Author: tecnavia

  • Les Pozzi du Renosu

    Les Pozzi du Renosu

    La Corse recèle des paysages uniques dont certains demeurent encore méconnus du grand public. Parmi eux figurent les Pozzi, ces étonnantes pelouses humides d’altitude qui constituent l’une des particularités les plus remarquables de la montagne corse.

    Bastelica et Ghisoni ont en commun ceux du Renosu, situés au pied de l’un des plus hauts sommets de l’île. Les Pozzi se rencontrent généralement à proximité des grands massifs culminant à plus de 2 000 mètres d’altitude. Ces vastes étendues verdoyantes, mêlant prairies et zones tourbeuses gorgées d’eau, offrent un spectacle saisissant.

    Alimentés par les nombreuses sources et par la fonte des neiges, ils dessinent un paysage singulier où l’eau et l’herbe se côtoient au cœur de la haute montagne.

    Toute la richesse du patrimoine naturel corse

    Ces espaces sont étroitement liés à l’histoire du pastoralisme corse. Depuis longtemps, ils servent de lieux d’estive, permettant aux troupeaux de trouver durant l’été une herbe abondante et des points d’eau permanents. Ils témoignent ainsi de l’utilisation traditionnelle de la montagne par les bergers et de l’importance qu’elle a toujours occupée dans la vie des communautés insulaires.

    La Corse compte plusieurs ensembles de Pozzi, les plus connus étant ceux du Cuscionu et du Renosu. Ces derniers figurent parmi les plus appréciés des randonneurs, même si leur découverte se mérite. Selon l’itinéraire choisi, il faut compter environ deux heures et demie de marche et près de 600 mètres de dénivelé pour atteindre ces paysages d’altitude.

    Une fois arrivé, l’effort est largement récompensé. Entre les reliefs du Renosu, le silence de la montagne et les étendues verdoyantes qui s’étirent à perte de vue, les Pozzi offrent l’un de ces paysages qui rappellent toute la richesse et la diversité du patrimoine naturel corse.

  • Le festival What a trip souffle sa dixième bougie

    Le festival What a trip souffle sa dixième bougie

    Une décennie. C’est l’âge du désormais bien connu festival What a Trip !, qui réunit chaque année musiciens, photographes, réalisateurs et un public fidèle autour du voyage d’aventure. « Un festival qui cultive les différences, parce qu’elles sont le reflet du monde tel qu’il est : multiple, vibrant, profondément humain », comme se plaît à le décrire Romain Tarrusson, fondateur et président de What A Trip !.

    Cette année encore, le festival trouve refuge en terre héraultaise, où il pose ses valises du 20 au 28 juin pour une dixième édition toujours aussi riche. Sur la place royale du Peyrou, le « village du voyage » proposera un espace conférences, des expositions photo et des concerts d’artistes internationaux, avec notamment l’artiste brésilienne Flavia Coelho, David Walters, Guts, Muzanzo ou encore Kimbaya. Les espaces cinéma se déploieront, eux, entre le centre Rabelais, le Gaumont Multiplexe et les projections en plein air au Peyrou.

    C’est au retour d’un voyage en Birmanie que Romain Tarrusson décide de créer un festival pour réunir petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères. « Une envie simple et sincère : partager la passion de la découverte, ouvrir des fenêtres sur d’autres cultures et d’autres paysages, favoriser la rencontre, l’échange, le lien. » Dix ans plus tard, cette intuition est devenue un rendez-vous populaire, porté par près de 400 bénévoles pendant la semaine du festival et une trentaine de personnes mobilisées à l’année.

    Des récits de voyage pour voir plus loin

    Parmi les temps forts, le lundi 22 juin à 20h au Gaumont Odysseum, une soirée spéciale sera consacrée au film Gardiens de la forêt – le temps des solutions, en présence du chef papou Mundiya Kepanga et de Marc Dozier. Le documentaire met en lumière des voix autochtones engagées pour la préservation de leurs territoires. Mundiya Kepanga, chef de la tribu des Hulis en Papouasie-Nouvelle-Guinée, viendra partager son parcours, ses luttes et son message autour de la défense des forêts. La programmation réunit des films de voyage et d’aventure dont treize films seront en compétition et départagés par un jury de professionnels. Plusieurs prix seront remis : Grand Prix du festival, Prix de l’Aventure inclusive, Coup de cœur du jury, Prix du public, Prix Ushuaïa TV, Prix de la Mutuelle des Motards, Prix des étudiants, mais aussi Prix du public Off et Prix des scolaires, remis en octobre.

