Author: tecnavia

  • Une cagnotte pour des étudiants palestiniens en médecine

    Une cagnotte pour des étudiants palestiniens en médecine

    Depuis 2019, le collectif œuvre pour la santé globale, aussi bien physique que mentale et sociale, principalement en Palestine. Les fonds récoltés serviront à financer les frais d’inscription de quinze étudiants en médecine palestiniens inscrits dans le nord de l’Égypte.

    Ce nouvel appel aux dons fait suite à un premier lancé en novembre dernier qui, grâce à un élan de générosité exceptionnel, a permis de récolter 55 000 euros. Cette année, « l’objectif est le même pour couvrir l’entièreté des 15 années universitaires », détaille Baptiste André, hospitalier à la Timone et membre de l’association Rizoma.

    Une cagnotte plus que nécessaire pour ces étudiants originaires de Gaza, à l’heure où leur situation se détériore et les frais de scolarité grimpent toujours plus. « Il leur est demandé 3 000 dollars par an, contre 50 dollars pour les étudiants égyptiens, précise Baptiste André. Il y a une vraie discrimination à leur égard. »

    Endettés sur plusieurs années

    À ces difficultés financières s’ajoutent de lourdes séquelles psychologiques, conséquences des années de guerre à Gaza. « Ceux que j’ai rencontrés sont tous en proie à un syndrome post-traumatique, pointe le médecin, également présent l’année dernière sur la flottille à bord du « Madleen ». Pour une dizaine d’entre eux, leurs familles vivent encore sous les tentes, à Gaza, et à ce syndrome s’ajoute à un sentiment de culpabilité de devoir dépendre de leur famille. »

    Pour autant, ces épreuves n’entament pas leur détermination. « Ils n’ont qu’un seul but : retourner dans 5 ou 10 ans exercer la médecine à Gaza », souligne Baptiste André. Cette année, l’enjeu est d’autant plus important que « ces étudiants ont des arriérés et ont contracté des dettes envers leurs universités », poursuit-il.

    Avant de conclure : « On espère faire aussi bien, cette année, avec la cagnotte, car il faudra plusieurs années pour éponger ces dettes. »

  • Des bateaux en feu sur le Vieux-Port, le pire évité

    Des bateaux en feu sur le Vieux-Port, le pire évité

    Une catastrophe majeure a été évitée grâce au professionnalisme du bataillon des marins-pompiers (BMPM). Ce dimanche 5 juillet vers 10h30, sur le Vieux-Port, une vedette d’une dizaine de mètres, amarrée en parallèle de la scène de l’Été marseillais, a pris feu, propageant l’incendie au navire voisin, de 20 m de long. Malgré l’intervention rapide des marins-pompiers, des panaches de fumée noirâtre et malodorante se sont élevés dans le ciel, entraînant l’évacuation de plusieurs terrasses de cafés et de restaurants.

    Le périmètre a été bouclé par la police municipale et nationale. Après plus d’une heure et demie d’intervention, mobilisant 150 hommes et 37 engins dont 6 moyens en mer, avec un gros bateau-pompe, le bataillon est venu à bout du sinistre. Les deux bateaux ont coulé. Une quinzaine de blessés légers étaient à déplorer, la plupart pour inhalation des fumées.

    « On a évité le pire grâce à l’héroïsme et au courage du bataillon, de nos policiers municipaux », a commenté dans la foulée le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). L’élu souligne le savoir-faire du BMPM, qui a engagé sans attendre les opérations pour prévenir des risques de pollution.

    La scène expertisée

    La pollution peut être de trois types, nous précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du BMPM, liée « au matériau qui brûle avec de gros morceaux de plastique, au combustible qui s’échappe du bateau et également notre produit pour éteindre le feu, dont la pollution est plus visuelle ».

    L’intervention a été technique, obligeant le BMPM à intervenir sur deux fronts, maritime et terrestre, poursuit le vice-amiral : « Nous avions trois objectifs : d’abord la sauvegarde de la vie humaine. Deuxièmement, éviter la propagation aux autres bateaux. Et en troisième lieu, protéger la scène sur l’eau. » Interrogé justement sur la poursuite des festivités, Benoît Payan s’est dit dans l’incapacité de répondre à la question. « On a des ingénieurs, des architectes qui sont sur la scène sur l’eau en train de regarder la structure », assure-t-il, mais « il est très tôt pour dire ce qu’il en est, même si, et je parle au conditionnel, il semblerait que nous ayons réussi à la sauver ».

  • [Entretien] Sophie Binet : « La capitalisation, c’est la triple peine »

    [Entretien] Sophie Binet : « La capitalisation, c’est la triple peine »

    La Marseillaise : L’offre de reprise pour Fibre Excellence portée par Matthieu Pigasse et les salariés est examinée, ce lundi, au tribunal de commerce. Quel est votre état d’esprit ?

