Author: tecnavia

  • Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Lamanon : grande opération de nettoyage des routes départementales

    Plus de 200 agents ont été mobilisés. Chaque année, 2 000 tonnes de déchets sont collectées. « Chacun doit adopter un comportement responsable », appelle Marie-Pierre Callet, vice-présidente du Département déléguée aux routes.

  • Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Prévue par l’arrêté préfectoral du 2 avril 2026 qui réglemente la police de la navigation, les activités aquatiques, nautiques, sportives et de loisirs sur ce plan d’eau très touristique.

    Réunie en début et fin de saison estivale avec les professionnels, les élus, les responsables associatifs, les services de secours, les services de l’État, les services d’Électricité de France, elle a pour mission d’identifier les problématiques présentes sur l’ensemble de la retenue et la sécurisation du plan d’eau : information des usagers, interventions et missions de secours.

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • Un projet pour valoriser la pêche locale dans les cantines du territoire

    Un projet pour valoriser la pêche locale dans les cantines du territoire

    Le 1er avril, une dizaine de chefs-cuisiniers de la restauration collective avaient rendez-vous en cuisine au lycée Charles-de-Gaulle, à Sète, pour une journée de formation autour du poisson local, ce grand oublié des cantines du territoire. Au menu : boulettes de poulpe, rillettes de muges ou maquereaux, brandade de mulet, acras de poissons blancs… « Des propositions de recettes pensées pour être facilement reproductibles en cuisine scolaire, adaptées aux recommandations nutritionnelles et au goût des enfants ont été testées par les chefs », explique Fabien Heran, animateur du projet alimentaire de territoire au sein du Syndicat mixte du Bassin de Thau (SMBT).

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Rescoloco (« Restauration collective produits locaux »), porté par le SMBT. Lancé en septembre 2024 à l’échelle des agglomérations Sète Agglopôle et Hérault Méditerranée, dont 8 communes* ont jusqu’ici participé au projet, il vise à faire entrer davantage de produits locaux dans les cuisines de la restauration collective. À commencer par la pêche locale, quasiment absente des assiettes servies dans les cantines du territoire. Principal écueil : « Le poisson local n’est pas du tout transformé, or en restauration collective, travailler du poisson brut est quelque chose de complexe  », souligne Béatrice Pary, en charge, au sein du SMBT, d’un programme qui finance, via des fonds européens, un certain nombre d’opérations en lien avec la pêche et les cultures marines sur Sète Agglopole Méditerranée et Hérault Méditerranée. « Une grande partie des produits qu’on débarque ici partent en Italie et en Espagne (60% pour la criée d’Agde) », illustre-t-elle. « Il y a donc un vrai enjeu de relocalisation de la consommation, et peut-être aussi de la transformation. »

    Sensibilisation en classe et visites des criées

    Pour tenter de faire rentrer le poisson d’ici dans les cantines, Rescoloco agit donc à plusieurs niveaux. Outre la formation des cuisiniers de restauration collective à la préparation de produits de la mer, le projet accompagne les élus et les gestionnaires pour faciliter l’achat de produits locaux et de qualité, sensibilise les enfants à la consommation de produits du territoire et propose également une découverte des métiers de la mer. « On a monté, en partenariat avec le CPIE Littoral d’Occitanie, un programme de sensibilisation pour que dans chaque commune partenaire, des temps d’animation soient proposés en classe autour des espèces locales mais aussi des métiers de la mer, à travers notamment la visite d’une des deux criées du territoire, Sète ou le Grau d’Agde, pour aller à la rencontre des pêcheurs et comprendre jusqu’au bout la chaîne de pêche », détaille Fabien Heran.

    « Dans les cantines, il y a généralement deux repas de poisson par semaine. On sait que la ressource locale ne sera pas en mesure de remplacer tous les repas de poisson. L’objectif, c’est que toutes les communes puissent faire une, deux, trois fois par mois un repas avec du poisson local et proposer, à cette occasion, un temps de sensibilisation aux enfants », détaille l’animateur du projet alimentaire de territoire. « L’idée est de créer ou recréer ce lien terre-mer et de faire de la mer pas uniquement un lieu de baignade ou de loisir mais aussi un lieu où les gens travaillent et produisent de quoi nourrir les populations locales », complète Béatrice Pary.

