Author: tecnavia

  • Une action pour protéger le bois du Prarial

    Une action pour protéger le bois du Prarial

    À Montgenèvre, dans le Briançonnais, une forêt de mélèzes est au cœur des tensions. La station haut-alpine est destinée à accueillir les épreuves de halfpipe, de snowboard cross, de ski cross, de slalom géant parallèle et de slopestyle lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver d’Alpes 2030. Mais les travaux d’aménagements menacent le bois du Prarial.

    Environ 5,5 hectares de défrichement sont prévus d’après la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). « Cette emprise officielle, équivalente à près de 8 terrains de football, pourrait être encore plus importante si l’on tient compte des terrassements, accès, réseaux et autres travaux annexes », estime dans un communiqué Stéphane Faure-Brac du Comité d’alerte sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 (Caojop 2030), un collectif qui s’oppose à la tenue de la manifestation sportive dans le Briançonnais. « Ce saccage programmé d’un mélézin en pleine forme abritant des espèces protégées et des zones humides précieuses est d’autant plus incompréhensible qu’il est en totale contradiction avec le contenu de la feuille de route environnementale élaborée par le Cojop Alpes 2030, qui priorise clairement la préservation de l’environnement et l’héritage d’une nature intacte », poursuit-il. Alors que près de 540 hectares de forêt ont récemment brûlé à L’Argentière-la-Bessée, le collectif estime qu’il est primordial de protéger les forêts alpines.

    De son côté, la Solideo affirme dans son support de concertation publique que « les tracés ont été ajustés pour réduire les impacts sur les zones boisées », et met en avant de futures compensations, comme la réalisation de plantations ou la restauration d’habitats et de zones endommagées. « Les réflexions et études sont en cours avec les acteurs locaux, souligne la société. L’objectif est de mettre en œuvre les actions les plus pertinentes pour le territoire de Montgenèvre et le Briançonnais. » Une première réunion publique, réunissant 150 personnes, était organisée le 28 août.

    Parrainage d’arbres

    Le Caojop 2030 organise sur la station dimanche 6 septembre à 10h30 « une action de résistance légale, et plutôt douce par rapport à l’avancée du projet ». L’objectif est de créer une « Réserve naturelle nationale d’enfance protégée » en permettant notamment aux enfants et aux jeunes de « parrainer un arbre ». « On veut faire en sorte que les arbres n’aient pas qu’une valeur marchande, précise Stéphane Faure-Brac. Les enfants protègent les arbres, les arbres protègent les enfants. » Il est également possible de devenir parrain ou marraine d’un arbre en passant par le site internet du Caojop 2030 : plus de 600 personnes l’ont déjà fait, selon le collectif.

  • Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    « Le monde est encore un vaste champ de recherche : sous terre, dans les océans, dans l’espace. Nous voulons faire découvrir au grand public les innovations scientifiques et technologiques par le biais des expéditions archéologiques, océanographiques, spatiales… dans le respect des différentes cultures » expliquent les organisateurs de la manifestation, la Société des explorateurs français (SEF).

    Depuis 11 ans, le festival est soutenu par la fondation Iris, la Ville de La Ciotat et l’association Les Lumières de l’Eden. Outre les projections cinéma au sein de l’Eden, Lumexplore est aussi un festival pour tous en plein air et gratuit. À noter, la très belle exposition « Austral, les engagés pour l’Océan » dans la cour de l’Eden. Elle entraîne le public dans les entrailles de la recherche océanographique au large des Terres australes et antarctiques françaises.

    Réalisé à bord du Marion-Dufresne, navire français ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises du sud de l’océan Indien, cet essai photographique, réalisé par Franck Desplanques et Stéphanie Jacquet propose une autre manière de raconter l’océan.

    Une aventure sensible, poétique et profondément humaine dans les coulisses de la recherche en mer. Des expositions sont aussi visibles dans la chapelle des Pénitents, sur la place du 8-Mai et l’esplanade du berceau du cinéma.

    Des projections

    Enfin, à ne pas rater, la visite du bateau 7e continent amarré au port, en présence du chef d’expédition Patrick Deixonne et de son équipage. Animations, stands et visite des bateaux sont totalement gratuits.