    Sophie Binet : On a réussi à trouver un investisseur grâce aux salariés, à la CGT et aux élus locaux, mais pour l’instant l’État n’est pas au rendez-vous. Il fait 2 milliards d’euros de chèque pour STMicroelectronics qui licencie, mais rien pour Fibre Excellence, alors que leurs difficultés sont liées à une désorganisation du marché du bois. Le chauffage à la biomasse s’amplifie, la demande explose, faisant augmenter le prix du bois de 50%. La France devrait mettre en place une directive européenne pour prioriser les usages industriels, chose qu’elle ne fait pas. Le préjudice est évalué par un expert indépendant à 28 millions d’euros par an pour fibre excellence. La réévaluation à minima du prix de revente de l’électricité fait seulement rentrer 8 millions d’euros. Le compte n’y est donc pas du tout, il faut que l’Etat trouve 20 millions supplémentaires pour rééquilibrer l’équation! Sur ce point ce n’est pas Fibre Excellence qui peut répondre, c’est l’État. On a fait une série de propositions techniques au gouvernement, qui fait la sourde oreille et l’autruche. S’il ne répond pas il sera seul responsable de la liquidation et ce serait une honte ! Il faut qu’il se réveille et qu’il réponde à ces exigences.

    Fibre Excellence c’est Saint-Gaudens, Tarascon et Chapelle Darblay. Il faut que le projet de reprise sécurise ces trois sites. On est inquiets pour Tarason, parce qu’on sait que certains au gouvernement, ou ailleurs, parient soit sur la liquidation, soit sur la reprise de seulement Saint-Gaudens. Il n’est pas question de séparer Saint-Gaudens de Tarascon. L’équilibre économique dépend de la complémentarité des deux sites. Pouvoir relancer la papeterie de Chapelle Darblay donne toute la cohérence au projet. Aujourd’hui un quart de nos papiers usagers partent à l’étranger, certains en Allemagne d’autres jusqu’en Asie, pour être recyclés. C’est un non sens environnemental. Avec Chapelle Darblay, on recyclerait le papier jeté en France en France et on sécuriserait une part de marché pour Saint-Gaudens et Tarascon, puisqu’il y a besoin d’une part de papier neuf. On développerait l’économie circulaire, des circuits courts.

    L’optimisme que suscitait au départ le mouvement de décarbonation dans l’ouest des Bouches-du-Rhône laisse place à l’inquiétude : certains projets, comme Carbon, ne verront finalement pas le jour. L’avenir d’industries historiques, comme Arcelor, semble incertain. Comment sauvegarder les emplois existants ?

    S.B. : Il faut investir dans les usines existantes. J’ai échangé avec les camarades d’Arcelor à Fos, qui m’ont dit qu’il y a eu un nouvel accident alors qu’ils relançaient le four dans la nuit de vendredi à samedi. La dernière fois que je les avais vus, au printemps, il y venait juste d’y avoir un accident. À cause de Mittal, qui n’investit plus depuis 20 ans, l’outil industriel est vétuste. C’est dangereux pour les ouvriers et les ouvrières, qui n’arrivent même pas à le relancer. Il y a besoin qu’il y ait des investissements. Ce que prépare Mittal, c’est le départ de la France. Il faut que l’État nationalise Arcelor pour protéger notre sidérurgie. Sinon, à l’image de ce qui se passe à Fos, on va sur la fin des hauts-fourneaux en France.

    La ligne très haute tension entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer cristallise les oppositions. Comment concilier avenir industriel et écologie ?

    S.B. : Il faut mettre sur la table les problèmes concrets et regarder les solutions pour y répondre. On a besoin de cette ligne haute tension pour pouvoir électrifier notre industrie. Après, il ne faut pas la faire au mépris de l’environnement et donc il faut adapter le cahier des charges. Le problème, aujourd’hui, c’est que l’objectif est de la faire au moindre coût et donc au mépris des contraintes environnementales, qui ne peuvent pas être une variable d’ajustement.

    La Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM) revendique l’obtention d’aides à la distribution de la presse. Pensez-vous que les pouvoirs publics doivent s’intéresser à cette question ?

    S.B. : Oui, c’est un enjeu démocratique. S’il n’y a pas de système équitable de distribution de la presse, ce sont les milliardaires qui vont distribuer leurs propre presse et la presse des travailleurs et travailleuses, comme La Marseillaise, ne sera plus distribuée. Je suis très fière que la CGT ait été au rendez-vous et ait réussi à créer CPMM pour garder un système mutualisé et solidaire de distribution. On a fait la même chose dans la région du Rhône. Mais malgré les montagnes qu’ont déplacées les camarades, on voit bien que le système n’est pas financé, donc il faut construire un nouveau modèle. On a fait des propositions très concrètes, notamment faciliter la diversification pour que en même temps qu’on distribue la presse, qu’on puisse distribuer des médicaments par exemple. Il faut que le gouvernement réponde là-dessus.