    * 4 communes ont suivi le projet en 2025 : Pézenas, Lézignan-la-Cèbe, Mèze et Balaruc-le-Vieux. 4 nouvelles en bénéficient durant cette année scolaire : Agde, Pinet, Sète et Villeveyrac

  • Au lycée Jules-Guesde à Montpellier, parents, élèves et enseignants réclament des moyens

    Au lycée Jules-Guesde à Montpellier, parents, élèves et enseignants réclament des moyens

    « La dégradation du climat scolaire observée au lycée Jules-Guesde depuis un an s’est malheureusement manifestée, vendredi 10 avril, par une violence inacceptable qui n’y a pas sa place », estiment dans un communiqué conjoint la communauté éducative, les parents d’élèves (FCPE) et les élèves du conseil de vie lycéenne (CVL) de l’établissement.

    Pour rappel, une altercation, dont une partie a été filmée et a tourné en boucle sur les réseaux sociaux, a eu lieu le 10 avril entre des élèves et un professeur « intervenu pour leur demander de faire moins de bruit et de ne pas stationner dans les couloirs, comme il est stipulé dans le règlement intérieur », relate Claudie Vaufreydaz, professeure d’EPS dans l’établissement et représentante du Snes-FSU. « Pris à partie par un élève présent dans le couloir au moment des faits, l’enseignant sollicite l’identité de l’élève qui ne la lui donne pas. L’enseignant sort alors son téléphone pour prendre une photo afin de l’identifier, entraînant une contestation de la part de l’élève et d’un de ses camarades. L’enseignant fait alors l’objet d’une empoignade brutale et se trouve plaqué au mur par l’un des deux élèves. S’ensuivent les faits de violence identifiables dans la vidéo largement diffusée et confirmés par l’enquête : l’enseignant réessaie de prendre une photo, le second élève lui arrache son téléphone, le professeur répond par une gifle, à la suite de quoi il se trouve plaqué au sol, recevant des coups de la part des deux élèves », retrace, dans ses conclusions rendues le 22 avril, l’enquête « flash » diligentée par l’Académie, au cours de laquelle 13 auditions ont été réalisées. Les deux élèves impliqués seront convoqués en conseil de discipline. L’enseignant, quant à lui, dont « le geste inapproprié » survient « dans un contexte spécifique d’irrespect, de contestation de l’autorité et de violence », fera l’objet « d’un rappel à ses obligations professionnelles ainsi que d’une obligation de formation professionnelle à la gestion des conflits ».

    Rassemblement devant l’établissement le 4 mai

    Reste, insiste Claudie Vaufreydaz, qui dénonce « la surmédiatisation » de l’incident et « l’instrumentalisation » dont a fait l’objet cette vidéo, que le fond du problème réside dans l’insuffisance de moyens humains au sein de l’établissement, notamment en termes de personnels de vie scolaire et médico-sociaux. Des insuffisances génératrices d’« une anxiété généralisée », dénoncent les enseignants du lycée Jules-Guesde dans le compte rendu d’une Assemblée qui s’est tenue le 13 avril. « Ça fait un an que nous dénonçons des faits graves de violences et d’agressivité au sein de l’établissement. Tant qu’il n’y aura pas suffisamment d’encadrants adultes, le problème ne
    sera pas résolu
     », estime la représentante du Sne-FSU. « Actuellement nous avons 7 AED (assistants d’éducation scolaire, les surveillants) pour 2 700 élèves, soit un AED pour 385 élèves », illustre-t-elle. « Ils ne peuvent, à eux seuls, assurer pleinement la surveillance et la sécurité de locaux, particulièrement étendus. »

