Author: tecnavia

  • [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (2/3)

    [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (2/3)

    À partir de l’interview réalisée par l’Association des amis de Matisse à Ajaccio avec Alix Agret, chargée de recherches au Musée national d’art moderne du Centre Pompidou et membre de l’équipe scientifique de l’exposition « Matisse 1941-1954 », Kallisté propose une série de trois articles consacrés au peintre. De son séjour fondateur en Corse en 1898 à la liberté de ses dernières œuvres, retour sur un parcours profondément marqué par la lumière et la couleur.

    En 1941, Henri Matisse a 71 ans. Il vient de subir une lourde opération qui le laisse très affaibli et l’oblige à vivre avec une colostomie. À cette souffrance quotidienne s’ajoutent les insomnies et la Seconde Guerre mondiale. Tout aurait pu conduire le peintre au repli. Pourtant, les treize dernières années de sa vie seront parmi les plus fécondes et les plus inventives de son parcours.

    L’exposition « Matisse 1941-1954 », présentée au Grand Palais, a permis de porter un nouveau regard sur cette période. Alix Agret rappelle que l’artiste ne pouvait être réduit à l’image d’un bourgeois hédoniste vivant sous le ciel bleu de la Côte d’Azur.

    Matisse était pleinement conscient de la guerre. Sans prendre publiquement position, il estimait avoir le devoir de continuer à peindre en France : c’était sa manière de résister.

    Créer malgré la guerre et la maladie

    Ses œuvres ne traduisent pourtant ni ses angoisses ni ses souffrances. Elles semblent au contraire toujours plus lumineuses, aériennes et libres. Dans les tentures « Polynésie, le ciel » et « Polynésie, la mer », les formes blanches flottent sans que l’on distingue vraiment le haut du bas, le ciel de l’océan. La faune et la flore rappellent les lagons de Tahiti, mais aussi sa fascination pour la lumière du Sud éprouvée bien plus tôt à Ajaccio.

    Cette apparente simplicité est le fruit d’un travail considérable. Matisse faisait photographier ses tableaux aux différentes étapes de leur réalisation, puis effaçait, reprenait et transformait. La Blouse roumaine nécessita ainsi quatre mois de travail. Dix photographies successives permettent d’en suivre les métamorphoses et de comprendre ce qui se cache derrière son évidence finale.

    Chez Matisse, créer n’est jamais reproduire une formule acquise. C’est chercher, recommencer et transformer. Dans la guerre comme dans la maladie, cette exigence demeure intacte. La lumière entrée dans son œuvre à Ajaccio ne cessera plus de l’accompagner.

    À suivre…

  • Le Grand J.T. des Territoires du 5 septembre

    Le Grand J.T. des Territoires du 5 septembre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires

    Rugby pour des jeunes de toutes conditions : TotalEnergies rassemble quartiers et campagnes au centre national du rugby de Marcoussis

    Cap sur l’électrique : la taxe pour convertir les bateaux de plaisance fait des vagues

    Canicules à répétition : vivre sous 50 degrés, la fiction devenue réalité

  • Denise Toros-Marter. « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Denise Toros-Marter. « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Témoignage livré en 2008.

    À mes parents, afin que ce livre devienne la sépulture qu’ils n’ont jamais pu recevoir.

    Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai décidé d’entreprendre l’écriture de ce douloureux itinéraire que fut celui de ma famille et aussi le mien durant la Shoah.

    Ce sera sans doute un témoignage de plus écrit par une rescapée des camps d’extermination. Cependant, convaincue par ma famille et mes amis surtout, et sans doute aussi par l’âge, je ne voudrais pas achever le voyage de ma vie et le sursis qui m’a été accordé sans, à ma façon, rendre hommage à mes parents et aux six millions de Juifs victimes de la « solution finale ».

    L’histoire ne se répète heureusement pas, mais hélas elle semble bégayer : les événements politiques actuels, tant au Proche-Orient qu’en Europe, interpellent à nouveau sur le fascisme, l’antisémitisme, l’intégrisme et le terrorisme, qui nous menacent chaque jour davantage.