    Pour Carole Delga, présidente de la région Occitanie, What a Trip ! est « plus qu’une invitation au voyage, une incitation à voir plus loin, à penser autrement, à s’ouvrir au monde, à partager des expériences ». Cette dimension populaire, le festival la revendique aussi dans son accès au public : plus de 90% de ses actions sont proposées gratuitement, des conférences aux expositions photo en passant par les ateliers, concerts et projections pédagogiques. Une billetterie solidaire, avec des billets suspendus, doit également favoriser l’accès au cinéma et aux concerts pour celles et ceux qui en sont le plus éloignés.

    15 000 enfants sensibilisés à travers des programmes pédagogiques, près de 280 000 festivaliers accueillis, 9 associations soutenues et plus de 15 000 euros reversés pour accompagner des initiatives locales… Mais au-delà des chiffres, Romain Tarrusson retient surtout « un souffle d’ailleurs, de liberté, de découverte ». Dix ans après sa création, What a Trip ! continue de faire de Montpellier une porte ouverte sur le monde.

  • Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Ce vendredi soir pour la première fois, c’est à la maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, que s’est tenu le congrès départemental du Parti communiste dans les Bouches-du-Rhône. Une soirée pour ouvrir un week-end entier de débats, dans le cadre du 40e congrès du PCF, deux semaines avant que les militants de la France entière ne se retrouvent à Lille. « Un congrès est un temps démocratique majeur dans la vie politique de notre organisation, pour l’adoption de nos orientations comme pour l’élection de notre exécutif », résume en introduction Jérémy Bacchi, le secrétaire départemental de ce qui est désormais la première fédération du PCF, avec un renforcement de sa base militante. Et de partager sa double exigence, au moment d’amender la base commune du conseil national adoptée par les militants : « Permettre l’expression de tous les communistes dans leur diversité, tout en travaillant à l’élaboration d’une voie commune. »

    Pour les communistes, ces échanges s’inscrivent dans un contexte national et international marqué par les courants dominants de l’extrême droite. « Jamais dans l’histoire récente le monde ne s’est trouvé autant bouleversé », alerte Jérémy Bacchi qui s’alarme de l’absence de réaction de la communauté internationale. Il rappelle le travail mené les trois dernières années, l’argent collecté pour envoyer prochainement un container humanitaire à Cuba ou à travers le Secours populaire venir en aide aux populations gazaouies, les 300 oliviers financés pour la Palestine, les mobilisations en défense de la cause kurde. En espérant renforcer la présence sur le terrain des militants.

    « La poussée de l’extrême droite et de ses idées ne s’arrête pas aux frontières de notre pays, rappelle aussi le sénateur communiste. À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. » Il évoque ainsi l’échec d’une victoire annoncée de l’extrême droite grâce au rassemblement de la gauche, « et notre parti y a joué un rôle essentiel », l’union impulsée dans le département pour les municipales, avec la présence de listes de gauche dans la moitié des communes. « Malgré des pertes, nous voyons le parti se renforcer », salue Jérémy Bacchi, appelant à renforcer l’action politique « en lien étroit avec nos élus ».

    « Ne pas être spectateurs »

    Il appelle aussi les communistes à s’emparer de la réflexion sur les enjeux industriels et l’aménagement du territoire. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs de ce que le patronat et les pouvoirs locaux proposent », insiste-t-il. D’autant plus à l’heure où la Métropole Aix-Marseille traverse une crise existentielle. Face aux copies budgétaires rendues par la chambre régionale des comptes et la préfecture, il dénonce « une même logique d’austérité, de coupes, de réductions de dépenses ». Et de poser : « Notre position n’est pas de tomber dans le piège de ceux qui dressent les communes les unes contre les autres. C’est de bouger sur le versement mobilité avec une hypothèse, créer un établissement public dédié aux transports. »