    Une compétition est aussi prévue pour des livres, et des Bandes dessinées avec un jury de collégiens. Pas moins de 13 films seront projetés en compétition et 3 hors compétition lors de cette 11e édition. Un jury prestigieux les départagera lors de la soirée de clôture le samedi 12 septembre à 20h30. À noter, la catégorie nommée Lumexplore junior qui ouvre ses portes aux plus jeunes depuis la création de l’événement et c’est sans doute la grande originalité de ce festival. Il leur permet de participer en tant que réalisateurs avec des prix à gagner au même titre que les adultes.

    « Une façon de les sensibiliser et de mettre en avant leurs idées sur les thèmes de la science et de l’environnement. Nous souhaitons leur donner les outils pour mieux se protéger dans l’avenir en les informant des dernières techniques et de l’état de la planète, mais aussi écouter ce qu’ils ont à nous dire », détaille la SEF. Et d’alerter : « En inspirant les jeunes générations, nous plantons les graines de la curiosité et de l’innovation qui façonnent notre avenir. L’exploration n’est pas seulement l’apanage des grands explorateurs du passé. »

    La mémoire des figures emblématiques est entretenue, mais les moyens sont aussi donnés aux plus jeunes pour poursuivre des recherches et découvrir de nouveaux horizons. La fondation Iris, finance une expédition chaque année. Le résultat est présenté durant le festival, avec les intervenants.

    Projections à l’Eden du 9 au 13 septembre. Expositions, animations sur les stands et visites des bateaux : gratuites.

  • En place pour la Fête de la Cride

    En place pour la Fête de la Cride

    Bien que les militants soient parvenus cette année à faire exploser le nombre des inscriptions à la paella au menu de cette journée de fête et de débats, il reste encore beaucoup de place sous les pins de la Cride. L’invitation est donc encore ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et d’égalité portées par les communistes pour venir avec eux échanger et bâtir préparer avec enthousiasme les prochaines bagarres électorales.

    Ils vous attendent pour cette 35e édition de la Fête de la Cride ce dimanche à l’espace Victorin-Blanc de 9h30 à 19h30.

    Appel à la résistance

    L’occasion tout au long de cette journée de venir débattre avec responsabilité de tous les enjeux qui nous attendent.

    Comme l’explique le secrétaire de section Jean-Pierre Meyer : « La France est malade et le monde n’est pas en meilleure santé. Le dérèglement n’est pas que climatique, il est aussi politique. Et au moment où tout devrait pousser au désespoir, à la désespérance, nous les communistes, comme dans les heures les plus sombres de l’Histoire, nous appelons à l’espoir, à la résistance. »

    Il en appelle donc « en cette année du 90e anniversaire du Front Populaire, à se redonner l’esprit et la force des conquêtes sociales et de vrais changements ».

    La musique sera également de la partie, avec, à 15h, Mosaïques, un duo d’artistes guitares et voix.

  • Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Rester fidèle à un club dans le sport moderne relève presque de l’exploit. Mais heureusement pour la beauté du jeu, il reste des joueurs comme Gabriel Loesch pour perpétuer cette valeur désuète. L’ailier droit originaire de Marignane s’apprête à débuter sa quatorzième saison sous le maillot du Pays d’Aix Université Club (Pauc) handball, ce samedi à domicile, pour la rentrée en Starligue face à Sélestat.

    Le rêve d’un titre

    « Je ne pensais pas durer aussi longtemps au haut niveau. Avec le recul, je suis surtout heureux d’avoir vécu toutes ces années en tant que professionnel et Aixois. J’ai grandi ici, en même temps que le club : du maintien à l’Europe, du Bobet au Val-de-l’Arc et aujourd’hui à l’Arena. C’est une vraie fierté d’avoir grandi avec ce club et de continuer à bénéficier de sa confiance », souligne Loesch, qui conserve son rôle de capitaine sous les ordres du nouvel entraîneur Edu Fernandez.

