Author: tecnavia

  • Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Comment s’est-on opposé aux conflits dans le monde depuis la Première Guerre mondiale ? C’est la question que vont se poser historiens, déserteurs et objecteurs de conscience les 4 et 5 octobre à Vitry-sur-Seine. Organisé par l’association La Courtine 1917 en partenariat avec La Marseillaise, ce colloque veut mettre en avant ces femmes et ces hommes qui ont refusé d’aller ou de continuer le combat.

    C’est un parcours chronologique que propose de suivre les organisateurs de cet événement. Le point de départ sera la mutinerie des 10 000 soldats russes en 1917, dont l’association qui organise l’événement est le porteur de mémoire. C’est donc l’historien Rémi Adam, spécialiste de l’événement qui ouvrira le colloque le samedi. Une première journée consacrée aux oppositions pendant la première guerre mondiale. Il y aura notamment « le maire de Gentioux où se trouve un monument aux morts célèbre où un enfant lève le poing face à une inscription “Maudite soit la guerre” », déroule Jean-Paul Gady, membre du conseil d’administration de l’association La Courtine 1917 et organisateur de l’événement.

    Refuser les guerres coloniales

    Le dimanche sera plutôt l’occasion d’évoquer le refus de certains de prendre part aux guerres coloniales. L’historien Victor Pereira évoquera le cas des Portugais. « Ce sont des travailleurs et jeunes Portugais qui ont refusé de partir dans l’armée coloniale dans les années 1965 jusqu’à la révolution portugaise des années 1974. Ils étaient 250 000 à avoir donc fui leur pays pour ne pas être enrôlés », précise l’organisateur de l’événement.

    Les opposants à la guerre d’Algérie seront également mis en avant. à travers le témoignage de Thomas Liechti, petit-fils du premier soldat qui refusa la guerre d’Algérie. Il évoquera la vie de son grand-père. Enfin la chercheuse et historienne Armelle Mabon évoquera le massacre par l’armée française de tirailleurs sénégalais. « Ce sont des interventions prévues extrêmement variées, insiste l’organisateur. Mais en même temps, tout ramène à une chose : comment la réaction individuelle et collective peut se faire quand on refuse la guerre. »

    Cet ensemble de conférences sera accompagné de ventes de livres et de dédicaces de tous les historiens présents. L’association La Courtine 1917 tiendra également un stand pour vendre leurs différentes revues et livres. Une soirée est également prévue le samedi soir de 20h à 23h aux 3 cinés Robespierre, à Vitry-sur-Seine.

    Echos à l’actualité

    Elle débutera avec une pièce de théâtre intitulée Vincent Moulia, évadé pour survivre. Dans un seul en scène, un acteur retracera la fuite de cet homme accusé de mutinerie. Cela sera suivi à 21h30 par la projection d’un film documentaire qui évoque la mutinerie de La Courtine.

    Un cycle de conférences qui sera ponctué de témoignages de déserteurs ukrainiens, russes ou israéliens qui refusent de participer aux guerres actuelles. « Ce colloque a un écho avec l’actualité mortifère, insiste le membre du conseil d’administration. Notamment en France où des centaines de milliards d’euros sont programmés pour la dépense militaire. Face à cette situation de tension et de guerres qui ne manquera pas d’arriver en Europe, nous souhaitons faire de l’éducation populaire pour montrer que ces déserteurs, souvent minoritaires avaient raison. Il ne sert à rien d’abonder dans une logique capitaliste. »

    Inscription nécessaire par mail : lacourtine1917@gmail.com

  • Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    L’ambiance, c’est ce qui a fait la légende du Vélodrome. Chaque nouvel Olympien rappelle que vivre une expérience dans ce stade, avec le maillot de l’OM sur le dos, c’est le kif absolu.

    Malgré un report au lundi soir, et quelques trous dans les travées dus au fait que certains supporters, venus de loin, avaient été contraints de renoncer au Classique, la marmite du boulevard Michelet s’est mise à bouillonner, bien avant le coup d’envoi de la rencontre.

