Author: tecnavia

  • À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    De sérieuses fissures zèbrent la façade arrière de l’immeuble Lambert-Meï sur toute sa hauteur. Des capteurs y ont été apposés pour en mesurer l’évolution. « Elles sont profondes, ça traverse jusque dans le salon, précise Manuel Rodriguez, locataire d’un des logements les plus impactés, on a alerté il y a plus de trois ans. Il a fallu qu’on signale le problème sur Histologe pour avoir une réaction du bailleur. »

    Des travaux ont démarré le 15 septembre. Mais dans le bloc de huit appartements, deux familles sont encore dans leur logement, en proie aux vibrations, aux poussières, au bruit et à l’angoisse. Devant les engins qui ont commencé à creuser une tranchée en pied d’immeuble, elles ont accroché une banderole « pour être relogées le temps des travaux, conformément à nos demandes », explique Brahim Kherraz.

    « On ne sait pas combien de temps ça va durer… quatre mois, croit savoir un ouvrier. Mais vu comme les murs ont bougé, c’est du lourd », craint Manuel Rodriguez. Le retraité qui souffre d’une santé très fragile, sous respirateur avec difficultés à se déplacer, suite à une rupture d’anévrisme et qui nécessite des soins réguliers, déplore la situation de blocage : « J’ai demandé un logement à proximité pour assurer le suivi médical avec mon médecin traitant et mon infirmière, mais j’ai obtenu trois propositions pour le même logement dans l’immeuble plus bas qui était squatté, une à Saint-André, dans le 15e et une au 5e étage vers la Timone. » Pour la seconde famille, les propositions n’ont pas paru plus acceptables : « On a demandé le 13e ou le 14e. On a eu une proposition aux Oliviers A. Or il n’est pas question que mes enfants soient exposés aux tensions de la cité », regrette également Brahim Kherraz.

    Sur le site, aucun affichage en lien avec le chantier. En soutien aux locataires, Rachida Tir, membre de la CSF, confirme : « Ils ne disposent d’aucune information officielle. Une seule des propositions a fait l’objet d’un recommandé, le reste ce sont des mails. Nous interpellons HMP, mais nous n’obtenons rien en retour. Le sentiment de mépris de leur bailleur à leur égard est réellement justifié. » La militante associative a tenté d’autres voies sans succès. « Je suis remontée jusqu’à l’élue de la mairie de secteur Hayat Atia, qui n’a rien trouvé dans les documents d’urbanisme. »

    Il faut en effet aller piocher dans un extrait du registre des délibérations du bureau de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour dénicher un document administratif du 22 février 2024, relatif à cette « opération d’un montant de 1 853 760 euros financée par un emprunt d’un montant total de 1 483 000 euros proposé par la Caisse des dépôts et consignations » qui est destiné « à financer une opération de réhabilitation de 85 logements locatifs sociaux » de la Margeray. Elle porte « sur la rénovation du bâti et la rénovation énergétique. Les travaux prévus sur cette résidence concernent le renforcement des fondations par micropieux, la reprise des fissures, la rénovation de la façade et des appartements ».

    Du côté de l’office public HLM, que nous avons contacté, on précise : « Il n’y a pas d’obligation d’affichage pour ce type de travaux. Des études géotechniques ont montré que l’extrémité du bâtiment s’est affaissée. » La durée totale de l’opération est estimée à « trois mois pour un sol porteur sain et trois mois pour le traitement des façades et des intérieurs ». Quant à la nécessité d’évacuer les locataires sauf deux : « Des propositions ont été faites, dont certaines sur site. Toutes ont été refusées. Nous n’avons pour l’heure rien qui corresponde à leurs desiderata », tranche l’office.

    « Il y a du mépris à l’égard de ces locataires »

  • Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Près d’une centaine de personnes étaient réunies cours Aristide-Briand. « C’est important pour nous d’avoir ce local afin de recevoir les gens, mais aussi se regrouper pour travailler. Cette inauguration est également l’occasion de présenter l’ensemble de la liste aux habitants de La Fare et d’échanger », confie Joël Yerpez.

