Author: tecnavia

  • [Fibre Excellence] Carole Delga : « Nous avons eu raison de nous battre »

    [Fibre Excellence] Carole Delga : « Nous avons eu raison de nous battre »

    « Une étape majeure vient d’être franchie. Avec les industriels engagés dans le projet, nous nous battons pour obtenir ces trois mois supplémentaires indispensables à la finalisation de la reprise. Aujourd’hui [lire mardi], devant le Tribunal de commerce, cette demande collective a reçu le soutien de l’ensemble des parties. Le sérieux et l’engagement des investisseurs ont été reconnus » a réagi mardi la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS), à l’issue de l’audience du tribunal de commerce de Toulouse. « Nous avons eu raison de nous battre et de ne jamais renoncer ! Depuis des mois, nous travaillons et prenons nos responsabilités pour donner un avenir au dernier producteur français de pâte à papier. Nous avons construit un projet industriel solide, pérenne et rentable » insiste l’élue. « Je pense aujourd’hui d’abord aux salariés et à leurs familles, qui vivent depuis des mois dans l’incertitude et se battent eux aussi pour leur usine. Ces trois mois vont désormais nous permettre de travailler sereinement avec les industriels pour finaliser et consolider le projet de reprise. », appuie Carole Delga.

    13 millions votés par les élus

    Pour assurer la continuité de l’activité de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens, La Région mobilisera 3,5 millions (sur une enveloppe globale de 13 millions d’euros), d’octobre jusqu’à début de décembre. Le financement régional sera versé mensuellement, en fonction de l’avancement du projet de reprise. L’État aura assuré la continuité en engageant 2 millions jusqu’au 30 septembre. Ces financements permettront d’assurer les charges courantes, de préserver l’outil industriel et de maintenir les emplois, tout en laissant aux industriels le temps nécessaire pour finaliser leur projet de reprise.

    Lundi, Les élus régionaux ont voté une enveloppe de 13 millions d’euros en faveur de la relance de Fibre Excellence. Sur cette enveloppe, 3,5 millions seront donc mobilisés pour financer la poursuite de l’activité pendant les trois prochains mois. « Le reste de l’engagement régional accompagnera le projet industriel de 90 millions construit ces derniers mois avec l’ARIS [Agence régionale des investissements stratégiques] et les partenaires industriels, destiné à relancer la production de pâte à papier et à développer de nouvelles activités sur le site ». En parallèle, « les échanges se poursuivent avec les deux investisseurs solides et sérieux, dont Soprema, qui travaillent activement à la finalisation du projet, de son business plan et de ses activités », précise la Région. Ils avaient eux-mêmes exprimé le besoin de disposer d’environ trois mois supplémentaires.

  • [Maj] Vers un délai de trois mois pour l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens en Occitanie

    [Maj] Vers un délai de trois mois pour l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens en Occitanie

    Le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision mardi 15 septembre. Mais il fait peu de doute qu’il devrait, sauf très mauvais coup de théâtre, prononcer la poursuite de l’activité de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour au moins trois mois.

    Objectif de ce délai : permettre aux industriels candidats à la reprise de proposer un projet solide. Un enjeu majeur après la liquidation du site Fibre Excellence de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône où l’espoir pourrait aussi renaître à la faveur de la reprise de l’usine occitane.

    « Les salariés ne baisseront pas la garde »

    Ce délai doit permettre « de sécuriser le site et de donner le temps nécessaire à la finalisation d’une solution industrielle pérenne. Pour permettre la poursuite de l’activité pendant cette période », explique la Région Occitanie qui met sur la table 3,5 millions, l’État assurant pour sa part un engagement de 2 millions jusqu’au 30 septembre.

    « C’est une nouvelle étape, mais ce n’est pas encore la victoire qui aura lieu le jour où l’usine redémarrera », a déclaré Pauline Salingue, représentante de la CGT de Haute-Garonne. « Le projet (de reprise) est là, on a gagné un peu de temps pour avancer sur ce projet, il y a des repreneurs, les salariés ne baisseront pas la garde et resteront mobilisés dans les prochaines semaines ». La représentante du ministère public a demandé trois mois supplémentaires de poursuite d’activité, conformément à la volonté de la Région pour permettre à un repreneur de finaliser une offre de reprise. Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a demandé « des engagements précis » de la part des porteurs du projet de reprise.