    À l’entrée des joueurs, le la était donné. Il devait être difficile pour les Parisiens de s’entendre, tant la ferveur du peuple marseillais retentissait dans la nuit provençale. Rythmée par les chants, les encouragements et les réactions sur chaque action chaude, l’ambiance était aussi bouillante que dans la caldeira de l’Etna.

    Et lorsque Nayef Aguerd a ouvert le score, un magma de bonheur a déferlé des quatre points cardinaux. Au plus fort de la démonstration olympienne, l’ambiance était aussi dantesque qu’au Sükrü Saraçoglu de Fenerbahçe.

  • L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    Quel OM allait-on voir face au PSG, dans un Classique visiblement plus équilibré que par le passé ?

    Celui qui a récité ses gammes, en match amical face à Aston Villa et dont Roberto De Zerbi ne cesse de rappeler que c’est cet OM-là qu’il aimerait voir plus souvent ? Celui qui a vaillamment résisté au Real, mardi, en ouverture de la Ligue des champions ? Ou celui qui doute encore de ses capacités ?

    Pour retrouver le collectif presque irrésistible qui avait dominé les Anglais en match de préparation, il faudra patienter encore un peu. Le temps que les recrues de la dernière heure aient définitivement trouvé leurs marques dans le groupe. Néanmoins, face au champion d’Europe et de France en titre, le collectif marseillais a montré qu’il était sur la bonne voie.

    En ouvrant le score, après quatre minutes et trois secondes, Nayef Aguerd a non seulement montré le chemin à son OM, mais marqué le but le plus rapide face au PSG depuis 45 ans. Des Parisiens qui ont eu du mal à se remettre du coup, et auraient même pu être mis KO à la demi-heure de jeu. Mais ce qui aurait dû être à la fois le second but olympien et de Benjamin Pavard était annulé pour hors-jeu.

    Même si les Parisiens avaient le plus souvent la maîtrise du ballon, ce sont bien les Phocéens qui avaient le match en mains. En bloquant l’approche du but de Geronimo Rulli. Et en se montrant dangereux sur chaque coup d’accélérateur. Le gardien marseillais, lui, étant rassurant sur les quelques tentatives adverses. Notamment cette frappe d’Achraf Hakimi qu’il déviait en corner, à l’heure de jeu.

    Grâce à Nayef Aguerd, l’OM avait mis un terme à une série de six matches de championnat sans but. Le Marocain effaçant ainsi Florian Thauvin des tablettes. Il restait aux Olympiens de Roberto De Zerbi à en effacer une autre. Celle de la bande à Didier Deschamps, qui s’était offert la dernière victoire au Vélodrome, en championnat, le 27 novembre 2011.

    Tandis que Luis Enrique cherchait des solutions pour aider son équipe à forcer le bloc marseillais, l’OM faisait de la résistance. Menant sa barque contre vents et marées. Avec toujours un coup d’accélérateur pour faire frissonner de plaisir le Vélodrome.

    Un Vélodrome qui se levait comme un seul homme pour réclamer un penalty, sur une poussette dans le dos de Pierre-Emerick Aubameyang par Illia Zabarnyi. Jérôme Brisard signalait un hors-jeu de l’attaquant provençal (85). Le Gabonais aura la balle du 2 – 0 dans le temps additionnel, mais perdra son duel avec Lucas Chevalier.

    Mais l’OM ne devait pas lâcher. Dans un Vélodrome en furie, les dernières secondes ne changeaient rien à la donne. Le PSG a mis genou à terre.

    Le but le plus rapide inscrit face au PSG depuis 45 ans

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Commencer son aventure à l’Olympique de Marseille, club où la pression médiatique et sportive est à son paroxysme, n’est jamais chose aisée. Timothy Weah en a fait l’expérience lors de ses débuts sous le maillot phocéen.

