Author: tecnavia

  • OM : le stage à Rome annulé

    OM : le stage à Rome annulé

    C’est par un communiqué publié sur le site Internet du club que l’OM a annoncé la nouvelle. «Alors qu’une délégation marseillaise devait se rendre à Rome, dans un premier temps, ce matin pour un stage mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie, le report du match OM – PSG contraint l’Olympique de Marseille à finalement annuler ce déplacement », est-il indiqué.

    Avant de préciser que «le groupe devait s’envoler, dans un second temps, dès ce soir après la 5e journée de Ligue 1 mais avec des conditions météorologiques encore instables et aucune garantie de pouvoir voyager à la suite de la rencontre, il a été décidé d’annuler définitivement ce stage ».

  • La Ville de Marseille annonce son jumelage avec Bethléem, en Cisjordanie

    La Ville de Marseille annonce son jumelage avec Bethléem, en Cisjordanie

    Par communiqué ce jeudi après-midi, le maire (DVG) de Marseille a annoncé un jumelage de la cité phocéenne avec la ville de Bethléem, en Cisjordanie. Une décision rendue publique alors que la France doit annoncer ce lundi à la tribune des Nations unis la reconnaissance officielle de l’État de Palestine.

    « Ce jumelage est un acte fort, de fraternité et de solidarité, dans un contexte géopolitique dramatique, appuie l’édile. A travers lui, Marseille dit haut et fort au peuple palestinien : vous n’êtes pas seuls. » Et de promettre de faire de ce jumelage « un pont entre nos habitants, nos étudiants, nos artistes, nos cultures ». La Ville redit ainsi son engagement pour la paix et pour soutenir une solution à deux États, «seule à même de garantir une résolution pacifique et durable du conflit ».

    Pour la municipalité, ce jumelage est le fruit d’un long travail, engagé depuis quatorze mois, expliquait la première adjointe (EELV) Michèle Rubirola à l’occasion du conseil municipal le 20 juin dernier. Une semaine plus tôt, le maire avait révélé être en discussions avancées avec deux communes de Palestine, alors que les insoumis et une partie des écologistes lui demandaient de suspendre le jumelage avec le port israélien d’Haïfa.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, des militants insoumis ont d’ailleurs projeté des drapeaux palestiniens sur la façade de l’hôtel de ville, dénonçant « le silence et l’inaction de Benoît Payan face au gouvernement d’extrême droite israélien ». Par trois fois cependant, le conseil municipal a approuvé des subventions, pour un montant total de 260 000 euros, en faveur de l’Unrwa puis de l’Unicef, la dernière le 20 juin dernier. «Nous n’avons pas le droit de nous taire ni de fermer les yeux », assénait-il alors.

    Quant à l’opposition municipale de droite qui avait déjà refusé de soutenir la dernière subvention en faveur des enfants de Gaza, elle dénonce « une initiative dangereuse, prise sans recul ni analyse géopolitique ».

  • « Les Palestiniens demandent à être reconnus comme des êtres humains »

    « Les Palestiniens demandent à être reconnus comme des êtres humains »

    La Marseillaise : Pourquoi était-il important pour vous, en tant que Palestinienne, de participer à ce forum pour la paix ?

    Huda Abu Arqoub : Il est essentiel pour chaque Palestinien de faire entendre sa voix. Parfois les gens pensent que nous sommes tous du Hamas ou avec l’Autorité palestinienne corrompue. Ce n’est pas le cas et nous, nous pouvons parler de la vie des Palestiniens sur le terrain. Je suis juste une femme de 55 ans qui vit en Cisjordanie à Al Khalil [Hébron en hébreu, Ndlr] avec ma mère qui a 85 ans et qui est terrifiée. Elle voit tout le monde, y compris les personnes de son âge, être arrachées à leurs maisons à Gaza et périr. Je suis ici aussi pour être reconnue par le reste du monde comme une égale, comme un être humain qui a les mêmes droits que les autres. Je ne veux pas d’un monde qui se partage en deux camps, l’un pour Israël, l’autre pour la Palestine. Je veux d’un monde qui se réveille et reconnaisse les uns comme les autres en tant qu’êtres humains, en rejetant la propagande, l’expression de la haine et des frustrations. Nous sommes les peuples, nous devons nous unir pas nous diviser.