    Décision a donc été prise, en accord avec les représentants des parents d’élèves FCPE et les élèves du CVL, co-signataires du courrier, de réclamer des moyens supplémentaires à la rectrice, à savoir
    4 postes d’AED mais aussi le redéploiement à plein temps, sur Jules Guesde, d’une infirmière aujourd’hui à mi-temps sur Jules-Guesde et Joliot-Curie à Sète, ainsi qu’un demi-poste supplémentaire d’infirmière « pour faire face d’une part aux besoins spécifiques des collégiens et d’autre part à la forte augmentation de la fréquentation de l’infirmerie depuis septembre 2026, attestant de la dégradation de la santé mentale de notre jeunesse », stipule le courrier. Les signataires réclament également que le rectorat sollicite les collectivités « pour aménager des espaces d’accueil et de travail qui font défaut et ont un impact indéniable sur le climat scolaire. Pourquoi les élèves attendent dans les couloirs ? Parce qu’ils ne savent pas où aller d’autre », insiste Claudie Vaufreydaz.

    Dans l’attente d’une réponse à ces demandes, les enseignants ont déposé un préavis de grève du 4 au 7 mai et prévu un rassemblement lundi 4 mai à 8h, suivi d’une manifestation vers le rectorat. L’Académie de son côté indique dans les conclusions de l’enquête flash que « des mesures complémentaires destinées à améliorer le climat scolaire seront annoncées dans un second temps pour une mise en œuvre dès la reprise des vacances scolaires d’avril ».

  • [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que la labellisation Géoparc va changer pour le département ?

    Jean-Louis Gély : Pour visibiliser ce patrimoine, en prendre conscience d’abord et le communiquer à tout le monde ensuite, afin de le rendre le plus accessible possible, encore fallait-il le structurer, l’organiser et le valoriser. Le label de l’Unesco nous permet de concrétiser et de valider cette démarche, bien mieux que si nous n’étions qu’entre nous, et de l’inclure concrètement dans notre vision territoriale globale et dans notre philosophie de tourisme durable. C’est une chance pour les entreprises, les artisans, les associations, les agriculteurs, entre autres acteurs, d’attirer et de développer de nouveaux projets.

    Comment comptez-vous accompagner cette labellisation ?

    J.-L.G. : Dans l’immédiat, un événement convivial est prévu pour associer à cette réussite tous les acteurs qui y ont contribué : communes, communautés de communes concernées, géomédiateurs, géopartenaires, autres partenaires institutionnels. Ce sera en juin.

    Quelles sont les retombées touristiques et économiques attendues ?

    J.-L.G. : C’est difficile à évaluer précisément. Dans d’autres Géoparcs labellisés par l’Unesco, une hausse de la fréquentation a été observée à hauteur de 30%. Mais nous ne sommes pas dans une course à l’échalote et surtout pas dans une recherche de massification. Bien sûr, l’appréciation quantitative des flux est un objectif, en vue, notamment, de faire tourner l’économie de nos territoires : hébergeurs, restaurateurs, commerçants… Et je ne doute pas que cela va se produire. Mais notre priorité, en matière touristique, c’est la qualité et la valorisation.

    Kléber Mesquida parle du « commencement d’une nouvelle étape », quels sont les nouveaux objectifs ?

    J.-L.G. : C’est une nouvelle étape parce que l’obtention du label de l’Unesco est à la fois une distinction, une reconnaissance et un moment fort pour notre engagement concret. Il est attribué pour une durée de quatre ans : à cette échéance, une réévaluation devra intervenir. Les acteurs du territoire vont donc conduire un travail s’articulant autour des cinq axes stratégiques définis : coordination de la démarche, communication, préservation et valorisation, éducation et développement du tourisme durable.

  • « 1 + 1 = 11 », une exposition-atelier à hauteur d’enfants

    « 1 + 1 = 11 », une exposition-atelier à hauteur d’enfants

    Triste hasard, l’artiste, qui devait être présent à Montpellier le 18 avril pour l’inauguration, est décédé brutalement le 9 avril à l’âge de 50 ans, à la veille d’être fait chevalier des Arts et des Lettres. En concertation avec sa famille, le directeur du musée Parcelles 473, Laurent Rigail, galeriste et ami de longue date de Fabien Verschaere, a décidé de maintenir l’exposition prévue
    à Montpellier, qui revêt une dimension d’hommage à cet artiste aussi doué qu’atypique.

