Author: tecnavia

  • À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    Ce lundi 9 février donne le coup d’envoi des déclarations de candidatures aux municipales. Les postulants ont jusqu’au 26 février, 18 heures, pour s’enregistrer. Un délai que pourraient exploiter jusqu’au bout Paul-Roger Gontard (La Convention) et David Fournier (PS). La candidature en son nom du premier reste l’ultime inconnue du casting à Avignon. Les deux actuels adjoints de la majorité de Cécile Helle, qui soutient David Fournier, n’ont eu de cesse de discuter depuis des mois.

    Depuis début janvier et le renoncement de Joël Peyre (PRG) puis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier – qui a fortement exhorté Paul-Roger Gontard à en faire autant -, les deux élus ont intensifié leurs discussions. « Je ne peux pas en dire plus pour le moment, un point sera fait très prochainement », nous a répondu, ce vendredi, Paul-Roger Gontard. Même tonalité chez David Fournier : « Je ne souhaite pas encore m’exprimer sur le sujet, patience… »

    Si la raison pousse à s’entendre afin de peser le plus à gauche, face notamment à la concurrence de la liste LFI de Mathilde Louvain, soutenue par le PCF, Génération.s et Avignon collectif, ce n’est pas à n’importe quel prix. « Personne ne peut gagner seul », martelait encore Paul-Roger Gontard en début de semaine dans un communiqué, ajoutant que « si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », afin d’envisager « une coalition pour le bien d’Avignon et du Grand Avignon ».

    LFI, Grand Avignon

    dans la balance

    « Il y a encore un espace pour trouver une coopération dans un contrat de gouvernance, mais cette clarification doit arriver aujourd’hui », disait-il, il y a déjà deux semaines. En creux, la clarification repose sur une alliance avec LFI au second tour, récusée par Paul-Roger Gontard, et même Place publique qui parle de « ligne rouge ». David Fournier temporise sur le sujet renvoyant à « une décision collégiale », à l’issue du premier tour.

    Autre sujet central, l’agglomération. Adepte des circonvolutions, Paul-Roger Gontard n’a jamais clamé frontalement son envie d’accéder à la présidence du Grand Avignon, même si tout laisse à penser qu’il y songe, parlant d’Avignon en grand et projet de territoire. « Avignon doit reprendre le capitanat », assume-t-il. Un deal que ne peut lui promettre en l’état David Fournier, devant aussi jauger le bénéfice/risque de voir un concurrent interne prendre la lumière et les puissants leviers du Grand Avignon.

  • Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Le collectif Solliès-Pont cœur à gauche, qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, vous donne rendez-vous ce samedi à 17h au Foyer Quiétude. Au programme de ce moment d’échange la présentation des colistiers et leurs propositions pour une ville plus écologiste et solidaire.

    Une liste qui se revendique fièrement de gauche et écologiste et qui souhaite gérer la ville en associant les habitants par la concertation voire la consultation sur les grands projets.

    Réunion publique

    Contrairement à ce que fait, selon l’équipe Solliès-Pont cœur à gauche, le maire sortant André Garron (DVD), qui mène la ville de manière un peu trop à leur goût « personnelle et autoritaire ».

    La liste conduite par Christiane Vincent (apparentée PCF) propose entre autres la rénovation de la gare. Mais aussi d’améliorer la mobilité en travaillant avec le Département pour rendre le Zou plus accessible, avec des bus plus fréquents.

    Le développement des pistes cyclables et aménagement pour vélo sont bien entendu également sur les tablettes de la gauche. Ainsi que la mise en place de navettes gratuites à l’intérieur de la commune afin de répondre aux besoins des habitants.

    L’équipe vous attend à cette prochaine réunion publique pour détailler ce projet susceptible de répondre aux défis environnementaux et sociaux et rendre la commune plus solidaire, participative et citoyenne et pleinement engagée dans la transition écologique.

  • Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Il y a exactement 6 ans et 1 jour, c’était le 4 février 2020, je présentais ici même dans cette salle le programme et l’équipe qui allait m’accompagner », lance Hervé Granier, maire sortant de Gardanne et candidat à sa réélection.