    De quelle manière les femmes peuvent-elles jouer un rôle dans l’arrêt des conflits ?

    H.A.A. : Nous avons le courage, les voix, les outils pour cela. Mon engagement vise à créer des modèles de leaders différents des hommes politiques que nous connaissons. Cela commence par se départir des intérêts étroits et de l’obsession du pouvoir, pour faire primer la justice, la paix, la sécurité, l’amour de son prochain. Les êtres humains ne peuvent pas s’épanouir dans la haine. Les femmes sont souvent des mères. Si un seul enfant souffre dans le monde, nous le ressentons comme une douleur. Cela commence par là : ne pas perdre son humanité, son âme, son cœur. C’est une longue lutte dans laquelle il nous faut faire beaucoup d’efforts pour changer le système qui domine aujourd’hui.

    Pouvez-vous témoigner de la situation humanitaire à Gaza
    mais aussi en Cisjordanie
     ?

    H.A.A. : Comme beaucoup de Palestiniens j’ai perdu de la famille à Gaza dans des conditions terribles. Moi je vis en Cisjordanie et c’est devenu une prison géante. Venir ici, c’est prendre un risque pour ma vie. Je vais devoir passer à travers des territoires jordaniens, israéliens, à travers le système de check-points mis en place par les colons. J’ai perdu mon travail parce que je parle avec franchise. Notre système de santé s’est complètement écroulé. Conduire ma mère à l’hôpital est devenu quasiment impossible. Tout cela est source d’angoisse et de peur du lendemain. J’espère seulement que le jour venu, elle pourra mourir dans la dignité. Ce n’est pas trop demander. Quant à la nouvelle génération de Palestiniens, elle grandit dans un environnement où la haine est partout. C’est ce monde qui leur enseigne la haine, pas nous. En tant que femme éduquée, je sais que si nous laissons nos jeunes dans cette haine, c’est notre cause qui perdra à la fin. C’est la raison pour laquelle après ce Forum je retournerai là-bas. Je ne veux pas être une réfugiée, je ne veux pas être un objet de charité. Je veux juste être un être humain comme tout le monde. Je pense tout le temps aux enfants de Gaza. Tout est détruit, beaucoup ont perdu leurs parents, ils n’ont plus de maison. La maison c’est essentiel pour se construire soi-même. C’est un refuge quand on est triste, quand on a peur, c’est le lieu où on peut être heureux aussi. Le monde voit tout cela mais ne fait rien. Comment pourront-ils se reconstruire dans ce monde ? Comment pourront-ils grandir ? Cela me préoccupe profondément.

    Que pensez-vous de l’initiative française pour la reconnaissance de la Palestine ?

    H.A.A. : Je pense que c’est important. J’ai toujours pensé que la solution ne peut être qu’internationale. En tant que Palestinienne je ne peux que soutenir l’initiative conduite par la France et l’Arabie saoudite. Je sais que dans le quotidien elle ne changera pas la situation du tout au tout mais j’espère qu’elle contribuera à stopper le génocide en cours. La Palestine a le droit d’être un État, la question qui doit se poser maintenant pour les Européens c’est comment aider les Palestiniens concrètement alors que les États-Unis ont perdu toute chance d’apparaître comme un intermédiaire honnête. Ce que je veux dire au peuple français, c’est de ne pas se diviser sur cette question. Reconnaître la Palestine ne veut pas dire nier Israël, c’est reconnaître les deux.

    Quel est votre regard sur la flottille ?