    Ses trois premières prestations avaient notamment mis en lumière un garçon en « manque de repères », « rarement dans le bon tempo » et jusqu’à même « absolument inoffensif » selon nos confrères. Mais depuis le déplacement à Madrid (2-1), mardi dernier à l’occasion de la première journée de Ligue des champions, où il a inscrit le seul but marseillais de la partie, l’international américain s’est mis au diapason et fait taire ses détracteurs. Face aux Parisiens, le fils de « Mister George » a joué à merveille son rôle de piston droit, poste auquel il n’a pas évolué lors de la réception du Paris FC (5-2), sa plus mauvaise performance sous les couleurs phocéennes.

    Gonflé à bloc

    Il a su à la fois créer le danger offensivement dans son couloir, tout en assurant une excellente couverture défensive sur ses vis-à-vis. Selon les situations de jeu, Weah était en charge de Nuno Mendes ou Khvicha Kvaratskhelia, deux joueurs cadres du groupe parisien en l’absence de Désiré Doué, Ousmane Dembélé, João Neves et Bradley Barcola. Il faut dire que le joueur formé dans la Capitale était très motivé à l’idée d’affronter son ancien club. « Ma confiance est très haute après le Real. J’espère pouvoir faire un gros match pour l’équipe », a-t-il lancé au micro de Ligue 1+ avant le coup d’envoi. Le piston marseillais était tellement excité qu’il s’est laissé aller à quelques excès de confiance, qui lui ont valu un carton jaune en début de deuxième période. Sans doute son seul point négatif du match.

  • Alexis Sanchez en finale mondiale

    Alexis Sanchez en finale mondiale

    Premier objectif rempli pour Alexis Sanchez, à Shanghaï. Le para-rameur français s’est qualifié pour la finale des championnats du monde, en individuel. Le sociétaire du Marseille AAS a réussi à se classer 3e de la seconde série, ce qui lui a permis d’arracher son ticket au temps. Comme souvent, il est parti fort, restant proche de l’Anglais Ben Pritchard, finalement vainqueur de la course. Repris à mi-parcours par l’Italien Giacomo Perini, le Tricolore de 27 ans a résisté, dans le dernier kilomètre, au retour de l’Allemand Marcus Klemp. Moins de deux secondes entre les deux hommes et une qualification pour Alexis Sanchez, qui rejoint cette finale à six. Justement, il sera placé dans la ligne d’eau numéro 6 pour cette chasse à la médaille prévue vendredi à 8h20, heure française.

    Une autre chance en deux de couple

    Le rameur, amputé des deux jambes suite à un accident de moto, fait partie du gotha mondial dans sa discipline. Il a terminé 5e aux JO de Paris, une breloque dorée déjà remportée par le Britannique Pritchard. 4e aux championnats d’Europe de Plovdiv (Bulgarie), Alexis Sanchez est monté sur le podium lors de la Coupe du monde de Lucerne, à la fin du mois de juin (2e). Par rapport à sa série, le Marseillais aura vingt secondes à gratter pour espérer un podium mondial. Dans les temps de l’Ukrainien Roman Polianskyi sur le premier 1000m, c’est ensuite qu’il a faibli. Dans la nuit de mardi à mercredi, Alexis Sanchez sera aligné en deux de couple avec Perle Bouge. Une autre chance de médaille pour le duo français.

  • Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le projet initial étant tombé à l’eau en 2020, il n’accueillera pas le stade Louis-Nicollin. Mais à Montpellier, le quartier Cambacérès, situé au sud de la zone ludico-commerciale Odysseum, entre le lycée Mendès-France et Boirargues, est en train de prendre forme.

    Très bientôt la gare TGV Sud de France, inaugurée en juillet 2018 en rase campagne au grand dam des voyageurs, ne sera plus orpheline. Au-delà des aménagements routiers qui permettent déjà de la contourner vers Lattes ou du nouveau pont au-dessus de l’autoroute qui fait la jonction avec Odysseum, le tramway va enfin la desservir. À compter du 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tram depuis Odysseum permettra de se rendre directement à la gare Saint-Roch en une vingtaine de minutes au lieu de près d’une heure actuellement.