    Après lui, la lutte contre l’extrême droite reste au cœur des débats pour la fédération. « Leurs idées s’immiscent dans la vie quotidienne, dans tous les esprits, dans toutes les conversations », alerte Ariane Lombardi, de la section de Marignane. « Le monde et notre pays traversent une crise grave, où le rapport des hommes entre eux et avec la nature sont marqués par l’exploitation, la violence et la négation de la culture », insiste aussi l’Aixois Luc Foulquier, tandis que l’adjointe marseillaise Nathalie Tessier rappelle la nécessité d’inscrire la protection de l’enfance au rang des priorités nationales. « Jeunes, retraités, familles monoparentales ou travailleurs précaires ont la même angoisse, celle de se loger dignement, qui demeure un droit empêché », défend l’élu marseillais Ibrahim Mzé. Citant l’étude nationale montrant comment le cancer frappe d’abord les plus précaires, l’adjoint à la santé Anthony Gonçalves insiste de son côté : « Tant qu’il y aura des chiffres comme ça, les communistes devront se présenter aux élections. » De quoi poser la base de ces trois journées d’échanges.

    « À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. »

  • Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de TV5 Monde

    VivaTech, Porte de Versailles à Paris, est le plus grand salon européen dédié à l’innovation et à la technologie. Bernard Arnault et le groupe LVMH y ont dévoilé leur « DreamGallery » et décerné leurs « Innovation Awards ».

    Cyclisme professionnel : La fondation TotalEnergies soutient le savoir-faire étudiant. Ce sont des jeunes en formation qui fabriquent à Tarbes (65) les trophées pour les vainqueurs des grandes courses cyclistes.

    Voler sur l’eau, c’est possible ! Découvrez le foil, une discipline spectaculaire où les pratiquants semblent planer au-dessus des vagues. C’est une entreprise de Savoie qui est le leader européen de la fabrication de ces planches.

  • Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Trois mois après la destruction d’archives municipales dans les couloirs de la mairie d’Aubagne, au soir du second tour, le parquet de Marseille a indiqué ce vendredi matin à La Marseillaise avoir ouvert une enquête pour destruction ou dégradation de biens, confirmant une information de nos confrères de La Provence. Ces investigations font suite à un signalement adressé le 20 mai dernier au parquet par le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, après avoir été alerté par la préfecture de ces destructions de documents au lendemain de la défaite de la droite aux municipales.

    Ce 24 mars, vers 17h, la directrice des archives départementales s’était rendue en toute urgence à la mairie d’Aubagne suite à un signalement, décrivait le secrétaire général de la préfecture de région au maire nouvellement élu. Au rez-de-chaussée, à proximité immédiate de l’accueil, douze sacs-poubelles et un conteneur à déchets, remplis de documents. Sept sacs contenaient ainsi des papiers déchiquetés par une broyeuse électrique, « de manière irrémédiable », explique le préfet. Dans un autre, des dossiers d’archives publics, avec le tampon de la municipalité, ont été « grossièrement déchirés à la main ». Dans trois autres sacs, celles-ci étaient encore intactes, mélangées à de la documentation, et ont pu être récupérées pour être analysées. De même, trois autres conteneurs remplis de documents intacts ont été retrouvés derrière l’accueil, un dernier dans le couloir du service patrimoine. « Ces documents semblent provenir du cabinet du maire ou d’élus dans l’exercice de leurs fonctions », indiquait la préfecture. Et leur destruction doit donc être approuvée par le directeur des archives départementales, sans quoi les contrevenants risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. De quoi faire des vagues en ouverture du conseil municipal ce mercredi, lors duquel le maire sortant (LR) Gérard Gazay s’est défaussé de toute responsabilité, renvoyant au témoignage de ses secrétaires, tandis que son ancien premier adjoint décrivait une opération habituelle. « On ne broie pas l’histoire d’une ville parce qu’on perd le pouvoir. Ce n’est pas une simple péripétie administrative, c’est un délit pénal », réagit Jean-Pierre Squillari, promettant d’ouvrir la page, « ambitieuse, de la transparence à Aubagne ».

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.

