Elles sont accessibles depuis le village d’Estoublon, à une trentaine de kilomètres au sud de Digne-les-Bains. Vous pouvez y faire une randonnée au fil de l’eau, au bord de la rivière. Le torrent a creusé un étroit canyon haut de 200 mètres, dans un espace à la biodiversité remarquable. Vous pouvez y trouver une quarantaine d’espèces d’oiseaux et de chauves-souris, ainsi que des chamois. De nombreux vestiges vous attendent également le long du sentier.
Author: tecnavia
-

Journée d’hommage aux tirailleurs sénégalais
C’est au cœur du jardin africain, dans le parc du 26e centenaire, que la Ville de Marseille a célébré la Journée des tirailleurs. Cette commémoration fixée le 23 août au Sénégal, rend hommage aux tirailleurs sénégalais. Ces soldats d’Afrique subsaharienne qui ont combattu pour la France dans les guerres mondiales et coloniales. « Quand je pense aux tirailleurs sénégalais je pense tout à la fois à l’héroïsme du chemin des Dames, à la blessure non cicatrisée de Thiaroye, aux recrutements polémiques, au massacre de Chasselay mais aussi à Blaise Diagne ou à Samory Touré », relate Joël Broquet, président du Partenariat Eurafricain.
Au total, quelque 350 000 tirailleurs sénégalais ont combattu sous le drapeau français lors des deux guerres mondiales et 60 000 sont morts au front. « Beaucoup furent enrôlés de force, arrachés à leurs villages, à leurs familles, pour un continent qu’ils ne connaissaient pas, projetés dans une guerre, que bien souvent, ils ne comprenaient pas », rappelle Hassan Guenfici, adjoint au maire de Marseille, en charge de l’éducation populaire. La cérémonie se déroule devant la seule plaque de Provence qui rend hommage à ces combattants. « Ce n’est pas un simple monument, c’est une promesse faite aux générations futures, que le sacrifice de nos aînés ne sera jamais réduit au silence », martèle Serigne Falilou Diouf, consul général du Sénégal à Marseille devant les élus et membres de la diaspora.
« Faire vivre aujourd’hui la mémoire des tirailleurs sénégalais (…) c’est permettre aux nouvelles générations de comprendre que la liberté dont nous avons hérité fut conquise par des femmes et des hommes venus d’horizons très différents », conclut Romain Delmon, secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
-

Les très lucratives résidences privées pour étudiants se multiplient
À l’entrée de la résidence Studéa de la rue du Pasteur-Heuzé, dans le quartier de Saint-Lazare (3e), Anas le reconnaît d’emblée : « Je cherche ailleurs, mais je n’ai encore rien trouvé. Ceux qui ont des studios préfèrent les louer à de jeunes travailleurs ». Arrivé il y a trois ans, l’étudiant en master d’électronique n’a trouvé que cette place dans la résidence du groupe Nexity, avec un loyer de 534 euros par mois pour 15 m². Face aux cafards et nuisances du quartier, il résume : « La résidence n’est pas bonne, mais on n’a pas les sous ».
Il n’est pas le seul dans ce cas. Selon l’observatoire territorial du logement étudiant, l’offre des résidences étudiantes privées représente plus de 9 400 places sur le territoire de la métropole Aix-Marseille, avec des qualités d’accueil variables : une étude de l’Agam publiée en décembre dernier alerte sur le désengagement des exploitants lorsqu’elles arrivent en fin de bail, jusqu’à dénoncer un « fonds de pension en recherche de rentabilité court terme » pour la résidence Kley, rue de la République (2e). Désormais, un étudiant sur dix vit dans une de ces résidences : en vingt ans, leur nombre a triplé sur le territoire métropolitain. Elles représentent désormais 40% de l’offre en résidence étudiante, contre moins d’un quart il y a deux décennies.
Marges confortablesDeux groupes, Réside Études et Naxity, pèsent à eux seuls pour un tiers de cette offre privée avec plus de 3400 places.
« Nous avons pour vocation d’aller compléter une offre immobilière tendue dans beaucoup de villes étudiantes, nous nous battons contre les phénomènes d’étudiants qui doivent se loger sur Airbnb ou abandonner leurs études », défend Nahuel Pedroso, le directeur de la filiale étudiante du groupe Nemea, troisième acteur du secteur sur le territoire métropolitain. Avec une offre sur mesure : salles de sport, de travail, services et référents sur place… « Nous nous sommes toujours refusés à faire de la promotion immobilière », précise le porte-parole. Le groupe verse des loyers aux propriétaires investisseurs, que ce soit des investisseurs institutionnels ou comme à Aix des particuliers.
Dès la publication des premiers résultats de Parcoursup, les demandent affluent, et le taux d’occupation frôle les 100%. De quoi rendre le secteur particulièrement lucratif : les groupes Nexity Studéa (11,3 millions de bénéfices nets) et Néméa (3,2 millions) dégagent un taux de rentabilité commerciale avoisinant les 10%. Malgré un plan de sauvegarde lié à ses résidences senior, Réside études de son côté affiche un résultat de 6 millions d’euros. Alors les projets continuent de fleurir. « Nous ambitionnons d’ouvrir une vingtaine de résidences étudiantes en France sur cinq ans », indique Nahuel Pedroso. Selon une étude de CBRE, malgré 380 millions d’euros investis en France chaque année, ce marché « révèle un potentiel encore sous-exploité ». Le groupe de conseil immobilier pointe certes qu’« une grande partie des logements étudiants échappe aux investisseurs professionnels, compte tenu de l’importance historique du parc public ».
Reste à savoir si les Crous, aux finances précaires, peuvent encore répondre aux besoins des étudiants.
-