    Candidat depuis janvier dernier, il s’appuie sur une liste constituée de 29 personnalités issues d’horizons divers : « Il y a des personnes d’expérience, démissionnaires, il y a un an, du conseil municipal, mais aussi de jeunes recrues volontaires. »

    Joël Yerpez ajoute : « On se présente sans étiquette. Il y a des gens plutôt de gauche, d’autres plutôt de droite. Chacun a ses idées. Le but est de rassembler autour d’un projet citoyen, démocratique et de proximité. »

    « Héritage d’Olivier Guirou »

    Le candidat a été le premier adjoint à l’urbanisme d’Olivier Guirou, maire (PS puis divers gauche) de 2008 jusqu’à son décès, en janvier 2024 : « Je me revendique tout à fait de l’héritage d’Olivier Guirou. Une personne qui aimait les gens, attentif à la population et qui adorait le village. Un ami d’enfance. »

    Joël Yerpez s’oppose à Jérôme Marcillac, actuel maire qui a pris la suite d’Olivier Guirou et ex-adjoint au développement durable. Deux autres candidats se sont déclarés dans cette commune de 9 000 habitants : Gérard Cruz et Richard Campanelli. « Nous sommes à l’écoute des habitants », conclut Joël Yerpez.

  • Une vague orageuse intense provoque des perturbations dans la région

    Une vague orageuse intense provoque des perturbations dans la région

    Comme annoncé, une vague orageuse intense a touché la région, dimanche soir. Les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse étaient placés par Météo France en vigilance orange pluies-inondations, mais aussi orage, jusqu’à ce lundi matin.

    Dès l’après-midi, plusieurs quartiers de Marseille ont vu leurs rues inondées, comme au niveau du Vieux-Port ou dans le 13e arrondissement, par exemple. Des scènes similaires ont été observées à Cassis, où des trombes d’eau se sont également abattues. Des inondations ont touché Plan-de-Campagne ou encore Salon. Une dizaine de vols en direction et en provenance de l’aéroport Marseille-Provence, à Marignane, ont été perturbés. « 99 mm d’eau ont été relevés en trois heures à Eyragues », a précisé Météo-France.

    Dans le Vaucluse, la circulation des trains a été interrompue de Miramas vers Avignon, Avignon-Tarascon et dans les deux sens entre Avignon et Avignon TGV. Sur les communes d’Avignon, Morières et de Vedène, 115 mm de cumuls de pluie ont été relevés avec des chutes d’arbres recensées. Plusieurs foyers ont été privés d’électricité à Avignon, Carpentras, Sarrians, a précisé la préfecture de Vaucluse.

    Les pompiers de ces deux départements sont aussi fortement mobilisés, principalement sur des missions de reconnaissance et de pompage d’habitations inondées.

  • Un film indépendant, fruit d’un élan citoyen et porté par la jeunesse

    Un film indépendant, fruit d’un élan citoyen et porté par la jeunesse

    « Nous avons tourné ce film de manière totalement indépendante, sans financement public. Parmi celles et ceux qui connaissent l’industrie audiovisuelle, certains diront que cela relève peut-être du courage, d’autres diraient de la folie », introduit Ichraf Aboudi, cofondatrice de Sina Films. La jeune équipe de Sina Films s’est lancé le défi de réaliser son court-métrage sans l’appui des mastodontes de l’industrie. Des partenaires locaux, tels que Sunsetcam, Arts Sud, Méta Pictures et Provence Studio ont contribué à la réalisation du film.

    Au-delà du soutien du Camp des Milles, dont le site mémoriel a servi de studios pendant les sept jours de tournage, des associations ont soutenu la production. Parmi elles, le centre Edmond-Fleg de Marseille, le Crif Marseille-Provence, le Fonds social juif unifié (FSJU), mais aussi la Licra. La projection du court-métrage dans les écoles se fera notamment grâce au tissu associatif partenaire. Le projet, primé par la Chair Unesco Mémoire et Citoyenneté, a aussi bénéficié d’un financement participatif à hauteur de 48 contributeurs. « On a coché toutes les cases de nos objectifs, Sina Films a porté le projet de l’intérieur, rapporte Sébastien Nourian. Nous avons fait ce film avec à peu près 15% du budget prévu, lorsque nous envisagions de candidater aux financements publics usuels. » Pour le prochain projet de SinaFilms, Noor, qui traite du génocide arménien toujours par le regard d’enfant, « de nombreux partenaires sont venus demander de quelle façon ils pouvaient nous soutenir », confie Sébastien Nourian.

  • Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Vingt minutes. Si peu de temps pour raconter le lourd passé du Camp des Milles, d’où 2 000 juifs ont été déportés, dont des enfants, sous l’autorité de Pétain. Pour la première fois, un court-métrage, réalisé par Sébastien Nourian, 28 ans, et produit par les équipes de Sina Films dont il est cofondateur, a été tourné sur les lieux. Dévoilé en avant-première lundi 15 septembre à la Manufacture en présence d’élus locaux et de représentants d’associations, l’œuvre capture ce qui a pu être la terreur d’enfants déportés au travers du jeu de Léo et Max Garcia, jeunes acteurs choisis pour incarner Isaac et Joseph.

    Au travers d’un genre bien spécifique, celui de l’épouvante-horreur, Sébastien Nourian livre une fiction qui a pour vocation de stimuler la conscience du public sur les conséquences extrêmes des mécanismes de haine qui gangrènent une société. Un sujet mêlé au scénario fictif dans lequel deux jeunes frères, en visite au Camp des Milles, explorent les lieux en s’adonnant à une partie de cache-cache. Lorsque Joseph disparaît, Isaac se retrouve propulsé en 1942. Rapidement, les images en noir et blanc de déportation, de biens dépouillés, de cris jalonnent une scène de course-poursuite entre le jeune garçon et un SS.

    « Capter l’attention »

    « Le genre ici n’est pas une supercherie esthétique : on cherche à faire sursauter le spectateur. Ce n’est pas un sursaut purement d’effroi, mais éthique. Ce genre semblait être la forme cinématographique la plus adaptée à cela, explique Sébastien Nourian. D’autant plus que le film a vocation à être diffusé dans les établissements scolaires. Il faut pouvoir capter l’attention des jeunes générations en leur offrant un spectacle qui va les saisir au niveau des émotions. C’est peut-être par l’émotion qu’on va les ramener au discours sur la citoyenneté, le vivre-ensemble. Plus par la théorie. »

    L’idée du court-métrage a, elle aussi, été pensée pour s’adapter au jeune public, au-delà de sa diffusion prochaine dans des festivals « nationaux et internationaux », promet le réalisateur. Derrière la façade culturelle du projet se dresse surtout l’enjeu « d’éveiller » le spectateur. Un travail de recherche en lien avec le Camp des Milles a permis de respecter, plan par plan, une réalité historique. Doublé de rencontres régulières avec Denise Toros-Marter, résistante et ancienne déportée, qui prête sa voix en ouverture et clôture du court-métrage. Invitée pour l’avant-première, elle n’a pu se déplacer pour des raisons de santé.

    « L’art permet de toucher quelques personnes et de les éveiller à des thématiques auxquelles ils n’auraient pas pensé avant », estime Sébastien Nourian. Mêler « Art et mémoire » est un thème qui a d’ailleurs été débattu en fin de projection.

  • La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    « La lecture ça fait partie des stimulations indispensables parce que, pour l’enfant, ça organise le temps, la temporalité », explique le pédopsychiatre toulonnais Marcel Rufo. Il précise : « Au début, la prise en charge du corps concerne l’espace, puis rapidement il faut passer à la lecture et au livre, au conte, après avoir chanté les histoires pour s’endormir, les sérénades. »

    Invité d’honneur du CIL, l’auteur de l’ouvrage Être parent – pour les Nuls (First Editions) a tout de suite captivé l’auditoire réuni sur la place Béguin, pour cette première édition de la fête de la lecture organisée par le CIL de la Serinette – la Barre – les Amoureux.