    Vous avez débattu avec Patrick Martin, patron du Medef, lors des Rencontres économiques d’Aix. Qu’en est-il ressorti ?

    S.B. : J’ai débattu avec Patrick Martin, le patron du Medef, autour du thème de l’industrie. Sa première proposition a été de développer la capitalisation et l’épargne retraite, de récupérer nos retraites par répartition pour les financiariser. Ils osent expliquer que la difficulté de l’industrie en France, c’est qu’elle n’est pas assez financée. On sait que c’est un énorme mensonge, qu’il n’y a jamais eu autant d’épargne qu’aujourd’hui en France. La question c’est comment utiliser l’épargne actuelle, notamment celle des milliardaires. L’assurance vie représente des milliards d’euros qui ne sont pas investis dans l’économie réelle. On pourrait commencer par mobiliser ces fonds. La capitalisation, c’est la triple peine pour les travailleurs et les travailleuses : ça coûte plus cher que la répartition, c’est nous qui payons ; on n’a aucune assurance de récupérer notre retraite au bout ; et ces fonds financiarisent nos entreprises et dégradent nos conditions de travail. Ambroise Croizat, premier et dernier ministre du Travail ouvrier, avait l’habitude de dire : « Rien n’est jamais acquis, parlez de conqui » Le patronat n’a jamais supporté la création de la sécurité sociale. Là, il y a une offensive en règle contre notre système par répartition organisée par le patronat et l’extrême droite. Leur point commun et la bataille idéologique centrale c’est d’un côté la solidarité, qui est notre choix, et de l’autre le chacun pour soi. Sur la question de la défense de notre système social, il y a besoin que tous les syndicats soient unis. La capitalisation, c’est le loup qui rentre dans la bergerie. Chaque année 250 milliards d’euros de la sécurité sociale échappent à la finance et financent nos retraites et notre santé. C’est ce que le capital ne supporte pas. Le développement de la retraite par capitalisation ferait un seul gagnant : la finance, les assureurs et les banquiers.

  • Deux jours de compétitions exceptionnelles à Aix-en-Provence

    Deux jours de compétitions exceptionnelles à Aix-en-Provence

    Yannick Kerloch est un président satisfait d’un week-end bien rempli.

    Le club dont il est le président organisait les championnats de France d’épreuves combinées. Cinq catégories en décathlon, autant en hepathlon, qui ont bénéficié des installations entièrement remises à neuf du stade Georges-Carcassonne.

    « C’est devenu une très belle vitrine pour le club qui, de plus, a pu montrer sa capacité d’organisation aidée d’un outil exceptionnel. »

    Heptathlon et décathlon sont deux disciplines importantes au sein d’Aix Athlé Provence. Et Julien Foubert, qui était engagé sur les deux jours, a su mettre en avant le maillot sang et or, même s’il ne termine pas sur le podium.

    Question de dosage

    Parmi les observateurs, Stéphane Diagana a apprécié les prestations auxquelles il a assisté. « Décathlon et heptathlon sont des épreuves à part entière, dans lesquelles il faut savoir tout bien faire. Tout est question de gestion et de stratégie », confie l’ancien champion du Monde du 400 mètres haies.

    Il est clair que ceux qui se lancent dans les combinées doivent être bons sauteurs, bons lanceurs et maîtriser les courses. « C’est un peu comme pour réussir au golf, tout est question de dosage », précise Stéphane Diagana.

    Du côté du club aixois, on se porte déjà candidat pour accueillir d’autres compétitions. Les épreuves combinées constituent l’une des spécialités locales, avec des entraîneurs dédiés, qui travaillent en symbiose avec leurs collègues de discipline, mais aussi d’autres rendez-vous.

    La restauration du stade a permis de relancer le meeting d’Aix-en-Provence. La présence d’un second stade, en pleine nature, a permis la tenue en simultanée des championnats de France de décathlon et d’heptathlon. Aix Athlé Provence et ses 1 800 licenciés sont en tout cas prêts pour relever de nouveaux défis. Les retours positifs des participants à ces deux journées de compétition constituent un encouragement supplémentaire pour les bénévoles qui se sont fortement mobilisés pour la réussite de l’événement.

    Résultats et palmarès complets sur le site www.athle.fr

  • [Tour de France] Tadej Pogacar joue au Père Noël sur la Montjüich

    [Tour de France] Tadej Pogacar joue au Père Noël sur la Montjüich

    Le bonheur, c’est simple comme une victoire d’étape dans le Tour.