    Ce jeudi soir, le candidat encarté LR mais à la tête d’une liste sans étiquette, a présenté face à « 450-500 personnes » la liste de ses colistiers, une « équipe est composée de femmes et d’hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes catégories socioprofessionnelles, de toutes croyances, d’opinions politiques ou religieuses parfois différentes ». Parmi les 10 premiers colistiers, les noms familiers de Sandrine Zunino-Ghougassian actuelle adjointe aux finances, Antonio Mujica, actuel premier adjoint, Arnaud Mazille – Hagobian, actuel adjoint à la culture et Alain Giusti, actuel adjoint à l’urbanisme. Les noms de Claire Campodonico, Alexandra Bessi, Vincent Randazzo, Sophie Cucchi Gilas et Magali Scelles apparaissent publiquement pour la première fois dans l’entourage politique de Hervé Granier. « Quoi qu’il arrive, nous terminerons cette campagne avec la même équipe qui vous est présentée ce soir parce que jamais, nous ne nous allierons et ne fusionnerons avec aucune liste ni avec aucun de mes adversaires », martèle néanmoins Hervé Granier. Et de balayer les grandes lignes de son programme, avec comme cheval de bataille la sécurité, et une promesse : en 2027, « la cause municipale sera la lutte contre le harcèlement scolaire », annonce-t-il, notamment.

  • La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    Toulon est une ville qui avance, et qui avance dans une bonne direction », commence Josée Massi, vendredi après-midi dans son QG de campagne, la ruche comme elle l’appelle. Et d’expliquer donc souhaiter poursuivre la transformation de Toulon engagée depuis plus de 20 ans. « Je veux continuer à bâtir une ville dynamique, qui avance avec confiance, avec un projet concret », insiste-t-elle. avec des réponses concrètes.

    Le premier point fort développé étant celui de la sécurité, « la première des conditions de la liberté, de la fraternité et de l’égalité ». Au programme, l’installation de commissariats de proximité et l’augmentation encore de 25% du nombre de policiers municipaux pour passer à un total de 200. Mais aussi la poursuite du partenariat avec la Police nationale et le Parquet, à l’image de la convention partenariat signée depuis trois ans.

    Sur les tablettes également, l’amélioration du service au quotidien des habitants, en fluidifiant les relations avec l’administration. Sur le bâti, un grand plan de rénovation va être entrepris dans les quartiers notamment au Las et à Saint Jean, à l’image de ce qui a été fait dans le centre ancien.

    Un Central Park toulonnais

    Concernant l’attractivité économique, le grand projet « de Mayol à pipady » est également réactualisé, et « il avance ». « Là, on a déjà passé une délibération en septembre (…) Et on va continuer », assure la maire sortante.

    Avec au final, « un Central Park à la toulonnaise, avec la mer en plus ». Un jardin dédié à la biodiversité avec un parc urbain agrandi. Un espace nommé la Fabrique bleue sur lequel s’élèvera « un centre des congrès ambitieux » afin de développer « un tourisme d’affaire des 4 saisons » favorable à l’économie locale. Et pour recevoir ces congressistes : un complexe hôtelier de standing.

    Josée Massi souhaite également renforcer Toulon dans sa position de ville universitaire. L’occasion de rappeler qu’en 2001, il y avait 1 000 étudiants dans le Port du Levant et qu’ils sont aujourd’hui 10 000. Et de poursuivre : « On va continuer avec de nouvelles filières. On a traité avec l’école des Mines et un collège naval, va venir s’installer. » Ce qui implique de créer des logements pour les accueillir.

    « Mon ambition, c’est de faire du quartier Courdouan – Portes d’Italie et campus, un nouveau quartier étudiant », précise la première magistrate. L’autre projet phare, étant les 180 logements étudiants sur l’ancien immeuble de la CAF, à la Rode. Au niveau de l’écologie l’équipe de « Toulon, mon parti » prévoit la plantation de 2 500 arbres, la poursuite de la végétalisation des cours d’école et de la ville, c’est-à-dire lorsque c’est possible les places et les trottoirs.