    Son président, Romain Turpin, a mis en avant, lors de sa prise de parole, sa passion pour la lecture, qu’il souhaite partager avec le plus grand nombre. Il a souligné combien « elle enrichit notre culture personnelle, développe l’esprit critique et élargit nos horizons ». Une invitation, poursuit-il, à voir le monde sous un autre angle, à questionner nos certitudes et à rêver plus grand.

    De « ce trésor qui se multiplie quand on le partage », la maire de Toulon, Josée Massi (SE), en parle aussi avec ferveur : « C’est le meilleur ami de l’homme après le chien. Celui qui est le plus fidèle. Celui que vous pouvez abandonner. Vous y revenez quand vous voulez, il vous attend, il est là. » Un attachement que l’on retrouve dans la gestion de la ville par l’ancienne professeure toujours pédagogue, avec notamment l’installation de boîtes à livres dans toutes les écoles et aux quatre coins du Port du Levant. « On a six médiathèques, mais les lecteurs, il faut continuer à aller les chercher partout, comme ici dans les quartiers », conclut-elle.

    Parmi les auteurs présents, Virginie Peyre, qui poursuit sa lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, avec son dernier livre Chut, c’est un secret (Peyre point), outil de sensibilisation contre l’inceste accessible au plus grand nombre.

    Une belle manifestation qui a attiré beaucoup de monde et éveillé les consciences de manière saine et constructive.

  • Rassemblement fraternel et politique avec les communistes

    Rassemblement fraternel et politique avec les communistes

    Pour la troisième année consécutive, la section PCF La Garde-Le Pradet tenait sa fête de rentrée au camping des Oursinières. Avec, en ligne de mire, les municipales.

    « C’est notre grande aventure qui commence », lance avec enthousiasme Philippe Sigorino Gélo, l’un des quatre communistes en position éligible sur la liste de rassemblement Unis pour La Garde ,conduite par Julia Peironet (PS). « Une coalition, précise-t-il, qui part de la gauche jusqu’au centre afin d’être les plus forts pour battre la droite et l’extrême droite et faire basculer cette ville qui nous échappe depuis plus de 25 ans. »

    Une équipe qui, dans la richesse de sa diversité, bat déjà campagne sur le terrain. « C’est sensationnel, on aurait dû bien le faire avant. Je suis ravie parce qu’on va gagner », confirme Renée Dettori (PS).

    Une lutte joyeuse

    « Je me présente en tant que citoyenne pour le bien de ma ville », explique avec beaucoup d’émotion Madeleine Clapson.

    « S’unir pour être plus fort sur des objectifs clairs et partagés, c’est la seule et unique solution. Ne pas le faire, c’est permettre à ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs que nous d’avoir des victoires faciles », confirme Jean-Pierre Meyer, membre du conseil national du PCF.

    Gilbert Mandon met en avant un autre rassemblement des forces progressistes en construction, au Pradet, le Printemps Pradétan, dans lequel les communistes sont également totalement engagés.

    Et d’expliquer : « On est sur nos deux jambes. Avec d’une part la démocratie participative qu’on met en œuvre, mais aussi les valeurs de gauche avec lesquelles on ne transige pas. »

    Dans sa prise de parole, le secrétaire de la section PCF Yves Pellegrino s’est félicité de toutes ces avancées, en précisant pour La Garde : « Nous avons après plus de 20 ans de divisions de la gauche locale, concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal citoyen à la hauteur des attentes des Gardéens. »

    Même enthousiasme partagé par Julia Peironet : « Je suis très fière et je suis très honorée d’être la tête de liste de ce grand et large rassemblement. Et de partager cette journée avec nos amis, nos camarades communistes », déclare-t-elle, ravie elle aussi que les divisions du passé soient complètement effacées. Et de poursuivre : « Aujourd’hui, ensemble, on construit une liste et un programme qui vont nous mener vers la victoire. »

    Un projet qui s’enrichit par le retour des questionnaires adressés à la population. « La semaine prochaine, on inaugure notre local de campagne, un premier meeting est prévu pour fin novembre », conclut-elle.

