Author: tecnavia

  • Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Au premier étage de l’Union nautique marseillaise, Christian Pellicani, adjoint au maire des 1er et 7e arrondissements, a présenté une initiative visant à accélérer le développement du réseau de navettes maritimes dans la ville et sur le littoral métropolitain. « L’objectif de cet appel, c’est de donner un coup de fouet au projet pour garantir un service tout au long de l’année », explique-t-il. Porté par Citoyen 13 et le Mouvement national de lutte pour l’environnement, cet appel dresse plusieurs propositions : la création de nouvelles liaisons reliant l’Estaque à la Côte Bleue, la pérennisation du service toute l’année et l’élargissement des horaires pour répondre aux besoins des scolaires et des salariés. Beata, habitante de La Rove, témoigne : « C’est une solution extraordinaire et je suis pour que les navettes fonctionnent toute l’année. Le bus 35, qui dessert la zone de l’Estaque, est une catastrophe. Il y a des gens qui habitent là-bas, qui travaillent et qui perdent un temps fou à se rendre en voiture à Marseille. » Pour Christian Pellicani, il y a à la fois un « enjeu climatique » et un besoin de « désengorger les quartiers sud et nord de la circulation automobile ». Il estime que la solution se trouve du côté de la mer.

    Un second souffle

    Le développement de ces navettes avait déjà été porté par Christian Pellicani en 2007. « Il y avait des débats sans fin autour des transports et je trouvais ça étonnant qu’on n’utilise pas la mer comme infrastructure », raconte-t-il.

    Après une expérimentation jugée concluante en 2012, les premiers bateaux-bus sont entrés en fonction en 2013. L’élu estime pourtant que le projet n’a pas atteint son plein potentiel : « Aujourd’hui, il faudrait que ce réseau soit ouvert à tous et qu’il permette aux gens de se déplacer, qu’ils soient touristes ou non. »

  • Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Malgré le début des travaux des infrastructures du BHNS, le CTTC ne lâche pas l’affaire. Jeudi, le collectif tenait une nouvelle réunion publique afin de réitérer son opposition au projet et sa ferme volonté de voir se réaliser celui du tramway, définitivement enterré par la Métropole TPM l’an dernier.

    « Le BHNS ne permettra pas de faire évoluer significativement la Métropole, en retard par rapport à toutes les autres de même envergure », justifie Maurice Franceschi, le président du collectif, en comparant Toulon aux autremétropoles. le déficit de transports en commun est mesurable à travers, notamment, la part modale des transports publics (autour de 7% à Toulon, contre 20%ailleurs).

    Un projet en défaut par rapport aux normes

    A contrario l’usage massif de la voiture  est de 65% à Toulon, leplus haut taux des 20 plus grandes agglomérations françaises, que le BHNS ne réduirait que de 0,8% selon le dossier de concertation du projet.

    « Pour convaincre les gens, il faut un gain de temps et de confort par rapport à la voiture », poursuit Maurice Franceschi. Or, « le tracé n’étant que 70% en site propre, le bus va subir les embouteillages ».

    Des arguments qui ont poussé, tel que nous l’annoncions le 12 juin, le CTTC à déposer un recours contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet. Et il en est d’autres : augmentation des émissions de gaz à effet de serre, manque de solutions de stationnements relais… Mais aussi la mise en défaut (ou l’absence de preuve contraire) du projet par rapport à plusieurs normes relatives aux aménagements et au respect de l’environnement : plans locaux d’urbanisme, schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux…

    Le coût du projet, estimé à 395 millions d’euros, « sans intégrer les 187 millions engagés pour le tramway depuis 2001, portant le total à 582 millions » fait aussi grincer des dents, dénonce Anne-Marie Reboul, membre du CTTC. Par ailleurs, alors que la Métropole aurait collecté près de 500 M d’euros auprès des entreprises pour financer l’initial projet tramway depuis 2001, le collectif a interpellé la Chambre régionale des comptes pour savoir ce qu’il est advenu des quelque 300 millions restants.

  • Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un nouveau drame a été évité à Noailles à deux cents mètres de la tragédie du 5 novembre 2018. Jeudi à 21 heures, un immeuble sous arrêté de péril, objet d’un projet de réhabilitation lourde de la SPLA-IN, s’est effondré en château de cartes au 3 Halles Delacroix / 16 rue d’Aubagne, dans un nuage de poussière. Sa façade a tenu. Le bâtiment, côté halles, n’est plus qu’une coque remplie de gravats.