    H.A.A. : Cela ne date pas d’hier, il y en a eu dans les années précédentes. C’est une marque d’attention du monde à ce qu’il nous arrive, nous les Palestiniens. Cela ne changera rien sur le terrain mais c’est une façon de montrer que nous ne sommes pas seuls, nous qui faisons face à la mort.

    Quelle place pour les droits humains et les droits des femmes dans le futur État palestinien ? Craignez-vous les extrémistes religieux ?

    H.A.A. : Oui absolument. Je n’ai pas peur de dire que le Hamas a aidé les extrémistes israéliens à croître. Ils se nourrissent mutuellement. J’ai grandi dans un milieu laïque, je pratique l’islam en dialoguant avec mon âme, cela rejoint de bien des façons ce que font les juifs ou les chrétiens. Ce qui m’inquiète c’est l’extrémisme insufflé par des gens dont le pouvoir réside dans la violence et dans les armes. Cela fait 25 ans que je me bats pour la paix, et cela n’a rien donné. C’est très difficile de convaincre. Et pour autant je crois en l’avenir de la Palestine. Les armes ne règlent rien. Ce n’est pas seulement en imposant des élections maintenant ou en comptant sur un leader qu’on y parviendra. Cet avenir, il est entre nos mains à tous. C’est notre nation qui se bat pour sa liberté qui doit le construire.

  • Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Dans une plainte dont s’est saisie une magistrate, Alexandre Allegret-Pilot, député d’extrême droite du Gard, accuse notre journal de diffamation. En cause : deux articles, l’un sur ses tweets tellement outranciers que son compte avait été désactivé par la plateforme X et l’autre sur la validation lorsqu’il était haut fonctionnaire à Bercy d’une aide publique à une entreprise privée pas encore créée.

    Ce jeudi, Léo Purguette, directeur de publication et Tristan Arnaud, rédacteur, se rendront donc au tribunal pour se défendre.

    En soutien, notre journal, les Amis de La Marseillaise et le syndicat CGT des personnels de La Marseillaise appellent à se rassembler à 9h30 précises devant le tribunal situé 6 rue Autran (Marseille, 6e).

    Dès la notification de la plainte de nombreux soutiens individuels et collectifs s’étaient exprimés, notamment de la part d’organisations syndicales et de clubs de la presse de la région.

    Côté lecteurs, une pétition a été lancée à l’occasion du festival Terres de Résistance à Martigues par les Amis de La Marseillaise. Elle est désormais en ligne (lire ci-contre) où elle a recueilli en quelques jours plus de 400 signatures.

    « Nous l’avons également fait signer en nombre en marge de la manifestation du 18 septembre », rapporte Frédéric Boffi, membre de l’association, révolté par la situation.

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement National (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en signant cet appel.

  • Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Dans une plainte dont s’est saisie une magistrate, Alexandre Allegret-Pilot, député d’extrême droite du Gard, accuse notre journal de diffamation. En cause : deux articles, l’un sur ses tweets tellement outranciers que son compte avait été désactivé par la plateforme X et l’autre sur la validation lorsqu’il était haut fonctionnaire à Bercy d’une aide publique à une entreprise privée pas encore créée.

    Ce jeudi, Léo Purguette, directeur de publication et Tristan Arnaud, rédacteur, se rendront donc au tribunal pour se défendre.

    En soutien, notre journal, les Amis de La Marseillaise et le syndicat CGT des personnels de La Marseillaise appellent à se rassembler à 9h30 précises devant le tribunal situé 6 rue Autran (Marseille, 6e).

    Dès la notification de la plainte de nombreux soutiens individuels et collectifs s’étaient exprimés, notamment de la part d’organisations syndicales et de clubs de la presse de la région.

    Côté lecteurs, une pétition a été lancée à l’occasion du festival Terres de Résistance à Martigues par les Amis de La Marseillaise. Elle est désormais en ligne (lire ci-contre) où elle a recueilli en quelques jours plus de 400 signatures.