    Un industriel portugais

    a manifesté son intérêt

    La présidente de la Région Occitanie, la socialiste Carole Delga (lire ci-dessous), avait appelé l’État à nationaliser temporairement Fibre Excellence pour une durée de plusieurs mois afin de permettre à un éventuel repreneur de finaliser une offre de reprise. Selon les informations du journal La Tribune, un industriel portugais serait très intéressé et aurait visité le site de Saint-Gaudens. Il pourrait s’agir du groupe Papermar. Une lettre d’engagement aurait été déposée. Un autre partenaire industriel, le groupe alsacien Soprema fait aussi partie du tour de table.

    À l’issue de l’audience, Cédric Byé, président du CSE de Fibre Excellence, délégué CGT chez Fibre Excellence, a qualifié de « geste fort » l’annonce du gouvernement et de la Région d’un soutien financier nécessaire pour la poursuite de l’activité. Un représentant de la Région a indiqué que le sérieux des repreneurs potentiels justifiait ce délai de trois mois pour bien préciser leur projet de reprise.

  • À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    Devant l’hôpital de Gap, les passants ne peuvent pas louper la pancarte « Hôpital en grève » agrémentée des drapeaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Dans le hall gît un cercueil en carton. Autour, une quinzaine de membres du personnel portent un brassard noir pour signifier le deuil. En cette journée de mobilisation de la fonction publique hospitalière, les soignants du Chicas se sont mobilisés pour porter des revendications nationales et locales.

    « Un sentiment d’abandon »

    À commencer par une amélioration des conditions de travail, des effectifs et de la protection contre les fortes chaleurs. Manque de ventilateurs, agents contraints de scotcher des couvertures de survie sur les fenêtres, tenues non adaptées… « La canicule était une catastrophe pour les agents et les patients », regrette Florence Cheilan, déléguée CGT. Les syndicats dénoncent aussi le sous-effectif et l’obligation d’alternance jour/nuit qui « détériore gravement la santé physique et mentale ».

    Ils demandent par ailleurs une revalorisation salariale et un dégel du point d’indice, ainsi que la mise en place d’une Protection sociale complémentaire pour garantir une couverture santé pour tous les agents.

    « À Gap, on a l’hôpital central du bassin, donc on absorbe tout, lance Charlotte Blandin, aide-soignante. C’est un vrai sentiment d’abandon, et la population ne se sent pas concernée ».

    Les agents en grève sont tout de même assignés au travail. « Donc nous ne sommes pas entendus. Tant que ça continue de tourner, même si on en peut plus, personne ne fait rien », ajoute Ingrid Gallerini, diététicienne et secrétaire de la CFDT Chicas.

    Selon la direction, 41 agents se sont déclarés grévistes mais ont été assignés pour assurer le service minimum et un agent gréviste était absent sur les 892 prévus au planning.

    Agathe Di Lenardo

  • La perte du label du Parc de Camargue fait des remous

    La perte du label du Parc de Camargue fait des remous

    « Comment accepter que son Parc naturel régional n’ait aujourd’hui plus de charte pour fixer le cap des quinze prochaines années ? » s’émouvait l’élu d’Arles Nicolas Koukas (PCF) début août, à l’adresse de la vice-présidente de région et présidente du Parc depuis 2022 Anne Claudius-Petit (Ren.). Ceci « Alors que notre territoire est confronté à des enjeux qui ne peuvent plus attendre : réchauffement climatique, montée des eaux, risques inondations, érosion du littoral, risques d’incendies, préservation des écosystèmes », listait l’élu. En cause, l’échéance de la charte régissant le Parc en février 2026, non renouvelée à temps. Un retard causé par les difficultés du Parc ces dernières années, selon la présidente.

    L’ombre de la THT

    Mais voilà, alors que Nicolas Koukas demandait si « les positions successives du Président de région », Renaud Muselier (Ren.) étaient à l’origine des blocages, la Présidente explique à La Provence le 4 septembre que « La fin du mandat de Roland Chassain et celui de Patrick de Carolis ont posé des difficultés ».

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis (Horizons) réfute toute responsabilité : « Surprenant d’expliquer ces difficultés par un mandat clos depuis plus de 4 ans ». « La procédure de renouvellement avait été actée par délibération du 14 avril 2022. La Région a retiré de son assemblée plénière du 24 juin la délibération de renouvellement de la charte » retrace Patrick de Carolis. L’intéressé a « rectifié » le propos de La Provence le jour même, en s’inscrivant « dans les réussites de mes prédécesseurs ». Mais au fond, le Parc restera sans label au moins jusqu’à fin 2029 tandis que les controversés projets de ligne Très haute tension et de contournement d’Arles restent en cours.