Le chef du centre de secours des pompiers de Port-de-Bouc en visite à Kalymnos
Une rencontre placée sous le signe de l’amitié, du partage et de la coopération.
-

Marseille commémore la liberté le 30 août
Le rendez-vous est donné place du Colonel Eddon, le dimanche 30 août à partir de 9h devant la réplique du char Jeanne-d’Arc détruit au combat le 25 août 1944. Associations, dignitaires et autorités se réuniront pour rendre les honneurs aux courageux libérateurs de Marseille et à leur diversité. Ce char symbolise les sacrifices des régiments de tirailleurs algériens, des tabors marocains et des forces de la Résistance. Ces combattants souvent anonymes morts pour la France en 1944.
La Libération de Marseille est initiée par une insurrection de la Résistance, et grâce aux efforts conjugués des soldats alliés arrivant aux abords de Marseille, sept jours de terribles combats permettront de libérer la ville des Allemands. Les soldats survivants poursuivront ensuite par le Jura puis l’Alsace, contribuant ainsi à la libération du pays.
La Ville de Marseille rend hommage chaque année à ses libérateurs sans qui rien n’aurait été possible. Et rappelle que « commémorer c’est se souvenir mais c’est aussi et surtout rappeler l’histoire. Le 28 août 1944, Marseille était libérée ! Marseillaises, Marseillais, Françaises, Français, souvenons-nous !» Et de conclure : « Nous sommes libres parce qu’ils étaient là, épris de cette liberté si chèrement acquise. Cette dette de sang nous oblige à commémorer aujourd’hui ces valeureux tombés pour Marseille. Ce devoir de mémoire s’impose à nous plus que jamais. Ce passé nous parle ».
Cérémonie de recueillement devant le Char Jeanne d’Arc – place du Colonel Eddon, (7e) – Le 30 août à partir de 9h.
-

Avignon : déviée après des fusillades, la lignede bus C2 rétablie
Depuis le mois de juin, et après des fusillades successives dans le quartier, les lignes de bus C2 et C10 avaient été déviées pour assurer la sécurité des passagers et des personnels. Après un retour progressif à la normale, la ligne C2 retrouve son itinéraire habituel via l’avenue Monclar dès le lundi 24 août. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Scheppler et Fabrica seront de nouveau desservis. Toutefois, l’itinéraire via les arrêts La Fabrica, Levant et Eglantines est maintenu le vendredi toute la journée et tous les jours à partir de 18 heures, précise Orizo.
-
![[C’est l’été] Bertrand Mazel, riziculteur « Une lutte permanente »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/1fd5528d3a9b6a41c5eae78320f5b545.jpg)
[C’est l’été] Bertrand Mazel, riziculteur « Une lutte permanente »
Bertrand Mazel a 68 ans et, officiellement, il devrait être à la retraite. Officieusement, il n’a pas encore levé le pied de sa riziculture. Entre ses responsabilités d’élu à Arles, où il travaille sur le marketing territorial, et son rôle de vice-président de l’agglomération, il continue surtout de porter la filière du riz de Camargue. Installé entre les Saintes-Maries-de-la-Mer et Arles, il cultive aussi du blé dur et des pommes de terre, mais le riz reste son affaire : « C’est ce que je connais le mieux ».
Parisien d’origine, fils de négociants en vin, rien ne le destinait à cette vie. Ses parents avaient une propriété dans le Sud. C’est ainsi qu’il découvre la région et s’y installe il y a 30 ans. Son appétence pour le riz est venue en le travaillant. « Je suis tombé amoureux de ma production », résume le riziculteur. Un chemin qui le mène à s’engager dans le syndicalisme pour porter la filière. Il devient président du Syndicat du riz, une structure indépendante couvrant le Gard et les Bouches-du-Rhône, puis s’engage progressivement en politique, « à petite échelle », dit-il.
Des règles contraignantes mais protectricesDans ses parcelles, Bertrand Mazel cultive sept à huit variétés différentes, du riz à risotto au riz à sushi, jusqu’aux variétés pour les desserts lactés. La filière camarguaise compte aujourd’hui environ 180 producteurs, pour 80 000 tonnes annuelles, soit 20% de la consommation totale française.
Lui revendique une production « vertueuse ». Pas d’insecticides ni de fongicides, peu de désherbants et un séchage naturel au mistral. À cela s’ajoutent, quatre contrôles par an et un cahier des charges strict. « On est sûrement l’alimentation la plus contrôlée mais au moins on a l’avantage d’avoir une meilleure qualité », reconnaît-il, 17 réglementations qui se superposent sur le territoire. « On est hyper protégé, mais c’est bien. On se rend bien compte qu’on est dans un écrin de nature », affirme-t-il, même s’il insiste sur « cette mondialisation qui nous écrase ». Car face à cette concurrence mondiale, « on essaie d’exister. C’est une lutte permanente », témoigne le producteur.
Mais derrière tout le discours technique et les contraintes, c’est surtout un attachement particulier à la Camargue qui affleure. « Ce qui me plaît, c’est d’être dans un pays libre. Avec les grands espaces. » Le quotidien, lui, reste exigeant. La culture du riz prend 120 jours, dans l’eau. Il faut quotidiennement surveiller les niveaux, les ragondins… Un investissement de tous les jours, qu’il décrit comme très prenant, dans un environnement « exubérant », peuplé d’oiseaux et de vie. Aujourd’hui, plus question pour lui de quitter ce milieu. « Je suis devenu un rustre personnage », sourit-il. « Maintenant, je ne me sens bien que dans la nature. »
Un attachement
à la CamargueReste la question de l’avenir : « C’est une très bonne question, vous faîtes bien de la poser », car ses deux filles ne semblent pas prêtes à reprendre l’exploitation. « Je suis en train de réfléchir à des solutions. » Une inquiétude partagée par toute la profession : « La moitié des agriculteurs va disparaître dans les dix prochaines années ». Et, en filigrane, un appel à soutenir les produits nationaux et une interrogation plus large : « Les Français devraient se demander ce qu’ils vont manger demain ».
Bertrand Mazel, lui, continue de défendre son riz, convaincu qu’il faudra « parfois le payer un tout petit peu plus cher » pour préserver une production locale. « Sur un repas, la différence est ridicule. Mais nous, ça nous permet de survivre. ».
Marie Moreau
Un riz aux multiples facettes
Le Riz de Camargue IGP se présente sous différentes formes : riz complet, semi-complet, riz blanc, riz étuvé. Selon les variétés cultivées, il existe plusieurs formats de grains (ronds ou longs), des couleurs allant du blanc au brun, et offre des parfums naturels différents. Il est cultivé en pleine nature, là où le sel marin, l’eau du Rhône et le mistral se rencontrent sur une zone plate.
-