    « Nous l’avons également fait signer en nombre en marge de la manifestation du 18 septembre », rapporte Frédéric Boffi, membre de l’association, révolté par la situation.

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement National (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en signant cet appel.

  • À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    « C’est dans le crépitement des armes que notre gouvernement, autoritaire et illégitime, prend des décisions coupables, même s’il tente de se racheter en reconnaissant tardivement l’État de Palestine. » Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône donne le ton du rassemblement marseillais à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    « Du Congo au Yémen, de la Birmanie au Soudan, de l’Ukraine à la Palestine, des millions d’êtres humains sont massacrés. Rien ne peut justifier de telles atrocités », tonne le pacifiste. Il est entouré par de nombreux militants du mouvement social et d’associations diverses : CGT, FSU, Libre Pensée et organisations politiques. Les élus communistes étaient d’ailleurs présents en nombre : Nathalie Tessier et Jean-Marc Coppola, adjoints PCF au maire de Marseille, ou encore la conseillère municipale Marie-José Cermolacce et l’élue martégale Camille Di Folco. « Solidarité avec le peuple palestinien et sa lutte contre la colonisation et pour un État reconnu internationalement », a plaidé Florian Le Pape pour le PCF. Quand Jessica Jadé, pour l’UD CGT 13, a insisté : « La reconnaissance de l’État palestinien est une étape mais nous devons exiger la fin du génocide, du blocus et de la famine à Gaza. »

    Même raisonnement pour la FSU 13. « La paix ne doit plus être vue comme la “non-guerre“ mais, pour reprendre Bertrand Badie, comme l’art de la coexistence. Ainsi, en Palestine, il n’y aura pas de paix sans la reconnaissance du droit des Palestiniens à construire un État, sans la coexistence des peuples palestinien et israélien », analyse Franck Balliot, co-secrétaire départemental. En bref, une matinée d’échanges et de prises de position résolument en faveur de la paix pour ce rassemblement solidaire.

  • Répondre à l’urgence

    Répondre à l’urgence

    C’est un cap historique que s’apprête à franchir la France en reconnaissant officiellement l’État de Palestine, à l’ONU. Ce geste, longtemps espéré, représente certes un symbole. Mais pas seulement. Il manifeste la volonté de relancer un processus de paix agonisant et d’affirmer le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

    Malgré les vives critiques, venues d’Israël et de son allié inconditionnel américain notamment, la France n’est pas isolée : neuf autres pays, dont le Royaume-Uni ou la Belgique, reconnaîtront aussi l’État de Palestine. Cette démarche « s’inscrit dans un plan de paix complet pour la région », a considéré Emmanuel Macron.

    Face à l’impasse diplomatique, à la violence qui ravage Gaza et à l’enlisement du conflit, la France rappelle que la solution à deux États reste la voie crédible vers une paix juste et durable.

    Une position constante

    Cette initiative s’inscrit dans une tradition diplomatique constante. Dès les années 1960, le général de Gaulle posait les bases d’une politique française indépendante, appelant à la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côté dans des frontières sûres et reconnues. Comme le prévoit le plan de partage de l’ONU, voté en 1947, avec la voix de la France.

    Reconnaître la Palestine, c’est rejeter l’amalgame entre un peuple et le Hamas. C’est aussi répondre à l’urgence. Chaque jour qui passe rend la perspective d’un État palestinien plus lointaine. Cette reconnaissance n’est, cependant, pas une finalité. Alors que la Journée internationale
    de la paix vient d’être célébrée, la communauté internationale doit se mobiliser pour que le droit prime sur la force.

  • Reconnaître la Palestine, un chemin de paix

    Reconnaître la Palestine, un chemin de paix

    Enterré depuis près de 30 ans et laissant les Palestiniens au désespoir de voir leur droit à l’autodétermination s’accomplir, le processus de paix est rendu de plus en plus incertain depuis l’attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023, contre des civils israéliens, et la vengeance sanglante qui s’en est suivie, orchestrée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu contre les Palestiniens, dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie occupée. Un peuple génocidé sous les yeux du monde avec la complicité des États-Unis.