  • L’ex-première adjointe du maire RN de Six-Fours-les-Plages se lâche

    L’ex-première adjointe du maire RN de Six-Fours-les-Plages se lâche

    L’élue aujourd’hui d’opposition, raconte comment elle a été contactée par le candidat RN, et comment elle a accepté, un peu naïvement, de s’engager pour « œuvrer pour sa commune et être utile ». Sur le fait que la proposition émane d’un personnage sulfureux, elle répond, un peu gênée : « Mes valeurs font que j’estime que tout le monde a droit à une seconde chance dans la vie, que tout le monde peut s’améliorer… » Et celui qui était alors député a soutenu son association. Et lui a même décerné la médaille de l’Assemblée récompensant son engagement.

    Mais le 13 août dernier, tout bascule. Convoquée pour un entretien, on lui demande de démissionner. « J’ai refusé : car pendant plus de quatre mois, j’ai exercé mes missions avec sincérité, énergie, engagement et loyauté envers l’équipe municipale et les habitants de Six-Fours », explique-t-elle. Ses délégations lui sont donc retirées, ce jour-là au motif de « divergences sur la conduite des affaires municipales ». « Je conteste vivement cela », affirme-t-elle, en précisant qu’aucun fait précis, ni grief circonstancié, ne lui ont été communiqué.

    « J’ai été trop naïve ! »

    Elle prend conscience alors tardivement que son nom, sa personne et son réseau ne sont plus maintenant d’aucune utilité au maire d’extrême droite qui est parvenu à rafler la mise en devançant son concurrent de quelques voix à peine. Ce dernier entend bien maintenant avoir les coudées franches pour mener sa politique sans s’encombrer d’une personnalité sans étiquette, peut-être un peu trop tatillonne.

    « Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir été utilisée à des fins politiques », regrette-t-elle.

    Mais des signes avant-coureurs auraient pu l’alerter constate a posteriori Carolyn Salva. Avec des échanges très limités avec celui qui est devenu premier magistrat. Elle est laissée un peu de côté. Sauf, se souvient-elle, pour le dépôt de gerbe du 19 juillet, journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites, se rappelle-t-elle. Là, on lui laisse avec plaisir les commandes.

    « On était à peine cinq élus de la majorité », déplore-t-elle en comprenant véritablement qu’elle avait été sa place dans ce bal des faux-culs de l’extrême droite. « J’ai été trop naïve », conclut-elle.

  • Une initiation au longe-côte pour des personnes en situation de handicap

    Une initiation au longe-côte pour des personnes en situation de handicap

    Les corps tartinés de crème solaire, les baskets aux pieds, la casquette vissée sur la tête, et tout le monde est fin prêt. Mardi matin, sous un soleil un peu trop vigoureux pour une fin d’été, 20 personnes en situation de handicap, pensionnaires des structures adaptées du département, ont découvert la randonnée longe-côte, un type de marche qui se réalise en mer, sous les conseils de Daniel Borgeot, président des Randonneurs Hyérois, qui dirige l’activité avec les éducatrices spécialisées.

    Des activités toute l’année

    Après un réveil musculaire sur le sable, l’échauffement se poursuit dans l’eau, avant le début de la randonnée. « Il faut être au bon niveau d’immersion, l’eau entre le nombril et les aisselles, le corps incliné. On pousse avec la jambe arrière, on garde les épaules droites, le bras tourne en demi-cercle pour pénétrer l’eau, un peu comme le crawl », détaille-t-il minutieusement.

    Un peu hésitants au début, les randonneurs en herbe se sentent vite comme des poissons dans l’eau. « Ils ont besoin d’activités sportives, ça régule les troubles du comportement, ça les apaise, c’est un besoin. Il n’y a pas de gagnant, on les félicite, ça génère sentiment de fierté », affirme Sandra Scaletta, éducatrice spécialisée au Foyer d’accueil médicalisé Maurice-Dujardin à Bandol. Une action portée par le Département du Var, en partenariat avec le Comité départemental de randonnée pédestre : « Ça fait suite au mois des possibles, en mars, organisé pour ce type de public. Ça a été un succès, donc le département a prolongé cela sur toute l’année. Il y a eu de la plongée, de l’escalade, il y aura de la course d’orientation, du tir à l’arc, et d’autres activités qui font qu’on n’est pas tributaire des saisons », appuie Claude Olivier, responsable randonnée au service sports de nature du Département.