    « Je ne me suis jamais pris la tête pour être capitaine. Tant que mes valeurs correspondent à celles du club, je suis heureux d’être là et de montrer l’exemple sur le terrain, en étant toujours un guerrier et en donnant le meilleur de moi-même. Si j’ai la chance de continuer à être capitaine, j’aimerais surtout gagner un titre ici. Ce serait la plus belle des récompenses après toutes ces années de travail au club », ajoute-t-il. Auteur de plus de 1 200 réalisations en carrière, le buteur se tourne désormais vers la saison à venir, après un dernier exercice où les Aixois ont manqué les places européennes. « On va tout donner pour faire mieux cette année », annonce le capitaine Loesch.

  • Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Les déconvenues se sont enchaînées avant qu’un rayon de soleil ne vienne éclaircir l’horizon. Aubagne – Air Bel a difficilement entamé sa première saison dans le nouveau championnat 100% professionnel qu’est la Ligue 3. Trois défaites de rang face à Thionville (0-3), Bastia (0-1) et Caen (0-1), zéro but marqué et seule équipe sur 18 sans le moindre point. Après les échecs des deux premiers matches à domicile, le SCAAB pensait obtenir son premier nul sur la pelouse caennaise, mais un but contre son camp dans le temps additionnel est venu doucher les efforts bucco-rhodaniens.

    Puis il y a eu la réaction. Face à un autre mal classé, Bourg-en-Bresse, les Aubagnais ont réalisé un début de rencontre canon pour mener 2-0 après 11 minutes. Jebryl Sahraoui et Mohamed Nehari ont sécurisé la première victoire des leurs, malgré une faible possession de balle (37%). Comme l’OM, dimanche soir face au Paris FC, le SCAAB va maintenant affronter un autre club de Paris intra-muros. Les hommes de Karim Masmoudi se déplacent, samedi à 14h45, au stade Pelé, situé en lisière du périphérique parisien.

    Gros défi face

    au 4e de Ligue 3

    Paris 13 Atletico, anciennement Les Gobelins, est un adversaire de taille pour Aubagne. Les Verts et Noirs possèdent un bilan de deux victoires, un match nul et une défaite. Les succès ont été d’une courte tête, avant d’aller accrocher le surprenant promu, Thionville. Bref, les Parisiens sont 4es de Ligue 3, une position favorable avant de recevoir des Bucco-Rhodaniens sachant que le moindre point sera précieux dans la quête du maintien.

  • Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    En ce premier dimanche de rentrée, l’entrée gratuite des expositions temporaires des musées municipaux marseillais* offre l’occasion de s’accorder une parenthèse culturelle… et fraîcheur, en famille, entre amis ou en solitaire. Un moment privilégié pour découvrir une programmation mêlant patrimoine, photographie, art contemporain et questions de société.

    Au Château Borély, l’exposition « Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles » met à l’honneur une période foisonnante de la création artistique et industrielle. Mobilier, céramiques, objets décoratifs, vêtements et pièces rares racontent une ville ouverte aux influences et à l’innovation. Un voyage élégant dans le Marseille du tournant du XXe siècle.

    Direction ensuite le Centre de la Vieille Charité où Adrien Vescovi déploie son exposition « Dormir comme le soleil ». Entre tentures monumentales et jeux de lumière, l’artiste transforme l’espace en paysage poétique. Une expérience immersive qui invite à prendre le temps de regarder et de ressentir.

    Derniers jours pour La vie climatique

    Les amateurs d’art contemporain trouveront leur bonheur au [mac]. La grande exposition « La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées », présentée dans le cadre de la Triennale De leur temps, s’achève bientôt. Elle réunit une centaine d’artistes autour des bouleversements environnementaux et des nouvelles manières d’habiter le monde. Dans un autre registre, « AFRICA » de Louisa Babari propose une immersion sensible où dialoguent héritages antiques, cultures berbères et créations contemporaines.

    Le Musée d’Histoire n’est pas en reste avec « Marseille vue par les Detaille, 164 ans de photos ». À travers plusieurs générations de photographes, c’est toute l’évolution de la cité phocéenne qui y défile. Visages, rues, événements et paysages composent un récit fascinant de la mémoire de Marseille.

