Author: tecnavia

  • Alima Boumediene-Thiery témoigne depuis la flottille

    Alima Boumediene-Thiery témoigne depuis la flottille

    « Partir, pour moi, était naturel, je ne pouvais plus rester ici sans rien faire », affirme Alima Boumediene-Thiery. Ancienne eurodéputée et sénatrice écologiste, l’avocate a embarqué à bord de Persévérance, un bateau qui bat pavillon français avec pour ambition de rejoindre la bande de Gaza et mettre fin au blocus israélien. Au moment où elle témoigne, la flottille longe les côtes grecques en direction de la Turquie, l’un des points d’étape et de rendez-vous des activistes. « Notre objectif, bien sûr, c’est de poursuivre, quels que soient les risques, jusqu’au bout », martèle-t-elle, consciente des dangers encourus.

    Quelques jours auparavant, les autorités israéliennes ont intercepté, dans les eaux internationales, une vingtaine de navires humanitaires de la Global Sumud Flotilla et détenu plus de 170 militants sur un bateau-prison, où ils auraient été battus. La plupart ont depuis été relâchés. Deux militants brésiliens et espagnols sont toujours en détention. Leurs gouvernements respectifs ont appelé à leur libération. « Israël est non seulement un État criminel, mais aussi un État voyou, un État pirate. C’est absolument interdit dans le droit international, mais aussi dans le droit maritime, d’intercepter des bateaux dans les eaux internationales. Et il est interdit de monter sur un bateau qui a un pavillon étranger », soulève Alima Boumediene-Thiery.

    Elle fait par ailleurs état de drones qui survolent le navire depuis des jours, ce qui renforce sa détermination. « Ça fait 40 ans que je manifeste et 20 ans que je me rends en Palestine régulièrement. Voilà 3 ans qu’il y a un génocide sous nos yeux, on doit briser ce silence et mettre nos États au pied du mur pour les forcer à réagir et couper tout lien avec Israël pour l’isoler », pousse-t-elle.

  • Ces 22 kilomètres qui relieraient Nice à Genève

    Ces 22 kilomètres qui relieraient Nice à Genève

    Durant les discussions en mairie de Briançon ce mardi, une demande, défendue de longue date par des élus et usagers, a été renouvelée par Jerôme Rebourg, vice-président de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut). Il s’agit de la réouverture des 22 kilomètres de voie ferrée, fermés en 1989, entre Digne et Saint-Auban. Sur le papier, ce tronçon aujourd’hui à l’abandon, permettrait de connecter la ligne des Alpes, qui va d’Aix-en-Provence vers l’Etoile de Veynes et de là vers Grenoble, Gap, Valence et même Genève, à la ligne qui va de Digne-les-Bains à Nice. La Fnaut revendique même le soutien de plusieurs municipalités dont la capitale suisse elle-même. Une démarche déjà entamée depuis plusieurs années par les associations locales.

    « Il faut réactiver Digne-Saint-Auban, sans quoi on ne fera pas réellement le désenclavement des Alpes du Sud, martèle Sylvain Liotard, président de Mobilités Alpines. Cela desservirait Nice, Veynes, Grenoble, mais aussi la vallée du Verdon et Avignon TGV. Se concentrer uniquement sur Aix-Briançon est préjudiciable, on perd des trajets et des clients potentiels. » Sur la carte des trains en région Sud, cette ligne vacante au cœur des Alpes-de-Haute-Provence, interroge. Son abandon, décidé en 1989, s’explique dans un contexte général de fermeture des petites lignes considérées comme peu rentables par la SNCF dans les années 1980, qui les remplace à cette période par des services d’autocars. Paradoxalement, la ligne Alpazur connaissait un succès de fréquentation, surtout durant les périodes touristiques. Les journaux de l’époque rapportent même les louanges des passagers saisis par le défilé de paysages offerts de Genève à Nice en une journée de voyage. La fin du tronçon Digne-Saint-Auban dû à son manque de rentabilité a en quelque sorte condamné l’itinéraire dans son ensemble.