    Quatre passants incommodés par les poussières respirées ont été pris en charge. Le sinistre a mobilisé 70 marins-pompiers, 22 policiers municipaux et plusieurs dizaines de policiers nationaux pour mettre le secteur sous périmètre de sécurité. La place des Halles Delacroix est interdite au public. Les rues adjacentes sont coupées et des commerces fermés. Cinq immeubles dont deux mitoyens ont été évacués, le temps d’un diagnostic structurel. « 17 personnes évacuées n’ont pas pu réintégrer hier soir. 10 ont été pris en charge en hôtel par la Ville, les 7 autres n’en ont pas exprimé le besoin parce qu’ils avaient d’autres solutions », indique l’adjointe au logement Audrey Garino. Des opérations de reconnaissance étaient en cours pour s’assurer de l’absence de victimes sous les gravats de ce bâtiment inoccupé.

    La SPLA-IN Aix-Marseille Métropole avait racheté en 2023 cet immeuble à Marseille Habitat pour 627 560 euros. Elle assurait les études de conception et des travaux de gros œuvre de ce chantier complexe et coûteux (8 120 000 euros, prix hors second œuvre). Sur les causes, un mur de refend au rez-de-chaussée se serait déstructuré lors de la dépose progressive du plancher bas en poutres métalliques, suscitant par précaution la veille l’arrêt du chantier. La décompression soudaine de ce mur porteur à 21h a emporté en château de cartes tous les planchers jusqu’à la toiture. L’immeuble sur cave étayée se trouvait pourtant « dans un état ordinaire sans pathologies importantes » écrivait en janvier 2025 le bureau d’études structure.

    Le principe général du projet structurel était de conserver au maximum les ouvrages en place en les renforçant. Le marché de travaux que La Marseillaise a consulté prévoyait la dépose précautionneuse et progressive du plancher bas du commerce, côté place Delacroix, la démolition de la dalle en béton côté cour intérieure et des colonnes de toilettes sur cour. Les travaux globaux devaient générer 485 tonnes de déchets sur plus de 1 000m² de plancher à curer/démolir.

    « Un immeuble de grande qualité »

    L’immeuble bâti en 1795 est protégé dans le secteur patrimonial remarquable de Marseille. « C’est un immeuble de grande qualité qui souffre à la fois d’un manque d’entretien et de transformations de son architecture, notamment au rez-de-chaussée par des adaptations aux usages commerciaux, menées en toute ignorance de ses compositions architecturales et historiques », décrivait la maîtrise d’œuvre (Groupement Atelier Cord / Chancel Architecture / SP2I / B.M.I / Raedificare SAS) dans le permis de construire délivré en juillet 2024.

    L’immeuble sur cave comprend cinq niveaux de logement avec deux commerces en rez-de-chaussée, l’un orienté rue d’Aubagne, l’autre sur la place des Halles Delacroix. La parcelle est formée de deux ailes articulées autour d’une cour centrale à ciel ouvert. Il était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, 3 commerces et 1 surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Le bailleur Erilia devait assurer le second œuvre. Il faut désormais tout reprendre.

    « La priorité, c’est de mettre les gens en sécurité. Quand on se retrouve encore devant des gravats, on pense au 5 novembre », réagit la conseillère d’arrondissement des 13-14, Lynda Kherbache, cousine de Cherif Zemmar décédé au 65 rue d’Aubagne, venue apporter son aide aux délogés. Le Collectif du 5-Novembre critique « des délogements gérés dans le chaos » avec une « SPLA-IN largement absente du terrain », une « gestion improvisée, approximative et profondément anxiogène » des délogés « ravivant des souvenirs que cette ville ne devrait plus jamais revivre ». Plus fondamentalement, le C5N interroge : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? » Contactée, la SPLAIN n’a pas souhaité s’exprimer.

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • Soif de conquêtes

    Soif de conquêtes

    Dans un paysage politique dévasté par le présidentialisme et une société en proie à la crise de l’engagement, le congrès du PCF fait figure d’ovni. Confronter des idées, échanger des expériences, écrire un projet à plusieurs dizaines de milliers de mains, agir en « intellectuel collectif », c’est relever un défi démocratique considérable.

