La Marseillaise : Vous êtes tête de liste pour Martine Vassal dans les 15-16. Pourquoi vous ?
Gérard Blanc : Je suis engagé depuis des années sur des problématiques qu’on retrouve dans les 15-16. C’était le cas avec Alexandra Louis [ex-députée Ren., Ndlr.] dans les 13-14, parce que c’est mon quartier de naissance, où j’ai grandi, fait mes études. Mais ce sont les mêmes problématiques : la difficulté d’étendre le réseau de transports, la construction de logements, des populations en difficulté sociale et économique. Ce sont aussi des terres de grand potentiel : la jeunesse de Marseille est dans les 13-14 et les 15-16. C’est là où on doit créer l’avenir de la ville. On doit redonner la promesse républicaine dans tous ces quartiers.
Cette promesse républicaine a été abandonnée par la droite dans les quartiers Nord…
G.B. : Je ne crois pas qu’elle ait été abandonnée. Elle a été clientélisée, organisée comme une pensée de rejet pour dire : vous allez hériter d’opinions politiques parce que les autres ne veulent pas vous parler. Mais il y a toujours eu des personnes pour porter les idées que je porte dans le 15-16. Il faut apporter une promesse différente. Les problèmes du secteur sont ceux de toute la ville : il manque du logement, il y a des problèmes de qualité des écoles dans tout Marseille et quand on a des problèmes de transport, il faut aussi accepter que Marseille c’est deux fois et demie l’aire urbaine de Paris avec un budget nettement inférieur.
Dans les 15-16, l’ancien député (Ren.) Saïd Ahamada dit qu’il ne votera pas pour Martine Vassal qui « mène une campagne très droitière »…
G.B. : Pour des questions de personne sans doute, j’aurais bien aimé qu’il me précise ce qui est trop droitier… La construction de l’alliance entre Renaissance et Martine Vassal s’est d’abord faite sur une charte de valeurs réalisée avec tous les militants, avec 26 propositions. Je connais les polémiques, il y a des gens très à droite dans cette union. Mais eux me trouvent très à gauche, il faut l’accepter et comprendre qu’on peut trouver des positions communes pour avancer.
Lionel Royer-Perreaut regrettait que Renaissance n’ait pas de tête de liste dans un secteur réputé gagnable.
G.B. : Tous les secteurs sont gagnables si on arrive à convaincre. On nous ramène à notre héritage, mais on peut aussi très bien parler de l’héritage diabolique du Rassemblement national, la gauche a un héritage aussi, positif et négatif. Il y avait une très belle promesse en 2020, elle a été trahie, encore plus avec les révélations de Blast ce lundi. On verra le 22 mars si c’était gagnable ou pas.

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