    Pour ce qui est des mobilités, « Toulon – Mon parti » compte s’appuyer sur le Bus à haut niveau de service et un réseau renforcé. Mais aussi le RER métropolitain et les navettes maritimes, avec de nouvelles lignes qui pourraient être créées pour rejoindre Le Mourillon, par exemple. Pour ce qui est du vélo, Josée Massi s’engage à transformer les tronçons en un réseau continu et sécurisé, avec parmi les aménagements attendus celui de l’avenue de la République. Autre grand sujet qui anime la Rade et sur lequel elle a été très claire : « On ne sortira pas Mayol de Toulon, c’est l’âme de la ville. » Ce qui ne veut pas dire que des investissements ne vont pas être encore consentis. Comme la couverture des tribunes.

    Parmi les autres grands projets dont on risque de beaucoup parler, c’est l’aménagement des berges de la rivière des Amoureux en promenade à la Rode. « Les travaux ont commencé », affirme Josée Massi pour couper la chique aux septiques.

  • Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Pas de « promesses irréalistes » mais « un discours de sincérité ». Le gymnase du Rove affichait complet pour la présentation de la liste de Paul Sabatino. Dans une salle pleine et ambiancée par Jean-Marc Sichi, habillé en « M. Loyal », le maire sortant a d’abord salué « l’âme du Rove » et rendu hommage à son prédécesseur Georges Rosso, disparu l’an dernier. L’occasion de rappeler le bilan de l’équipe sortante, la requalification de la traversée du village, les parkings, la rénovation des équipements scolaires et sportifs, l’extension de la vidéoprotection, et le futur dojo. Avec ses 5 328 habitants et 87% de terres classés, le Rove demeure « un village à taille humaine ».

    Un cadre qu’il entend préserver avec une équipe rajeunie et diversifiée, faite d’élus expérimentés et de nouveaux visages issus de tous les quartiers, unis dans « la conviction que la commune mérite une équipe soudée, compétente et sincère ». La liste « Continuons ! » s’inscrit dans cette ligne. « Continuer, c’est consolider. Renforcer. Adapter. C’est avancer, s’inscrire dans un sillon profond sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’intérêt communal et général », insiste-t-il.

    « Le maire de tous »

    Quinze élus sortants vont poursuivre l’aventure, souligne-t-il, saluant leur fidélité et leur sens du service public. Parmi eux : Michel Bartoli « amené à prendre plus de responsabilités », Marie-Claude Bonnet, Christiane Cadière, ancienne DGS ou Viviane Rosso, très applaudie et « la plus expérimentée » de l’équipe. Les profils des quinze entrants sont variés (actifs, retraités, acteurs associatifs ou professionnels engagés) pour « croiser les regards et préparer l’avenir ». On pense à Ilhem Delmas Zeghadi, chercheuse arrivée il y a peu comme Laurent Rivoire, aux enfants du Rove François Caballero, Chantal Gouiran, Sylvie Raha ou Jean-Marie Giordano, et à ces figures Noël Kouici, « homme de combat et personnalité du port » ou André Secci, enfant de Niolon et mythique dirigeant de l’USPEG. Lisa Voyatzis, parent d’élève, est la benjamine de la liste.

    Dans un contexte financier « sain », avec une dette maîtrisée et des comptes équilibrés, Paul Sabatino s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité communale. La méthode reposera sur la concertation, le renforcement des services publics au service de la jeunesse, du cadre de vie, de la tranquillité publique et du soutien aux associations. « Le 15 mars, le choix sera clair : celui de l’expérience, de la proximité et du vivre-ensemble », conclut Paul Sabatino, prêt à rester « le maire de tous ».

  • « Les problèmes des 15-16 sont ceux de Marseille »

    « Les problèmes des 15-16 sont ceux de Marseille »

    La Marseillaise : Vous êtes tête de liste pour Martine Vassal dans les 15-16. Pourquoi vous ?

