Author: tecnavia

  • À La Seyne, Stéphane Sacco dénonce des propos racistes

    À La Seyne, Stéphane Sacco dénonce des propos racistes

    Selon des informations rendues publiques récemment par des médias nationaux, dont Libération, plusieurs candidats qui occupent des places importantes sur la liste du Rassemblement national, à La Seyne-sur-Mer, auraient tenu des propos racistes, islamophobes ou complotistes sur les réseaux sociaux, rappelle dans un communiqué le chef de file d’« Uni.e.s à gauche pour La Seyne », Stéphane Sacco (GRS).

    Pour la liste de rassemblement de la gauche, pas question de rester sans réagir face aux colporteurs de haine et d’obscurantisme. Elle demande donc aux responsables politiques de clarifier leur position : « Les citoyens sont en droit d’attendre des explications de la part du chef de file de cette liste », déclare Stéphane Sacco.

    Et de s’interroger : « Pourquoi ces candidats n’ont-ils pas été écartés tout de suite, alors même que le Rassemblement national affirme régulièrement vouloir exclure ce type de comportements ? Pourquoi refuser de répondre aux questions des journalistes sur ce sujet ? »

    Ce ne sont hélas pas les premiers à être surpris en train de déverser leur bile en ligne. De l’autre côté de la rade, l’ancien attaché parlementaire de Laure Lavalette, Nicolas Koutseff, avait été épinglé pour une longue série de tweets, racistes, antisémites ou homophobes. Pourtant, le sentiment d’impunité semble perdurer. À moins que ce ne soit la bêtise. Ou bien le naturel qui revient au galop.

    Des brebis galeuses ?

    Stéphane Sacco ajoute que « ces dernières révélations interviennent dans un contexte où plusieurs candidats de différentes listes ont déjà été la cible d’attaques racistes ou de comportements inacceptables durant cette campagne ». Comme son propre colistier, le responsable associatif Samir Ben Mihoub.

    Que va faire le parti à la flamme ? Couvrir les siens et donc assumer leurs propos ou exclure les brebis galeuses ?

    Pour Stéphane Sacco, les habitants méritent une campagne digne, fondée sur le respect, l’égalité et la confrontation d’idées plutôt que des discours de haine.

    Il rappelle que « dans notre pays, le racisme n’est pas une opinion mais un délit ! »

  • Pour un Saint-Maximin solidaire, écologique et démocratique

    Pour un Saint-Maximin solidaire, écologique et démocratique

    « Nous refusons la résignation et la seule gestion comptable de notre ville », explique Quentin Dauphiné, le chef de file de la liste de rassemblement d’acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale et politique déjà impliqués dans la vie de leur commune.

    Les colistiers n’acceptent pas davantage que les seuls projets de développement soient tournés vers le tourisme, ni que Saint-Maximin n’ait d’autre avenir que celui d’une cité-dortoir. Pas question en tout cas de se résigner à « subir des politiques qui étranglent les communes et appauvrissent les habitants ».

    La gauche propose au contraire de construire avec les habitants « une démarche démocratique et efficace, en rupture avec les alliances de circonstances et les ralliements opportunistes ». Une situation à laquelle a été confronté le maire sortant, Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), qui a terminé son mandat en minorité.

    Pour Patrick Rocchi (gérant d’entreprise), « le bien-vivre ensemble repose sur la solidarité et la capacité de la commune à répondre aux besoins de toutes et tous ». Comme ceux concernant l’accès aux soins rendu de plus en plus difficile à Saint-Maximin, avec un nombre de médecins généralistes qui diminue et donc des délais de rendez-vous qui s’allongent. Sans compter l’absence de prise en charge locale à partir de 21h. La gauche propose donc la création d’un centre de santé municipal en lien avec l’hôpital public.

    Les ambitions de la gauche

    Michèle Bigeon (employée CPAM) pointe de son côté « le scandale » d’avoir livré l’eau aux logiques tarifaires qui pénalisent les familles et les plus modestes. Et de poursuivre : « Nous mettrons en place une tarification permettant de réduire la facture de la grande majorité des habitants, avec les 15 premiers mètres cubes gratuits pour tous, et un soutien concret pour les familles nombreuses ou en difficultés financières. »

    L’éducatrice spécialisée Sacha Iliadis met, elle, en avant le rôle essentiel que doit assumer une commune pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap. Des actions à mener pour adapter les équipements publics, développer une signalétique accessible, faciliter les déplacements et l’accès aux services, sans oublier un soutien actif aux associations engagées dans l’inclusion. L’équipe s’engage également à rendre les activités culturelles et sportives accessibles à tous, « afin de construire une ville réellement inclusive et solidaire ».