  • Anaïs Hausmann / Galzi lance son site

    Anaïs Hausmann / Galzi lance son site

    L’adjointe au maire raconte son parcours et sa vision pour le Vaucluse. Rien que du très classique en somme. Elle ne cache pas être en couple avec Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, « un tandem qui fait notre force ». Tellement que le lien pour cliquer vers son site affichait le nom d’Anaïs… Galzi. Le couple n’est pourtant pas marié. L’anecdote pourrait prêter à sourire, voire prêter le flanc à la raillerie en disant que le maire d’Avignon est un candidat déguisé. Mais cela pourrait aussi servir d’appui pour un recours éventuel. Ce jeudi, l’erreur était réparée. Dans l’entourage de la candidate, qui a adressé aussi mercredi une lettre à tous les maires vauclusiens, on avait du mal à comprendre l’origine de ce furtif « bug involontaire ».

  • Mobilisés contre les violences en milieu scolaire à Avignon

    Mobilisés contre les violences en milieu scolaire à Avignon

    La maman, présente, a simplement adressé des remerciements. Tandis que l’organisation les Résiliantes, à l’initiative du rassemblement a, par la voix de sa représentante Sabah Boutahar, demandé à ce qu’il n’y ait « aucun acharnement ». Elle a également rappelé que le système éducatif est « très exigeant » et que les enseignants sont « trop souvent laissés seuls dans des situations complexes ». Elle demande davantage de réactivité en cas d’alerte, estimant que « la réaction a ici été trop longue ».

  • La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    Avec une superficie totale de 174 m2, le bâtiment permet désormais d’accueillir une salle polyvalente, une bibliothèque, un espace bar et des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une pergola et un terrain de pétanque ont été installés, afin de renforcer la convivialité du lieu. Avec plus de 300 familles adhérentes, le nouveau bâtiment permettra d’augmenter les activités du CIQ et d’assurer sa mission de lien social. Ce projet, d’un coût total de 566 750 euros. Une nouvelle page pour la vie associative locale.

    Carla Forges

  • [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ? Est-ce que ça a toujours été une passion pour vous ?

    Mélissa Laveaux : Non. Je voulais être médecin, puis peintre et ballerine. Je me suis mise à faire de la musique pour soutenir des associations pour lesquelles j’étais bénévole, comme des associations féministes d’Ottawa, la ville où j’ai grandi, qui soutiennent les femmes qui sont victimes de violences sexuelles, des associations punk. C’était mes communautés et c’est pour ça que je me suis lancée dans la musique. Tout le monde m’a dit qu’il fallait que je mette ma musique sur Myspace. Cela fait plus de 20 ans que je fais de la musique, donc Spotify n’existait pas encore. Pas mal de gens m’ont découverte sur Myspace, et c’est là où mon ancien label m’a repérée. Maintenant, je suis devenue une artiste indépendante et autoproduite.

    La Marseillaise : Vous chantez en plusieurs langues, mais plus en français. Pour quelle raison ?

    Mélissa Laveaux : Je chantais en français, mais on m’a dit que mon français n’était pas correct, alors que je suis francophone, c’est ma langue maternelle. Du coup, j’ai arrêté de chanter en français en France. Je l’ai vraiment pris comme une insulte personnelle. Je refuse de chanter en français en France. J’ai perdu l’envie. Par contre, je chante en français au Québec. Et je chante en créole parce que physiquement, sensoriellement, c’est hyper délicieux. C’est comme manger un bon dessert. Je compose par rapport au goût.

    La Marseillaise : Quelles sont vos inspirations musicales ?

    Mélissa Laveaux : J’aime beaucoup le groupe écossais Young Fathers. J’ai toujours aimé Nina Simone. Après, il y a une énorme panoplie de chansons qu’on m’a fait écouter quand j’étais plus jeune. J’étais beaucoup inspirée par la Tropicalia brésilienne, par des artistes cubains, des femmes à la guitare. C’est ce qui m’intéresse beaucoup.

    La Marseillaise : Vous vous considérez comme un ovni ?

    Mélissa Laveaux : Oui. J’aimerais beaucoup qu’il y ait d’autres personnes qui fassent de la musique bizarre. Je trouve que je fais de la musique bizarre parce que j’écris pas de chansons d’amour. J’écris des chansons sur la mort, sur la maladie, sur la destruction de la planète. Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je chanterais des chansons d’amour et je me tairais politiquement.