    Gérard Blanc : Je suis engagé depuis des années sur des problématiques qu’on retrouve dans les 15-16. C’était le cas avec Alexandra Louis [ex-députée Ren., Ndlr.] dans les 13-14, parce que c’est mon quartier de naissance, où j’ai grandi, fait mes études. Mais ce sont les mêmes problématiques : la difficulté d’étendre le réseau de transports, la construction de logements, des populations en difficulté sociale et économique. Ce sont aussi des terres de grand potentiel : la jeunesse de Marseille est dans les 13-14 et les 15-16. C’est là où on doit créer l’avenir de la ville. On doit redonner la promesse républicaine dans tous ces quartiers.

    Cette promesse républicaine a été abandonnée par la droite dans les quartiers Nord…

    G.B. : Je ne crois pas qu’elle ait été abandonnée. Elle a été clientélisée, organisée comme une pensée de rejet pour dire : vous allez hériter d’opinions politiques parce que les autres ne veulent pas vous parler. Mais il y a toujours eu des personnes pour porter les idées que je porte dans le 15-16. Il faut apporter une promesse différente. Les problèmes du secteur sont ceux de toute la ville : il manque du logement, il y a des problèmes de qualité des écoles dans tout Marseille et quand on a des problèmes de transport, il faut aussi accepter que Marseille c’est deux fois et demie l’aire urbaine de Paris avec un budget nettement inférieur.

    Dans les 15-16, l’ancien député (Ren.) Saïd Ahamada dit qu’il ne votera pas pour Martine Vassal qui « mène une campagne très droitière »…

    G.B. : Pour des questions de personne sans doute, j’aurais bien aimé qu’il me précise ce qui est trop droitier… La construction de l’alliance entre Renaissance et Martine Vassal s’est d’abord faite sur une charte de valeurs réalisée avec tous les militants, avec 26 propositions. Je connais les polémiques, il y a des gens très à droite dans cette union. Mais eux me trouvent très à gauche, il faut l’accepter et comprendre qu’on peut trouver des positions communes pour avancer.

    Lionel Royer-Perreaut regrettait que Renaissance n’ait pas de tête de liste dans un secteur réputé gagnable.

    G.B. : Tous les secteurs sont gagnables si on arrive à convaincre. On nous ramène à notre héritage, mais on peut aussi très bien parler de l’héritage diabolique du Rassemblement national, la gauche a un héritage aussi, positif et négatif. Il y avait une très belle promesse en 2020, elle a été trahie, encore plus avec les révélations de Blast ce lundi. On verra le 22 mars si c’était gagnable ou pas.

  • Avec Retailleau, la droite rejoue la carte de la sécurité

    Avec Retailleau, la droite rejoue la carte de la sécurité

    La permanence de campagne de Martine Vassal est comble ce vendredi matin pour la venue du président des Républicains, Bruno Retailleau. « Nous faisons un constat : la sécurité est la thématique qui interpelle le plus les Marseillais parce que cette violence que l’on ressent est montante », attaque d’emblée la candidate de la droite et du centre face à la presse. Alors tandis que le président et la secrétaire générale du collectif Une Génération pour Marseille signaient la veille une tribune pour demander à amender la loi sur la police municipale, adoptée au Sénat, afin de permettre le déploiement de drones équipés de vidéosurveillance algorithmique, elle met sur la table de nouvelles propositions. « Dès qu’un jeune arrive à l’hôpital blessé par balle, il faut le récupérer immédiatement », explique Martine Vassal. Alors elle propose un groupement d’intérêt public (GIP) dédié, coprésidé par la ville et la préfecture, qui réunit tous les acteurs concernés « pour repérer les signaux faibles dès qu’ils apparaissent ». Baptisé Argos, ce groupement s’appuierait sur des agents, les « argonautes », « qui vont repérer des enfants qui ne viennent plus en cours, qui pourraient être tentés de rentrer dans les réseaux ». Avec un budget de 15 millions d’euros. À ses côtés, Bruno Retailleau applaudit, appelle à l’union des droites « dans les urnes » face à la gauche. « Pour moi, LFI ce sont les pires, je me réjouis que le ministère classe la France insoumise à l’extrême gauche », glisse-t-il. Et félicite l’ancien préfet Georges-François Leclerc pour son bilan, assumant la suppression de la préfecture de police. Quitte à trancher avec le panorama sécuritaire dressé par Martine Vassal. « J’adore les chiffres, mais à un moment il faut regarder les faits », balaie-t-elle.

  • Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Dans le sous-sol du local de campagne du Printemps marseillais, quelques téléphones sortent timidement pour accueillir Benoît Payan. Ce vendredi soir, le maire et candidat a mis de côté pour quelques moments son agenda pour aller à la rencontre des nouveaux militants qui ont rejoint sa campagne. « C’est la première fois que je vois ça, que des militants entrent spontanément dans un local pour dire je veux aider, je veux faire quelque chose », partage-t-il, face aux quelque 80 personnes rassemblées là. Avant de présenter sa vision du scrutin à venir : « Ce qui se joue ce n’est pas de savoir si Marseille va être une ville de droite ou de gauche, c’est de savoir si elle va basculer au Rassemblement national ou si elle va garder ce qu’elle a toujours été. »

    Devant lui, des militants de tous âges, de tous secteurs. Pour certains, c’est la première fois qu’ils pourront voter, à l’image d’Ulysse Basset, étudiant en première année de Sciences politiques à Marseille. « Je viens de Sausset-les-Pins, témoigne-t-il. Là-bas, le député, c’est le candidat du RN, il n’a rien fait et là j’apprends qu’il se présente à Marseille… » Alors il a poussé la porte, et lui qui n’avait milité dans aucune organisation a franchi le pas. « L’élection risque d’être serrée, c’est pour ça que je veux participer », appuie-t-il. Éducatrice à la Ddass, Anouchka Lahreche a elle poussé la porte à l’occasion de l’inauguration du local. « Le RN à Marseille, ce n’est pas possible, ici on est de toutes les origines, au Vélodrome, on voit de tout… C’est pour ça que je viens », explique la quinquagénaire. Persuadée de la victoire. « On va tout faire, je vais aller partout », sourit-elle.

    Unir la gauche

    Certains ont déjà fait d’autres campagnes, comme Ahmed Mansessour, engagé dans l’association CLCV qui a hésité à rejoindre Nora Preziosi. « Dans les 13-14, on a eu l’extrême droite, on a eu la droite, il n’y a eu aucun changement », souffle-t-il. Sur scène, les cadres socialistes se succèdent. « Cette élection va être très serrée, cela va se jouer à quelques voix, c’est vous qui ferez la différence », assure le directeur de campagne Arnaud Drouot. Après lui, le responsable à la mobilisation Thomas Roller remonte le fil de la campagne, avant la présentation de l’application qui servira à militer. « On n’est pas dans une primaire de la gauche dans laquelle on peut se donner le luxe de ne pas donner le maximum de forces au candidat le mieux placé », insiste-t-il. En face, les militants sont déjà convaincus.

  • L’effet boule de neige

    L’effet boule de neige

    C’est le grand jour pour l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes.

    Un peu plus de cinq ans après la reprise de notre journal à la barre du tribunal de commerce, cet événement marque une nouvelle étape offensive dans le développement de notre journal.

    Depuis l’automne 2020, nous avons fait progresser notre chiffre d’affaires de 48%, nous avons progressé de 10% en ventes en kiosques dans la période récente, créé un supplément week-end et des magazines thématiques, lancé une application mobile, rénové nos locaux historiques, ouvert une nouvelle agence à Montpellier, décidé de revenir en Vaucluse, permis au journal culturel Zébuline d’exister par un partenariat gagnant-gagnant, inventé un événement autour du break dance, battu des records de participation avec le Mondial La Marseillaise à pétanque…

    On compte sur vous

    Tout cela a pu être rendu possible grâce aux efforts conjugués des salariés, des bénévoles, des partenaires et de l’ensemble de nos lecteurs.