    « La commune mettra également en place un accompagnement renforcé pour les familles en difficulté, victimes de violences ou de discriminations », souligne Virginie Armando, assistante sociale.

    L’urgence climatique fait également partie des préoccupations de la gauche qui prévoit entre autres la désimperméabilisation des cours d’école, rues et aires de jeux, avec des toitures et murs végétalisés, ainsi que la création de voies vertes.

    Un conseil citoyen de la transition écologique et un atlas de la biodiversité guideront l’action de la nouvelle majorité.

    Au cœur des priorités également, l’accès au logement avec un Plan local d’urbanisme revu et tourné vers la construction des logements abordables afin de favoriser la mixité sociale dans tous les quartiers. Il s’agira, dans le même temps, de lutter contre la spéculation immobilière et sanctuariser les zones naturelles, précise Rémi Bregeon (ingénieur).

    Pour en savoir plus le mieux est de venir les rejoindre demain place Malherbe, de 16h à 20h.

  • [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    Il y a, dans le débat municipal, une absence qui finit par ressembler à un choix. Les débats des candidats organisés partout en France abordent des conflits internationaux et des distensions entre partis politiques. On réagit à l’actualité, on se positionne comme défenseur des libertés ou précurseur en matière de sécurité. Et l’on oublie, ou l’on relègue en bas de page, celles et ceux qui vivent la ville au présent le plus vif : les jeunes.

    Dans cette élection, nous invisibilisons la jeunesse et c’est une grave erreur parce qu’à force, nous fabriquons mécaniquement l’indifférence, puis l’abstention, puis la défiance. Ce n’est pas un hasard : c’est un schéma politique et c’est une faute démocratique.

    C’est précisément pour sortir des fantasmes de jeunesse radicalisée, de jeunesse perdue ou de jeunesse dépolitisée que nous avons souhaité, avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP, établir des faits. Les résultats de notre enquête à laquelle environ 5000 étudiants d’Aix Marseille Université ont répondu offrent un portrait clair : une jeunesse modérée, engagée, pacifique, mais aussi une jeunesse fragilisée et lassée d’une offre politique qui ne parle plus sa langue.

    Non la jeunesse n’est pas en retrait. Au contraire, elle n’a jamais été aussi engagée !

    Les chiffres démentent frontalement les caricatures. 67% des étudiants se disent engagés pour une cause. Et ces causes ont la force des évidences morales, celles qui font tenir une société debout : lutte contre le sexisme et les violences sexuelles (97%), respect des droits humains (96%), environnement et lutte contre le dérèglement climatique (95%). La lutte des jeunes d’aujourd’hui est d’abord une lutte pour la dignité du quotidien : pouvoir étudier, se soigner, se déplacer, respirer, se sentir en sécurité, ne pas être seul.

    Une jeunesse engagée… mais tenue hors du débat municipal.

    Pourtant, cette jeunesse n’entre pas dans la campagne. Elle reste à la porte. Les étudiants se disent beaucoup moins intéressés par les municipales (46%) que par la présidentielle (84%). À Marseille, 44% d’entre eux seulement déclarent avoir l’intention d’aller voter aux municipales de 2026. Cela devrait alarmer toutes celles et ceux qui se revendiquent républicains : quand la démocratie locale ne mobilise plus, c’est la proximité elle-même qui s’effondre.

    Mais attention au contresens, ce n’est pas un désintérêt pour la cité mais un désaveu de l’offre politique. L’enquête montre que, chez celles et ceux qui n’ont pas l’intention d’aller voter, le premier levier – de très loin – serait qu’une offre politique corresponde davantage à leurs attentes. Autrement dit, le problème n’est pas la jeunesse. Le problème, c’est que les programmes des candidats parlent trop souvent comme si elle n’existait pas.

    À force de ne pas compter les jeunes dans les priorités, on finit par ne plus pouvoir compter sur eux dans les urnes. Ensuite, on s’étonne.

