Author: tecnavia

  • Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    N’ayons pas peur des mots. Le Mondial La Marseillaise à pétanque, plus grand concours de la discipline au monde, fait son grand retour du 3 au 8 juillet dans les mythiques allées du Parc Borély.

    « C’est un honneur de me retrouver devant vous pour présenter cette 65e édition de La Marseillaise, une compétition que je connais bien. J’ai perdu en finale en 1988, j’ai passé huit ans perché en haut d’une tribune à commenter en moyenne 17 parties par édition. Je l’ai vue évoluer, grandir, de loin comme de près. J’ai touché le Graal sans jamais l’atteindre. En tout cas, je lui dois beaucoup », reconnaît Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise.

    Organisateur reconnu dans le monde de la pétanque, il a la lourde responsabilité de piloter, depuis plusieurs mois, la préparation de cette nouvelle édition. « Je n’ai qu’une seule envie : faire grandir l’événement, le moderniser tout en préservant ses valeurs, son ADN et en restant fidèle à son histoire populaire », poursuit le successeur de Pierre Guille. Ce dernier laisse derrière lui une édition 2025 qualifiée de « stratosphérique », marquée par tous les records : 4 784 équipes engagées, près de 16 000 joueurs répartis sur l’ensemble des concours et, fait historique, la victoire inédite d’une équipe étrangère sous les couleurs malgaches.

    Un Mondial populaire

    Avec plus de 3 675 équipes déjà inscrites à dix jours du coup d’envoi, soit 250 triplettes de plus qu’à la même période l’an dernier, tous les indicateurs sont au vert. « Tout laisse à penser que l’édition 2026 devrait battre un nouveau record de participation », glisse Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise.

    Fier du pouvoir d’attraction d’un événement qu’il considère comme « le plus beau moment de l’année », il rappelle ce qui fait, selon lui, l’essence même du Mondial : son caractère profondément populaire et républicain. « La Marseillaise, c’est aussi une attention particulière portée à la culture et à la création », ajoute le directeur éditorial du journal La Marseillaise, en saluant l’artiste Claude Luca, auteur de l’affiche de cette 65e édition.

    « C’est une tradition populaire qui perdure : celle d’un artiste qui, avec son pinceau, donne une identité visuelle au tournoi. Tu es apprécié de tous les boulistes, qui te croisent sur les terrains en train de croquer leurs moments de victoire, parfois de défaite, et aussi de rigolade. Ton talent est proportionnel à ta modestie, c’est-à-dire très grand », souligne Léo Purguette. Une exposition des œuvres de Claude Luca, et de son fils Pierre-Marie, sera présentée dans l’espace VIP.

    Les célébrités également au rendez-vous

    Les célébrités auront aussi le droit à leur épreuve. Samedi 4 juillet, sur les coups de 20h30, quatre triplettes de stars se feront face lors d’un mini tournoi baptisé Mondial des célébrités, au Parc Borély. Elles seront accompagnées d’un entraîneur/champion qui tentera de les guider vers la victoire finale. Parmi les invités de cette première édition, nous retrouvons le nageur Florent Manaudou, Patrick Bosso, l’humoriste Julien Vinh, Bengous ou encore Paga et Cédric des « Marseillais ». Des footballeurs pourraient faire la surprise d’y participer aussi. Cet événement remet au goût du jour l’emblématique Trophée des artistes, habituel rendez-vous d’ouverture du Mondial La Marseillaise, qui avait été arrêté en 2020. Sous un nouveau format, cette compétition entre people se veut plus spectaculaire. Les 12 invités seront équipés de micros pour que chaque spectateur puisse se mettre dans l’ambiance du tournoi et entendre chaque parole des principaux intéressés. Ils seront coachés par un champion de la discipline. Un rendez-vous qui se veut remplit de bonne humeur, à quelques heures de lancer officiellement la 65e édition. Les différentes parties durant la soirée seront commentées par Guillaume Claret, accompagné du tennisman Benoît Paire, originaire du Vaucluse et grand fan de pétanque.