    Parmi ces militants, jeunes ou expérimentés, issus du monde du travail et de la création, des quartiers populaires, s’exprime une soif de conquêtes sociales, écologiques et démocratiques nouvelles.

    Il sera beaucoup question dans les débats des prochaines échéances électorales et de l’exigence de barrer la route à l’extrême droite mais aussi du projet de société apte à mettre cette menace durablement à distance. Un projet d’émancipation humaine fondé sur la mise en commun.

    Une lumière que d’autres n’ont pas

    Les communistes proposent des solutions immédiates mais aussi voir loin, mener la bataille culturelle pour ouvrir un chemin d’avenir à une humanité qui crève des inégalités, de l’injustice, de l’exploitation et des effets de la course folle au profit sur l’ensemble du vivant et de notre planète.

    Pour y parvenir, les congressistes discuteront des moyens de regagner en influence. On ne gouverne pas la France de la même manière avec un PCF à 5% ou à 20% prophétisait Yvon Gattaz alors patron des patrons.

    Les militants communistes rassemblés ce week-end ne travaillent pas pour eux-mêmes, ils veulent contribuer à rassembler toutes celles et tous ceux qui ont intérêt à ne plus laisser aux puissants la mainmise sur leurs vies là où tant d’autres sèment la division.

    C’est peut-être pour cela que Richard Bohringer disait que « les communistes ont dans l’œil une lumière que les autres n’ont pas. »

  • Ce que les militants communistes attendent du congrès du PCF

    Ce que les militants communistes attendent du congrès du PCF

    Les communistes ont entamé vendredi leurs conférences départementales, jalon essentiel du 40e congrès du PCF.

    Léa Comushian (membre du conseil national 13)

    « Le congrès pour moi, c’est avant tout un moment où l’on se pose pour débattre du fond, sans être pris par les urgences. On peut s’écouter et parler du projet communiste, de ce qui nous réunit. Le cœur de notre rôle communiste, c’est d’être dans l’action, à commencer sur son lieu de travail, sur ses deux jambes : à la fois syndicaliste et politique. Le lieu travail, c’est le lieu du court terme, le projet politique, c’est le long terme. Le PCF doit être au plus près des luttes dans les entreprises, aller à la rencontre des gens et porter nos idées partout. »

    Romaric Baudier (militant 83)

    « Ce que j’attends du congrès, c’est que le parti puisse dégager un projet de société pour notre pays, pour les travailleurs et travailleuses, et ça, ça passe par un renforcement des bases idéologiques, vers le socialisme. Comment développer un projet de société cohérent qui nous fera sortir du mode de production capitaliste. Pour ça, il nous faut une nouvelle République, la République sociale. On doit donc aller à la bataille sur ces idées-là, convaincre et se renforcer. »

    Marie Debard (secrétaire de section de Sorgues 84)

    « Un des objectifs essentiels est de retrouver le chemin du développement vers de nouveaux militants, transmettre nos valeurs, les former pour donner envie de s’engager. Le renforcement du parti ce n’est pas une question d’organisation interne mais une condition pour faire grandir les idées, être présent dans les quartiers, villages et entreprises. Le PCF n’est pas effacé, on est présent sur le terrain, on rencontre les mairies, les associations, on crée des cellules. Un parti actif, visible avec qui la population peut échanger, cela aide. » F.C.

    Justin Collin (Secrétaire de la section de Manosque 04)

    « Une des plus grosses attentes, c’est de trancher la question de la stratégie électorale des communistes : comment faire l’unité des communistes et du camp progressiste, quelle légitimité pour les communistes à présenter un candidat, quel candidat. Reprendre contact avec le monde du travail sous ses nouvelles formes est également un enjeu indispensable pour la lutte. Le congrès devra aussi permettre de dégager des outils pour renforcer la formation des militants et des nouveaux arrivants. »

    Annette Favali (Militante à la section d’Embrun 05)

    « Je suis pour qu’on suive le programme du parti, qu’on suive Fabien Roussel, je pense que c’est un bon dirigeant. On a fait dernièrement notre congrès de section à Embrun, on veut mettre le paquet sur la communication, pour toucher tout le monde et surtout les jeunes, on en manque à Gap. Il faut proposer des stages de formation, des actions culturelles, du théâtre, faire vivre la culture, elle est très importante et le RN est en train de la massacrer. » A.F.