    Nous en sommes à ce stade, soixante-quatre ans après notre arrestation, notre déportation et l’amputation de notre famille par l’assassinat de mes parents et de ma grand-mère, exterminés dans les chambres à gaz de Pologne. Le désespoir nous aurait saisis si nous n’avions été, dès notre retour, des hommes et des femmes convaincus qu’allait s’ouvrir un avenir de paix et de démocratie, une fois que le monde aurait pris connaissance de ce que reçut par la suite le nom de « Shoah ».

    Nous nous sommes battus dans les camps pour rester en vie et nous nous sommes également battus pour relayer notre mémoire afin que plus jamais ne se reproduise le génocide du peuple juif, tout comme celui qui pourrait frapper un autre peuple.

    Mes origines

    Je suis issue par ma mère de la famille Tubiana, qui est originaire d’Algérie.

    Ils étaient cinq frères, dont mon grand-père, André, et mes oncles David, Élie, Léon et Paul, qui décidèrent lors de la poussée antisémite orchestrée par le journaliste Édouard Drumont¹ – qui joua un rôle prépondérant et néfaste dans l’affaire Dreyfus -, de quitter Alger pour s’installer à Marseille. Élie, l’aîné, et André achètent alors des magasins de chaussures rue de l’Académie, dans un quartier commerçant de la cité phocéenne. Ce furent Le Chat Botté et À la Concurrence.

    Celle qui allait devenir ma grand-mère, Clémentine Cohen, était alors une modeste vendeuse de la précédente propriétaire, Mme Bonifay, qui la considérait avec beaucoup d’estime et d’affection. Ce fut le coup de foudre avec André Tubiana, acquéreur du magasin au décès de cette dernière.

    ¹ Édouard Drumont (1844-1917), écrivain antisémite de La France juive, essai d’histoire contemporaine (1886), fondateur du journal antidreyfusard La Libre Parole en 1892, député de 1898 à 1902

    à suivre la semaine prochaine…

  • L’Union locale CGT entre en résistance en occupant la Bourse du travail

    L’Union locale CGT entre en résistance en occupant la Bourse du travail

    Nous avons pris la décision d’occuper les lieux depuis 6h ce vendredi matin », indique le secrétaire général de l’Union locale CGT d’Arles, Nicolas Bourcy, lors de la conférence de presse donnée, vendredi matin, à la Bourse du travail. Ainsi, les militants de l’Union locale CGT d’Arles sont entrés en résistance face à la menace d’expulsion imminente des locaux qu’ils occupent depuis leur installation par délibération du conseil municipal, en 1900.

    En cause, le commandement de quitter les lieux reçu par voie de commissaire de justice (anciennement huissier), mercredi matin. « Le maire peut maintenant faire appel à la force publique, à des déménageurs et serruriers, résume Nicolas Bourcy. La situation se durcit. Nous avons décidé de sécuriser les locaux et d’occuper les lieux lors de notre assemblée générale de jeudi soir, avec nos syndicats locaux et l’Union départementale. »

    Élargir le conflit

    Outre l’occupation, l’UL a décidé d’« élargir le conflit au-delà de la CGT, avec les associations et les organisations politiques », dans le cadre du Comité arlésien de défense des libertés associatives, syndicales et citoyennes, créé en février 2025.

    La suite juridique du dossier se présente en trois temps. L’Union locale a fait appel de la décision du tribunal administratif de Marseille qui, à la mi-juillet, a validé la décision d’expulsion prise par le maire (Horizons), Patrick de Carolis, qui était motivée par la fin de la convention d’occupation des lieux en 2023. Selon le Conseil d’État, cet appel pourrait être instruit dans un délai moyen d’un peu moins d’un an. En parallèle, l’UL CGT a formulé une requête en sursis, pour suspendre la décision, en attendant le jugement d’appel sur le fond. « Nous en saurons plus d’ici trois mois », estime Nicolas Bourcy.

    Fait notable rapporté par le syndicaliste : « La Cour administrative d’appel a proposé une médiation que nous avons acceptée, fin août. Nous avons appris que Patrick de Carolis l’a refusée hier soir », soit jeudi. « C’est la deuxième fois que le maire refuse une médiation, ce qui illustre son état d’esprit », tance-t-il.

    Dans l’attente, la CGT espère la mise en place d’un moratoire suspensif sur la situation des 60 Bourses du travail menacées en France, dans le cadre de la mission gouvernementale dédiée. Sollicitée, la Ville d’Arles n’a pas répondu à nos demandes.

  • Clap de fin pour le marathon caritatif Zevent

    Clap de fin pour le marathon caritatif Zevent

    « Ce n’est pas une décision qui a été prise à la légère », confie le streameur montpelliérain ZeratoR, alias Adrien Nougaret, co-créateur avec son bras droit Alexandre Dachary de ce concept qui réunit en moyenne entre 500 000 et un million de spectateurs en ligne. Selon eux, 55 millions d’euros ont été récoltés depuis le lancement de cette opération en 2016, initialement sous le nom de Projet Avengers. « On s’arrête parce qu’on a l’impression que l’événement a atteint son apogée sous cette forme », et « on a l’impression d’en avoir un peu fait le tour », confient les organisateurs.

    Pour ce dernier grand raout, ils ont voulu « pousser tous les curseurs à fond » : près de 9 000 spectateurs étaient attendus dans la soirée du jeudi 3 à l’Arena Sud de France à Montpellier pour le concert d’ouverture, avec les rappeurs Bigflo & Oli, Yamê et Gazo en tête d’affiche. À partir de vendredi 4 à 18h et jusqu’à dimanche 6 au soir, près de 90 streameurs animeront l’événement sur place à Montpellier, soit presque le double de l’an dernier. Ils seront rejoints en ligne par plus de 200 streameurs, mobilisés au profit de 22 associations, dont la Ligue contre le cancer, Action contre la faim et Amnesty International. Les associations participent au financement de l’événement à hauteur de quelques dizaines de milliers d’euros et en retirent ensuite «entre sept et quinze fois» leur mise, selon les années, explique l’organisateur.

    Depuis 2022, tous les dons récoltés sont centralisés par la Fondation de France, qui se charge ensuite de les redistribuer. Les fonds ont par exemple permis de financer le fonctionnement d’un hôpital en Centrafrique et l’achat d’un nouveau bateau pour l’association Sea Shepherd. Pour cet ultime tour de piste, le streameur s’attend déjà à un nouveau record de dons, et rêve d’atteindre les 20 millions d’euros. Avec la fin du Zevent, c’est une page de l’internet français qui se tourne.

  • À Béziers, la CGT rassemblée contre la « répression syndicale »

    À Béziers, la CGT rassemblée contre la « répression syndicale »

    La CGT à NephroCare et l’union locale CGT de Béziers appellent la population à se rassembler vendredi 4 septembre pour soutenir le délégué syndical du site qui est convoqué par la direction « à un entretien préalable pouvant déboucher sur une sanction disciplinaire allant jusqu’au licenciement ». Pour la CGT, ce rassemblement est un nouvel exemple de « répression syndicale » exercée par le centre de dialyse.

    Cas de harcèlement ?

    « Après les élections de mai, la CGT est devenue majoritaire sur le site », précise Jacqueline Mirebien, l’ancienne déléguée syndicale partie à la retraite cet été. « Nous avons aussi envoyé un mail sur un danger grave et imminent car la climatisation ne fonctionnait pas. Dans les salles de dialyse, la température est montée jusqu’à 35 degrés. Il y a aussi beaucoup de turn-over et le personnel n’est parfois pas remplacé. La situation est catastrophique et pour nous, c’est tout cela qui fait que la direction a convoqué le délégué syndical. Ils veulent s’en prendre à la CGT et le meilleur moyen c’est de s’en prendre à son délégué syndical, d’autant que les autres élus sont jeunes. »

    La direction du site affirme de son côté que cet entretien fait suite à du harcèlement, la déléguée syndicale CFDT, en maladie depuis, a en effet réalisé un signalement à sa direction. Un argument balayé par Jacqueline Mirebien qui est également mise en cause par cette salariée : « C’est à la suite du CSE de mars qu’il y a eu ce signalement sauf qu’il ne s’est rien passé. La direction a diligenté un cabinet d’avocats parisiens pour faire une enquête et rendre un rapport. J’ai demandé à la direction que ce rapport nous soit envoyé avant mon départ à la retraite le 30 juin mais elle a refusé. »

  • Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Quatre enseignants syndiqués suspendus dans les Bouches-du-Rhône

    Au total sept personnels de l’éducation liés à une activité syndicale ont été convoqués le 31 août, à la veille de la rentrée scolaire, pour un entretien préalable à sanction. « Ces suspensions conservatoires allant jusqu’à 4 mois, ces sanctions et ces menaces de non-renouvellement de contrat, liste la CGT dans son communiqué, s’apparentent à une volonté [du Rectorat ndr] de faire des exemples ». Pas de 25e rentrée pour Jadran Svrdlin et deux de ses collègues à l’école de la Tourtelle. Interdits d’approcher l’école, les élèves et les enseignants. « Nous avons alerté sur l’alarme incendie en panne durant six mois, sur un chauffage défaillant depuis des années, sur l’externalisation du ménage et la dégradation du service, sur des non-remplacements d’enseignants », explique ce professeur qui enseigne depuis 7 ans dans cette école. « À chaque fois nous avons documenté nos alertes, précise-t-il, à chaque fois les problèmes soulevés ont été minimisés. » Sans vouloir dévoiler les éléments de l’enquête, le syndicaliste assure y voir « clairement une mesure d’intimidation ».

    Et à La Ciotat

    À La Ciotat, c’est « un management autoritariste et le manque de considération envers une accompagnante scolaire (AESH), l’exclusion de cantine d’élèves handicapés faute d’embauche d’accompagnants ou le fait de confier à une agente territoriale (Atsem) 15 élèves en remplacement d’une enseignante » qu’a dénoncé Coralie Hernandez. Enseignante à l’école Jean-Zay depuis 2020, elle est interdite de classe cette rentrée. « On me reproche des absences liées à mon mandat syndical car ça romprait le climat de confiance entre l’école et la famille ! », précise l’enseignante encore sous le choc.

    « Eux, ils ont la sanction, nous, on a la solidarité », ne désarme pas la syndicaliste. À ces cas s’ajoute, au sein de l’administration elle-même, « le non-renouvellement de deux agents en CDD qui animaient une section syndicale CGT, sous prétexte de réorganisation des services du Rectorat ». Pour la CGT cette chronologie de décisions appelle des explications. Pas de communication du côté de l’Académie Aix-Marseille, car « une enquête administrative est en cours ».

  • L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    Après la mise en place d’une direction commune en début d’année entre l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze et celui de Pont-Saint-Esprit, l’offre de soins s’élargit dans le Gard rhodanien.

    En effet, le centre hospitalier de Pont va ouvrir deux nouvelles spécialités en consultation externe à partir de septembre : la gynécologie et l’oncologie. Avant la fin de l’année, la spécialité ORL complétera cette offre. La prise de rendez-vous pour ces consultations externes est déjà possible par téléphone*. Elles s’ajoutent aux spécialités déjà présentes dont la chirurgie viscérale, la gastro-entérologie, la médecine physique et de réadaptation, les consultations plaies et cicatrisation, la chirurgie orthopédique, la médecine interne, la diabétologie ou encore la cardiologie.

    Un nouveau centre d’imagerie

    Dans le cadre du groupement de coopération sanitaire (GCS) avec Bagnols, l’hôpital de Pont va également ouvrir, à partir du 7 septembre, un nouveau centre d’imagerie qui « permettra de réaliser des examens de radiologie générale, de sénologie avec dépistage organisé, d’échographie et de scanner ». Depuis le 24 août, les patients peuvent déjà prendre rendez-vous **.