    Si l’on veut une campagne utile, qu’on cesse de supposer et qu’on commence à écouter. Pour nos étudiants, la priorité, très largement, c’est l’offre de soins et les services de santé. Viennent ensuite la sécurité, la lutte contre la pollution, puis la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle locale. Ces priorités disent quelque chose de simple : les jeunes veulent une ville habitable – une ville qui protège, qui soigne, qui respire et qui permet de vivre.

    Et comment ne pas être saisi par ce chiffre, qui devrait suffire à imposer un changement de braquet politique : 66% des étudiants déclarent souffrir de solitude. C’est un signal d’alarme social et sanitaire. Une ville qui accepte cela sans réponse politique structurée se condamne à la fragmentation.

    L’université : un sanctuaire de savoirs, un pont vers la cité.

    Évidemment, l’université a un rôle à tenir et nous l’assumons. Oui, l’université est un sanctuaire : un lieu où l’on transmet des savoirs, où l’on apprend à distinguer le vrai du vraisemblable, où l’on peut débattre sans être réduit à une étiquette. Un lieu de protection intellectuelle, mais aussi un lieu de formation civique.

    Mais un sanctuaire n’est pas un îlot indifférent à la ville. Il doit être un pont. L’université peut rendre la jeunesse visible dans le débat public, non pas en parlant à sa place, mais en ouvrant les conditions d’un dialogue adulte : des données documentées et des espaces de discussion.

    L’enquête conduite avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP est une boussole : elle rappelle une vérité politique que l’on feint d’ignorer. La jeunesse n’est pas « à remobiliser » comme si elle était vide. Elle est déjà mobilisée. Elle attend simplement une offre politique à la hauteur de son engagement. Aux candidates et candidats : la jeunesse vous regarde – et elle jugera.

    Je m’adresse donc à celles et ceux qui aspirent à conduire Marseille, Aix-en-Provence, les communes de notre territoire et plus largement de France.

    Ne vous contentez pas de vous adresser du bout des lèvres aux jeunes et faites des choix. Inscrivez la jeunesse au cœur de vos programmes : santé (y compris mentale), logement, mobilité, sécurité, qualité de l’air, accès à la culture, espaces publics où l’on se sent légitime, dispositifs d’engagement reconnus, politiques de prévention et de lien social.

    Car la question est désormais simple : voulez-vous une démocratie locale vivante ou une démocratie municipale refermée et qui gouverne sans sa jeunesse ?

    Hannah Arendt rappelait que l’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité. Aimer assez le monde, aujourd’hui, c’est aimer assez notre jeunesse pour ne plus la laisser souffrir hors-champ. Nous, à Aix Marseille Université, continuerons de tenir ce cap : transmettre, protéger, ouvrir, dialoguer. Et rappeler, sans détour, que l’invisibilisation de la jeunesse est une défaite politique – mais que sa reconnaissance peut être le commencement d’une réconciliation démocratique.

  • [Entretien] Karim Ghendouf : « Airbnb sans régulation est un fléau pour La Ciotat »

    [Entretien] Karim Ghendouf : « Airbnb sans régulation est un fléau pour La Ciotat »

    La Marseillaise : Quelles sont vos perspectives dans cette dernière ligne droite ?

    Karim Ghendouf : On va consacrer notre semaine à aller à la rencontre des habitants sur les marchés, dans les grands quartiers de la ville et à la sortie des écoles. Ce lundi, on va distribuer notre programme dans les quartiers de l’Abeille et des Matagots. On incarne le vote utile à gauche dès le premier tour. Parce qu’on a le risque que la gauche ne soit pas au second tour. L’extrême droite, aujourd’hui, est dans la rue à La Ciotat et ils sont très mobilisés. Nos propositions sont des oppositions à la droite et à l’extrême droite. L’objectif, cette semaine est d’informer sur toutes les propositions qu’on formule, aller à la rencontre des habitants et échanger avec eux. Vendredi, on aura un temps fort avec un grand pot de fin de campagne à notre siège.

    Quel bilan dressez-vous d’ores et déjà de ces rencontres avec les habitants et de la campagne ?