    Anima, futur poumon

    Jusqu’ici isolé non loin du château de la Mogère et du mas rouge, le futur quartier Cambacérès est en train de se déployer tout autour. Les grues attestent de l’ampleur des chantiers en cours. Par exemple celui des halles Nova. À l’instar de celles du marché du Lez, il s’agira de halles dites « festives et gourmandes » (25 stands) dont la livraison ne saurait tarder. Imaginées par la foncière Hibrid, elles ouvriront au cœur du quartier où verront le jour, dans les mois et années à venir, des bureaux, logements, commerces, écoles et crèches.

    À proximité, un autre poumon économique du quartier est en train de sortir de terre. Il s’agit du campus Anima imaginé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du président André Deljarry, qui vient d’organiser une visite de chantier. D’un coût total de 108 millions d’euros (dont 21 de la Région Occitanie), le lieu abritera en 2027 sur 28 000 m² l’École supérieure de management Montpellier Business School (MBS), le centre de formation et le siège régional Purple Campus, les sièges des CCI Hérault et Occitanie. « Anima sera l’âme de ce nouveau quartier, le souffle qui va l’animer », a confié André Deljarry.

    Le seul point d’interrogation qui reste à Cambacérès c’est la question de la qualité de vie. Situé entre les deux autoroutes A709 et A9, le quartier a déjà été pointé par l’agence Atmo parmi ceux à Montpellier où l’air est le moins pur…

  • « Le handicap, une question politique au sens premier »

    « Le handicap, une question politique au sens premier »

    « L’autodétermination c’est prendre en compte la personne dans ce qu’elle est capable de faire. C’est un accompagnement adapté. »

    La Marseillaise, en partenariat avec radio Divergence (DAB+ et Divergence-fm.org) participe à l’émission « Quoi de neuf ? » . Cette semaine, notre invité est Jacques Mallet, président adjoint de l’Unapei 34, engagée auprès des enfants et personnes en situation de handicap mental.

    L’Union nationale des associations de parents d’enfants inadaptés (Unapei) est implantée dans toute la France et de nombreuses associations y sont affiliées. Dans l’Hérault, l’association Unapei 34 s’occupe de 1 300 personnes en situation de handicap mental, gère 33 établissements et services médico-sociaux et emploie 860 équivalents temps plein. Lors de la rentrée scolaire, elle a dénoncé l’absence de scolarisation pour plus de 700 enfants dans l’Hérault et révèle que près de 300 enfants sont sur liste d’attente pour une place en établissements médico-éducatifs (IME). Rencontre avec son président adjoint, Jacques Mallet, pour ce premier numéro de la nouvelle saison de Quoi de Neuf.

    Françoise Verna : Comment expliquez-vous les grandes difficultés de scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap ?

    Jacques Mallet : La grande difficulté de la scolarisation des enfants c’est déjà, tout simplement, la prise en compte du handicap, la prise en charge de l’enfant en difficulté. Qu’il ait simplement un trouble Dys : dysorthographie, dyscalculie, etc, ou autre. Nous travaillons en ce sens actuellement. Nous relançons madame la rectrice de Montpellier pour pouvoir mettre en place des passerelles, des liens et arriver à mutualiser nos efforts, à la fois l’éducation nationale et à la fois notre association, qui n’est pas la seule dans le département de l’Hérault à prendre en charge des enfants en situation de handicap mental ou de déficience intellectuelle, mais qui représente sur l’arrondissement de Montpellier, l’une des plus importante.

    Olivier Nottale : Il y a les accompagnants d’enfants en situation de handicap, les AESH. Est-ce que la difficulté vient du manque de ces accompagnants ? d’une mauvaise gestion ?