    Atteint d’une maladie génétique rare entravant sa croissance qui l’a contraint, enfant, à de longs séjours hospitaliers, Fabien Verschaere avait trouvé dans le dessin une échappatoire, un langage.

    « Un monde à la fois ludique et profondément poétique »

    Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris, dont il sort diplômé en 2000, puis à celle de Nantes en 2001, il s’impose rapidement sur la scène contemporaine avec son esthétique faussement enfantine, si reconnaissable. « Un univers visuel foisonnant où se mêlent références médiévales, culture populaire, bande dessinée et univers de l’enfance », décrit Laurent Rigail. « Peuplant ses œuvres de créatures étranges et colorées, il explore les frontières entre rêve et cauchemar, humour et inquiétude, construisant un monde à la fois ludique et profondément poétique ».

    Pensée comme une véritable aventure immersive, cette exposition-atelier invite donc les enfants (à partir de 4 ans) et leurs familles à plonger dans l’univers singulier de Fabien Verschaere à travers un jeu-parcours évoquant une forêt enchantée peuplée de personnages mystérieux issus de l’imaginaire de l’artiste. « Tout au long de la visite, les jeunes participants sont invités à relever des défis, manipuler, expérimenter et faire des choix qui dessineront leur propre parcours jusqu’à un château miroitant », détaille Laurent Rigail. « Chaque visite devient ainsi une expérience unique où l’enfant n’est plus seulement spectateur mais acteur de l’œuvre ». Une belle idée de sortie culturelle pour les vacances !

    A.G.

    * 425 avenue des frères Bühler. Du mercredi au samedi 11h-18h ; le mardi et le dimanche : 14h-18h

  • Un brin de muguet communiste pour amplifier la lutte

    Un brin de muguet communiste pour amplifier la lutte

    Le premier jour du mois de mai sera placé sous le signe de la défense des intérêts du monde du travail pour le PCF. En effet, la quarantaine de sections présentes dans les communes des Bouches-du-Rhône s’activent depuis quelques jours pour organiser la traditionnelle vente du muguet. Une initiative financière qui permet aussi aux communistes de dialoguer avec la population, comme l’indique Dylan Zeitoun, responsable à l’organisation du PCF 13 : « On veut faire passer avec cette vente de muguets un message de paix, de respect du droit des travailleurs, de dénoncer la hausse des carburants et de poursuivre la lutte ! Il y a deux modalités de vente, soit par le réseau de sympathisants des camarades communistes, soit sur l’espace public en essayant d’en faire un temps de discussion politique », précise-t-il.

    Des messages politiques

    Parmi ces sections, une se fait remarquer, celle du Rove. Depuis plus de 50 ans, les Rovenains sont sur la première marche du podium des meilleurs vendeurs militants. Cette année, ce sont plus de 1 700 pots de muguets qui ont été pré-vendus partout dans la commune. « On a 28 équipes de deux personnes qui traversent tout le village en faisant du porte-à-porte, en donnant des messages explicatifs puis on commence les tournées », décrit Viviane Rosso, responsable et organisatrice au sein de la section PCF du Rove.

    Dans cette vente, les communistes sont clairs, leur volonté est d’expliquer les risques que la suppression des jours fériés pourrait engendrer pour les habitants : « C’est clairement un message politique qu’on veut faire passer avec cette tentative de suppression du 1er-Mai, ce serait un recul permanent qu’on essaye de nous imposer », expose Michel Bartoli, secrétaire de la section du Rove. Viviane Rosso sait que la section PCF du village peut compter sur ses habitants qui seront à l’écoute de leur message : « On a eu 77% de votes pour nous lors des municipales, donc on a de quoi discuter avec les gens et ils parlent volontiers avec nous. Il y a eu un changement de maire certes, mais Paul Sabatino s’inscrit dans la continuité de ce que mon mari [Georges Rosso] proposait. » Les militants seront une nouvelle fois sur le pont en ce 1er-Mai.

  • Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Faurel signe le match de sa vie contre Goffin

    Même si son adversaire n’est plus au sommet de sa carrière, il savoure un succès qui pourrait marquer un tournant. Issu des qualifications, le Français Thomas Faurel (20 ans, 417e mondial) s’est offert un client de choix, mercredi sur le court central aixois, en la personne de David Goffin, ancien n°7 mondial (en novembre 2017). « C’est le meilleur match de ma carrière », confie le natif de New-York, qui a rejoint seul l’Hexagone à l’âge de 13 ans pour se consacrer à la petite balle jaune. « C’était vraiment pas simple d’affronter un tel joueur. Il y a plein d’émotions qu’il faut gérer avant le match et pendant le match, mais je m’en suis sorti. J’aime jouer ce genre de match », poursuit le pensionnaire d’Elite Tennis Center, la grande fabrique à champions cannoise. Il est persuadé que son niveau de jeu actuel est « très bon » et qu’il ne reflète pas son classement.

    Buse sur sa route

    Fort de ce succès, Thomas Faurel pourrait grimper de 42 rangs au classement ATP et pointerait virtuellement à la 375e place mondiale, lundi prochain, en attendant les résultats des autres tournois de la semaine. Ce qui lui permettrait d’atteindre son meilleur classement en carrière. Il peut encore gagner davantage de places en cas de victoire au prochain tour, mais son huitième-de-finale ne sera pas une partie de plaisir : il sera confronté au Péruvien Ignacio Buse (22 ans, 58e), tête de série n°5 du tournoi et demi-finaliste surprise de la dernière édition. « C’est une superbe expérience pour continuer de progresser », souligne le prodige formé par Jean-René Lisnard et coaché pour l’occasion par Xavier Pujo, ancien joueur de tennis professionnel dans la décennie 2000. « Je vais pouvoir constater ce que je vaux face à un joueur du top 60 mondial et, par ailleurs, particulièrement efficace sur cette surface », ajoute le quart-de-finaliste à Quimper, au mois de janvier.

    Goffin, la fin d’un chapitre

    Âgé de 35 ans, le Belge, surnommé « le mur » en raison de son excellente couverture de terrain et sa faculté à faire jouer un coup de plus à son adversaire, a nettement reculé au classement ATP, pointant désormais au 236e rang. À tel point qu’il a dû profiter de l’absence d’un joueur prévu sur la liste principale pour être directement intégré dans le tableau final de ce Challenger 175. Une dégringolade qui pourrait contraindre ses chances de participer au 14e et dernier Roland-Garros de sa carrière, lui qui a annoncé au début du mois d’avril la fin de sa carrière au terme de la saison. Trop juste au classement pour intégrer les qualifications, il doit désormais compter sur une wild-card (invitation) du tournoi ou de la Fédération pour faire ses adieux à la Porte d’Auteuil.

    EN BREF

    Résultats du mercredi

    En 16e de finale en simple : P-H. Herbert (FRA, LL) bat. D. Lajovic (SER, ALT) 7-6, 6-3.R. Hijikata (AUS) bat. C. Chidekh (FRA, ALT) 6-3, 6-3.V. Royer (FRA, 6) bat. P. Martinez (ESP) 6-2, 6-3.R. Bautista Agut (ESP) bat. S. Gueymard-Wayenburg(FRA, Q) 7-5, 6-2.K. Coppejans (BEL, Q) bat. R. Bertola (SUI, ALT) 6-4, 7-5P. Martin Tiffon (ESP, Q) bat.G. Dimitrov (BUL, WC) 6-3, 6-4.I. Buse (PER, 5) bat. F. Comesana (ARG) 7-6, 6-3T. Faurel (FRA, Q) bat. D. Goffin (BEL, ALT) 6-1, 6-4.En 8e de finale en double :M. Vocel (CZE) et J. Paul (SUI) batttent. F. Martin (FRA) etA. Müller (FRA)M. Willis (GBE) et P. Trhac(USA) battent. A. Weber(FRA) et P. Saraiva Dos Santos (BRE)V. Kirkov (USA) et B. Stevens(NLD) battent. L. Sanchez(FRA) et A. Reymond (FRA)R. Galloway (USA) et J. Peers(AUS) battent. V. Royer(FRA) et C. Chidekh (FRA)