  • Les agents hospitaliers de Manosque font face à l’austérité

    Les agents hospitaliers de Manosque font face à l’austérité

    « Il y a déjà eu des suppressions de postes depuis le début de l’année, mais le plan funeste n’est pas fini » : les syndicats sont montés au créneau mardi, mobilisés devant l’hôpital de Manosque contre le plan d’efficience annoncé par la direction « face à une situation financière durablement dégradée ». Ce plan, qui devrait permettre d’économiser 3,83 millions d’euros, prévoit « la réduction de 20 postes », selon la direction. Cette dernière nie toute suppression de poste à proprement parler, mais confirme des « réductions d’effectifs, des fins de contrats de remplacement, des départs à la retraite non remplacés et des diminutions d’heures supplémentaires ». « Pas de licenciements, mais des suppressions sèches, avec la mise à la porte de CDD qui sont là depuis deux, trois, voire quatre ans, des départs en retraite forcés, des règles RH qui poussent à la démission », déplore la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital, Nadège Bonanno. Cette dernière parle de « plan social » et redoute que des agents soient « sacrifiés au nom de la rentabilité ». « Ce n’est pas un projet de sauvegarde de l’hôpital public, mais bel et bien sa casse. L’objectif de la direction et de l’ARS est de faire des économies en réduisant l’offre et l’accès aux soins », a-t-elle lancé au micro devant une soixantaine de personnes, majoritairement des agents et quelques citoyens venus en soutien.

    « L’humain avant

    les économies »

    Même son de cloche du côté de la CFDT, qui s’est dite « opposée à toute suppression de poste ». « Les professionnels doivent constamment compenser les manques d’effectifs. Nous ne voulons pas d’un hôpital où l’on demande à chacun de faire le travail de deux. Les personnels hospitaliers ne sont pas une variable d’ajustement », a déclaré Catherine Riguet, la secrétaire de la CFDT du centre hospitalier, demandant un hôpital « qui mette l’humain avant les économies ».

    « Nous refusons que l’avenir de notre établissement soit construit sur une logique exclusivement comptable », a abondé Patrice Richaud, secrétaire de FO à Manosque et technicien biomédical. Son syndicat exige « une réflexion sur certaines fonctions directionnelles, dont les missions peuvent parfois apparaître redondantes ». « Il faut regarder partout où des économies sont possibles. Chacun sait que la rémunération d’un seul poste de directeur peut représenter l’équivalent de plusieurs postes de soignants. Ce sont pourtant eux qui sont au chevet des patients jour et nuit », a expliqué Patrice Richaud.

    Les trois syndicats ont donné rendez-vous au prochain conseil de surveillance, début octobre, pendant lequel le plan d’efficience sera mis au vote. La secrétaire de la CGT de l’hôpital a appelé à « mettre la pression aux élus et aux représentants des usagers pour qu’ils votent contre ».

    Interrogé au sujet de la mobilisation, le maire DVD de Manosque Camille Galtier a regretté que les syndicats se mobilisent sans attendre la réunion de jeudi, pendant laquelle la direction présentera le plan d’efficience à l’édile et aux syndicats. « Ce n’est pas respectueux du dialogue social que de faire des manifestations avant qu’il n’y ait eu présentation », a-t-il lancé.

    Si la direction a envoyé un mail aux agents mardi midi expliquant qu’une heure de salaire serait déduite pour une heure de grève, la secrétaire de la CGT de l’hôpital affirme que des membres de l’encadrement ont déclaré à des agents qu’une « demi-journée de travail serait déduite de leur salaire alors que le préavis était d’une heure », et auraient « menacé des agents de sanctions s’ils descendaient ». La CGT dénonce une « entrave manifeste au droit syndical et au droit de grève ».