    Pour ceux qui préfèrent explorer le vivant, le Muséum d’Histoire naturelle propose « Biodiversité marseillaise, entre mer et collines », un parcours consacré aux richesses naturelles qui entourent la ville. Tandis qu’au MAAOA, « Rendez-vous manqués ? » questionne les regards portés sur les collections africaines, océaniennes et amérindiennes.

  • Montpellier, rester sur les hauteurs

    Montpellier, rester sur les hauteurs

    L’allure massive, le ton mesuré, le sourire apaisant : le manager de Montpellier Joan Caudullo trimballe la même prestance. Neuf semaines après la finale perdue devant le Stade toulousain (28-20), à la douleur encore palpable pour lui, le nouvel homme fort du MHR semble le même. Il s’avance vers sa troisième saison à la tête de l’équipe héraultaise avec un objectif simple. Ou plutôt une obsession. Préserver une constance au plus haut niveau, un même style de jeu. « On a envie de faire les phases finales, on a envie d’y être. On est en capacité par rapport à la saison dernière de pouvoir le dire et l’annoncer haut et fort », se projette-t-il. Mais, il redoute une décompression à la veille de la reprise samedi 5 septembre (19h) au complexe Du Manoir devant Pau, présent également en phase finale.

    « Attention à la décompression après une bonne saison. Je pense que l’on vient de vivre l’une des meilleures saisons du club mis à part la saison 2022 [conquête du titre, Ndlr]. J’ai peur, pour ma part, de cette décompression, mais j’en ai parlé aux joueurs et au staff », insiste le technicien, au contrat prolongé jusqu’en 2029.

    Joan Caudullo connaît l’histoire du MHR. Né et formé à Montpellier, il a vécu l’euphorie d’une belle saison, puis le cauchemar de la suivante comme au lendemain du titre conquis en 2022. Avec ce sauvetage lors du barrage en juin 2024 à Grenoble.

    Montpellier n’est ni Toulon, ni Clermont, ni La Rochelle, ni même Béziers, où la notoriété du club crée d’elle-même une attente. Et la culture du rugby enveloppe toute la ville sous une pression latente.

    Au fond, le MHR est face à lui-même. Face à son excellente saison, l’une des plus réussies sous la présidence du mécène Mohed Altrad, aux commandes du club héraultais depuis avril 2011. Seconds de la phase régulière, les partenaires du jeune capitaine Lenni Nouchi ont atteint la quatrième finale de l’histoire, après avoir conquis le Challenge européen devant l’Ulster. Dur de faire mieux. Désir de garantir un minimum.

    « Il y a des efforts physiques à faire »

    « J’aimerais que l’on continue à parler de nous comme une équipe dure à jouer. Si on atteint cet objectif-là, je pense qu’on fera des phases finales. L’objectif du club est d’arriver à enchaîner des saisons de bonne facture avec des phases finales, avec un partage avec notre public, avec une bonne image du club » avance-t-il.

    Seulement, Caudullo connaît la densité du Top 14 : « Déterminer une place au classement avec la densité de ce championnat, je trouve ça hyper difficile et irrespectueux des autres équipes. Parce qu’aujourd’hui, à part Toulouse, savoir qui va finir 14e, 13e, ou dans les six premiers, je suis incapable de te le dire », estime-t-il.

    Ce manager méticuleux ne veut pas dévier de sa ligne de conduite. Celle d’un jeu charpenté autour de ses avants, d’une mêlée performante, d’une touche dominatrice et d’un savoir-faire sur les ballons portés. De l’ADN de Montpellier. « La chose la plus dure est de mettre ce jeu en place. Il y a des efforts physiques à faire, il faut être en forme et avoir une force mentale. L’an passé, on n’a rien lâché, j’aimerais qu’on conserve ce jeu. Si on y arrive, on aura des résultats », persuade-t-il. « Depuis quarante ans, le jeu de Montpellier a toujours été comme ça. Avec des avants forts et costauds qui doivent dominer l’adversaire pour pouvoir gagner », dessine-t-il, sans céder à la tentation du spectacle.