    Gaël Zaafour (secrétaire de section de Port-Saint-Louis 13)

    « Il nous faut une feuille de route pour une reconquête communiste du département, pour que l’on ait une réponse ferme et révolutionnaire face à l’extrême droite qui est en train de nous envahir. Pour cela, il nous faut nous réapproprier le travail, qui est le moteur du PCF, le parti des travailleurs, avec de vraies propositions sur l’environnement et l’emploi, qui soient anticapitalistes. Et donc soutenir les luttes salariées organisées par leurs syndicats, comme nous l’avons fait pour Fibre Excellence et CPMM, avec des relais dans les hémicycles. »

    Thibault Rozier (secrétaire de section de Hyères 83)

    « Nous devons continuer l’objectif de rajeunissement du parti en essayant d’attirer des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs… dans le marxisme. Leur donner une conscience de classe et les faire venir petit à petit dans notre lutte. Et on a des arguments pour cela, comme la Sécurité Emploi Formation, par exemple. Bref, Nous devons continuer de montrer la voie communiste.Pour la présidentielle, je pense qu’une candidature communiste qui serait portée par Fabien Roussel est une très bonne idée. »

    Éric Sourd (secrétaire de section de Carpentras 84)

    « Nous avons besoin de créer de nouvelles forces, encore plus depuis l’arrivée du RN à Carpentras. Quand on observe ce qu’il s’est passé en très peu de temps, on a de quoi être abasourdi : suppression de la subvention au planning familial, de la régie agricole, polémique du 8-Mai avec Maréchal nous voilà… Le maire a même commémoré l’appel du 18 juin, ça interpelle de la part d’un parti anti-gaulliste fondé par des néonazis. Notre rôle sera d’épauler les élus d’opposition et soutenir toutes les actions qui dénonceront la politique d’extrême droite. »

    Marion Andlauer (Trésorière de la section de Forcalquier 04)
    « Mes attentes par rapport au congrès, c’est de rassembler tous les communistes, d’avoir leur opinion et confronter nos idées par rapport à ce qui se passe et à ce qu’on voudrait mettre en place. Ce sera intéressant d’échanger sur nos vécus car parfois on peut se sentir isolé. On va aborder la présidentielle. L’idéal serait de présenter un candidat commun à la gauche, mais c’est compliqué. Chaque cellule propose des amendements qui sont votés et débattus au conseil départemental, puis au national pour faire un projet commun. » L.D.
    Annabelle Constant (Militante 05)

    « L’enjeu est de choisir une ligne claire pour les années à venir et arriver à mettre la lutte des classes au centre du débat. Pour la présidentielle, l’enjeu est que l’identité du PCF et ses thèmes soient représentés à travers une candidature. Il faut être écouté, nos idées sont essentielles pour la lutte des classes. C’est pour cela que le congrès doit aboutir sur des actions concrètes contre l’extrême droite, pour la paix et contre l’impérialisme. Il faut agir et on peut toujours faire mieux. »

  • Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Jusqu’au 30 août, découvrez l’exposition « Arts de pêche en Provence » qui met à l’honneur les traditions maritimes provençales à travers diverses techniques artistiques.

    Traditions provençales
    et imaginaire artistique

    « Nous avons décidé de proposer cette exposition temporaire en regard avec notre exposition permanente pour faire un zoom sur les différentes pratiques de pêche », explique Jean-Louis Conil, président de l’association les Amis du Vieux La Ciotat et directeur du musée Ciotadin. « Le tout à travers des outils et engins de pêche traditionnels mais aussi avec les peintures pleines de vie et de couleurs du peintre figuratif Jean Dubrusk, les faïences de Saint Jean du Désert avec des plats spéciaux destinés à la consommation de poisson et œuvres d’art à part entière. Sans oublier l’art santonnier de Maryse Di Landro avec des bateaux et pêcheurs que l’on retrouve dans la crèche provençale. »

    Ici, peu importe l’engin, sa confection et son utilisation, il est un art. « Filets, nasses, lignes ou encore harpons sont des techniques destinées à prélever du poisson depuis la nuit des temps. Ce sont des pratiques que l’on appelle art de pêche, d’où le nom de l’exposition », ajoute le directeur du musée Ciotadin.