    P.G

    ILS ONT DIT

    Gilles Picard, Président délégué du groupe La Marseillaise

    « J’ai pu participer à de grands événements sportifs mais celui-ci, la Marseillaise, il est extraordinaire. Par l’adhésion qu’il suscite auprès du public, par son caractère mondial, festif et rassembleur. De ce point de vue, Marseille est bien la capitale mondiale de la pétanque. »

    Patrick Fara, Président du comité bouliste 13

    « Je pense que ça va être une édition exceptionnelle. Avec Maryan Barthélémy aux manettes, je pense que ce sera une belle année. Il a exprimé le besoin d’apporter des nouveautés et nous sommes là pour l’accompagner, au comité bouliste. On a tout mis en place pour que ce soit une belle réussite. »

    Romain Pastor, Conseiller municipal aux traditions et à la culture

    « La Marseillaise est une compétition qui dure car elle a conservé les traditions de ses pères fondateurs. Elle a su évoluer avec le temps en s’ouvrant aux féminines, aux jeunes, aux personnes handicapées. La Marseillaise continue également de lier le monde amateur et le professionnel avec brio. »

    Maryan Barthélémy, Président des événements du groupe La Marseillaise

    « Le Mondial La Marseillaise est accessible à tous, mais en même temps, elle reste un rêve inaccessible pour la majorité des gens. C’est un Himalaya car tout le monde peut y participer, mais il faut se rendre à l’évidence que peu atteindront le sommet. »

    David Galtier, Conseiller régional

    « La Région est fière d’être partenaire de ce Mondial, sous l’impulsion du président Renaud Muselier. Nous l’accompagnons car il porte véritablement des valeurs auxquels nous croyons. Nous félicitons aussi les 350 bénévoles, tous ceux qui rendent cette aventure possible. »

    Recueilli par Pierre Gorge

  • Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Derrière les grues et les camions qui s’activent à l’arrière du centre hospitalier de La Timone, à Marseille (5e), un nouveau bâtiment se détache. C’est ici que les équipes du service d’aide médicale d’urgence (Samu) 13 ont déménagé à la fin du mois de mai.

    Inaugurés ce mardi par le préfet de région, le directeur de l’assistance publique hôpitaux de Marseille (AP-HM), le directeur de l’agence régionale de santé et celui de la région Sud, ces locaux flambant neufs s’inscrivent dans le projet de modernisation de l’AP-HM, porté notamment par l’Etat dans le cadre de Marseille en Grand. Un nouvel espace qui permettra au Samu de répondre aux crises au niveau départemental, régional et zonal, incluant aussi l’Occitanie et la Corse.

    « Faciliter les choses »

    Le Samu est un service qui permet d’orienter au mieux les patients par téléphone vers les urgences ou la médecine de ville suivant l’urgence, et peut également déployer un transport médicalisé. Ce nouvel espace marseillais permettra notamment d’élargir son champ d’expertise, avec en plus d’un centre de régulation, un centre anti poison et des dispositifs de prévention contre le risque suicidaire.

    « Cet endroit change beaucoup de choses, c’est vraiment plus agréable d’y travailler », affirme Marine Jarzembowski, médecin au Samu depuis 2021. Le nouveau bâtiment de trois étages permet notamment le stationnement de tous les véhicules du Samu au même endroit, alors qu’ils étaient avant éparpillés sur le parking de l’hôpital « ce qui facilite les choses », souligne la médecin.

    La salle de régulation, où le personnel répond et régule les appels, est pourvue d’écrans supplémentaires « pour voir en temps réel les entrées aux urgences et donc diriger au mieux les patients qui nous appellent », explique Marine Jarzembowski. Ce qui permet d’éviter au mieux l’engorgement des urgences. De nouveaux outils informatiques et téléphoniques permettent également une « réponse en 45 secondes en moyenne », indique le Dr Faouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13.

    Ces nouveaux locaux ont également été pensés pour pouvoir s’adapter à des situations de crise. Des postes supplémentaires dans la salle de régulation sont par exemple prévus pour permettre des renforts. Par ailleurs, trois salles de crises modulables permettent au Samu de réagir rapidement et gérer « des épisodes majeurs comme les JO, des coupes du monde, des épidémies comme l’hantavirus ou des crises climatiques comme aujourd’hui », explique François Crémieux, le directeur général de l’AP-HM. Le nouvel épisode caniculaire que connait la région entrainant une augmentation des appels montre la nécessité de ce lieu qui permet une meilleure prise en charge de ce flux.

    Un argument pour les JO

    Le bâtiment est également certifié « bioclimatique » afin de mieux s’adapter à l’augmentation des températures. Un isolement extérieur, des brise-soleil ainsi que des brasseurs d’air permettent d’utiliser le moins possible la climatisation dont le bâtiment est doté, et de l’utiliser peu quand elle est nécessaire.