    La SNCF botte en touche

    Néanmoins, la chose n’est pas si simple selon les cadres de la SNCF. « Tout ce qui n’est pas entretenu s’use et coûte plus cher quand il faut le remettre à niveau », a tempéré Karim Touati, directeur régional de SNCF réseau en Paca. Avant de citer des solutions éventuelles de « mobilités plus légères avec des trains légers innovants qui pourraient être une réponse, parce qu’ils génèrent des coûts d’infrastructures plus faibles ». Le président directeur de la SNCF , Jean Castex, a lui aussi laissé la porte entrouverte : « Notre objectif, c’est que le réseau actuel tienne, mais on n’est pas fermés. Rouvrir des lignes, c’est arrivé ! Mais avant de parler d’en rouvrir il faut consolidant l’existant. »

  • Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Quand la SNCF déraille, un film donne la voix aux cheminots

    Le Casi des cheminots de Paca est à l’initiative de ce documentaire, réalisé en pleine ouverture du service public ferroviaire à la concurrence. Un film qui s’adresse au grand public. « Une occasion de porter un autre regard sur le monde cheminot face à ce bouleversement et de comprendre l’attachement de ces hommes et de ses femmes à leur entreprise et à leur mission de service public », présente Sébastien Gronnier, secrétaire du Casi.

    En proie à un démantèlement, la grande famille du rail se dit en souffrance. « La concurrence, la filialisation, les transferts de personnels, les horizons bouchés, les réorganisations, y compris dans des établissements qui ne sont pas soumis à des transferts, ce sont de vrais chocs pour les cheminots, a déclaré Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la CGT Cheminots. On en est à treize cas de suicide depuis quelques mois. » Une situation si préoccupante qu’elle a poussé les quatre syndicats de la SNCF à lancer, mercredi 6 mai dernier, un appel unitaire à la grève pour le mercredi 10 juin prochain afin d’exiger un moratoire.

    Le service public sacrifié

    à la rentabilité

    Les syndicats cheminots ont dénoncé le manque d’investissements dans l’outil ferroviaire depuis des années, de même que le découpage de la SNCF en plusieurs entités. Aujourd’hui, la vétusté des rails et des rames fait partie des arguments avancés par l’ex-Premier ministre Jean Castex, devenu PDG de la SNCF, et par Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, pionnier de cette ouverture à la concurrence, tablant sur l’effet d’aubaine des Jeux olympiques d’hiver pour moderniser des lignes (lire notre édition du 7/05)… qui devront être rentables.

    Mais le service public échappe par définition à toute considération de rentabilité. Un moratoire serait donc l’occasion pour la population « d’avoir toutes les cartes en main pour se faire une opinion sur ce choix politique, précise le secrétaire du Casi. L’ouverture à la concurrence est une vraie bataille des idées. » L’organisation de cheminots a déjà publié une BD sur la privatisation de la SNCF, suivie d’un livre qui collecte des témoignages sur le passage au système concurrentiel. Dans la lignée, le film affiche cette visée didactique. Le grand public est la cible de ce documentaire, dont le parti pris est de focaliser sur le vécu humain et non l’aspect économique des réorganisations de la SNCF.

    On s’y écarte des prises de paroles syndicales pour se fixer sur « des témoignages de cheminots, des hommes et des femmes qui ont fait le train hier et qui le feront demain. Ce sont les mêmes, passés du public aux mains du privé, confrontés à un manque de moyens, une perte de sens. Car pour répondre à un appel d’offres, il faut baisser la facture, donc rogner sur la sécurité et les conditions de travail », résume Sébastien Gronnier. L’Angleterre en a déjà fait les frais. Ici, c’est le rapport de ces cheminots à leur travail qui est exploré, « comment ils vivent et ressentent ces bouleversements. Comment, au guichet, ce qui se faisait à deux est demandé à un seul… ». Dans la salle, le processus de libre concurrence trouve un autre éclairage : « Les gens réagissent et disent que ce schéma a conduit également à une baisse de qualité de service à La Poste ou à EDF. »

    Le documentaire continue son chemin à la rencontre du public. Draguignan était la douzième projection du film depuis le début de l’année. Sept autres suivront avant l’été et le documentaire sera disponible sur les plateformes après la période estivale.

    Prochaines séances : le 18 mai
    à Mandelieu-la-Napoule lors
    du festival Visions sociales (06),
    le 21
     mai à Tregunc (29), le 26 mai à Rouen (76) et à Chambéry (73), le 27 mai à Caen (14), le 10 juin
    à Lille (59) et le 12 juin
    à Annecy (74).