    Une histoire maritime

    Les œuvres exposées aussi diverses soient-elles vous invitent ainsi à plonger dans l’histoire maritime de La Ciotat et de la région. « à travers ces expressions artistiques diverses nous faisons une présentation de la pêche dans son ensemble et de tout ce qu’elle peut évoquer. Par exemple l’artiste Féfé Mangino a réalisé des constructions complètement imaginaires de fonds de mer sous verre avec des poissons naturalisés à l’intérieur », souligne-t-il.

    Exposition gratuite à voir jusqu’au 30 août et à découvrir du mardi au samedi de 14h à 18h.

  • L’inquiétude grandit autour de la maternité

    L’inquiétude grandit autour de la maternité

    Lorsque la maternité de la clinique Saint-Louis a été suspendue en décembre 2022, tous craignaient qu’elle ne voit plus jamais le jour. Trois ans et demi plus tard, l’inquiétude n’est pas dissipée. Bien au contraire. « On constate qu’il n’y a pas de recherche active de la part de la direction de la clinique pour recruter du personnel alors que cette fermeture représente beaucoup de stress pour les familles. Nous constatons qu’il y a eu beaucoup plus d’accouchements d’urgence et de refus de soins. C’est aussi un gros problème pour les IVG non médicamenteuses », souligne Isabelle Boisson, membre du Collectif Maternité à défendre.

    Le Collectif a ainsi souhaité remettre la pression sur la direction de la clinique Saint-Louis qui « nous a déjà dit que la gestion de la maternité ne les intéressait pas ». Les travaux du nouveau bâtiment dans lequel est prévu un service maternité, ont pourtant débuté en octobre 2025 et devraient se terminer fin 2027. D’ici là, le Collectif espère donc qu’une équipe sera recrutée pour rouvrir la maternité. « Depuis que le chantier a débuté, nous n’avons aucune information de la part de la direction. Nous avons donc décidé de lancer notre propre annonce pour recruter du personnel et nous allons aussi contacter les organismes de formation partout en France », ajoute Priscilla Manzanares.

    Argent public

    Pour ce point presse, seuls deux élus avaient fait le déplacement : le maire de Colognac Rémy Menviel et celui de Mandagout, Emmanuel Grieu. Ce dernier a aussi souhaité alerter sur le gaspillage d’argent public puisque la direction de la clinique a touché 11 millions d’euros de l’ARS pour construire une nouvelle maternité dont l’ouverture est très loin d’être assurée.

    Lassés par ces années de combat, les élus du territoire, qui soutiennent pourtant majoritairement le travail du collectif, ne semblent plus à l’offensive sur ce sujet pourtant essentiel pour l’attractivité du territoire. En 2020, 77% des accouchements des quatre communautés de communes concernées avaient pourtant été réalisés à Ganges. Le Collectif a donc entrepris un nouveau travail : alerter tous les nouveaux élus après les élections municipales. Mais Emmanuel Grieu souhaite aller encore plus loin : « Nous pourrions organiser un week-end pour faire découvrir le territoire et les nouvelles infrastructures aux soignants. On l’a déjà fait pour les médecins mais pour cela, il faut que les élus du territoire se mobilisent. »

  • La femme est l’avenir de l’homme… À part peut-être, Mme Thatcher

    La femme est l’avenir de l’homme… À part peut-être, Mme Thatcher

    L’historien et scénariste Jean-Yves Le Naour retourne au cœur des années 1980 aujourd’hui si à la mode pour continuer à en montrer le côté sombre. Cette fois, il s’associe au dessinateur Emilio Van der Zuiden pour rappeler le destin et les méfaits de la première ministre britannique Margareth Thatcher. Fille d’un épicier-pasteur, elle va entre 1979 et 1990 entrer en guerre avec l’État-providence, les syndicats, les républicains irlandais qu’elle laissera mourir de leur grève de la faim, l’Argentine pour les Malouines… Et au nom de sa vision ultralibérale changer le Royaume-Uni mais aussi toute l’Europe avec des conséquences néfastes que l’on subit aujourd’hui. Surnommée « la Dame de fer », elle va écraser y compris dans le sang toute contestation de sa vision de la société, qui est qu’il n’y en a pas et que chacun doit se débrouiller alors que les riches doivent s’enrichir pour faire ensuite « ruisseler ». Une vision anti-anthropologique brutale totalement assumée dont nous ne sommes malheureusement pas sortis aujourd’hui. Deux de ses phrases résument encore tragiquement en ce XXIe siècle : « There is no such thing as society » et « There is no alternative ». À lire pour se rappeler qu’il faut enfin en sortir.