    Programme de jeudi

    En 8e de finale en simple : R. Hijikata (AUS) vs S. Ofner(AUT, 8) à 11hZ. Bergs (BEL, 3) vs P-H. Herbert (FRA) à 11hA. Shevchenko (KAZ, 7) vs Y. Wibing (CHI) pas avant 12h10M. Landaluce (ESP) vs E .Quinn (USA, 4) pas avant12h10K. Coppejans (BEL) vs V. Royer (FRA, 6) pas avant12h10I. Buse (PER, 5) vs T. Faurel(FRA, Q) pas avant 13h20A. Michelsen (USA, 1) vs P. Martin Tiffon (ESP) pas avant13h20 et R. Bautista Agut (ESP) vs A. Tabilo (CHI, 2)

  • L’entrée dans l’avocature, une précarité méconnue

    L’entrée dans l’avocature, une précarité méconnue

    Dans l’ombre des prétoires, les jeunes avocats naviguent en eaux troubles : ils cumulent précarité financière et insécurité sociale.

    Après avoir prêté serment, le jeune avocat, appelé « collaborateur » – sous un statut libéral ou salarié – intègre un cabinet avec un lien de subordination limité aux conditions de travail, percevant un salaire et 5 semaines de congés payés. Le Syndicat des Avocats de France (SAF) a récemment adressé au Conseil National des Barreaux (l’institution nationale représentative de la profession) des propositions pour moderniser le statut des collaborateurs libéraux, un contrat clé pour les jeunes avocats intégrant un cabinet en préservant leur statut. Travail difficile, le SAF souhaite rendre ce statut digne de la profession d’avocat, en traitant des maux chroniques de ce métier.

    Débuter en tant qu’avocat en évitant le burn-out : jonglant entre audiences interminables et vie familiale, les nouvelles générations souhaitent des horaires raisonnables et un droit à la déconnexion, pour éviter un burn-out vite arrivé. 60,2% des collaborateurs travaillent plus de 46 heures par semaine et 36,9% indiquent ne pas avoir le temps de développer leur clientèle personnelle, une liberté pourtant théoriquement inhérente au statut libéral, leur permettant d’assurer une indépendance future. Pour remédier à cet épuisement professionnel, le syndicat proposait l’instauration d’une sixième semaine de congés payés. Malheureusement, le Conseil National des Barreaux a voté contre le 10 avril dernier.

    Une sécurité financière difficile à trouver malgré un métier prestigieux : au-delà d’un équilibre vie pro/vie perso raisonnable, le syndicat plaide pour des rémunérations minimales garanties aux jeunes avocats, ainsi qu’une couverture sociale renforcée – un antidote à la précarité qui suit souvent le statut de collaborateur. Selon une enquête du CNB sur la précarité économique des jeunes avocats : 6,5% des collaborateurs perçoivent une rétrocession égale ou inférieure à 2 000 euros HT mensuels. Après déduction des charges et cotisations sociales, le revenu net disponible peut tomber sous le seuil de 1 400 euros par mois. Près de 21% des collaborateurs ne peuvent se permettre une mutuelle. Face à ce constat, le syndicat demande l’instauration d’une rétrocession minimale obligatoire dans chaque barreau. Ce plancher de rémunération, calculé en fonction du coût de la vie locale et des charges professionnelles, garantirait un niveau de vie digne pour les jeunes avocats.

    Vers une modernisation nécessaire : pour conclure, le SAF souhaite attirer les jeunes générations vers la profession d’avocat en transformant la collaboration libérale pour qu’elle ne soit plus un statut précaire, mais bien une étape structurante dans leur carrière.

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