    Un projet sorti de terre en deux ans que la région Sud a également soutenu, y voyant une réponse adéquate aux crises à venir et essentiel au rayonnement régional. « Cette excellence logistique a été un des arguments décisifs lors de notre candidature pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver et paralympiques de 2030 », affirme Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud.

    ET AUSSI

    Le Département mobilisé pour aider les personnes fragiles

    Le Département des Bouches-du-Rhône s’appuie notamment sur les 50 Maisons du Bel Age, pour aider les personnes âgées face à la canicule. Une veille sanitaire est également assurée, avec des appels téléphoniques réguliers aux 7 000 personnes isolées de plus de 85 ans recensées. Les travailleurs sociaux du Département sont aussi sensibilisés pour accompagner les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie.

    FO rappelle leurs droits aux salariés

    Face à ces fortes chaleurs, de nombreux métiers peuvent devenir dangereux. Lorsque les mesures de prévention mises en place par l’employeur ne suffisent pas à assurer la sécurité, les salariés peuvent faire valoir leur droit d’alerte et de retrait, indique l’union départementale de Force ouvrière. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles recommande de prendre des mesures de prévention à partir de 28°C pour les activités physiques, et 30°C pour les activités sédentaires, rappelle-t-elle.

    Un dispositif de prévention à Martigues

    La municipalité de Martigues entend porter une attention particulière aux enfants accueillis dans les crèches et les écoles, qui sont d’ores et déjà dotées d’équipements de rafraîchissement ou climatiseurs. Les personnes vulnérables peuvent s’inscrire sur un registre communal.

    Des écoles climatisées à Port-de-Bouc

    La Ville de Port-de-Bouc a décidé de lancer une commande exceptionnelle de climatiseurs, face aux fortes chaleurs annoncées pour la semaine prochaine, « afin de garantir des conditions d’apprentissage et d’enseignement plus supportables dans les écoles de la commune » jusqu’aux vacances d’été. La commande comprend l’acquisition de 24 climatiseurs et 24 ventilateurs, répartis en fonction des besoins identifiés dans les établissements.

  • Investir aussi dans l’humain

    Investir aussi dans l’humain

    Le nouveau Samu zonal inauguré ce mardi à Marseille est une excellente nouvelle. Ces locaux sont enfin au niveau du deuxième Samu de France et de son activité impressionnante : 1 000 000 d’appels et 40 000 départs en intervention sont recensés chaque année. Des chiffres en constante augmentation.

    L’opération a été réalisée grâce à l’État qui a mis 17 millions d’euros sur la table dans le cadre du plan Marseille en grand mais aussi grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur à hauteur de 6 millions d’euros même si les infrastructures de santé ne relèvent pas directement de ses compétences.

    Le résultat est un véritable coup de jeune pour le service public de santé.

    Guérir de l’austérité

    C’est un outil d’intérêt général qui couvre l’ensemble du territoire régional, en première ligne dans les situations d’urgence médicale comme nous pouvons en connaître notamment avec les fortes chaleurs qui pèsent durement sur les personnes les plus fragiles.

    Cette réalisation, aussi utile qu’elle puisse être, ne doit pas pour autant faire oublier l’importance d’investir avant tout sur l’humain.

    L’hôpital public est dans une situation d’extrême urgence de ce point de vue, et ce ne sont pas les inflexions données depuis la crise covid avec le Ségur de la Santé, qui permettront de le remettre sur pied.

    De nombreux recrutements, des hausses de rémunération demeurent prioritaires pour redresser notre système de soin. Et pour cela, l’État ne pourra pas compter sur l’appui de collectivités qu’il ponctionne d’ailleurs abondamment.

    C’est de l’austérité qu’il faut guérir.

  • Le Petit Pavillon et son festival d’infractions en site classé

    Le Petit Pavillon et son festival d’infractions en site classé

    Le patron du « Petit Pavillon », un bar-restaurant situé 54, corniche Kennedy, 7e, a comparu mardi en correctionnelle pour une série de travaux non autorisés sur le domaine public maritime et de surcroit en site classé. Entre juillet 2020 et novembre 2023, l’exploitant a créé un escalier en béton alors qu’il était prévu dans sa déclaration préalable en bois brut et plus petit, il a démonté l’ancienne terrasse de 308m2 qui n’était plus conforme aux règles de sécurité et créé sans autorisation une nouvelle avec percement des fondations dans les rochers, il a créé une véranda, ajouté des baies vitrées, fait un ravalement de façade, bouché au béton l’appareillage du mur côtier, etc,. tout cela en infraction.