    Jacques Mallet : On pourrait dire d’emblée que c’est une question de moyens qui manquent. Je ne suis pas persuadé que c’est cela qu’il convient de mettre en avant, tout de suite. Je pense que la première des choses c’est la volonté politique, au sens premier du terme. Au sens de la vie dans la cité. Quelle place veut-on donner aux personnes en situation de handicap ? Quand on parle de handicap mental ou de déficience intellectuelle, c’est souvent un handicap invisible. je prends l’exemple de ma fille qui est atteinte d’un trouble autistique, et bien vous allez la voir très sociable, capable de communiquer sans problème, mais elle vous cachera toutes les périodes d’angoisse et de grandes difficultés. La question est avant tout politique : qu’est-ce qu’on veut faire dans notre société pour les personnes en situation de handicap ? Près de 65%d’enfants suivis par l’Unapei n’ont pas de numéro INE, c’est-à-dire d’identification de l’élève. Pour schématiser, ils n’existent pas pour l’éducation nationale.

    Françoise Verna : La loi de 2005 dit pourtant que la scolarisation est un droit. Nous pourrions revenir sur l’Histoire, Marc ?

    Marc Ossorguine [administrateur de Radio Divergence, ancien formateur et éducateur spécialisé ] : La loi de 2005 suit celle de 1975, dîte « loi d’orientation en faveur des personnes handicapées ». Elle a mis en place beaucoup de choses mais n’a pas atteint ses objectifs, loin s’en faut. La loi de 2005 était là pour la toiletter avec un slogan clé, « l’enfant au cœur du dispositif ». C’est là que l’on a commencé à parler de « personnes en situation de handicap » et non plus « d’élèves ou de personnes handicapé(e)s ». Je me suis toujours dit deux choses : la première c’est que beaucoup de gens ont pris cette formulation comme du politiquement correct sans mesurer toutes les conséquences que cela disait. Et puis, je me suis dit que cela n’allait pas assez loin et qu’il faudrait parler de « situation de handicap » tout court. Cela veut dire qu’il n’y a pas un enfant qui est « responsable » de son handicap mais qu’il y a une situation qui fait qu’une personne se retrouve handicapée. Cela tient aux déficiences et aux capacités qu’elle peut avoir mais pas seulement. Cela tient aussi à l’environnement, à l’organisation matérielle d’un espace, au suivi, etc. qui disent que l’on parle bien d’« une situation de handicap ». C’est une question collective, pas individuelle.

    Jacques Mallet : Il y a un mot très important dans la loi de 2005 : c’est une loi pour « l’égalité des chances ». Quand je vous parlais d’inclusion, ce n’est pas un mouvement qui va de la personne handicapée vers la société. C’est à la société d’aller vers l’enfant en situation de handicap. Ce n’est pas rien. Aujourd’hui, on avance un autre mot : l’autodétermination. Nous avons mis ce terme dans nos objectifs stratégiques et dans nos statuts de l’association Unapei 34.

    Olivier Nottale : Qu’est-ce que cela veut dire précisément « l’autodétermination » ?

    Jacques Mallet : C’est prendre en compte la personne dans ce qu’elle est capable de faire. Ce n’est pas laisser faire l’enfant tout seul ! L’autodétermination, ce n’est pas l’absence d’accompagnement. C’est un accompagnement adapté, mesuré, qui prend en compte les difficultés mais aussi le potentiel et les capacités d’un enfant.

    Site internet : Unapei34.org

  • Salagou : une Biennale pour célébrer le territoire

    Salagou : une Biennale pour célébrer le territoire

    C’est une première pour le territoire : la Biennale du Grand Site Salagou – Cirque de Mourèze s’ouvre mercredi 24 septembre et promet cinq jours intenses.

    Portée par le syndicat mixte et les communes partenaires, cette manifestation se veut une grande fête populaire, ancrée dans les villages, sur le thème « Habiter le Grand Site ». Elle marque aussi la reconnaissance nationale obtenue récemment avec le label Grand Site de France, gage d’un engagement fort en faveur de la préservation et de la valorisation de paysages exceptionnels.