    Cette reconnaissance intervient alors que l’armée israélienne est en train de raser la ville de Gaza en dépit des condamnations internationales, essentiellement verbales.

    Le président de la République, Emmanuel Macron, prendra la parole à la tribune des Nations Unies à New York à 15h30 heures locales, 21h30 en France. Il s’exprimera devant les représentants de tous les pays de l’ONU rassemblés pour l’Assemblée générale de l’organisation qui célèbre cette année son 80e anniversaire dans un contexte international sanglant.

    Jeudi 17 septembre, Emmanuel Macron a défendu, sur la chaîne de télévision israélienne N12, sa décision de reconnaître un État palestinien, « meilleure manière d’isoler le Hamas » tout en condamnant une fois de plus vivement l’offensive à Gaza qui « détruit totalement » la « crédibilité d’Israël ». Pour lui, « reconnaître un État palestinien, c’est simplement décider de dire “la perspective légitime du peuple palestinien et ce qu’il endure aujourd’hui, n’a rien à voir avec le Hamas” ». Il a plaidé la cause de son plan, qui accompagnera son annonce formelle ce lundi à l’ONU, estimant qu’il s’agissait d’un « processus » censé « déclencher une série de nouveaux comportements et de nouveaux engagements ». Le président français, lors de l’entretien accordé à la télévision israélienne, a aussi estimé que « l’approche de votre gouvernement, de quelques ministres particulièrement, est de détruire la possibilité d’une solution à deux états ». Or « il y avait urgence », notamment en raison des menaces d’annexion de la Cisjordanie occupée. « C’était la dernière occasion avant que proposer la solution à deux états ne devienne totalement impossible », a-t-il insisté.

    Mahmoud Abbas interdit de visa par Donald Trump

    L’assemblée générale de l’ONU a déjà adopté à une large majorité, le 12 septembre, ce plan franco-saoudien qui exclut clairement le mouvement islamiste palestinien de toute gouvernance future. Ce geste « symbolique » pourrait avoir une vraie portée « si les pays qui reconnaissent la Palestine enchaînent avec d’autres mesures pour tenter de faire pression sur Israël pour mettre fin à sa campagne à Gaza », commente Richard Gowan, de l’International Crisis Group. Mais l’analyste craint dans le même temps des représailles israéliennes, évoquant un risque d’« escalade » de la part du Premier ministre Benjamin Netanuyhu, qui doit s’exprimer à la tribune de l’assemblée générale, dans les prochains jours, et a clairement dit qu’« il n’y aurait pas d’État palestinien ».

    Les États-Unis, principal allié d’Israël, se sont eux aussi publiquement opposés à ce processus et ont annoncé qu’ils n’accorderaient pas de visa à la délégation palestinienne, dont le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il pourrait s’exprimer par vidéo mais ne pourra se rendre à New York.

    Donald Trump a aussi usé une nouvelle fois du veto américain au conseil de sécurité de l’ONU, le 17 septembre, pour empêcher l’adoption d’un texte réclamant un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l’accès humanitaire au territoire palestinien. Depuis le début des représailles israéliennes, près de 65 000 Gazaouis ont été tués sur quelque 2,2 millions d’habitants, soit plus de 10% de la population initiale de la bande de Gaza.

    148 pays sur 193 pays membres de l’ONU reconnaissent l’État palestinien. Si le Royaume-Uni rejoint la France, quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies auront reconnu ce nouvel état, puisque la Chine et la Russie l’ont fait dès novembre 1988, dans la foulée de la déclaration d’indépendance de la Palestine, le 15 novembre 1988 par le conseil national palestinien, présidé à l’époque par Yasser Arafat.