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les agriculteurs insatisfaits du plan de la ministre, « insuffisant »

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les agriculteurs insatisfaits du plan de la ministre, « insuffisant »

    « Pas à la hauteur de ce qu’on attend » : la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Chambre d’agriculture ont tenu à réagir mardi aux annonces de la ministre et à son plan à un milliard d’euros, insuffisant selon eux, sur fond de sécheresse et de prédation importantes ces derniers mois dans le département. « 1 milliard d’euros, c’est une somme importante. Mais dans le contexte national, où on a à peu près 350 000 agriculteurs, ça représente à peu près 2 800 euros par exploitation. Je ne pense pas que ce soit à la hauteur de l’enjeu », a avancé Nicolas Solda, président de la FDSEA 04. « C’est un soutien momentané, mais on a un problème structurel sur l’agriculture française. Ce n’est pas le milliard qui va résoudre ce problème », a-t-il ajouté. « Le Casi, c’est comme si on faisait un infarctus et que c’était une réanimation », a de son côté lancé le président de la Chambre d’agriculture, Laurent Depieds. « La sécheresse a frappé de plein fouet les Alpes-de-Haute-Provence, avec des pertes de récoltes : 30 à 60% de fourrage en moins, et jusqu’à 50%, voire 70% de pertes sur les céréales », a détaillé Benjamin Ferrand, le président des JA 04. Pour lui aussi, ce plan d’aides est « une petite rustine qui ne va pas forcément combler le trou qu’il y a à combler. On est loin de l’objectif et des attentes, même si on note l’effort. »

    Prédation, grêle

    et stockage de l’eau

    Les représentants des syndicats agricoles ont par ailleurs évoqué la problématique de la prédation, avec une augmentation de 6% des attaques selon eux, et de la grêle. « La grêle qu’on a eue fin avril, début mai, les dossiers ne sont toujours pas passés, parce qu’il faut attendre le guichet qui va passer au mois de novembre. C’est le parcours du combattant », a déploré le président de la FDSEA 04. « Nos trésoreries sont à mal, on enchaîne les difficultés agricoles depuis plusieurs années, ça en va de la vie de nos exploitations. » Les agriculteurs ont également souligné les problématiques liées à l’accès à l’eau : « On a des saisons qui ont radicalement changé avec des étés très secs. Il faut qu’on puisse stocker l’eau quand elle est là. On n’a plus le temps d’attendre », a lancé le président des JA 04.

  • À Hyères, une politique de la culture vers toujours plus d’ouverture

    À Hyères, une politique de la culture vers toujours plus d’ouverture

    « L’Université du temps disponible devient aujourd’hui l’Université de la transmission et de la découverte », annonce la maire de Hyères, Véronique Bernardini, lundi soir dans son bureau de l’hôtel de ville. Un nouveau nom qui traduit l’ambition de la majorité de mettre l’accent sur la transmission des savoirs et l’éveil de la curiosité tout en favorisant les rencontres et en permettant à chacun de continuer à apprendre et à découvrir tout au long de sa vie, quel que soit son âge. Avec une programmation qui s’ouvre à des thématiques plus diversifiées comme l’histoire, le patrimoine, la santé, l’environnement et sur tous les enjeux de société. Et avec des horaires mieux adaptés aux saisons, aux actifs et aux lycéens

    « Nous souhaitons également renforcer les liens avec les associations qui organisent des conférences, pour créer davantage de passerelles et enrichir les rendez-vous proposés », reprend la première magistrate. Une Université, insiste-t-elle, qu’elle veut ouverte à toutes les générations et à tous ceux qui souhaitent apprendre, comprendre, rencontrer et découvrir. « Car nous avons quelque chose à transmettre », ajoute Véronique Bernardini.

    Accessible à tous

    La démarche se veut également plus participative. Un sondage auprès des participants va être en effet chargé de recueillir leurs attentes et leurs suggestions afin de les faire contribuer davantage à la programmation.

    La deuxième partie de la réunion a porté sur le Festival d’automne, conçu comme une extension des Journées européennes du patrimoine qui s’étale sur un mois entier. La Ville désire avec ce nouveau format de permettre aux visiteurs d’avoir accès aux lieux emblématiques mais aussi aux plus méconnus, avec une programmation plus souple et davantage de rendez-vous hors les murs.

    « L’état de santé d’une ville dépend aussi de l’état de sa culture », rappelle avec passion le docteur Éric Agosta médecin généraliste et adjoint à la culture. Une culture qui, insiste-t-il, doit être partagée et accessible à tous les publics. Et de poursuivre : « Ça colle tout à fait à l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagé, partager tout cela. »

    Une découverte de la ville de Hyères et son histoire, ajoute Éric Agosta, qui passe aussi par celle de ses hôpitaux, comme Renée-Sabran ou San Salvadour, « des mines de trésors humains et architecturaux ».

    La Ville a tenu également à une meilleure prise en compte dans son offre des personnes en situation de handicap, avec entre autres des visites adaptées aux personnes malvoyantes ou malentendantes déjà programmées.

    Première conférence de l’UTD vendredi à 18h au Park Hôtel : « Le palmier, un patrimoine européen ».

  • La relance de la LEO reste au point mort

    La relance de la LEO reste au point mort

    C’est l’un des dossiers majeurs, voire « le numéro 1 », ouvert par Olivier Galzi dès son élection comme maire (DVD) d’Avignon puis comme président du Grand Avignon : relancer la liaison Est-Ouest (LEO), rejetée dans sa version initiale par ses prédécesseurs au point que, en novembre dernier, l’État stoppait les crédits prévus pour la phase 2. Une semaine à peine après son accession au Grand Avignon, Olivier Galzi rencontrait à Paris, Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Il a été acté que le dossier est rouvert et tout sera fait pour récupérer les crédits », s’enorgueillissait le maire à la sortie de la réunion.

    Sauf que depuis, la LEO reste au point mort. Selon nos informations, aucun courrier d’intention du ministre n’est arrivé sur le bureau d’Olivier Galzi ni encore moins d’engagement financier. Contacté, le ministère des Transports n’a pas donné suite dans l’immédiat. Côté Grand Avignon, on préfère aussi le silence à ce stade. « Nous communiquerons sur les prochaines étapes en temps voulu », répond l’agglo. Ce qui sous-tend bien que la situation n’a guère évolué favorablement, bien que le « sujet reste majeur ». Ce statu quo vient confirmer les difficultés financières et techniques d’un projet qui reste toujours vivement critiqué. Depuis le début, Olivier Galzi a, lui, bien conscience que le tracé n’est plus « optimal » mais s’en accommode par « pragmatisme », craignant sinon de ne rien voir « avant 20 ou 30 ans ».

    L’État prêt à renoncer

    à la maîtrise d’ouvrage ?

    « Je ne dis pas que cela va être simple, parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis », prévenait en avril Philippe Tabarot. Dans la foulée, fin avril, le préfet de Vaucluse se montrait aussi très prudent, notamment dans l’attente de nouvelles études de faisabilité sur une version minorée de la LEO, passant d’une 2×2 voies façon autoroute comme sur la phase 1, à une 2×1 voie en ceinture verte avec croisement d’autres routes et feux rouges. En service depuis octobre 2010, la tranche 1 (Courtine-Rognonas) de la LEO devait être suivie d’une seconde étape (Rognonas – carrefour de l’Amandier à Avignon) et d’une troisième jusqu’aux Angles avec un nouveau pont sur le Rhône. Un projet routier, déclaré d’utilité publique en 2003, dont les autorisations sont proches d’être caduques.

    Lors de la relance, Olivier Galzi mettait en avant un consensus politique, vantant le soutien des Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, de la Région et de Terre de Provence, l’agglo du nord des Bouches-du-Rhône. L’ensemble réuni dans un pack territorial, aux côtés également de syndicats patronaux et organisations économiques (Medef, U2p, CPME). Une réunion de ces acteurs, prévue le 23 septembre, a été ajournée en octobre. « Nous pourrons apporter plus de précisions à l’issue de celle-ci », temporise la Région, sollicitée pour savoir si elle était toujours prête à maintenir son engagement financier (38 millions d’euros, soit 27% du coût de la phase 2 initiale estimée en 2014 à 142 millions). Côté Vaucluse, on semble davantage dans les starting-blocks : « Dès que le projet repart avec l’engagement de l’État, le Département est prêt à remettre sa participation prévue », indique la collectivité. Soit 21 millions d’euros.

    Pour rappel, l’État restait le principal financeur (54 millions d’euros, soit 38% du montant global) et porteur du projet. Mais jusqu’à quand ? D’après nos informations, fin juillet, la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a manifesté son intention de se retirer de la maîtrise d’ouvrage faute de temps face à d’autres priorités de transports. Si rien n’est acté, les signaux ne sont pas vraiment au vert. En avril, Olivier Galzi espérait glisser la LEO sur une ligne budgétaire du projet de loi de finances 2027. À terme, si l’État remet du carburant, il faudra aussi que le Grand Avignon soit certain d’abonder. L’agglo avait fléché quelque 18 millions d’euros dans la mouture initiale.