    « L’invitation à réfléchir »

    Expositions, conférences, ateliers, balades, spectacles et concerts s’enchaîneront du 24 au 28 septembre dans tout le territoire. L’inauguration officielle aura lieu à Pézènes-les-Mines, où habitants et artisans présenteront l’exposition « Pézènes en terre inconnue », avec démonstrations de ferronnerie, vitrail, céramique ou gravure sur verre. Dès ce premier jour, les visiteurs pourront également s’essayer à la sculpture sur pierre à Brenas ou participer à un atelier nature pour les enfants à Clermont-l’Hérault.

    La suite du programme ne manquera pas de diversité : projection et conférence sur les films tournés au Salagou, exploration géologique de la dalle de la Lieude, théâtre participatif à Octon, sortie naturaliste pour le comptage des chauves-souris, marché des producteurs, concerts et spectacles en plein air… Sans oublier la Salagoumania, grande randonnée VTT qui attire chaque année des centaines de passionnés. Pour Marie Passieux, présidente du Grand Site, cette Biennale dépasse le simple rendez-vous festif : « Sur le thème Habiter le Grand Site, c’est une invitation à réfléchir à notre manière de vivre ce territoire, de le parcourir, de le raconter, de le préserver. »

  • La saison du Triptyk théâtre est lancée

    La saison du Triptyk théâtre est lancée

    Comme beaucoup de structures dans la culture, le Triptyk théâtre à Nîmes n’a pas été épargné par les difficultés financières. Sans assurance de toucher certaines aides de l’État, son directeur, Denis Lanoy a préféré pérenniser l’avenir en s’appuyant quasiment exclusivement sur des lectures. « Nous n’avons pas de difficultés financières », rassure le metteur en scène. Finalement, les aides seront bien reçues et Denis Lanoy espère reprendre une programmation normale avec la venue d’écrivains et d’artistes début 2026.

    En attendant, il a conçu un programme avec de nombreuses lectures d’auteurs connus pour faire découvrir des écrits oubliés ou faire redécouvrir des classiques. Ce sera le cas jeudi 25 septembre (19h) avec une soirée consacrée à Marguerite Duras, lue par Denis Lanoy et Bruno Paternot. « Bruno lira des textes et moi je lirai des interviews. Cela donne un éclairage très intéressant sur son œuvre et son travail », explique Denis Lanoy.

    Hommage à Rouquette

    Le programme se poursuit le jeudi 2 octobre avec « Raconte-moi ton histoire », un recueil de portraits écrits par Denis Lanoy lors de ses passages chez l’association Table Ouverte. Un autre monument de la littérature sera lu le 9 octobre avec Fédor Dostoïevski. Ce soir-là, pas question de s’attaquer à Crimes et châtiments ou Les frères Karamazov, Denis Lanoy ayant prévu de faire découvrir des nouvelles moins connues : « C’est très drôle. Il existe plusieurs récits de Dostoïevski très vaudevillesques. »

    Après trois soirées consacrées à Suzanne Césaire le 16 octobre, à Murasaki Shikibu le 6 novembre et à Emmanuel Levinas le 13 novembre, le Triptyk théâtre innove avec un « marathon littéraire » où sera lu L’Odyssée d’Homère les 20 et 21 novembre (19h-21h) ainsi que le samedi 22 (de 15h à 19h).

    Le 27 novembre, une soirée hommage sera rendue à Max Rouquette, au cours de laquelle seront lus les extraits des meilleurs récits de l’auteur occitan. Une autre nouveauté sera proposée le 11 décembre, avec un karaoké littéraire où chacun pourra venir lire (chanter, crier, jouer) l’un des textes sélectionnés. Puis, l’année se terminera le 13 décembre par le marché de Noël dans la cour du Prolé, où seront réunis plusieurs auteurs et des maisons d’éditions gardoises.