    Mais dimanche, au sommet de la colline de Montjüich, le plus heureux des deux hommes qui ont franchi la ligne d’arrivée presque main dans la main, c’était Tadej Pogacar. Le Slovène, candidat à un cinquième sacre, s’est effacé pour offrir à son porteur d’eau Isaac del Toro un succès pour sa première participation à la Grande Boucle.

    Tadej Pogacar, qui est resté sage dans le final, alors qu’on attendait une attaque de sa part lors des trois tours de circuit dans Barcelone, a explosé de joie au moment de passer l’arrivée pour taper sur les épaules de son jeune disciple, alors que Isaac del Toro pointait ses doigts vers son leader pour le remercier.

    Le Mexicain s’est ensuite écroulé au sol de fatigue, avant que les deux hommes ne célèbrent bruyamment leur œuvre collective, amorcée à l’entrée du circuit par leur coéquipier Brandon McNulty qui a considérablement réduit le peloton.

    C’est la première victoire dans le Tour pour Isaac del Toro. Récent vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième du Giro en 2025, il pourrait prétendre à un rôle de leader dans n’importe quelle équipe et constitue un plan B solide dans ce Tour si jamais il arrive un problème à Tadej Pogacar.

    Tout s’est joué dans la toute dernière rampe de 800 mètres à 7% menant à l’arrivée devant le stade olympique, où les principaux leaders se sont expliqués dans un vacarme étourdissant, alors que des puncheurs comme Mathieu van der Poel avaient déjà été éliminés.

    « Ce n’était pas le plan. Tadej ne veut pas me mettre de pression, il m’a dit de profiter sur ce Tour et de performer à mon niveau… Cette victoire va me rester en mémoire pour le reste de ma vie » a confié, sur la ligne d’arrivée, le Mexicain au journal l’Équipe.

    Vingegaard en jaune

    Remco Evenepoel, troisième, et Jonas Vingegaard, porteur du maillot jaune après la victoire de son équipe, la veille, sur le contre-la-montre par équipe, quatrième, ont terminé dans le même temps, trois secondes devant le Danois Mattias Skjelmose. Le Français Paul Seixas a terminé neuvième, à trois secondes également.

    Deux autres Français ont fini dans le Top 10 de l’étape, Romain Grégoire (7e) et Lenny Martinez (8e), mais Kévin Vauquelin a lui été distancé rapidement.

    Au classement général, Jonas Vingegaard conserve six secondes d’avance sur Tadej Pogacar et quinze sur Remco Evenepoel.

    Isaac del Toro est quatrième, à seize secondes, alors que Paul Seixas, qui a dû gérer une crevaison et un changement de vélo dans les quarante derniers kilomètres, est sixième à 42 secondes du maillot jaune.

    Le perdant du jour est Mathieu van der Poel. Le Néerlandais n’a pas pu suivre le rythme dans la dernière montée et compte déjà près d’une minute trente de retard.

    Les incendies perturbent le retour en France ce lundi

    Après deux étapes 100% espagnoles, la Grande Boucle va enfin entrer en France.

    Les coureurs prendront le départ de Granollers, dans la banlieue de Barcelone, pour prendre la direction des Pyrénées-Orientales, pour une première approche avec la montagne.

    Cette étape, dont l’arrivée est prévue vers 17 heures aux Angles, est bouleversée par les incendies qui ravagent le département des Pyrénées-Orientales (lire en page 17). La préfecture, qui a un temps envisager l’annulation, interdit finalement la présence du public sur les 44 derniers kilomètres, les plus exposés aux flammes. Une mesure comprise par les organisateurs du Tour.

  • Plus de 10 000 évacués dans les Pyrénées-Orientales face à l’avancée de l’incendie

    Plus de 10 000 évacués dans les Pyrénées-Orientales face à l’avancée de l’incendie

    Les résidents du massif des Aspres, très difficile d’accès et auquel le brasier s’est désormais étendu, et ceux de la ville voisine d’Ille-sur-Têt, sur laquelle s’élèvent des panaches de fumée et que survolent avions et hélicoptères bombardiers d’eau, devaient évacuer, soit un total d’environ 10 500 personnes.

    Ce « feu gigantesque », attisé par le vent, les fortes chaleurs, mais surtout une sécheresse de l’air « exceptionnellement élevée », a également sérieusement blessé un habitant et un sapeur-pompier, a indiqué le préfet, Pierre Regnault de la Mothe.