    Tout change à l’aube de cette saison. Au-delà du statut de finaliste, Montpellier sera confronté à de nouvelles exigences et règles aussi. L’équipe de Caudullo revient en Coupe des champions, où le niveau est sans commune mesure avec le Challenge européen. Et rançon du succès, plusieurs joueurs comme Nouchi, Verhaeghe, Wardi ou peut-être Cadot, présents lors de la dernière tournée des Bleus dans l’Hémisphère Sud, sont suivis par le sélectionneur français Fabien Galthié.

    Tout change et Caudullo veut laisser Montpellier à sa nouvelle place. Sur les hauteurs du rugby français.

  • Près de 1000 associations font leur rentrée à Montpellier

    Près de 1000 associations font leur rentrée à Montpellier

    C’est un rendez-vous de rentrée incontournable pour de nombreux Montpelliérains. Dimanche 6 septembre, le quartier Antigone se transformera, comme chaque année, en une immense vitrine citoyenne pour accompagner les habitants dans le choix de leurs activités annuelles.

    De la place du Nombre-d’Or à l’Esplanade de l’Europe, chacun pourra déambuler gratuitement dans « ce qui est sans doute la plus grosse foire aux associations de France », estime Sébastien Cote, premier adjoint à la Ville de Montpellier en charge du service vie associative. De 9h30 à 17h30, près de 1 000 associations locales, classées par thématiques (culture, sport, environnement, solidarité…) tiendront des stands et proposeront des démonstrations gratuites à destination du public.

    Un moment qui revêt une importance particulière dans un contexte de baisse globale des subventions « de la part de l’État comme de certaines collectivités », observe Sébastien Cote. La Ville de Montpellier, elle, « a fait le choix de sanctuariser les aides aux associations, c’est-à-dire de les maintenir. Et dans un certain nombre de cas, nous essayons de venir au soutien d’associations en difficulté, soit par le biais de subventions, soit via la mise à disposition de locaux associatifs », détaille l’élu. C’est le cas, par exemple, du Planning familial de l’Hérault, dont l’activité est menacée par les coupes budgétaires émanant de son principal financeur, l’État. « La Ville va faire un effort en faisant une dotation exceptionnelle, qui devrait être votée lors du conseil municipal du mois d’octobre. Cette aide ne permettra pas de résorber le déficit, ça nous n’en sommes pas capables, mais elle participera à aider cette association. »

    Augmentation des demandes de subventions

    En charge du service vie associative de la Ville de Montpellier, Sébastien Cote observe « très nettement une augmentation, cette année, du nombre de demandes de subventions pour des associations que nous ne connaissions pas ». Très fragilisé, ce secteur est pourtant « fondamental dans la fabrication et le développement du lien social. Évidemment il y a l’action publique, mais il faut aussi pouvoir s’appuyer sur la vie associative, qui permet de faire vivre un certain nombre d’actions qui autrement n’existeraient pas. Ce sont des énergies dans des territoires, dans des quartiers. Ce sont des emplois, des bénévoles. C’est une donnée fondamentale de la vie à Montpellier », insiste l’élu.

    Si l’Antigone des associations est bien sûr « un outil de communication mis à la disposition des associations » pour valoriser leur action, faire des démonstrations, rechercher de nouveaux adhérents, « c’est aussi une journée faite pour leur permettre de trouver des bénévoles, de se rencontrer, de créer des synergies », précise Sébastien Cote. À noter, cette année, un nouveau stand créé en partenariat avec l’État permettant aux associations de s’informer sur leurs besoins d’accompagnement, d’ordre juridique ou administratif. « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le tissu associatif local. On peut pallier, parfois, quelques problèmes, mais la Ville ou la Métropole ne peuvent pas compenser les baisses de subventions de tous les autres partenaires », précise l’élu, qui « appelle l’ensemble de ceux qui aident les associations à poursuivre leur effort et bien sûr les Montpelliérains à venir nombreux à l’Antigone des associations pour adhérer ».

    * De 9h30 à 17h30, quartier Antigone (place du Nombre d’Or, place de Thessalie, place de l’Europe) à Montpellier.
    Entrée libre et gratuite.

  • Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    A contrario de l’équipe masculine, la section féminine de l’Olympique de Marseille – appelée « Les Marseillaises » depuis son accession à l’Arkema Première Ligue la saison passée – a profité du mercato estival pour se refaire une santé. Treize recrues ont été annoncées tout au long de l’intersaison, dont les internationales tricolores Claire Lavogez (35 sélections) et Julie Thibaud (3 sélections).