  • L’orgue de la Madeleine à son tour en voie de restauration

    L’orgue de la Madeleine à son tour en voie de restauration

    Sur la place des Prêcheurs, les portes imposantes de l’église de la Madeleine sont toujours fermées. Depuis 2006 « suite à de graves désordres structurels portant atteinte à la stabilité du bâtiment », puis la livraison d’un arrêté de péril, le monument n’ouvre qu’occasionnellement, pour une messe ou un événement culturel. Depuis 2025, une nouvelle cure de jouvence est lancée pour l’église dominicaine. Plusieurs phases de travaux se sont succédées depuis sa fermeture, la dernière ayant eu lieu entre 2019 et 2020. Dans cette nouvelle phase de travaux, concentrée sur la restauration des intérieurs de l’église, le grand orgue de tribune Isnard Moitessier fera lui aussi l’objet d’une longue restauration, minutieuse, et sur plusieurs années. La dernière tranche des travaux devrait prendre fin d’ici mai 2029, selon le marché de travaux public dédié. Pour la petite histoire, l’instrument, classé au titre des monuments historiques pour sa partie buffet (arrêté du 20 septembre 1910) et pour sa partie instrumentale (arrêté du 16 février 1984), avait été a « été livré en 1743 par Jean -Esprit Isnard », facteur d’orgues français.

    Quatre phases de travaux

    « Il s’agit d’une œuvre monumentale, orné de sculptures en bois, qui a conservé une partie de ses jeux d’origine », est-il indiqué dans le document officiel. Niché en fond de l’Église, il mesure plus de neuf mètres de haut, est composé de 249 tuyaux postés, de 14 pièces gravées.

    Cette restauration, d’ampleur, est divisée en diverses phases. En raison des travaux de restauration intérieure, la première étape consistera, toujours selon les termes du marché, de démonter la partie instrumentale de l’orgue d’ici le mois d’octobre 2026. Les buffets eux, resteront sur site. Leur « protection » au vu des poussières causées par les travaux de restauration devra être bouclée d’ici mars 2027. Est ensuite prévue une phase de restauration de ces éléments en atelier. « Cette phase est menée parallèlement avec les travaux intérieurs à l’édifice au cours desquels il ne sera pas possible de réaliser quoique ce soit sur le buffet d’orgue pendant cette période », est-il stipulé. Ce travail sera ensuite suivi du démontage des protections installées sur le buffet, une fois l’église accessible de nouveau, et la « restauration complète du buffet d’orgue ». La quatrième et dernière phase consistera à réassembler l’orgue, puis sa mise en service. Une phase qui s’achèvera d’ici mai 2029.

  • [Entretien] Jean-Sébastien Gros, président du GDSA 83 : « Le Plan Frelon, ce n’est que de la communication »

    [Entretien] Jean-Sébastien Gros, président du GDSA 83 : « Le Plan Frelon, ce n’est que de la communication »

    La Marseillaise : En quoi le frelon asiatique nuit-il à votre activité ?

    Jean-Sébastien Gros : Je veux d’abord dire que c’est un problème général, pas celui des apiculteurs. C’est comme le Covid : au départ, on nous disait de ne pas nous inquiéter, qu’il allait se réguler seul. Aujourd’hui, ce frelon décime la moitié des insectes du pays. Les apiculteurs sont les seuls à avoir porté l’alerte, alors qu’il se nourrit à 30% d’abeilles domestiques contre 70% de faune sauvage. Un seul individu peut manger 13 kg d’insectes en un an. Il y a des zones où ne peut plus travailler. J’ai installé des ruches dans l’Ain et l’Isère car, dans le sud, ça devient compliqué, mais le problème arrive aussi là-bas. On est capable de reconstituer nos cheptels, on multiplie les ruches. Mais on va en avoir 600 ou 700 pour produire la quantité de miel qu’on faisait avec 400. Pour nous, c’est comme le loup. Sauf que les éleveurs ont des aides, nous non.

    Observez-vous une recrudescence ?

    J.-S.G. : On parle de progression de sa zone géographique d’implantation. Je n’en ai pas plus que les autres années, mais c’est devenu invivable. On a eu un hiver très doux, donc la pression arrive plus tôt. Il y a cinq ans, on n’en avait que sur la côte. J’ai des ruchers à Canjuers, à 1 200m d’altitude, où il est désormais en permanence. Il est également très bien implanté à Gap et Sisteron. Ça commence dans l’Isère et l’Ain. Petit à petit, il va coloniser toute la France. Il est capable de monter à 2 500m d’altitude dans sa région d’origine.

    Les abeilles sont-elles capables
    de se défendre par elles-mêmes
     ?