    Le camion d’un équipage venu en renfort depuis Couiza, dans le département voisin de l’Aude, s’est trouvé « pris par les flammes », a indiqué le Sdis 11, les pompiers du département. Ils ont pu quitter le véhicule, mais l’un d’eux a été « légèrement blessé aux membres supérieurs ». Un autre soldat du feu a été touché dans le Gard, a annoncé dimanche soir le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

    « Nous avions fixé un objectif, que le feu ne devait pas franchir au sud la route départementale 66, nous voulions éviter qu’il se propage dans le massif des Aspres, et ce que nous redoutions a fini par se produire », a déploré le préfet lors d’une conférence de presse, en fin de journée. Ce massif de moyenne montagne, à l’ouest de Perpignan, est « très aride et très difficile d’accès pour les moyens terrestres des sapeurs-pompiers », a-t-il ajouté.

    « Lutte acharnée »

    Hélicoptères, avions dash et canadairs se succèdent au-dessus des flammes qui dévorent la végétation entre Trévillach et Ille-sur-Têt, à quelque 35 km à l’ouest de Perpignan. Quelque 700 sapeurs-pompiers, appuyés par 200 véhicules et neuf moyens aériens, « mènent une lutte acharnée » contre ce feu qui s’est déclaré samedi soir sur la commune de Trévillach, a souligné le préfet. Il a appelé les entreprises ayant des sapeurs-pompiers volontaires parmi leurs salariés à « faire le nécessaire » pour leur permettre de se libérer et venir aider. Pierre Regnault de la Mothe a comparé ce feu à celui de 1976, année d’une grande canicule, qui avait ravagé quelque 7 000 hectares.

    Face à cette « situation très difficile », il a annoncé que la troisième étape du Tour de France, reliant Granollers en Espagne aux Angles dans les Pyrénées-Orientales, aura bien lieu lundi, mais devra se dérouler « sans public » dans sa partie française, notamment à l’arrivée, en raison de la mobilisation des secours.

    Sur place, les habitants évacués sont sous le choc. À l’Ille-sur-Têt, ils ont été invités à se rendre dans une salle municipale, d’où ils seront évacués vers un gymnase de la commune de Perpignan. « Le feu est passé à 300 m des maisons. On a été surpris par la vitesse de propagation, c’était impressionnant, limite la panique », confie Patrice, 53 ans, habitant de Trévillach qui n’a pas souhaité donner son patronyme.

    Ce brusque départ de feu est intervenu alors que le département, comme 15 autres dans l’Hexagone, sera lundi en vigilance orange canicule avec des températures qui pourraient monter à certains endroits jusqu’à 40°C et ce, quelques jours après un premier épisode caniculaire historique.

    Ailleurs en France, les pompiers luttent depuis la mi-journée de dimanche, dans le Gard, contre un feu de forêt qui s’est déclenché près d’un circuit de karting à Lédenon. L’incendie a déjà parcouru 540 hectares et l’autoroute A9 a été coupée dans les deux sens dans les directions de Lyon et de Barcelone.

  • États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    Après les rencontres de la nuit, à savoir Brésil-Norvège et Mexique-Angleterre, deux places restent à prendre pour les quarts de finale.

    Le premier de ces duels sera un derby, puisqu’il va opposer l’Espagne au Portugal, ce lundi. Les deux sélections de la péninsule ibérique, qui organiseront le prochain Mondial en 2030, sont allées crescendo dans la compétition. Espagnols comme Portugais ont su trouver les bons réglages pour éviter les pièges. Ils restent des candidats sérieux, mais un seul pourra poursuivre l’aventure. Ce face-à-face pourrait avant tout signifier la fin de sa carrière internationale pour Cristiano Ronaldo. Coup d’envoi à 21h, à Arlington.

    Se rapprocher au plus près

    du dernier carré

    Plus tard dans la nuit, du côté de Seattle, la Belgique de Rudi Garcia va défier les États-Unis. Les « Diables rouges » ont su éviter les pièges pour se hisser en huitième de finale. Avec un sélectionneur qui n’a pas été épargné par les critiques.

    Côté États-uniens, les coéquipiers de Timothy Weah n’ont, pour le moment, manqué aucun de leurs rendez-vous. Mais celui-là sera capital, car il pourrait leur permettre de réussir le pari de se rapprocher au plus près du dernier carré.

    Le coup d’envoi sera donné à 2 heures du matin, heure française. À l’issue de cette rencontre, le tableau des quarts de finale sera complet.

  • Brebis et bénévoles marseillais font renaître la transhumance

    Brebis et bénévoles marseillais font renaître la transhumance

    « On voulait viser grand dans le cadre de l’année internationale du pastoralisme » : Maïté Kaczmarek fait partie de la dizaine de membres de l’association des Moutons marseillais, qui ont décidé de partir avec les brebis pour une transhumance de 36 jours, de Marseille à Méolans-Revel. « L’idée est de créer du lien avec le territoire et ses habitants. C’est un troupeau urbain qui fait de l’écopâturage à Marseille, ce sont des brebis très proches de l’homme, c’est un super troupeau pour la médiation », explique-t-elle. Cela a été prouvé à Meyreuil, où de petits écoliers ont attendu l’arrivée du troupeau pendant deux heures et ont été enchantés de pouvoir caresser les brebis. « On invite les gens à participer, on accueille de nouvelles personnes en cours de route », détaille la salariée de l’association.