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il

  • Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    « On revendique 9% d’augmentation. Le niveau 1 est sous le Smic, c’est pas légal », rappelle Géraldine. Ingénieure nucléaire, la jeune femme ne compte plus ses nuits et ses jours passés à tourner sur le piquet. Si elle est aussi déterminée, c’est que la lutte des travailleurs de l’énergie est incontestablement juste : « La masse salariale ne pèse que 14% dans la facture. Ce qu’on demande ça l’amènerait à 17%. À titre indicatif, dans le privé pour la production de produits finis, la moyenne est de 37%. »

    L’organisation sur le site est parfaitement rodée, dans la joie. Christelle, gazière, s’attelle à la préparation d’un « mille feuilles de lutte ». Elle a prévu de passer la nuit sur un des lits de camp, samedi soir. Pour permettre aux uns de recharger les batteries, d’autres prennent le relais en s’inscrivant sur le planning affiché sur le frigo. Elle est accompagnée de son fils. L’adolescent file la main à deux retraités en débitant des palettes pour alimenter le feu. « Les nuits sont courtes et les jours sont longs », plaisante Charly, cheminote, qui figure aussi au tableau des astreintes nocturnes. L’activité est permanente et chaque nouvel arrivant se trouve une mission. Pour agrémenter le tout, « on met des ateliers en place, toujours autour du thème de la lutte sociale », précise Christelle en désignant des peintures et des poteries.

    Les méthaniers à l’arrêt

    Mais les parties de cartes ou les soirées-concerts n’empêchent pas les discussions de fond. Gérard, retraité de GRDF, fait part de ses inquiétudes : « L’abandon du service public a conduit à des stratégies comptables. à force de tirer sur les ficelles, formations, effectifs, on multiplie le risque d’accident, on court à la catastrophe. Le danger est réel pour les techniciens et pour les usagers. »

    Serge, électricien en poste au Merlan (14e), est arrivé les bras chargés d’un énorme plat de poivrons. Pas plus que les autres, il n’entend lâcher la pression. « Ce qui les fait plier, c’est la baisse de production. » Sans réponse depuis trois semaines, les travailleurs sont passés au cran supérieur. Du Tonkin à Fos, les terminaux méthaniers sont à l’arrêt. De même pour le site de stockage à Manosque. Serge détaille la stratégie : « Les bateaux sont immobilisés. Comme on ne peut pas y conserver le gaz, ils sont obligés de le brûler à la torchère et ça leur coûte des millions par jour. »

    Autour du brasero où les militants font griller des chamallows, Bacri, habitant du 3e au RSA, s’est proposé pour renforcer la permanence de nuit. « C’est normal d’être ici, estime-t-il, parce que quand j’ai payé le loyer et la facture d’électricité, il ne reste plus grand-chose. » Face à ses difficultés financières, son fournisseur « a basculé le compteur en mode restreint depuis un an. Je dois choisir entre la machine à laver ou le chauffage sinon ça disjoncte. » En France, plus de 12 millions de personnes sont déjà en situation de précarité énergétique. Le retour au taux réduit de TVA à 5,5% sur la facture des usagers est une autre revendication forte de la Fédération CGT de l’énergie (FNME). Avec la loi de finances pour 2025, la TVA flambe à 20% depuis le 1er août. Si la pétition en ligne* atteint 100 000 signatures la proposition de loi portée par le groupe communiste devra être soumise au Sénat.

    Sur le piquet, un quiz musical a clôturé la soirée. David remet une bûche dans le feu avant de prendre congé des quatre volontaires qui se glissent dans les duvets. Au petit matin, Martine, retraitée CGT des IEG, débarque avec des viennoiseries à partager, avant de filer sur le rassemblement du Mouvement de la paix. D’autres bras solidaires affluent pour une remise en propreté du piquet… et pour parer aux pluies annoncées.

    * https://petitions.sénat.fr

    « Aujourd’hui, techniciens
    et usagers sont en danger »