    Encore une belle fête qui prouve que la lutte est joyeuse.

  • Une fréquentation touristique stable en Vaucluse en 2025

    Une fréquentation touristique stable en Vaucluse en 2025

    Une saison estivale marquée par la stabilité, assure l’agence Vaucluse Provence Attractivité, dans un communiqué publié mi-septembre.

    En effet, en s’appuyant sur les données de l’outil Flux Vision Tourisme, l’agence précise que « la présence des visiteurs français comme étrangers a permis au département de conserver un niveau proche de celui enregistré l’an dernier ». Cela s’illustre avec un total de 16,4 millions de nuitées en Vaucluse, depuis le mois de janvier, contre 17 millions sur la même période en 2024.

    Et ce, notamment, avec une légère augmentation de la fréquentation française (+1%), dont 35% concentrée sur les mois de juillet et août. Ce qui confirme, d’après Vaucluse Provence Attractivité, « l’attractivité du territoire ». Les visiteurs français viennent majoritairement d’Île-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Paca, et tout particulièrement de Paris.

    La visite de la clientèle étrangère est, elle, en légère baisse, avec un recul de 4% comparé à l’exercice précédent. Ce recul concerne « principalement les clientèles de proximité », à savoir Allemands, Néerlandais et Belges. Mais ceux-ci restent tout de même les visiteurs étrangers les plus représentés sur le territoire, « confirmant le rôle majeur des clientèles européennes », précise l’agence. Tandis que la visite des Britanniques, des Américains ou encore des Suisses est en légère progression.

    Affluence record aux festivals

    Ce qui, toujours d’après l’agence, a globalement satisfait les professionnels du secteur. D’après une étude réalisée à la fin de la saison estivale, 77% d’entre eux se disent satisfaits de cette fréquentation, soit 11 points de plus que l’an dernier. « La saison, concentrée entre mi-juillet et mi-août, s’est traduite par des séjours plus courts, mais aussi et surtout par des dépenses davantage maîtrisées en loisirs et restauration. Malgré un contexte marqué par des épisodes de fortes chaleurs et une diminution du pouvoir d’achat, les clientèles françaises et étrangères ont répondu présent », analyse Vaucluse Provence Attractivité.

    Cette satisfaction est encore plus élevée sur la destination du Grand Avignon, avec 83% de professionnels satisfaits, « portée cet été par une affluence record aux festivals », poursuit l’agence.

    Et l’année n’est pas encore finie, car deux tiers des nuitées annuelles se passent hors saison estivale. Ainsi, 59% des acteurs du tourisme interrogés affichent des perspectives optimistes pour l’automne.

  • Le Ballet Preljocaj fête ses 40 ans à Aix-en-Provence

    Le Ballet Preljocaj fête ses 40 ans à Aix-en-Provence

    Depuis le 16 septembre, le Pavillon noir abrite une exposition qui retrace « 40 ans de création en images ». De Marché noir et Peurs bleues créées en 1985 jusqu’au plus récents mais non moins majestueux Requiem(s), l’entrée en matière idéale pour pénétrer l’univers de cette compagnie de danse fondée en 1985 par Angelin Preljocaj. Accueillie à la Cité du livre d’Aix en 1996, pour devenir le Ballet Preljocaj, elle investit 10 ans plus tard le Pavillon noir, cette salle de spectacle à « l’armature de fer et de béton habillant une peau de verre », comme la qualifiait alors le chorégraphe.

    En « Gravité »

    À l’occasion de ses 40 ans, le Ballet Preljocaj invite également le public, mardi 23 septembre, à assister à une répétition de Gravité. Et ce, avant les représentations de cette création emblématique d’Angelin Preljocaj (2018) dans laquelle « 12 danseurs défient les lois physiques, portés par des musiques allant de Bach à Daft Punk », programmées du mercredi 1er au samedi 4 octobre.