    Le nombre de personnes touchées sur leur parcours est déjà estimé à 800. « Cela permet de créer du lien et de ramener de la vie. Les premiers jours, des personnes de quatre communes voisines se sont retrouvées à bloquer les routes pour nous laisser passer », racontent les bénévoles, qui constatent un véritable élan de solidarité et de générosité sur leur route. « Les habitants nous accueillent à bras ouverts, nous ramènent de l’eau, de la nourriture, l’apéro… C’est salvateur dans un contexte politique où on essaye de diviser les gens. »

    Les bénévoles et salariés de l’association espèrent ainsi promouvoir le pastoralisme et la transhumance, inscrite au patrimoine culturel de l’Unesco. « Ce sont des traditions anciennes ancrées dans le territoire et la région », avance Maïté. « Les brebis sont heureuses de partir le matin, il faut les canaliser tellement elles se régalent. Elles ont plein de choses variées à manger », se réjouissent les bénévoles.

    Les participants à cette transhumance ont quitté Marseille le 8 juin pour parcourir 300 km à travers les Alpes du Sud. Ils empruntent l’historique route des transhumances, La Routo. « On se lève tous les matins vers 4 heures, mais plus il fait chaud, plus on avance l’heure de départ, précise Maïté. Pour sortir de Marseille, il a fallu ruser pour éviter les routes dangereuses. » Sur leur route, ils dorment chez des maraîchers « pour soutenir l’agriculture locale », ou encore en plein air, comme sur le massif de l’Etoile. Ils dorment toujours autour des brebis pour veiller sur elles. « Là où on sait que le loup peut venir, on forme un cercle autour d’elles avec nos tentes », explique Maïté.

    « On est le seul petit troupeau urbain en France à parcourir un si long parcours. Les transhumances se font de plus en plus rares. Certains nous disent qu’ils n’avaient plus vu passer de troupeau depuis 40 ans ! », lance la salariée de l’association.

    « Les temps sont durs

    pour les associations »

    « On espérait des subventions de la Région, de la Métropole et du Département, mais c’est mal parti. Les temps sont durs pour les associations et les subventions, regrette-t-elle. Les choses se calent au fur et à mesure du fait du défaut de financement. Il faudrait que l’on soit plus nombreux pour faire plus de haltes pédagogiques et se relayer. » Les voyageurs cherchent encore à remplir leur cagnotte participative, « lancée du fait de l’absence de financement », et une voiture automatique pour transporter leur matériel.

    à Marseille, le « métier » de ces brebis est d’entretenir les espaces verts d’Ehpad, d’écoles ou encore d’entreprises. « Ce sont des débroussailleurs vivants qui protègent la biodiversité et nourrissent le sol », expliquent les membres de l’association. Jeudi, les propriétaires des chambres d’hôtes de Valensole étaient d’ailleurs enchantés de les accueillir, alors qu’ils cherchaient justement des brebis pour débroussailler leur terrain.

  • Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Ouf ! C’est ce qu’a dit Didier Deschamps après le but de Kylian Mbappé.

    S’il n’est pas en or, comme celui de Laurent Blanc en 1998, le septième inscrit par le capitaine des Bleus dans la compétition a les mêmes conséquences que lors du dernier face-à-face France-Paraguay. Il ouvre la porte des quarts de finale du Mondial à une équipe de France qui a su se sortir du piège tendu par les Guaranis.

    S’ils s’attendaient à un duel compliqué, face à un adversaire qui n’avait visiblement pas l’intention de faire du jeu, les Français ne pensaient pas que le mur serait aussi dense. Et que l’arbitre allait plus facilement sortir les cartons jaunes contre les victimes des tacles assassins de Paraguayens qui ont profité de l’aubaine.

    Néanmoins, Ilgiz Tantashev ne pouvait pas fermer les yeux sur une faute commise sur Désiré Doué. L’arbitre signifiait le penalty, que Kylian Mbappé a transformé. Suffisant pour assurer la qualification. « On savait quel type de match on allait avoir… On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Nous aussi, nous savons faire dans le sale football. Et même à ce jeu-là, on a été meilleurs qu’eux », a réagi le capitaine des Bleus.