    K.G. : Ça s’est bien déroulé. On a fait notre grand meeting la semaine dernière, dévoilant notre programme et la liste. On a fait plusieurs quartiers de la ville et on a un très bon accueil auprès des habitants sur leurs lieux de vie et de travail. Notre liste reflète la diversité sociale de notre commune et des quartiers. C’est une fierté d’avoir réussi à unir les forces de gauche. C’est un travail qu’on a entamé avec conviction et humilité. Ça a été compliqué par moments de convaincre de former une grande union, mais on a réussi. Nous avons reçu le soutien de L’Après et même de Place publique ce matin. Donc on continue notre dynamique de rassemblement des forces citoyennes, écologistes et de gauche à l’échelle du département et de notre commune.

    À travers vos mesures phares, vous voulez donner un nouveau cap de gauche à la ville, en la changeant en profondeur ?

    K.G. : On veut un nouveau cap pour La Ciotat. Concrètement, le logement est notre priorité numéro 1. On a plusieurs objectifs. Le premier est d’atteindre 30% de logements sociaux à l’issue de notre mandat. On aura une attention particulière pour les plus modestes. Le second est la régulation des Airbnb, en passant de 120 jours de location à 90 jours maximum et en se donnant les moyens d’y parvenir en renforçant les contrôles sur les déclarations. Il faut savoir que Monsieur Doriol a refusé la limitation de 120 jours à 90 jours en expliquant qu’il n’y avait pas de problème d’Airbnb sur la ville. On a lancé une pétition l’année dernière, on a fait des questions écrites, il est resté sourd à notre demande en considérant qu’il n’y avait pas de problème.

    Notre priorité numéro 2, c’est l’école. On souhaite construire une école à l’Est de la ville, là où l’urbanisation a été très importante. Plus de 750 logements ont été construits dans ces quartiers, mais il n’y a aucune infrastructure publique. Ça a saturé les écoles de trois grands quartiers de la ville : l’Abeille, Saint-Jean et les Séveriers. Résultat : on surcharge les écoles qui sont plus loin, les parents amènent leurs enfants en voiture, donc ça sature la circulation le matin et à la sortie d’école. C’est un non-sens. D’un point de vue du budget, on veut donner des moyens importants à l’école, sur la rénovation et la prise en compte des aspects climatiques puisqu’on a des écoles qui ferment l’été à cause de la chaleur dans les salles de classe… Aussi, on veut revenir à la gratuité des animations sur le temps périscolaire entre 11h30 et 13h30 et redonner des moyens pour les fournitures scolaires.

    Que faire face à la gentrification de la ville et à la flambée des prix de l’immobilier ?

    K.G. : La libéralisation du permis de construire est le grand responsable. C’est la non-maîtrise de l’urbanisme qui a conduit à cela. Le coût du foncier a exclu une grande partie des Ciotadens. Les gens ne peuvent plus vivre dans la ville et partent dans les communes voisines. La Ciotat est devenue la ville la plus chère en termes de logement et de coût du foncier du département. C’est dramatique. La conséquence d’une politique d’urbanisation sans contrôle. Il faut construire, mais maîtriser. Sans régulation, Airbnb est un fléau pour la ville. Ça retire énormément de logements accessibles pour les habitants. Aujourd’hui, on a une population qui se gentrifie et vieillit. Selon l’Insee, nos jeunes ne peuvent pas se loger, donc partent de notre commune.

    Ça accélère le vieillissement de la population et ça a des conséquences directes sur un certain nombre de services publics, comme les écoles. On est confronté à des fermetures de classes et, à terme, d’écoles sur le centre-ville. C’est un péril. On n’est pas encore à une vitrine touristique totale, mais il y a une tendance forte à ce risque. C’est pour ça qu’on doit agir. La loi nous donne des outils : nous sommes une commune en zone tendue. On doit absolument réguler. Ça contribue à maîtriser le coût des prix de location et du foncier.

    Il faut maintenir une population jeune et une population qui travaille. Beaucoup, aujourd’hui, travaillent sur la commune mais ne peuvent pas s’y loger. J’en ai discuté avec l’Union Pour les Entreprise 13, qui partage ce constat. 95% des gens que je reçois en rendez-vous ont une demande de logement ou une famille qui s’agrandit.

  • Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    À une semaine du premier tour, un programme émane pour Sophie Joissains, maire sortante et candidate (DVD) à sa réélection pour la première fois. Au total, une centaine de propositions, étalées sur 16 pages, articulées autour de trois axes : « Préserver les Aixois, améliorer le quotidien, construire la ville de demain. » Et un credo : « Écouter, concerter, puis décider en responsabilité. » Parmi les promesses de campagne mises en avant, « pas d’augmentation d’impôts », mesure annoncée depuis le lancement de la campagne. En figure de proue, « plus de moyens et d’humains pour préserver la sécurité des Aixois », avec renforcement des effectifs de police municipale, la création d’un nouveau commissariat et le développement de brigades spécialisées. Le programme mise aussi sur « des services publics, des équipements sportifs et culturels dans chaque quartier et village », mais aussi un « art de vivre à l’aixoise, adapté à la transition énergétique ». Une liste de « projets emblématiques », portés par la candidate qui prône notamment : la réhabilitation du quartier du Faubourg, déjà lancée, le projet de rénovation urbaine du quartier d’Encagnane, qui a fait couler l’encre, ces dernières années, « l’écoquartier bioclimatique et culturel » de la Constance, « deux nouveaux parkings pour le pourtour du centre-ville » et un parking relais sur le tracé du futur BHNS, la mise en place d’une ferme photovoltaïque ou encore le développement de la géothermie… Autant de mesures qui seront développées ce mercredi, au meeting de la candidate.

  • [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    La Marseillaise : À la veille du premier tour, quels sont les retours que vous avez pu avoir sur le terrain ?

    Séverine Dellanegra : Ces dernières semaines, les retours sont positifs. Après un mandat qui a connu trois maires, les Saint-Martinois témoignent que depuis notre arrivée fin 2024, ils ressentent cette stabilité retrouvée et que les projets avancent. Il faut rester prudent mais je suis sereine parce que notre équipe a rempli son contrat.

    Pour ce dernier meeting, quelles priorités seront mises en valeur ?

    S.D. : Je ne vais pas décrire tous les projets, ni les classer par ordre de priorité, parce que tous ont leur importance. La ligne conductrice de cette réunion publique est d’exposer la philosophie qui a guidé l’élaboration de notre programme, et notre vision pour la ville. C’est ce qui me semble faire la différence avec l’autre candidate. Un mandat inscrit une commune sur une trajectoire bien au-delà de six ans.

    Comment décrivez-vous cette « philosophie » ?

    S.D. : Le fil conducteur est « le faire ensemble », pour accompagner la ville dans un développement harmonieux, adapté aux besoins de tous, en préservant son identité de ville à la culture provençale et de ses richesses comme la dernière steppe d’Europe. Mon rôle est de déployer la participation citoyenne : de permettre aux Saint-Martinois, de s’exprimer, de choisir, voire de décider pour certains projets. Et tout cela avec de la pédagogie. Notre rôle en tant qu’élu est de proposer des projets tout en inscrivant la ville dans une véritable stabilité financière. Les projets que nous proposons sont inscrits dans un programme pluriannuel de financement, de subventions qui peuvent être récupérées. Ils ont été pensés, travaillés, chiffrés.

    Vous annoncez un maintien des impôts fonciers : une différence par rapport à votre adversaire Tania Teixier qui mentionne une baisse de la taxe foncière ?

    S.D. : Aujourd’hui, les recettes fiscales constituent la quasi-majorité des recettes d’une commune, les recettes de l’État, dotation globale de financement et autres, s’amenuisant d’année en année. Donc j’estime que nous devons être prudents par rapport à un avenir qui est incertain. De plus, si nous voulons investir, et j’estime qu’on doit engager des rénovations dans des infrastructures communales qui ont été trop longtemps laissées de côté, on ne peut pas annoncer une baisse des recettes. Ce ne serait pas cohérent et surtout démagogique.

    Meeting, mercredi 11 mars, à 19h, salle Mistral.

  • À Gardanne, ultime meeting pour la gauche avant le scrutin

    À Gardanne, ultime meeting pour la gauche avant le scrutin

    Un dernier meeting, quatre jours avant le premier tour du scrutin. L’équipe Changeons de Cap pour Gardanne, fait le choix d’une union à gauche, la FI comprise, pour que la commune soit de nouveau un bastion de la gauche. « Les six mois de travail ont été au-delà des histoires de partis, tout le monde s’est mis au travail dans l’intérêt de Gardanne et Biver. Personne n’a ramené les histoires de luttes entre les partis politiques au milieu », rappelle Jean-Marc La Piana.