    J.-S.G. : S’il y a un seul frelon, ça ne fait pas trop de dégâts. Elles peuvent le tuer, mais c’est anecdotique, et dès qu’il y en a plusieurs, ce n’est plus possible. Le problème, ce n’est pas que le frelon mange des abeilles, c’est qu’il empêche les abeilles de rentrer et sortir de la ruche. Ça les confine, elles ne peuvent plus aller chercher à manger, la reine arrête de pondre et la ruche s’effondre.

    Comment luttez-vous ?

    J.-S.G. : Le seul moyen efficace et légal, c’est de déplacer sa ruche ailleurs. Les moyens techniques ne donnent rien de flagrant. Le piégeage ne marche pas. La destruction de nids si, la pression baisse pendant un temps, mais d’autres frelons reprennent le territoire. Les harpes électriques, qu’on teste depuis deux ans, fonctionnent s’il y en a beaucoup. Mais on n’a aucune info sur le déplacement du frelon et on ne sait pas s’il ne va pas revenir quand les harpes ne seront plus là. Le frelon est très malin et s’adapte vite au problème.

    Êtes-vous en relation avec les pouvoirs publics à ce sujet ?

    J.-S.G. : Oui, mais le Plan Frelon [lancé par le ministère de la Transition écologique début 2026, Ndlr.], sur lequel on a travaillé depuis trois ou quatre ans, n’est doté d’aucun moyen. C’est de la com’ [sic]. On plaide pour un fonds de recherche, afin de trouver des solutions. Le problème, c’est que chacun bosse dans son coin. Par exemple, l’Inra [Institut national de la recherche agronomique], qui travaille sur de la détection de nids par drone, refuse d’échanger avec des sociétés liées à la défense avec qui on est en contact et qui ont des solutions plus performantes. Ce qui importe, c’est leur brevet. On a besoin de concertation et de moyens. On fait 25 fois les mêmes choses et rien n’avance.

  • Commémoration des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, l’autre 8 mai

    Commémoration des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, l’autre 8 mai

    « Le 8 mai 1945, la France a manqué à ses devoirs universels et a commis l’inexcusable. » C’est le ton grave qu’Anthony Krehmeier, maire (PS) des 2e et 3e arrondissements de Marseille, a lancé la cérémonie commémorative des massacres du 8 mai 1945, qui se déroulait, ce vendredi après-midi, à côté de la Porte d’Aix.

    Des massacres qui ont lieu à « Sétif, Guelma et Kherrata », comme le rappelle le maire de secteur, lors de manifestations qui font suite à la mort de Bouzid Saâl, jeune militant anticolonialiste qui défilait drapeau algérien à la main, tué par un policier français, le 8 mai. « Trop longtemps, après ces dizaines de milliers de morts, il y a eu le silence des vivants », dénonce Anthony Krehmeier, rappelant qu’une année auparavant, le maire (DVG) Benoît Payan a procédé à la pose d’une plaque commémorative.

    Devoir de mémoire

    « Il est de notre devoir d’entretenir cette mémoire. Cette histoire commune, c’est aussi ce qui lie nos deux rives, Marseille connaît mieux que quiconque la douleur de ceux qui ont subi la colonisation et ses crimes », martèle le maire des 2-3. Outre la pléiade d’élus de la Ville, le député insoumis Manuel Bompard ou le sénateur écologiste Guy Benarroche, de nombreux représentants de la communauté et diaspora algérienne à Marseille étaient présents pour l’occasion, dont le consul adjoint d’Algérie, Ahmed Si-Ahmed. Zoheir Sabri, futur président de l’espace Franco-Algérien, a également pris la parole pour rappeler que le lien entre « Marseille ville des exilés » et les victimes de ce massacre. « Des milliers d’Algériens qui marchaient pacifiquement pour la dignité et l’égalité ont été massacrés par l’armée coloniale. Parmi eux, se trouvaient des familles des mêmes tirailleurs algériens qui avaient versé leurs sangs pour libérer Marseille en août 1944 », lance-t-il.

    En parallèle de cette cérémonie, plusieurs associations et collectifs organisaient un rassemblement revendicatif pour une reconnaissance plus officielle de ces massacres.