    Gardes du corps

    Didier Deschamps a déploré le traitement dont ont été victimes ses joueurs : « C’est nous qui nous faisons sanctionner et eux, ils ont fait des fautes sans l’être. » Il a souligné aussi le traitement réservé à Kylian Mbappé dans les derniers instants très électriques : « J’ai demandé aux deux plus costauds des joueurs sur le banc qu’ils aillent tout de suite le protéger à la fin, parce qu’on ne sait jamais. »

    Satisfait de « cette étape de passée », le sélectionneur a cinq jours pour préparer sereinement les retrouvailles avec l’ambitieux Maroc, que la France avait éliminé en demies au Qatar.

    Favoris à Houston, les Lions de l’Atlas ont, comme prévu, réussi leur décollage vers les quarts, laissant sur le carreau le Canada dans un match longtemps terne et fermé, avant un second acte plus animé, qui a viré à la correction.

    Ounahi réveille le Maroc

    C’est au retour des vestiaires qu’Azzedine Ounahi a inscrit le but de la délivrance, en réussissant une frappe placée, après une combinaison avec Hakimi sur un coup franc excentré (50e). Le milieu offensif marocain y est allé d’un doublé, au bout d’un contre rondement mené (82e) après une offrande de Brahim Diaz. Ce dernier a réussi une autre passe décisive dans le temps additionnel pour Soufiane Rahimi (90e+8).

    Entre-temps, les Canucks n’ont pas démérité, mais ils se sont trop peu approchés des cages de Yassine Bounou pour espérer meilleur sort. Premier des trois coorganisateurs éliminés dans cette édition, au bout d’un parcours qui l’aura enfin vu dépasser la phase de groupes en trois participations, le Canada peut sortir la tête haute.

    Après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en 16e, le Maroc s’est donc évité un traquenard, mais la qualification a été ternie par la sortie sur blessure de l’attaquant Ismæl Saibari, révélation du tournoi.

    Racisme : l’alerte de la Fifpro

    La Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (Fifpro) a tiré la sonnette d’alarme, avant le début des 8e de finale de la Coupe du monde. L’organisation a notamment interpellé les organisateurs de la compétition autour de la montée de comportements racistes visant des joueurs prenant part au tournoi.

    L’organisation a notamment appelé à « des actions collectives pour protéger les joueurs d’une tendance croissante aux abus, qui englobe une partie de la couverture médiatique, les après-matches et les éliminations d’équipes ».

    L’ancienne star du football paraguayen, José luis Chilavert, est le dernier en date à s’être signalé, avec sa phrase postée sur X : « En 98, nous avons affronté les Français, et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection africaine. »

    ET AUSSI

    L’Argentine a eu très chaud

    Outre de la canicule, les champions du Monde en titre ont souffert pour décrocher leur billet en huitièmes de finale. Face aux surprenants joueurs du Cap-Vert, qui ont poussé les Argentins jusqu’à la prolongation, c’est un but contre son camp d’un défenseur cap-verdien qui leur évite le pire, dans la nuit de vendredi à samedi.

    Facundo Medina, le clap de fin ?

    Le défenseur de l’OM n’a pas terminé le match Argentine – Cap-Vert. Il a dû céder sa place à Nicolas Tagliafico avant la fin du temps réglementaire à cause d’une blessure qui compromet sa participation pour la suite de la compétition.

    Remise à zéro

    Après une première remise à zéro après la phase de groupes, le compteur des avertissements le sera une seconde fois, à l’issue des quarts de finale.

  • [Entretien] Fabien Roussel : « Nous sommes prêts à aller à la présidentielle »

    [Entretien] Fabien Roussel : « Nous sommes prêts à aller à la présidentielle »

    La Marseillaise : Avec ce congrès, le PCF s’engage vers une candidature à la présidentielle de 2027. êtes-vous prêts à vous lancer dans cette campagne ?

    Fabien Roussel : Nous sommes tous très motivés à participer à ce grand débat, à répondre aux urgences sociales, la précarité, la vie chère, mais aussi à défendre la paix et nos libertés face à l’offensive de l’extrême droite. Nous avons beaucoup parlé des propositions pour la France, mais aussi du chemin pour le mettre en œuvre. Nous finissons ce congrès en étant très rassemblés, avec des choix approuvés à près de 75%. C’est important d’avoir une force politique unie et rassemblée pour mener ces débats.

    C’était l’une de vos inquiétudes avant le congrès : le PCF sort-il rassemblé de ces débats ?

    F.R. : Aujourd’hui, oui ! Après trois jours de débats, plus de 100 votes, 5 000 amendements, nous avons vraiment poussé le débat à fond, en s’écoutant tous, en acceptant de changer de point de vue, en essayant de trouver les choix qui nous rassemblent le plus. C’est très important, aujourd’hui, d’avoir une force de gauche qui assume pleinement ses choix et qui est prêt à aller à la rencontre des Français. Comme on le dit, chez nous, c’est carré, et c’est démocratique en plus ! Pour affronter cette élection présidentielle, ces élections législatives, ce ne sont pas des choix simples à faire, mais nous avons pris notre décision et nous sommes prêts à aller à ces échéances.