    Lui, est en lice face au maire sortant, Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN). « Bien sur que je suis inquiet (…) je pense que le Front national peut faire un score important, je suis inquiet parce que je ne veux pas voir [Hervé] Granier gagner… Mon inquiétude, je l’exprime en travaillant encore plus, dans l’intérêt de notre projet », confie Jean-Marc La Piana, aussi fondateur de La Maison, spécialisée en soins palliatifs. Sur le terrain, les séquences de tractage, de porte-à-porte se poursuivent, les réunions de travail aussi : « J’ai la chance d’avoir une équipe qui joue le jeu, qui est sur le terrain (…) Je ne suis pas seul et c’est une marque de fabrique », assure Jean-Marc La Piana.

    « Parler de l’avenir »

    C’est cet esprit, que l’équipe veut traduire au cours de son meeting, le mercredi 11 mars, à La Maison du Peuple. « On veut qu’il soit le reflet de notre dynamique de travail, qui a toujours été une dynamique très forte », glisse le candidat, qui promet : « je ne serais pas le seul à parler, et il y aura quelques surprises. Au meeting que nous avons tenu à Biver, il y avait beaucoup de monde, j’ose espérer que celui de Gardanne soit encore plus rempli. Je pense qu’on fait une campagne de proximité importante. » À l’ordre du jour de cette soirée donc, annoncée à la Maison du Peuple dès 18h30, le débat autour des points du programme, mais aussi des « choses ajoutées, vis-à-vis de ce qu’il se passe en ce moment », précise le candidat, allusion aux « attaques incorrectes » de ses opposants. « Mais ce qui m’importe est de parler de ce que l’on veut faire à l’avenir et ne pas tenir un meeting qui soit fait d’attaques pures ou frontales, ce n’est pas l’objectif. Il faut que les gens aient envie de voter pour nous et pas contre les autres, qu’ils aient envie de voter pour nous sur un programme qui me semble tenir la route, qui a été bien travaillé pendant six mois », estime Jean-Marc La Piana. S’il est difficile d’estimer le public qui sera présent mercredi soir, l’équipe s’attend à rencontrer des « visages nouveaux, c’est en tous cas l’objectif. On a été très bien accueillis en faisant du porte à porte », assure le candidat à gauche.

  • La CGT psychiatrie en appelle à la responsabilité des maires

    La CGT psychiatrie en appelle à la responsabilité des maires

    « Budget en berne, difficultés à recruter, lits supprimés, formations compressées, malades laissés en souffrance. » Le constat est dressé depuis des années. Réunis au local CGT du Centre hospitalier Edouard Toulouse, les représentants syndicaux des unions départementales des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Hautes-Alpes et du Var refusent de s’y résigner.

    « Dans un contexte de pénurie de médecins, nous appelons à la solidarité des psychiatres », explique Pierre-Edouard Thiébaud, responsable syndical au CH Edouard Toulouse, dont le pôle littoral Nord est menacé par de nouvelles fermetures de lits. « Mais aussi à la responsabilité des maires car ils siègent dans les conseils d’administrations et ont un rôle d’officier de police », rappellent les élus CGT.

    Quand la branche fragile de l’hôpital public prend à ce point l’eau, le privé devient la bouée de secours. Et l’accès aux soins se restreint : « Pour une prise en charge dans le privé lucratif, le reste à charge du patient c’est 3 000 euros par mois », souligne le Dr Bernard Fossa, psychiatre au centre Henri Guerrin à Pierrefeu-du-Var. « Les équipes mobiles ne compensent pas les lits supprimés, et ne résorbent pas les déserts médicaux dans les endroits les plus précaires, alors qu’on fait face à l’explosion des consommations toxiques, aux passages à la violence, que des patients se clochardisent », déplore Sandrine Giaime, qui exerce dans les Hautes-Alpes. Et partout, de plus en plus d’enfants et d’adolescents sont concernés par des troubles. À Avignon, « cinq structures de pédopsychiatrie ont fermé en un an et demi », précise le responsable CGT du Vaucluse.

    Il y a beaucoup à revoir : « La sectorisation est passée d’un pôle médico-psychologique pour 70 000 habitants dans les années 70 à un pour 300 000 aujourd’hui. pour recruter il faut cesser d’abaisser la formation donc les compétences mais mettre en place des conditions d’accueil attractives, dans les écoles le besoin en pédopsychiatres est urgent », proposent ces soignants qui restent motivés et engagés et ont adressé des courriers à leurs maires pour travailler à remailler le territoire.

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »