Author: tecnavia

  • Le droit au logement reste encore à la rue

    Le droit au logement reste encore à la rue

    Dans les décisions rendues par le tribunal administratif de Marseille ce jeudi 25 juin, l’addition monte rapidement. 300 euros d’indemnités pour une personne dont le relogement en urgence était réclamé depuis le 22 mai 2025. 1 150 euros pour une autre reconnue prioritaire depuis le 5 octobre 2023. 2 300 euros pour une femme avec son conjoint et ses quatre enfants « devant être logée d’urgence » depuis le 26 janvier 2023. Tous vivaient « dans des conditions de logement précaires », reprennent les jugements. Et ils sont loin d’être les seuls.

    Selon le bilan régional publié à la mi-juin, l’État a ainsi été condamné en 2025 à verser 446 000 euros aux ménages de Provence-Alpes-Côte d’Azur considérés prioritaires pour accéder à un logement social dans le cadre du droit au logement opposable (Dalo), et laissés sans solution. Les injonctions à l’État pour reloger ces personnes ont aussi atteint un nouveau record, avec 1 225 recours déposés sur l’année, dont une majorité dans les Bouches-du-Rhône.

    Explosion des demandes

    Mis en place en 2007, le Dalo garantit un accès à un logement décent et indépendant pour toutes les personnes qui ne peuvent y accéder par leur propre moyen. Ainsi les personnes sans logement, hébergées chez un proche ou dans une structure, menacées d’expulsion, vivant dans une habitation insalubre ou suroccupée ou confrontées à un traitement « anormalement long » de leur demande de logement social (30 mois dans les Bouches-du-Rhône) peuvent déposer un recours auprès des commissions de médiation pour que leur demande soit considérée « prioritaire et urgente ».

    Mais sur fond de crise du logement, les demandes explosent. En cinq ans, le nombre de recours Dalo a augmenté de 26%, pour atteindre 20 610 ménages dans la région en 2025, dont une majorité dans les Bouches-du-Rhône. Avec des hausses très marquées dans le Var (+38% en cinq ans) et surtout les Alpes-de-Haute-Provence où ils ont été multipliés par neuf sur la période.

    Parmi les requérants – aux deux tiers des personnes seules ou des familles monoparentales – ils sont 40% à avoir un emploi, près de la moitié à avoir des ressources supérieures au Smic. Moins d’un tiers d’entre eux, soit 6 186 ménages en 2025 dans la région, ont vu la commission de médiation classer leur dossier comme « prioritaire et urgent » pour obtenir un logement social. La faute, la plupart du temps, à des dossiers considérés irrecevables car incomplets.

    Les collectivités freinent

    Mais même les familles reconnues prioritaires doivent encore attendre en moyenne 395 jours, une durée qui augmente d’année en année, quand la loi impose un délai de trois mois. « Les Bouches-du-Rhône, et Marseille en particulier, sont particulièrement touchés par la forte diminution de la production de nouveaux logements sociaux, la suppression des logements insalubres et les relogements nécessaires », explique le président de la commission de médiation des Bouches-du-Rhône, Patrick Albrecht en introduction du bilan départemental. Résultat : ils sont plus de 10 000 dans la région à attendre un relogement malgré une décision favorable. Dont 47 qui attendent au moins depuis 2017.

    « Cette situation appelle des mesures énergiques, afin de conserver au Dalo l’effectivité recherchée », écrit donc la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard, qui appelle à une relance des logements dits « très sociaux » (PLAI). Surtout, elle réclame « une application stricte par tous les réservataires et les bailleurs des priorités d’attribution » en considérant leur effort « insuffisant ». En d’autres termes : les collectivités du territoire rechignent à attribuer des logements sociaux aux ménages prioritaires malgré leurs obligations. Dans les Bouches-du-Rhône, le préfet a repris la main sur l’attribution de 693 logements sociaux pour que les bailleurs sociaux rentrent dans les clous. Un coup de semonce d’autant plus important que la loi Jeanbrun, présentée le 7 juillet, prévoit de confier aux maires et intercommunalités l’attribution des logements sociaux aujourd’hui à la main de l’État.

    La préfecture de son côté met en avant son travail pour relancer la production, avec une programmation record dans les Bouches-du-Rhône de 4 772 logements sociaux en 2025. En plus des contrats de mixité sociale dans les communes carencées, des aides de recyclage foncier ont été mises en place depuis 2025 pour faciliter la requalification de logements dégradés, avec 9,8 millions d’euros versés. Reste à savoir si cela suffira à éteindre l’incendie de la crise du logement, quand le gouvernement a asséché les ressources des bailleurs sociaux.

    LA CRISE EN CHIFFRES

    +7%

    L’augmentation du nombre de recours au droit au logement opposable dans la région en 2025, une hausse encore plus marquée dans les Alpes-Maritimes, le Var et surtout les Alpes-de-Haute-Provence (+36,9%). Au total, 20 610 demandes ont été déposées en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 10 647 pour les seules Bouches-du-Rhône. 30 % ont reçu un avis favorable par les commissions de médiation, soit 6 035 reconnaissances du caractère « prioritaire et urgent ».

    395 jours

    Le délai moyen du relogement après la reconnaissance du caractère « prioritaire et urgent » de la demande en 2025 dans la région (444 jours dans les Bouches-du-Rhône), contre 379 jours en 2024 pour un délai légal de seulement trois mois. S’il est deux fois moins important que pour l’accès classique à un logement social, 10 509 personnes reconnues prioritaires sont en attente d’un relogement dans la région (8 138 dans les Bouches-du-Rhône), dont la moitié au moins depuis 2023.

    446 000 euros

    Les indemnités versées en 2025 par l’État aux ménages qui n’ont pas été relogés dans les délais légaux, un montant quia été multiplié par quatre depuis 2022. Quelque 294 recours indemnitaires ont ainsi été déposés dans la région en 2025, contre seulement 74 recours en 2024. S’y ajoutent 1 225 recours en injonction pour non-relogement par l’État. Un nombre en forte hausse : on en comptait 1 019en 2024, et 770 en 2023. Ils représentent désormais 16% des dossiers validés.

  • Une vie digne pour tous

    Une vie digne pour tous

    Les voyants d’alerte de la crise du logement n’en finissent plus de clignoter. Dans notre région la situation est particulièrement grave. Alors que le Droit au Logement a valeur constitutionnelle, sa traduction dans la loi crée les conditions de son non-respect.

    L’objectif de 25% de logements sociaux par commune est sanctionné par… des amendes. Des candidats aux élections municipales, des maires font donc de l’infraction à la loi leur programme.

    De même, le « Droit au logement opposable » institué dans la loi, abouti désormais à des sanctions financières pour l’État, plutôt que l’amélioration des conditions de vie des ménages qui en ont le plus besoin.

    446 000,00 euros à payer pour l’État rien que l’année dernière concernant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur !

    Mesures concrètes

    Il est plus que nécessaire de prendre des mesures concrètes pour résoudre la crise du logement. Les textes incitatifs, déclaratifs, verbeux, ont fait la preuve de leur insuffisance.

    Pour cela, la relance de la construction de logements avec des quotas réellement contraignants de logements sociaux doit être une priorité, plutôt que de ponctionner les bailleurs sociaux, l’État doit exiger d’eux un nouvel élan de constructions et de rénovations, conforme aux attentes de notre temps. Une régulation nationale des meublés touristiques qui assèchent le nombre de logements disponibles doit être mise en œuvre.

    Enfin, la question de la réquisition des logements vacants doit être posée pour répondre à l’urgence. Il n’est pas supportable que le droit de propriété prime sur le droit à une vie digne.

  • Ligue 1 : l’OM ouvrira le ban le 21 août

    Ligue 1 : l’OM ouvrira le ban le 21 août

    L’OM connaît désormais son programme de reprise. Les deux premières journées ont été déterminées par la LFP et Ligue 1+, diffuseur du championnat.

    Les Olympiens recevront Strasbourg pour l’ouverture. Un duel qui sera aussi le premier match de la nouvelle saison. Il se jouera le vendredi 21 août, à 20h45. Les Olympiens se déplaceront ensuite à Monaco, pour la deuxième journée, le dimanche 30, également à 20h45.

  • Le Gard et l’Hérault en proie aux flammes et aux pyromanes

    Le Gard et l’Hérault en proie aux flammes et aux pyromanes

    Au lendemain d’un week-end cauchemardesque marqué par de nombreux incendies dans le Gard et l’Hérault, les pompiers des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) sont sur le qui-vive ce lundi 6 juillet. En raison de la sécheresse qui perdure et du vent, ces deux départements sont en vigilance rouge pour le risque incendie.

    Depuis dimanche 5 juillet, les pompiers combattent plus que jamais les flammes. Le plus gros feu qui s’était déclaré à Lédenon près du Pont du Gard a parcouru 540 hectares vers Bezouce, Cabrières et Meynes. Si la préfecture du Gard a indiqué ce lundi matin que ce feu était « fixé », il reste « virulent », donc pas complètement éteint et sous surveillance. Deux maisons ainsi que plusieurs véhicules ont été brûlés à Bezouce sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer. 600 personnes avaient été évacuées près du circuit de karting et 70 dans des habitations dont certaines avaient trouvé refuge dans la salle des fêtes. Déclenchée dimanche, l’obligation de confinement pour certains habitants a été levée. Les autorités appellent cependant à limiter les déplacements. Jusqu’à 23h20 dimanche 5 juillet, l’A9, menacée par les flammes, avait été coupée dans les deux sens. Le feu de Rochefort-du-Gard est quant à lui presque éteint.

    L’Hérault a lui aussi connu un dimanche noir. Les pompiers ont dû s’employer à de multiples reprises pour éteindre une trentaine de départs de feux à proximité de la halle des sports de Lunel (2 Ha) où 80 habitations ont dû être évacuées, Sauvian (1 Ha) près de Béziers ou Carlencas-et-Levas dans les hauts cantons… Ici, 50 hectares ont été brûlés et un pompier légèrement brûlé transporté au CHU de Montpellier, précise Midi Libre. Par ailleurs, 20 hectares ont été ravagés par le feu au lieu-dit Dio-et-Valquière à Lunas-les-Châteaux. Trois autres hectares sont partis en fumée à Alignan-du-vent…

    Ce lundi 6 juillet, la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, demande aux maires, collectivités, chambres consulaires et employeurs publics comme privés de « libérer les sapeurs-pompiers volontaires pour renforcer les effectifs engagés ». Ces volontaires sont invités à se manifester auprès de leur centre de secours.

    Dimanche soir, un homme d’une vingtaine d’années soupçonné d’être à l’origine de 9 départs volontaires de feux dans l’Hérault, a été interpellé tandis qu’il rentrait chez lui sur son deux-roues à Servian. Il a été placé en garde-à-vue par les gendarmes et fait l’objet d’un interrogatoire.

    Si 90% des feux sont d’origine humaine, les pompiers appellent chaque citoyen à la plus grande vigilance, les conditions climatiques défavorables (canicule, vent…) favorisant la propagation rapide des incendies. Rappelons que dans les Pyrénées-Orientales, un incendie toujours pas fixé a déjà ravagé plus de 4 600 hectares du côté de Trévillach et de l’Ille-sur-Têt. 10 000 personnes ont été évacuées et l’étape du Tour de France a été perturbée.

  • Un vent de fraîcheur avec l’équipe Picard

    Un vent de fraîcheur avec l’équipe Picard

    Nous attendions Charlotte Darodes, quand est arrivée Camille Picard, il en est de même dans la formation d’Anna Maillard, ou en lieu et place d’Angélique Colombet nous avons vu poindre Cindy Peyrot. Dans un parc Borély inondé par le soleil et sous une température étouffante, ces dames se sont lancées à la conquête du titre le plus convoité, en mode concours, de la planète boules.
    Le GP féminin Paprec La Marseillaise. Au terme de ce vendredi, on note que pour 154 triplettes a sonné la fin du voyage et des joueuses pas souvent habituées à sortir si tôt du débat manquent à l’appel. Signe qu’inéluctablement la bataille pour entrer dans l’emballage final aura été impitoyable.

    Un bouquet final

    au parfum national

    Un panel de 32 équipes se retrouve samedi pour aborder les 16e de finale. Premier constat : à de rares exceptions, on note la présence du haut de gamme, une pléiade de joueuses au palmarès qui imposent le respect. Il y a là des championnes de toutes les dimensions. Détaillons, en plus des quatre équipes de France, une équipe belge, une équipe thaïlandaise qui va prendre le meilleur sur la formation de Muriel Ben Hocine, avant que Marie-France Coulange ne venge ses camarades. Des joueuses de dimensions internationales comme la Canadienne Maryse Bergeron, dont on peut penser qu’elle va aider Fabienne Berdoyes à aller décrocher sa septième étoile. Il n’en sera en fait rien, Mélanie Jullien vainqueur en 2023 passera par là. Un trio d’anciennes vainqueurs est là aussi, Sabine Fara, Stéphanie Fournier en 2023 et Axelle Bernard en 2020

    En 8e les joueuses labellisées « France » poursuivent leur marche qui s’annonce triomphale. L’Ajaccienne Coralie Caratini échoue face à Anna Maillard. En quart, c’est Sabine Fara qui s’incline face à Camille Picard.

    En demi-finales, c’est Mélissa Mordenti et les championnes de France qui quittent l’épreuve. Ces dernières battues par Camille Picard et ses partenaires.

    Hier matin, sous un soleil de plomb, les deux teams nationaux se sont retrouvés, dans un central surchauffé, sous un soleil de plomb. Sous l’arbitrage de Jean-Luc Fuentes et Dominique Lebots, arbitres internationaux. Des conditions délicates, qui vont avoir un impact sur la prestation de ces joueuses. Ludivine Lovet et ses partenaires, vont essayer de rechercher la meilleure formule mais rien n’y fera. La formation de Camille Picard, sous l’impulsion de Nadège Baussian-Protat, qui recevra des mains de Sylvette Innocenti le challenge de la meilleure joueuse, va s’imposer en dix mènes sur le score de 13 à 8. On notera que ce résultat empêche Ludivine Lovet de remporter une 4e victoire.

    Évolution du score

    Picard-Lovet : 3-0/5-0 / 5-3/ 6-3/ N/ 9-3/ 10-3 / 10-6 /10-8 / 13-8

  • [Entretien] Gaëlle Salado : « Faire de chaque membre du Secours populaire un relais de solidarité actif »

    [Entretien] Gaëlle Salado : « Faire de chaque membre du Secours populaire un relais de solidarité actif »

    La Fédération du Secours populaire des Bouches-du-Rhône organise, ce lundi 6 juillet de 9h30 à 12h30, sa onzième université d’été sur le thème « Ecol’lectif – Pour que la solidarité devienne une valeur indestructible de l’être ». La matinée s’articulera autour d’un débat sur l’école, le collectif et la solidarité comme point d’appui pour la jeunesse, avec la participation des Copains du Monde, mouvement qui accompagne et réunis enfants et adolescents de différents pays. L’événement, gratuit, se tient au 169 Chemin de Gibbes, à Marseille (14e).

    La Marseillaise : Avant d’aborder cette 11e édition, pouvez-vous nous en dire plus sur les universités d’été et leur objectif ?

    Gaëlle Salado : L’université d’été, c’est un travail qui a été lancé il y a une dizaine d’années avec le sociologue Jacques Broda et qui permet de faire le lien entre le travail de terrain du Secours populaire et des concepts philosophiques, sociologiques et psychanalytiques. Ça permet de conceptualiser ce que l’on vit et la société dans laquelle on évolue. Les universités d’été sont animées par le désir de vouloir donner plus de puissance à notre action en la reliant avec des concepts plus théoriques et de montrer la place centrale qu’occupe la solidarité. On a amené une dimension internationale, ces dernières années, en impliquant nos partenaires étrangers au travers des villages Copains du Monde, avec les enfants des pays partenaires. Ce sont les enfants Copains du Monde, avec qui on travaille toute l’année sur différents concepts, qui choisissent le thème de l’université d’été. Le but est de se poser les mêmes questions, tout en sachant que l’on n’a pas grandi dans les mêmes endroits, que l’on n’a pas forcément la même culture.

    Cette année, le thème de l’université d’été est « Ecol’lectif – Pour que la solidarité devienne une valeur indestructible de l’être ». Pourquoi ce thème ? Pourquoi avoir choisi de mettre l’école au centre ?

    G.S. : C’était une demande des jeunes, car c’est un espace où ils passent énormément de temps et dans lequel ils ne sont parfois pas bien. C’est l’un des premiers espaces de socialisation pour les plus jeunes, un lieu où l’on éprouve le collectif avec des contraintes. Le collectif, c’est important, par rapport à tout ce qu’il se passe aujourd’hui dans le monde : les violences, le harcèlement… Le collectif, c’est quelque chose qui reste et qui existe. Les Copains du Monde sont un moyen de protéger les enfants et les adolescents, en leur donnant des outils.

    Le sujet porte sur les jeunes. Sont-ils les seuls à qui s’adresse l’événement ?

    G.S. : Non, l’université d’été ne s’adresse pas qu’aux jeunes. Elle est ouverte à toutes les personnes qui s’intéressent à ce sujet : les parents, les professeurs, les familles qu’on accompagne toute l’année ou encore les personnes extérieures au Secours populaire qui pourraient être curieuses.

    La matinée du 6 juillet s’articulera autour d’un débat. Comment l’avez-vous conçu et organisé ? Qui seront les intervenants ?

    G.S. : Cette année, on accueille l’île de La Réunion, le Maroc, le Liban et les États-Unis. On travaille avec des associations partenaires locales : un orphelinat au Liban, une association qui travaille pour l’accès à l’éducation des enfants en situation d’exclusion aux États-Unis… Et on va discuter de projets communs. Les jeunes des Copains du Monde ont préparé l’introduction depuis le mois de janvier. Dans des ateliers d’écriture, ils ont rédigé des textes qui ont été mis en scène par un bénévole qui fait du théâtre. Après cela, on lancera le débat sur l’école idéale. On déroulera jusqu’à la question de l’adolescence, de comment on peut accompagner les adolescents pour qu’ils maintiennent leur engagement autour de la solidarité. On veut offrir l’association à la jeunesse, questionner la place qu’on lui donne au sein du Secours populaire.

    Pouvez-vous revenir sur le village Copains du Monde et détailler son programme ?

    G.S. : Le village Copains du Monde se déroulera du 10 au 16 juillet. C’est un projet qu’on met en place aussi depuis 10 ans, au Secours populaire des Bouches-du-Rhône, qui nous permet d’accueillir des enfants et adolescents des pays partenaires. Ça permet aux jeunes de se mélanger avec d’autres cultures, langues et codes, de dépasser ces différences et de pouvoir se dire qu’ensemble, on est capables de créer quelque chose de différent.

    Une collecte financière est également prévue ?

    G.S. : Oui, les jeunes participent aussi à une collecte financière. Le jour du marché du Prado, on aura un stand du Secours populaire avec nos objets promotionnels et de l’artisanat des pays pour financer les actions. Cette collecte fait partie de leur formation en tant que bénévoles, qui sont très importants pour nous et sont appelés « animateurs, collecteurs, bénévoles ». Et tout au long de la semaine, les jeunes découvriront des activités et des jeux proposés par les autres pays. L’idée principale est vraiment le partage. Les enfants sont contents, les retours sont généralement : « On a l’impression d’être en famille même si on ne se connaissait pas au départ. » Quand ils ressortent de là, ils sont d’autant plus engagés. Ce qui est fondamental car le but est aussi de faire de chaque membre du Secours populaire un relais de solidarité actif.

  • Aurélie Bories : « La première fois au Mondial est toujours très impressionnante »

    Aurélie Bories : « La première fois au Mondial est toujours très impressionnante »

    La Marseillaise : Comment s’est passée cette nouvelle aventure pour vous à La Marseillaise ?

    Aurélie Bories : Les deux premières journées ont été un peu compliquées au départ. Je joue avec Camille Picard et Nadège Baussian, et on ne connaissait pas du tout Camille. Elle n’a que 18 ans, donc il a fallu que chacune prenne ses repères. Depuis samedi, en revanche, tout fonctionne très bien. Dès que l’une est en difficulté, les deux autres prennent le relais. C’est cette solidarité qui nous a permis de nous en sortir.

    Vous évoluez aux côtés de Camille Picard, qui dispute sa première saison chez les seniors, après avoir brillé dans les catégories jeunes. Un mot sur elle ?

    A.B. : Camille, je ne la connaissais pas du tout. Pour être passée par les Espoirs il y a près de dix ans, je sais à quel point il est difficile d’intégrer un groupe de seniors. Avec Nadège, on essaie donc de jouer un rôle de grandes sœurs, de l’accompagner et de la mettre en confiance. Plus elle est à l’aise, plus il lui est facile de s’exprimer sur le terrain. Et franchement, elle est super. Elle réalise un très bon tournoi, elle est à l’écoute, investie et toujours présente. Je n’ai vraiment rien à lui reprocher.

    Justement, cette complicité est-elle essentielle à vos yeux au moment de constituer une équipe ?

    A.B. : C’est clair que le feeling, c’est la clé pour moi. Tu peux jouer avec deux filles qui sont vraiment très fortes. Mais si tu n’es pas à l’aise, si tu n’arrives pas à t’entendre, que ce soit dans le jeu ou en dehors, franchement, ce n’est pas la peine. Quand ça va aller, ça roule. Mais quand il y a une petite faiblesse, c’est là où on n’arrivera pas à relever la tête. C’est ce qui fait la différence de jouer avec des filles avec qui on s’entend bien.

    La Marseillaise est un concours à part dans la saison. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    A.B. : Ça me plaît, parce que ça me rappelle forcément le Mondial de Millau, où l’on jouait aussi dans les allées, avec beaucoup de monde autour des parties. C’est une ambiance que je connais et à laquelle je suis habituée. La première fois au Mondial est toujours impressionnante, mais on s’y fait vite. Et puis, c’est agréable d’être aussi proche du public.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la pratique féminine ?

    A.B. : La pétanque féminine est de plus en plus médiatisée. Il y a encore quelques années, ce n’était pas le cas. Après, bien sûr qu’il reste du chemin à parcourir, car nous ne bénéficions pas encore de la même visibilité que les hommes. Mais les choses évoluent dans le bon sens, avec de réelles améliorations et il faut continuer sur cette voie.

    Le sport reste-t-il encore déséquilibré selon vous ?

    A.B. : On parle beaucoup des hommes, on en parle tout le temps même. Ils sont souvent prioritaires, et les femmes viennent ensuite, que ce soit sur le plan médiatique ou dans l’organisation des concours. Il est donc difficile pour nous d’avoir la même visibilité. C’est aussi aux organisateurs de mettre davantage les femmes en avant. Ici, le fait de proposer des demi-finales télévisées, c’est déjà un bon pas en avant.

    Vous avez récemment représenté la France aux championnats d’Europe, où vous avez glané deux médailles (une en argent et une bronze). Quel bilan en tirez-vous sur le plan personnel ?

    A.B. : Les Championnats d’Europe laissent un goût d’inachevé. Avec Charlotte, contre les Suisses, on a clairement laissé passer le match. On mène 6-4, puis on s’éteint complètement. En tête-à-tête, je perds à 9, et c’est de ma responsabilité : je ne réalise pas une bonne main de 3, ce qui me coûte cher. C’est une compétition extrêmement exigeante, où il faut enchaîner doublettes, tête-à-tête et doublettes mixtes en restant constamment concentré. La pression est forte, les journées sont longues, avec des débuts tôt le matin et des fins tard le soir. C’est vraiment difficile à gérer. On revient malgré tout avec quelques médailles. Ce ne sont pas les plus belles, mais cela reste une satisfaction.

  • La 50e maison du Bel Âge ouverte à Gardanne

    La 50e maison du Bel Âge ouverte à Gardanne

    « Objectif atteint ! En 2017, nous lancions l’idée d’un réseau inédit de 50 maisons du Bel Âge sur l’ensemble du territoire provençal, afin d’accompagner nos aînés au quotidien. » La présidente du Département, Martine Vassal (DVD), a inauguré, vendredi, la 50e Maison du Bel Âge.

    Ce dispositif proposent un accompagnement gratuit aux personnes de 60 ans et plus, pour leurs démarches administratives, notamment dématérialisées. Aujourd’hui, 47 000 seniors provençaux bénéficient de leurs services, assure l’institution départementale.

    Sur les 50 structures désormais recensées, 28 sont situées hors de Marseille. Parmi elles, les 18 installées dans les communes les plus éloignées des services publics assurent des opérations postales (achat de timbres, retrait et dépôt de colis ou recommandés, retrait d’argent) en partenariat avec La Poste.

    En période de fortes chaleurs, ces structures offrent des espaces d’accueil climatisés et les agents réalisent une veille sociale permanente afin de repérer et d’accompagner les personnes fragilisées.

    Au total, près de 20 000 appels téléphoniques sont passés aux 7 000 personnes isolées de plus de 85 ans pour s’assurer de leur bien-être.

  • Le cirque reprend ses quartiers d’été à Pissevin-Valdegour

    Le cirque reprend ses quartiers d’été à Pissevin-Valdegour

    À Pissevin-Valdegour, le début de l’été rime désormais avec cirque. Pendant dix jours, le stade Marcel-Rouvière se transforme en véritable village artistique où se croisent habitants, artistes, bénévoles et curieux. « Turbul’ en Chap’, c’est un projet d’éducation populaire qui existe depuis plus de vingt ans dans le quartier prioritaire Pissevin-Valdegour », présente Mathis Soteras, administrateur de l’association Appel d’Air.

    Le stade Marcel-Rouvière devient ainsi un terrain de jeu artistique. « Pendant une dizaine de jours, on propose des ateliers de cirque à partir de 18h et des spectacles tous les soirs à 20 h 30 gratuits et sans jauge », précise-t-il.

    Quatre grands chapiteaux sont installés pour accueillir les différentes disciplines circassiennes. Chaque jour, près de 300 enfants participent aux ateliers avant que quelque 350 spectateurs ne prennent place pour le spectacle du soir. Pour faire vivre cette programmation, une centaine de personnes se relaient : artistes, techniciens, animateurs, bénévoles et salariés de l’association. Au fil des années, Turbul’ en Chap’ s’est imposé dans le paysage nîmois. « On sent vraiment que l’événement est attendu. Aujourd’hui, c’est ancré dans le quartier, mais aussi dans la ville de Nîmes », poursuit Mathis Soteras.

    Un cirque qui va à la rencontre des habitants

    L’objectif reste d’aller vers les habitants plutôt que d’attendre qu’ils franchissent les portes d’un équipement culturel. Pour cela, les équipes déploient chaque soir un camion d’animation au pied d’autres immeubles. « Pendant les ateliers, on installe aussi des animations place Soleil Levant ou dans d’autres pieds d’immeubles. Cela nous permet d’aller vers les personnes qui n’osent pas descendre ou pour qui le stade est encore trop loin. On organise aussi des impromptus avec des artistes qui jouent de manière impromptue dans ces espaces ».

    Le travail de proximité ne s’arrête pas aux enfants. Depuis cinq ans, trois soirées nocturnes sont proposées jusqu’à une heure du matin afin d’attirer un public adulte. « L’année dernière, un club de football est venu essayer le grand volant, la jonglerie ou les agrès. Trois jours plus tard, c’était un club de basket. Il se passe vraiment quelque chose lors de ces moments-là », raconte Mathis Soteras.

    Ces soirées permettent aussi d’aborder d’autres sujets de société. « On a pu organiser des ateliers en mixité choisie avec des groupes de femmes qui souhaitaient se réapproprier cet espace public », ajoute Antoine Nollet, animateur.

    Chaque année depuis plus de vingt ans donc, le monde du cirque vient se glisser dans ces quartiers et devient un vecteur d’émancipation qui permet d’effacer certaines frontières et d’écrire des nouveaux récits à Pissevin-Valdegour. « C’est vraiment un support pour nous. On questionne aussi les identités de genre. On sait aussi qu’on a des habits, des manières de vivre qui peuvent paraître un peu étranges et du coup, c’est l’occasion d’en parler avec ces personnes-là », ponctue Mathis Soteras.

    Aucun doute, ces moments d’échanges sont autant attendus par les habitants que par les artistes qui y participent.

  • L’usine de la CGES à Montagnac compromise

    L’usine de la CGES à Montagnac compromise

    Depuis 2022, l’association Veille eau grain se mobilise contre un projet d’usine d’embouteillage porté par la Compagnie générale d’eaux de source (CGES), qui voudrait exploiter le forage de la Castillone, à Montagnac (34). En 2024, la CGES avait ainsi racheté quatre parcelles à la commune, comprenant à la fois le forage et son chemin d’accès. Cette cession avait été validée par deux délibérations du conseil municipal, datant respectivement du 29 septembre 2022 et du 21 février 2023.

    Un constat partagé

    « Nous avons attaqué ces deux délibérations pour manque d’information des conseillers municipaux et vil prix, raconte Vincent Lapasset, membre de Veille eau grain. Nous avons été déboutés une première fois par le tribunal de Montpellier en 2024. Mais le 16 juin 2026, la Cour administrative d’appel (CAA) de Toulouse nous a donné raison en annulant les deux délibérations. » Véritable « tsunami », cette décision montre que la vente s’est faite à un prix inférieur à sa valeur, soit 30 000 euros alors que la commune avait acquis les parcelles à 37 000 euros. Elle pointe également que l’embouteillage n’est pas d’intérêt public, dans un secteur exposé aux sécheresses et où une trentaine de domaines des environs n’ont toujours pas accès à l’eau potable.

    Quelques jours après cet arrêté, la chambre régionale des comptes d’Occitanie a rendu son rapport d’observations définitives pour les exercices 2019 à 2024 de la commune. Celui-ci appuie l’arrêté de la CAA, montrant notamment que le choix de vendre le forage pour financer sa rénovation (estimée à environ 400 000 euros), n’était « nullement imposé par des considérations financières ». Si l’annulation des délibérations prive de fondement la vente conclue le 26 avril 2024, elle ne l’annule pas. La commune peut encore se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État et de son côté, l’association Veille eau grain a déposé une autre plainte auprès du procureur de Béziers concernant l’acte de vente.