    « Qui êtes vous pour vous permettre cela ?! »

    « Les plans, c’est pas moi qui les fait. Je suis restaurateur, pas maçon, pas charpentier. Il y avait plein d’anomalies, alors j’ai changé d’architecte », se retranche Georges Jacomino, 66 ans, gérant de la SAS les Bains de Mer à qui la Ville loue depuis 2017 la parcelle principale, une autre partie étant sous autorisation d’occupation temporaire de l’Etat.

    « C’est vous le donneur d’ordre », lui rappelle vertement la présidente Margaux Kennedy. « Cela fait six ans que vous devez régulariser. Vous êtes sur un lieu d’exception, un site emblématique en zone naturelle stricte, en site classé qui requiert une protection forte du fait des enjeux écologiques, paysagers sur le trait de côte. C’est une zone inconstructible », lui détaille la magistrate. « Ça va être régularisé bientôt. On va tout remettre aux normes… », répond mollement le prévenu. « La terrasse, elle m’a coûté 700 000 euros.» D’expliquer qu’avant son chiffre d’affaire était de 1,2 million d’euros et qu’avec la terrasse exploitée depuis septembre dernier il fait 1 million d‘euros de plus.

    « C’est une personne qui ne s’arrête jamais. Il n’est pas chez lui », intervient la directrice du service de l’urbanisme de Marseille qui rappelle qu’il a crée 106 m2 de surface, ce qui agrandit considérablement son restaurant. « Il ne peut pas dire qu’il ne savait pas. On lui a tout expliqué à quatre reprises et durant des heures que tous ces travaux étaient soumis à autorisation. Il nous répond qu’il n’a pas que ça à faire.» Une astreinte de 50 euros par jour ordonnée en janvier 2025 pour avoir bétonné le mur côtier, doit bientôt être liquidée.

    « Il fait celui qui ne comprend pas. Il se maintient sciemment et de mauvaise foi en infraction sur cet endroit stratégique et lucratif en se retranchant derrière une pseudo ignorance. Qui êtes vous pour vous permettre cela ?! », lui lance la procureure Marion Chabot. Elle requiert 20 000 euros d’amende contre lui, 75 000 euros pour sa société et la remise en état des lieux dans un délai d’un an, conformément au permis de construire du 2 août 2023 qui neutralise les constructions illicites, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

    « Les entreprises sont entravées dans des imbroglios administratifs avec des régimes complexes d’autorisations, des règles qui se chevauchent. C’est l’enfer et il a été entièrement débordé ! », plaide Me Olivier Burthez-Doucede. Délibéré le 4 septembre.

    Avis défavorable de la commission de sécurité

    Interrogée, la Ville de Marseille indique à La Marseillaise, qu’à la suite d’un contrôle inopiné de l’établissement, jeudi 18 juin, la commission communale de sécurité a émis « un avis défavorable pour des problématiques de carence en dégagement ». « Le jour du contrôle, le second escalier de dégagement ne permettait pas d’accéder à l’espace public. Un courrier de mise en demeure va être transmis à l’exploitant pour lui rappeler la nécessité de se mettre en conformité. » La dernière jauge autorisée en 2022 est de 50 personnes. Bien loin des centaines de clients que l’ont peut voir agglutinés les soirs sur cette terrasse illicite. La préfecture de police est d’ailleurs saisie de nombreuses plaintes sur les nuisances sonores certains soirs.

  • Face aux dockers CGT, un député RN renonce à se rendre sur le port

    Face aux dockers CGT, un député RN renonce à se rendre sur le port

    Les représentants du Front national ne sont pas les bienvenus sur notre Port. » Le message du syndicat CGT des dockers et portuaires du Golfe de Fos est clair à l’endroit du député RN Emmanuel Fouquart, dans un communiqué paru lundi matin. Le parlementaire d’extrême droite était invité ce lundi, à l’initiative de l’entreprise Alteo, au terminal minéralier de Fos-sur-Mer pour l’inauguration du projet Alufos de l’entreprise spécialisée dans les alumines de spécialité.

