentant légal de l’établissement exprime néanmoins « le vœu qu’en 2026, l’offre de soins de notre métropole se consolide, que chacun tienne bien sa mission et qu’ainsi, nous n’ayons pas, comme en 2025, trois plans de mobilisation interne qui ont couvert de nombreux mois de l’année ».

    Une responsabilité collective, a-t-il souligné, qui engage l’ensemble des acteurs. Et de poursuivre : « L’action hospitalière au service des patients est un travail d’équipe, de coordination entre le corps médical, paramédical et la direction. »

    En recherche d’économies

    Concernant l’année passée, Yann Le Bras a mis en avant « l’ambition constante d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients, renforcer l’accès aux soins et préparer l’hôpital de demain ». Une ambition illustrée, par exemple, par l’ouverture d’une unité de chirurgie ambulatoire et d’un salon d’accueil des patients, ainsi que la restructuration des urgences gynécologiques et obstétricales, afin de répondre à une évolution de l’activité qui est sans cesse dynamique. Mais, aussi, le déploiement de la nouvelle unité d’hospitalisation pour les adolescents, destinée à renforcer la réponse en matière de santé mentale, un domaine malheureusement marqué par des besoins croissants.

    L’occasion enfin d’annoncer, au titre des investissements en cours, le renouvellement d’un troisième scanner à Sainte-Musse et l’installation d’un nouvel équipement sur le site George-Sand, à La Seyne.

    Pour autant, le directeur ne cache pas que cette dynamique s’inscrit aussi dans un contexte budgétaire contraint, qui va imposer de « rehausser le niveau d’exigence collective, avec une mobilisation constante à tous les niveaux de l’institution pour gagner en efficience, maîtriser [les] charges, réaliser des économies qui ont du sens, qui sont utiles et responsables, tout en préservant, bien sûr, la qualité des soins et la dynamique d’activité ». Un sacré défi.

    Le docteur Patricia Carrier, présidente de la commission médicale d’établissement, a déclaré que « malgré les tensions que connaît l’hôpital public, malgré les contraintes », elle se disait « profondément confiante pour l’avenir ». Et de poursuivre : « L’année qui s’ouvre doit être celle de la cohésion, de la confiance retrouvée et de l’ambition partagée. Une année où l’exigence restera notre boussole et l’excellence notre horizon. »

    Avec émotion, elle a conclu à l’attention des personnels : « Je sais les efforts que vous fournissez. Je sais aussi les contraintes, la fatigue, parfois les doutes. Je crois profondément à la rigueur, à la méthode, au travail bien fait, mais je crois tout autant à l’humain, au dialogue et à la solidarité entre professionnels. »

    « Nous sommes collectivement responsables de la santé des habitants de notre territoire », a précisé le docteur Christian Bar, président de la commission médicale d’établissement du groupement hospitalier de territoire (GHT).

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), également présidente du conseil de surveillance du Chits, a tenu à exprimer ses remerciements « à tous ceux qui sont présents malgré leur charge de travail, mais aussi à tous ceux qui sont en ce moment même auprès de leurs patients, à toutes celles et ceux qui sont en repos pour assurer la relève, dans quelques heures, cette nuit... » Et de conclure : « Personne ne prétendra que l’hôpital public est une administration comme une autre. Ici, on prend en charge ce qu’un être humain a de plus précieux : sa santé. »

  • Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    « Le principe est simple : “Vous avez une idée, on vous aide à la réaliser !” Et ce prix de l’innovation vous inspire », explique la présidente du conseil de surveillance, Josée Massi, en rappelant que 24 projets ont été déposés, cette année, contre 13 l’an dernier.

    Parmi les prix remis, « Gyn&Gen » : une application numérique à destination des patients et des professionnels de santé pour faciliter le parcours de soins des couples concernés par une maladie rare au moment d’un projet parental. Les données recueillies seront traitées et analysées par des algorithmes entraînés par l’intelligence artificielle, dans le cadre d’un programme de recherche et développement.

    Le projet « Fascine » vise à étudier et caractériser l’évolution de la fatigue au cours du traitement de chimio immunothérapie du cancer bronchopulmonaire.

    Pour le suivant, il s’agit d’anticiper la réhabilitation dentaire pour mieux vivre après un cancer des voies aériennes, réduire les complications et accélérer le retour à une vie normale.

    Le projet « Rhinove » a pour but, lui, d’améliorer le traitement de l’obstruction nasale par le recours à la rhinomanométrie et la création d’un algorithme pour garantir à chaque patient le traitement le plus adapté à sa pathologie.

    Autant de raisons pour lesquelles, en matière d’hôpital public, il est plus juste de parler d’investissement que de coût.