    Mais l’arrivée la plus marquante dans la cité phocéenne reste celle de Nicolas Chabot. Au terme de sa douzième saison au FC Nantes la saison passée, le technicien de 31 ans a été élu meilleur entraîneur du championnat, après avoir mené « les Canaries » à la quatrième place grâce à un bilan de 12 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

    « Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter humainement : le travail, l’humilité et l’ambition », souligne Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises. « C’est un très jeune entraîneur, mais avec un profil de bâtisseur, comme il l’a prouvé à Nantes », poursuit-il, conscient que son nouvel homme fort était à la recherche d’un nouveau challenge.

    « J’ai fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes », estime le natif de Rezé, en Loire-Atlantique, persuadé que le club phocéen « mérite de figurer dans la première moitié de tableau » en Arkema Première Ligue. « On a essayé de construire un effectif pour faire mieux que la saison passée », ajoute Nicolas Chabot, dont la préparation s’est révélée fructueuse avec cinq victoires, dont deux succès en Coupe de la Ligue LFFP.

    De Turcan au Vélodrome

    Leur première journée de championnat aura lieu dès ce samedi à 21h, avec la réception du Havre au stade Francis-Turcan. Comme la saison dernière, l’enceinte martégale reste l’antre des Marseillaises. « On se sent très bien à Martigues. C’est la meilleure option que nous avons à moyen terme, même si on cherche toujours des solutions à Marseille. Mais ce n’est pas évident de trouver le moyen de s’y installer durablement », confie le directeur général.

    L’équipe olympienne délocalisera tout de même l’un de ses rendez-vous au Vélodrome, comme lors de la rencontre face à Montpellier, le 28 mars dernier. « La Prise du Vel’ » avait alors attiré plus de 35 000 spectateurs, établissant le record d’affluence pour une rencontre de football féminin. « On a envie de le refaire, mais les détails restent à définir. Ce ne sera peut-être pas seulement un match au Vélodrome, mais plusieurs. Mais on ne veut pas brûler les étapes », insiste Stéphano Petruzzo.

  • Francis Scott Fitzgerald et Tennessee Williams, un duo choc

    Francis Scott Fitzgerald et Tennessee Williams, un duo choc

    Au cœur de cette fiction, se trouve Gatsby, alias Fitzgerald. Personnage que nous connaissons bien, puisque jeune étudiante, nous avions fait un exposé oral sur l’auteur et son célèbre roman. Exposé qui commençait par un article de 1927, écrit par Victor Llona : « Pourquoi j’ai traduit Gatsby le Magnifique ». Si nous vous donnons à le lire, c’est parce qu’il résume ce que Hurstel a superbement fait ressortir : « Une tristesse désespérée s’exhale des pages ; c’est la danse macabre d’une société falote qui se démène en une folle sarabande rythmée par le tintement des dollars, fouettée sans merci par la cravache de l’ivresse »… Nous sommes le 29 février 1940, dix mois avant la mort de Fitzgerald. Conscient que la mort approche, il se transporte en songe dans les années 1920, et le tournage de l’adaptation à l’écran de son roman.

    Un homme qui a été

    Au lecteur de découvrir ce qui s’ensuit. N’est-ce pas le rôle d’une chronique de tenir sa curiosité en suspens ? Si nous voulions cataloguer ce livre, articulé autour de la fin du rêve américain, nous serions bien en peine. Histoire pure ? Vie romancée ? Qu’importe l’étiquette qui pourrait convenir, car son vrai mérite est de nous faire vivre, ou revivre, l’un des écrivains les plus illustres des Années Folles, aussi capiteuses et pétillantes que des coupes de champagne.

    Une résurrection pareille ne pouvait être réussie que par un auteur, à savoir Daniel Hurstel, amoureux de la Littérature. Un grand talent d’écrivain auquel s’ajoute celui d’un metteur en scène, emporté par un personnage ténébreux qui est, d’abord et avant tout, un homme qui a été.

    Cherche-Midi, 21 euros