    Ce communiqué des dockers et portuaires CGT intervient après un premier communiqué du député, publié dimanche. L’élu indique avoir été « alerté par Patrick Schneider, directeur d’Alteo Gardanne, de menaces téléphoniques directes » en opposition à sa venue, citant nommément le secrétaire général du syndicat, Christophe Claret, comme initiateur. « Ces intimidations visaient d’abord à faire obstruction à ma venue. En cas de maintien de ma participation, des menaces de blocage des déchargements destinés à Alteo ont été proférées », affirme le député, s’inquiétant d’un « péril » pour l’activité de l’entreprise. C’est pourquoi l’élu RN a décidé « à regret » de ne pas participer à l’inauguration.

    « Ce député a voté contre l’augmentation du Smic »

    La sollicitude à l’égard de « l’outil de travail des salariés » invoquée par Emmanuel Fouquart pour justifier ce renoncement se heurte aux rappels du syndicat CGT.

    « Les représentants du Front national ne sont pas les bienvenus, ceux qui surfent sur le désespoir de la classe ouvrière, dont les masques tombent pas à pas », indique le syndicat. « Ce même député qui vote contre l’augmentation du Smic, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, qui abandonne la lutte contre la réforme des retraites, qui divise sur les thèmes identitaires raciaux, faisant le jeu du grand capital », assène la CGT des dockers et portuaires en référence à plusieurs votes du parlementaire à l’Assemblée nationale.

    De son côté, le député dénonce dans son communiqué « le chantage et les menaces sur la direction d’Alteo ». « Ces méthodes ne relèvent pas de l’action syndicale, mais de l’intimidation orchestrée par une antenne politique liée à un PCF à la dérive totalitaire », ose le député, dans un discours antisyndical et anticommuniste traditionnel de l’extrême droite française. « Ces agissements prouvent que ces structures ne défendent ni les ouvriers, ni le travail. Ils doivent nous alerter sur le danger que la CGT et le PCF représentent aujourd’hui pour notre démocratie et notre économie », conclut Emmanuel Fouquart.

    Des attaques provoquant logiquement l’ire des syndicalistes CGT, rappelant que « nous n’avons pas de leçons à recevoir de ce député RN sur la démocratie », prenant pour exemple « le maire RN de Carcassonne, fraîchement élu, qui a commencé par exclure la CGT de ses locaux ». « Pour rappel, notre organisation syndicale est représentative à 100% sur le port de Fos, avec l’ensemble des salariés syndiqués à la CGT, n’en déplaise à certains : 126 ans d’existence au service des travailleurs du port, de l’emploi et du développement de nos activités », développe le syndicat.

    « Il a tourné le dos aux salariés d’ArcelorMittal »

    Le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tout juste réélu secrétaire départemental du PCF après le congrès du parti ce week-end, a également réagi en « apportant un soutien indéfectible » au syndicat CGT des dockers et portuaires du golfe de Fos. « Ce député cherche à se refaire une virginité politique sur le dos des salariés, mais l’hypocrisie a ses limites », tance le sénateur, rappelant aussi que « lorsqu’il a eu l’occasion historique et concrète de défendre l’industrie locale et ses salariés, il leur a tourné le dos en s’abstenant sur la nationalisation d’ArcelorMittal ». « Dès qu’il s’agit de s’attaquer aux intérêts du grand capital pour protéger les emplois, le pouvoir d’achat et défendre réellement les travailleurs, il n’y a plus personne », insiste Jérémy Bacchi.

    Le syndicat rappelle enfin que « leur courant politique a voté les pleins pouvoirs à Pétain en bafouant la démocratie, a censuré la presse, dissout les syndicats et partis politiques », durant l’Occupation.

    Sollicitée, l’entreprise Alteo n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Ubaye : le chantier du siècle

    Ubaye : le chantier du siècle

    « Nous sommes à près de 1 300m sur la route du Col de Larche, pas loin de la frontière italienne, pour visiter le Chantier du siècle. » Le président de la Région Sud Renaud Muselier a confirmé son soutien au chantier de sécurisation du Pas de la Rochaille porté par la présidente du Département Eliane Barreille qui est à la recherche de financements supplémentaires. Constatant « l’avancement des travaux », il a rappelé que son institution avait déjà engagé 8,5 millions en 2025 et voté 3 millions supplémentaires en 2026.

  • La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    «Madame, un chapeau ou un éventail ? C’est la Région qui vous l’offre », demande éric, responsable satisfaction client, occupé à distribuer des équipements aux voyageurs sur le quai de la gare Saint-Charles. Ce lundi 22 juin, alors que Météo France a placé une large partie territoire en alerte orange canicule, la Région Sud a déclenché son plan canicule dans les trains régionaux pour informer et accompagner les usagers confrontés aux fortes chaleurs.

    Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité durable, est venu présenter le dispositif. « Ce plan canicule, comme son nom l’indique, est activé chaque fois qu’on est dans des conditions de canicule, explique-t-il. Nous adaptons nos dispositions selon les alertes Météo France. »

    Pour l’occasion, les agents de gare distribuent des chapeaux, des gourdes et des éventails sur les quais des trains régionaux. Des bouteilles d’eau sont également mises à disposition à bord des trains. « On a reçu tout le matériel avant même qu’on sache qu’il y avait une canicule. Dès qu’il y a de fortes chaleurs et que la Région donne son feu vert, on vient distribuer des éventails, des chapeaux et des gourdes. Des réassorts sont prévus pour avoir de quoi faire pendant la canicule », précise Éric.

    Des messages de prévention sont également diffusés sur les écrans de la gare pour rappeler les bons comportements à adopter, indique la Région. Toujours selon elle, des brumisateurs sont installés sur certains sites et huit gares régionales disposent désormais de fontaines à eau.

    Le dispositif semble bien accueilli par les voyageurs, selon Gaëlle, venue en renfort pour la distribution : « Ils ont tous le sourire, ça se voit que le dispositif est apprécié. » Jean-Louis, voyageur, confirme ce constat : « On vient d’arriver en train et on reste 48h à Marseille. Je trouve que c’est une bonne initiative de faire ça. Avec ma compagne, on n’avait qu’une gourde pour deux et maintenant, on en a une chacun ! »

    Des réponses aux fortes chaleurs

    Pour Jean-Pierre Serrus, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large d’adaptation de la Région au changement climatique : « Nous sommes ce lundi matin aux côtés des usagers, mais cela fait dix ans que nous travaillons sur cette transition. Le plan climat repose sur deux temps d’action : d’abord l’adaptation des gares et du réseau aux températures, puis l’atténuation afin de réduire l’impact de notre activité sur le climat. »

    L’élu insiste également sur les investissements nécessaires pour améliorer le confort en cas de fortes chaleurs. « Aujourd’hui, il faut que les trains soient climatisés, que les gares soient aménagées avec des ombrières et des salons où l’on peut se rafraîchir. Évidemment, il faut que les rails et les infrastructures soient les plus résilients possibles en cas d’augmentation anormale de la température. »

    La Région poursuit le déploiement de son plan canicule en gare d’Avignon Centre, ce mardi matin.

    EN BREF

    Aubagne

    La Ville prend des mesures exceptionnelles « jusqu’au vendredi 26 juin inclus ». Si l’école est maintenue, la municipalité recommande aux parents « de récupérer leurs enfants l’après-midi ».

    Des lieux sont mobilisés pour permettre aux habitants de se rafraîchir, comme la Maison du Partage, ouverte et climatisée de 14 à 18h, et le parc Jean-Moulin, accessible jusqu’à 23h. Pour les agents, la Ville annonce le « décalage des horaires de travail et une limitation des tâches physiques ». La question du maintien de la grande braderie, le 28 juin, reste en suspens.

    Avignon

    La Ville ouvre exceptionnellement ses parcs et jardins jour et nuit jusqu’au 31 août pour offrir des espaces de fraîcheur. Les parcs de la Croix de Noves, de la Cantone et le jardin des Doms ne sont pas concernés et restent ouverts jusqu’à 22h.

    Toutes les déchetteries du Grand Avignon passent en horaires « canicule ». Celles de Caumont, de Sauveterre, de Vedène et de Velleron sont accessibles de 7h à 12h30 sur leurs jours d’ouverture. Les déchetteries de Courtine, d’Entraigues et de Montfavet ferment leurs portes à 14h.

    Bollène

    À compter de ce mardi, la Ville indique que les écoles sont ouvertes uniquement le matin, la piscine gratuite l’après-midi et la veille sanitaire auprès des publics fragiles activée.

    Les activités sportives et extrascolaires sont suspendues durant l’alerte.

    Toulon

    La Ville et le CCAS ont lancé leur dispositif de veille saisonnière le 2 juin, pour accompagner les personnes vulnérables et isolées face à la chaleur. Celui-ci prévoit des appels, SMS et interventions à domicile pour les personnes dites à risque, en cas de canicule. La démarche d’inscription s’effectue par téléphone auprès du CCAS (04.94.24.65.25), et peut être réalisée par les proches des personnes concernées.