    Il a beaucoup été question de la menace de l’extrême droite dans les débats de ce congrès. Comment faire face à cette menace ?

    F.R. : Participer à cette échéance, c’est montrer qu’il y a des propositions, des moyens de sortir de la pauvreté, des bas salaires, des retraites de misère. Nous allons les porter, c’est pour nous le meilleur moyen de faire reculer l’extrême droite. Le RN a toujours été du côté du capital, des grandes fortunes. Jordan Bardella et Marine Le Pen le montrent régulièrement. Notre présence dans cette campagne, pour porter la voix du monde du travail, des salariés, est importante pour faire reculer l’extrême droite.

    Le contexte est très différent de 2022. La bollorisation des médias risque de peser sur la campagne… Comment faire entendre cette voix ?

    F.R. : Nous allons nous déployer dans toute la France, nous sommes la force politique qui a le plus d’adhérents, implantée sur tout le territoire, autant dans les grandes villes que dans les villages, la deuxième force à gauche en nombre d’élus. Nous avons la capacité de nous déployer dans tout le pays pour nous donner la possibilité de faire le meilleur résultat. Le premier parti de France, aujourd’hui, c’est le parti des abstentionnistes. C’est à eux que nous voulons nous adresser pour faire reculer l’abstention, mais aussi regagner les voix qui manquent à la gauche, pour qu’elle soit plus forte et puisse l’emporter.

    À gauche, il y a une pression très forte en faveur du vote utile. Risque-t-elle de déterminer l’élection ?

    F.R. : Je rejette autant le vote utile que le vote barrage au second tour. Il y en a marre de ne pas pouvoir voter pour ses idées ! Nous devons être en capacité, au premier comme au second tour, de voter pour nos idées. Au moins pour le premier tour, votons pour le candidat dont on se sent le plus proche ! J’invite les Français à découvrir notre programme et à voter pour la candidature que je vais porter.

    Parmi ces idées, le socialisme fait son retour dans les orientations du PCF pour la première fois depuis 1996. Pourquoi ?

    F.R. : Nous vivons aujourd’hui dans un monde capitaliste qui est porté à outrance par de grandes fortunes, des oligarques, qui se sont accaparé des grandes entreprises, nos moyens de production et donc des richesses. Ils nous imposent des bas salaires. Ils captent l’essentiel des aides publiques et ne les redistribuent pas. Il y a besoin de se réapproprier nos moyens de production, de décider comment nous voulons produire, ce que nous voulons produire. Sur la distribution de ces richesses, c’est un aspect important de ce socialisme que nous défendons pour le XXIe siècle. Et l’autre aspect, c’est la paix, parce que le capitalisme, c’est aussi celui qui est représenté par Donald Trump, celui qui mène des guerres pour s’approprier notamment les ressources pétrolières. Cet impérialisme, nous le combattons.

    Sur l’international justement, certains ont reproché au PCF de ne pas être assez audible sur la défense de la Palestine…

    F.R. : Tout ce que nous avons dit lors de notre congrès tord le cou à ceux qui peuvent penser ça ! Nous luttons au côté du peuple palestinien : soixante ans de combat sans jamais dévier d’une ligne que nous avons toujours défendue, la paix, l’indépendance pour le peuple de Palestine et la création de deux états vivant côte à côte. Il n’y a aucune autre force politique à gauche qui a ni cette antériorité, ni cette ligne politique qui n’a jamais dévié. Et pendant cette campagne, j’entends être le candidat qui portera cette voix-là, qui est différente d’autres voix à gauche.

    Ces différentes voix à gauche, avec toutes leurs nuances, comment les rassembler pour les législatives ?

    F.R. : Par la discussion et le dialogue ! J’appelle à ce que nous poursuivions les échanges que nous avons entre nous pour que nous ne menions pas une campagne présidentielle où on se tape dessus et qu’au contraire, on réserve nos coups et nos arguments contre la droite. Passons au contraire notre temps à discuter pour préparer les élections législatives, qui seront des élections majeures, et que l’on se fixe comme objectif que la gauche l’emporte.

    Il y a quelques années, vous disiez : « PCF is back ». Quel bilan en tirez-vous ?

    F.R. : La mission est remplie ! Maintenant, le Parti communiste français, ce n’est pas seulement qu’il est revenu : c’est l’avenir ! C’est l’avenir pour que la gauche soit forte, pour que la gauche retrouve une colonne vertébrale et pour que les idées que nous portons s’imposent dans le paysage politique et deviennent incontournables.