Il y a 82 ans… la naissance légale de « La Marseillaise »
Après des numéros clandestins diffusés au péril de la vie de nos fondateurs, traqués par l’occupant et ses complices de Vichy, notre journal sort enfin de l’ombre pour jouer pleinement son rôle d’information de la population et d’appel à la mobilisation, afin que notre région et la France tout entière recouvrent leur liberté. Les efforts conjugués de la Résistance et des troupes du débarquement de Provence permettront la libération définitive de Marseille le 27 août 1944.
Extraits du témoignage d’André Remacle, livré en 1979, résistant et principal artisan de ce numéro
avec sa femme Rosette.La nuit du 23 au 24 août, Marseille est secouée par les bruits du canon. D’incessantes rafales troublent les rues du quartier. Dans l’imprimerie, l’agitation joyeuse bat son plein… Sur le « marbre » s’élaborent unis dans cette première victoire, comme ils l’ont été dans le combat commun, La Marseillaise et Rouge Midi.
Les « formes » sont serrées, pressées sous la prise d’empreinte, coulées, portées aux rotatives, et bientôt le premier numéro de La Marseillaise dans le papier tendu autour du rouleau jaillit de la rotative, avec sous une bande tricolore ce titre sur huit colonnes : « Marseille est libérée » et des photos du général de Gaulle, de Roosevelt, de Staline et Churchill. Elle dit la ville en armes, la prise de la préfecture racontée par un témoin, la disparition des journaux locaux, l’entrée à Marseille des troupes, un résumé de ce qu’avait été cette longue et dramatique semaine du mois d’août.
Au petit matin, dans les quartiers libérés, dans ceux qui sont encore au combat comme Endoume, le Roucas Blanc, les quartiers Nord, La Marseillaise et Rouge Midi sont littéralement arrachés dans les mains de ceux qui les vendent.
La Marseillaise a tenu son rôle… Tout son rôle, c’est une autre histoire ! Les illusions de ces journées où éclatait la liberté n’ont pas été perdues mais parfois rognées.
Nous roulions il y a quelques jours avec des amis sur les routes de l’Embrunais et un écriteau nous sauta aux yeux sur un de ces rudes chemins au flanc de la montagne : « route non déneigée, chaussée déformée ». Il y a encore devant nous beaucoup de routes non déneigées et de chaussées déformées, beaucoup de travail reste à faire et à refaire pour déblayer une voie qui, nous l’avons appris, n’est pas une voie royale.
Oui, mais je veux toujours et longtemps encore entendre les vers de Verlaine : « L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable. »
![[C’est l’été] Les Gorges de Trévans à Estoublon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/af9a88989ec8a8cd41e82931050f88bc.png)