    Draguignan

    La mairie met à disposition des habitants une salle climatisée à la Résidence autonomie de l’Îlot de l’Horloge, un établissement d’hébergement pour les personnes âgées autonomes. Elle est accessible de 12h à 21h, au 130 rue de la Juiverie.

  • « Un drame peut révéler l’effondrement d’un système »

    « Un drame peut révéler l’effondrement d’un système »

    « Avant même que les inspections ordonnées n’aient rendu leurs conclusions, le Ministre de la Justice s’est empressé de désigner des coupables, éludant la responsabilité du monde politique », dénonce, dans un communiqué, Séverine Moulis, bâtonnière de l’ordre des avocats du barreau de Nîmes.

    Alors que l’affaire Lyhanna soulève une onde de choc dans tout le pays, Gérald Darmanin, soucieux de se dédouaner, s’est empressé de pointer des « défaillances individuelles », promettant d’éventuelles sanctions à l’issue d’une enquête administrative. « C’est inadmissible de clouer au pilori les magistrats et les enquêteurs, qui travaillent tous d’arrache-pied pour faire tenir un système à bout de souffle », estime Maxence Delchambre, président du Syndicat des avocats de France de Montpellier. « Voilà des années que nous nous époumonons pour dénoncer le manque de moyens dans la justice », martèle-t-il.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Sur 1 000 euros de dépenses publiques, 5 sont affectés à la justice ; 35 greffiers, 3 procureurs et 11 juges pour 100 000 habitants en France alors que la moyenne européenne est de 56 greffiers, 11 procureurs et 22 juges », liste Séverine Moulis. « On n’a pas assez de magistrats pour juger, pas assez d’enquêteurs pour enquêter. C’est ça que révèle l’affaire Lyhanna », insiste Maxence Delchambre. « Un drame peut révéler l’effondrement d’un système. »

    « Chaque jour, en France, des plaignants sont confrontés au silence maintenu pendant des années après le dépôt d’une plainte pour viol. Certains en viennent à retirer leur plainte pour cesser d’attendre en vain une réponse de la justice », assure dans un communiqué le Barreau de Montpellier.

    « Cette logique mènera droit à d’autres drames »

    « Tout en prétendant vouloir entendre la parole des victimes, il y a quelques semaines à peine, alors que des parlementaires avaient proposé que les enfants soient obligatoirement assistés d’un avocat dans toutes les affaires les concernant, le gouvernement a œuvré pour rassembler une majorité pour rejeter cette proposition », dénonce de son côté la bâtonnière nîmoise. « On n’assure pas la sécurité des citoyens par des juridictions sous-financées et des services d’enquête à bout de souffle. (…) Cette logique mènera droit à d’autres drames », prévient-elle. « Le redressement ne passera pas simplement par une nouvelle définition des priorités si les moyens de les mettre en œuvre ne sont pas profondément réexaminés et significativement réévalués », considère le Barreau de Montpellier. Quid d’une loi « intégrale » pour réformer en profondeur la législation en matière de violences faites aux femmes et aux enfants, réclamée par des parlementaires et des associations de défense des victimes ? « Pourquoi pas, mais à condition d’augmenter sensiblement le budget de la justice, faute de quoi, cette loi viendra s’empiler sur les autres et restera un vœu pieux », estime le représentant du SAF de Montpellier. « Toute la question réside dans les moyens. »

  • [Entretien] Arnaud Faugère, procureur de Béziers : « La première des impunités, c’est celle liée à l’absence d’enquête »

    [Entretien] Arnaud Faugère, procureur de Béziers : « La première des impunités, c’est celle liée à l’absence d’enquête »

    La Marseillaise : Le ministre de la Justice demande l’examen en urgence de 70 000 plaintes concernant des mineurs d’ici le 14 juillet, cet objectif vous paraît-il réalisable ?

    Arnaud Faugère : Monsieur le garde des Sceaux nous a demandé de concentrer prioritairement notre examen sur les enquêtes qui ont déjà transité par les parquets : nous allons bien sûr exécuter ses instructions, mais la volumétrie prévisible associée, de l’ordre de plusieurs centaines, va imposer de redéployer les moyens dont nous disposons. Concrètement, cela veut dire que d’autres dossiers et d’autres contentieux seront dépriorisés voire ne seront plus traités afin de permettre de concentrer tous nos efforts sur le traitement des dossiers d’infractions sexuelles commises au préjudice des mineurs et de tenir le délai qui nous est imparti. Au-delà du lourd travail qui va être réalisé d’ici au 14 juillet, la question sera surtout de savoir comment nous pouvons maintenir un niveau d’investissement équivalent sur le long terme, ce qui paraît très difficilement envisageable à moyens constants.