    En investissant les Alpes, territoire qui accueillera les Jeux olympiques, notre journal répond à l’appel de lecteurs mobilisés depuis presque un an pour créer les conditions de l’extension de notre zone de diffusion. Une situation sans doute unique dans l’histoire de la presse. Elle nous honore.

    Pour autant, aucune de nos difficultés financières ne sont résolues. Cette fragilité est aussi notre liberté.

    La Marseillaise, portée par sa progression et son dynamisme fait le pari du développement et compte sur vous pour réussir. Achetez La Marseillaise, téléchargez son appli, abonnez-vous, participez à la campagne de dons.

    Ensemble nous y parviendrons. C’est l’effet boule de neige !

  • Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    À l’arrivée vendredi, Alexandre Delettre s’avouait quelque peu déçu : il aurait aimé faire un coup sur une étape qui était celle qui lui « convenait le mieux sur le papier. J’avais été désigné leader. J’ai joué avec les meilleurs dans les bosses, mais il m’en manquait un petit peu. C’est dommage que ça se regarde et qu’on arrive à une trentaine au sprint, ce n’est pas à mon avantage. J’ai essayé de jouer mon va-tout quand ça ressort dans la dernière bosse à 2 km de l’arrivée. S’il y avait sprint, c’était pour Sandy (Dujardin) », analysait le puncheur de 28 ans. Ce dernier nourrissait aussi quelques regrets sur le plan collectif : « On avait Alexys (Brunel) à l’avant, c’était l’objectif. L’équipe a fait du bon boulot pour me placer, pour Sandy aussi. Malheureusement, il rate un peu son lancement, ce sont les aléas du sprint. Depuis le début, on joue bien, on court collectif, mais on n’est pas récompensé. Espérons que les deux derniers jours nous sourient. »

    « Faire le meilleur résultat possible sur le chrono »

    Son saut de chaîne dans la montée finale ne lui laissera donc pas de regret, vu l’arrivée massive. Il a fini dans les temps du peloton et n’a pas perdu de temps au général, hormis sur les trois premiers du jour grâce à leurs bonifications. Un moindre mal, puisqu’avec 22 secondes de retard sur la tête (18e place), Alexandre Delettre est encore dans le coup au général, lui qui vient certainement de réaliser la meilleure saison de sa carrière, avec sept podiums, seize top 5 et un premier Tour de France bouclé à la 55e place. Même s’il sait que l’arrivée au contre-la-montre ne joue pas en sa faveur. « Ce n’est pas mon point fort, mais on l’a bien travaillé cet hiver. J’ai pris un peu de force, ça va aider. C’est une arrivée en bosse, dans mes caractéristiques. Je ne pense pas gagner, mais je veux faire le meilleur résultat possible. Si je donne tout, il n’y aura pas de regret, ce sera du bon travail pour la suite », positive celui qui est à la recherche d’une deuxième victoire en professionnel, après celle obtenue sur la 2e étape du tour d’Alsace en 2022 : « On est qu’au début de saison, il ne faut pas s’affoler. Les parcours à Bessèges ne me conviennent pas, mais il reste encore plein de courses. »

    Ce samedi, le coureur de la Total Énergies arrivera chez lui, à Vauvert. Sur une étape une nouvelle fois promise aux sprinteurs, « le but sera de mettre Sandy Dujardin dans les meilleures dispositions pour jouer la victoire et on fera le maximum », promet-il. Il aura pour cela quelques atouts : « J’y ai fait mon adolescence, je connais très bien la ville et la montée finale. Ça va être cool d’arriver là-bas. » Il pourra aussi compter sur un public acquis à sa cause. « J’entends mon nom un peu partout depuis le début de la course. Ça fait plaisir. Il y aura du monde sur le final. Il n’y a jamais eu trop de Gardois professionnels. Là, on est deux avec Nicola (Marcerou). Voir cet engouement autour de ça, c’est génial », se réjouit-il.