    « À travers le développement de son activité d’imagerie et l’élargissement de son offre de consultations spécialisées, le centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit poursuit son engagement en faveur de l’accès aux soins et du parcours de santé des patients et contribue à renforcer le rôle du centre hospitalier labellisé de proximité », précise la direction de l’hôpital.

    * Au 04.66.33.40.25.

    ** ou au 04.66.33.42.90.

  • À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    Le restaurant « Le Barjaquet » est situé au rez-de-chaussée d’un bâtiment de 4 étages sur le Cours d’Estienne d’Orves. Il comprend commerces et habitations. « Les 30m2 du restaurant ont été entièrement détruits par les flammes. 8 victimes indemnes (6 impliquées évacuées avant notre arrivée et 2 autres évacuées par nos moyens) », indique les marins-pompiers de Marseille. Une phase de déblaiement et noyage des restes d’incendie est en cours dans le restaurant. Les parties communes du bâtiment sont quant à elles ventilées pour dissiper les fumées.

  • La CGT alésienne célèbre le Front populaire

    La CGT alésienne célèbre le Front populaire

    Une rentrée sociale à l’offensive où l’on célèbre les victoires. Voilà comment la CGT d’Alès souhaite marquer ce mois de septembre avant une année tournée vers l’élection présidentielle. Pour cela, l’UL a décidé d’organiser une journée de célébration des avancées sociales conquises en 1936 après l’arrivée du Front populaire au pouvoir et les manifestations sociales qui ont suivi.

    « L’objectif c’est de rappeler tous les conquis sociaux, les congés payés mais aussi les comités d’entreprise, la réduction du temps de travail hebdomadaire, la hausse des salaires et la reconnaissance de la liberté syndicale. Nous voulons aussi montrer que ces acquis ne sont pas arrivés comme ça mais qu’ils ont été arrachés après de longues luttes qui ont commencé bien avant 1936 », explique Martine Sagit, la secrétaire générale de l’UL CGT d’Alès.

    Pour rappeler l’histoire de cette période incontournable des avancées sociales en France, la commission culturelle de l’UL d’Alès organise donc une journée le 5 septembre. Celle-ci s’ouvrira dès 9h à la Bourse du travail avec une exposition sur cette année 1936 mais aussi sur la lutte permettant à ces idées d’arriver au pouvoir. À 11h30 suivront le vernissage de l’exposition et le repas à 12h30. De 15h30 à 16h30 est organisé une projection-débat sur les congés payés où chacun pourra venir témoigner ou débattre des conquis sociaux de 1936. La journée se clôturera en musique avec le concert des Gambettes, un duo féminin habitué à reprendre des chants historiques et révolutionnaires.

    « Cette journée, c’est aussi pour marquer la rentrée et pour annoncer qu’il y aura une journée d’action dans la santé le 15 septembre pour la défense de l’hôpital et des conditions de travail des salariés. Il y aura aussi une journée de mobilisation le 29 septembre pour les pompiers et le service public en général », présente Martine Sagit.

    Passer à l’offensif

    À la CGT d’Alès qui a subi des décennies de désindustrialisation sur son territoire, organisé et accompagné des manifestations importantes dans une ville de 40 000 habitants contre les réformes des retraites notamment, la volonté est désormais de passer à l’offensive pour aller conquérir de nouveaux droits et non de systématiquement défendre ceux déjà acquis. « Je rappelle souvent qu’à l’époque de 1936, il n’y avait qu’un syndicat, la CGT, ce qui permettait aux salariés d’être unis. Si nous étions tous unis, nous arriverions à remporter de nouveaux conquis sociaux au lieu de toujours empêcher des reculs. Unis, nous sommes plus forts. Quand les salariés se divisent, nous reculons. Avant 2027, ce serait bien aussi d’arrêter la division politique à gauche mais ça, ça ne dépend pas de nous », rappelle Martine Sagit. Cette journée ne sera pas isolée à Alès. Avec la CGT, la Région prévoit d’organiser quinze jours pour célébrer « les avancées sociales et le Front populaire », du 5 au 16 octobre, avec au programme exposition à la Bourse du travail, débat et temps festif.