    Avez-vous une estimation du nombre de plaintes de ce type actuellement en attente de traitement au parquet de Béziers ?

    A.F. : Tout dépend de ce dont on parle. S’il s’agit des seules enquêtes actuellement en cours et qui ont déjà transité par le parquet de Béziers, alors je peux indiquer qu’elles sont au nombre de 342. À ces enquêtes doivent s’ajouter les procédures qui n’ont jamais quitté le commissariat ou la gendarmerie, et dont la volumétrie est en cours de recensement par les forces de sécurité intérieure ; si je ne peux vous en préciser le nombre exact à ce stade, il est probable qu’il y ait plusieurs centaines de procédures supplémentaires.

    Dans quelle mesure le manque de moyens pèse-t-il, selon vous, sur le traitement des affaires impliquant des mineurs victimes de violences ?

    A.F. : Monsieur le garde des Sceaux a indiqué, dans la circulaire de politique pénale générale qu’il a adressée le 16 octobre 2025 aux parquets, que la répression des violences faites aux personnes était une de ses deux priorités, à côté de la lutte contre le narcotrafic. Seulement, à la lecture de cette circulaire, la lutte contre les violences couvre un champ très large de situations. Surtout, en plus de ces deux priorités, le ministère a par ailleurs adressé aux parquets 62 circulaires et dépêches en 2025, et pas moins de 54 depuis le début de l’année 2026. La plupart d’entre elles imposent des priorités complémentaires aux parquets, et ce à moyens constants pour les juridictions. La multiplication des priorités impose aux parquets de prioriser et de surprioriser ce qui est déjà prioritaire mais quand tout devient prioritaire, plus rien ne l’est. À côté de l’institution judiciaire, les services d’enquête sont eux-mêmes en nombre très insuffisant pour traiter l’ensemble de ces affaires. Le rapport de la commission pour l’efficacité de la Justice (CEPEJ) du Conseil de l’Europe rappelle, dans son dernier rapport, que la France compte 3,2 procureurs pour 100 000 habitants contre 11,2 en médiane des pays du conseil de l’Europe, et qu’un procureur français reçoit 10 fois plus d’affaires à traiter que son homologue européen. Quatre fois moins de procureurs pour traiter 10 fois plus d’affaires, cela ne peut pas marcher ! La première des impunités, c’est celle liée à l’absence d’enquête !

    Pouvez-vous expliquer les raisons du réexamen d’une procédure visant Joël Barella, père du principal suspect dans l’affaire Lyhanna ?

    A.F. : Nous n’avons trouvé aucune procédure visant Jérôme Barella, mais nous avons en revanche identifié deux procédures visant son père, Joël Barella. La première a fait l’objet d’un non-lieu rendu en 2021 par un juge d’instruction – il s’agit d’une décision qui est depuis devenue définitive et a acquis l’autorité de la chose jugée – et la seconde a été classée par mon parquet en 2020. J’ai donc décidé de procéder au réexamen de cette dernière et, à la lecture de la procédure, j’ai décidé de diligenter de nouvelles investigations afin d’approfondir l’enquête.

    Avez-vous constaté une évolution dans le traitement des infractions commises au préjudice des mineurs ?

    A.F. : De multiples dispositifs très utiles ont vu le jour ces dernières années, à l’instar, par exemple, des Unités d’accueil pédiatriques de l’enfance en danger (UAPED) qui permettent de prendre en compte de façon globale et sécurisée un enfant victime d’infractions, selon une double démarche qui conjugue les soins et le déroulement des investigations judiciaires. À mon sens, notre dispositif est déjà très complet, mais manque clairement de moyens pour permettre une véritable prise en charge de l’enfance en danger. Je ne suis pas certain qu’une nouvelle loi, fût-elle intégrale, vienne véritablement bousculer les choses si elle ne s’adosse pas aux moyens nécessaires, sur le long terme, à sa mise en œuvre : elle pourrait bien, sans ressources suffisantes associées, demeurer purement incantatoire.

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