  • Martigues n’oublie pas les massacres en Algérie

    Martigues n’oublie pas les massacres en Algérie

    Le 8 mai, la France célèbre la victoire contre le nazisme, le triomphe de la liberté sur la barbarie. Mais « cette date porte aussi une autre mémoire, note ce vendredi le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF). Une mémoire plus douloureuse, plus longtemps tue, mais tout aussi essentielle à notre compréhension du passé. Tandis que l’Europe célébrait la paix retrouvée, de l’autre côté de la Méditerranée, une tragédie nouvelle débutait. »

    À Sétif, des milliers d’Algériens sont dans les rues pour fêter eux aussi la défaite du fascisme. Avant la bascule : Bouzid Saâl, jeune manifestant, est abattu, entraînant une spirale de violences qui embrase toute une région. Dans les jours qui suivent, 45 000 civils sont tués.

    « Longtemps, ces événements sont restés dans l’ombre, ils ont été portés dans l’intimité des mémoires, dans la douleur de l’absence de reconnaissance », souligne Gaby Charroux, qui met un point d’honneur à corriger cette faute en sanctuarisant cette commémoration dans le protocole municipal. « Assumer l’histoire dans toute sa complexité, dans toute sa vérité, c’est aussi la force et la dignité de la République. » Les associations Rebel 13 et Martégalités souhaitent aller plus loin. « On considère qu’il y a encore des démarches à faire, notamment sur le fait de nommer ces massacres qui sont des massacres coloniaux », explique Myriam Ghedjati.

  • Un moment fraternel pour le PCF d’Aix

    Un moment fraternel pour le PCF d’Aix

    Le 8-Mai « a une profonde importance pour nous, les communistes. Notre histoire est profondément liée à cette date », explique Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF d’Aix. En cette journée de capitulation de l’Allemagne nazie, les communistes aixois ont rendu hommage aux martyrs de la Résistance comme Ernest Prados, fusillé pendant l’Occupation, à l’âge de 23 ans. Un pique-nique fraternel avec toutes les forces progressistes s’est ensuite tenu.

  • Le « courage » mis en avant à Septèmes

    Le « courage » mis en avant à Septèmes

     « Un mot caractérise ceux qui ont lutté contre cette idéologie nazie : le courage ! (…) En ces temps troublés, restons attentifs à ce que les idéaux nés du Conseil national de la Résistance tels que les services publics, la solidarité nationale, la Sécurité sociale (…) ne soient sacrifiés sur l’autel de la mondialisation, de l’indifférence et du renoncement au combat. »

  • À Martigues, la mémoire comme bouclier contre les discours de haine

    À Martigues, la mémoire comme bouclier contre les discours de haine

    Un peu après 11h, le son des trompettes et des tambours remonte de l’avenue Pasteur. Le défilé termine sa course devant le Monument aux morts de la place du 8-Mai-1945. « Une date qui marque la victoire de la liberté sur la barbarie, la défaite du nazisme et le retour de l’espérance », rappelle le maire communiste, Gaby Charroux.

    Derrière la « joie légitime » des peuples meurtris après six ans de guerre « demeurait une réalité impossible à effacer : celle d’un continent dévasté et d’un bilan humain d’une ampleur vertigineuse », poursuit l’édile. Entre 1939 et 1945, la Seconde Guerre mondiale a engendré la mort de plus de 60 millions de personnes, dont la moitié de civils et plus de 6 millions de Juifs.

    « Ce qui distingue cette guerre des précédentes, c’est qu’elle fut aussi une guerre idéologique, une guerre pensée, organisée et conduite au nom d’une idéologie raciste, antisémite et profondément inégalitaire », appuie Gaby Charroux, évoquant les camps de la mort, les persécutions et exterminations visant les tsiganes, les opposants politiques, les résistants, les homosexuels et les handicapés.

    Que les jeunes participent

    Le maire s’interroge : « Comment la haine a-t-elle pu devenir un projet politique ? C’est une question essentielle pour comprendre le passé, mais aussi éclairer l’avenir. L’histoire nous enseigne que les grandes catastrophes humaines ne surgissent jamais brutalement. Elles s’installent progressivement à mesure que les discours de haine se banalisent, que les préjugés s’installent, que les discriminations deviennent tolérables et que l’indifférence remplace la vigilance. » À l’heure où l’extrême droite opère une montée dans l’opinion publique, le devoir de mémoire et la transmission sont plus que jamais essentiels.

    Jen-Luc Duthoit s’y emploie. Porte-drapeau depuis 28 ans après avoir fait une carrière militaire, il embarque dès qu’il peut son petit-fils de 12 ans, Nathan, dans les commémorations. « Il faut que les jeunes participent. J’essaie de lui rappeler les valeurs de paix pour préserver notre liberté. »