    Vendredi 26 octobre, place à des projections de La force de l’âge, puis Danser sa peine, documentaires qui traitent respectivement des travaux de la compagnie avec les seniors et les détenues des Baumettes, à Marseille. Sans oublier celle, lundi 29 septembre et « en partenariat avec les Cinémas aixois », du film réalisé par Valérie Müller et Angelin Preljocaj, Polina, danser sa vie, autour d’une « jeune ballerine russe qui voit son destin basculer à la découverte de la danse contemporaine en France ».

  • Avec Black Lips, Endless veut replacer Marseille sur la carte rock

    Avec Black Lips, Endless veut replacer Marseille sur la carte rock

    Geoffrey Delhaye n’a rien d’un programmateur classique. Arrivé à Marseille en 2017 pour une thèse en biomédical à Luminy, ce docteur en physique a quitté le monde académique en 2021, déçu par ses promesses. Depuis, le Belge passionné de rock s’est reconverti dans la production artistique. D’abord dans la mode. Aujourd’hui dans la musique. Ce 25 septembre, huit ans jour pour après son arrivée à Marseille, il y lance Endless, un nouveau festival rock*, avec une tête d’affiche qui claque : les Black Lips.

    L’idée est née d’un constat : malgré une scène rock locale hyperactive, la deuxième ville de France est absente des circuits des tournées internationales. « À chaque fois qu’un groupe que j’aime passe en Europe, je dois aller à Paris, Bruxelles ou Berlin… Même si la scène rock ici est très riche, elle reste underground », souffle le trentenaire qui est donc passé à l’action à l’automne dernier. Il pose une option sur la Citadelle, monte un dossier et se tourne vers ses amis belges.

    Amitiés belges

    L’affiche du festival est signée Elzo Durt, figure du graphisme rock en Belgique, connu pour ses pochettes d’albums de Thee Oh Sees. Mais c’est le soutien de Philippe, gérant du club bruxellois Madame Moustache, qui est décisif pour convaincre les Black Lips de débarquer à Marseille avec leur cocktail explosif de riffs crasseux et performances borderline. « Il les connaît bien, je lui ai parlé du projet, et il a pesé dans la balance. Sans lui, je n’aurais pas pu les avoir. »

    S’il s’est assagi, ce groupe culte d’Atlanta, chantre d’un garage punk psyché et lo-fi, connu pour ses concerts sauvages et imprévisibles, incarne une certaine idée du rock, sans filtre, brut et jubilatoire. Treize ans après leur dernier passage à Marseille, ce concert est un événement en soi. Cerise sur le gâteau, leur venue coïncide avec la sortie d’un 11e album, l’excellent Season of the peach, dans la foulée d’une tournée européenne qui devait s’achever à Londres. Une aubaine que Geoffrey Delhaye a saisie au vol : « J’ai vu qu’ils terminaient leur tournée à Thessalonique le 20 septembre. Ils ont ajouté deux dates à Londres, et quand je leur ai montré des photos du lieu qui est assez exceptionnel, ils ont accepté direct. »

    À leurs côtés, la programmation mêle rock psyché et scène locale : Chicos de Nazca, des Chiliens basés à Berlin, Arthur Lawton (Bordeaux) et les Marseillais de Lodi Gunz, qu’il a découvert lors de la Plaine du rock en mai. Une scène marseillaise qu’il apprend à découvrir. « Quand je colle les affiches, la réaction des gens, c’est plutôt : mais tu sors d’où ? », sourit-il.

    « Faire bouger le cocotier »

    Un travail de fourmi qui lui a permis de nouvelles rencontres, au Molotov, avec l’équipe d’Antichambre, les gérants de la Maison Hantée ou d’Humeur Massacrante. « Il y a une scène à Marseille avec beaucoup de très bons groupes, et même une certaine hype. L’idée c’est de faire venir les groupes internationaux et de proposer une grosse scène à ces groupes émergents. J’ai juste envie de faire bouger le cocotier », lâche-t-il, imaginant des tables rondes, des collectifs, des formats hybrides…

    Soutenue par l’association Pour que Marseille vive, incubateur de projets culturels qui accompagne les initiatives artistiques locales, Geoffrey imagine des éditions hivernales et des « formats pop-up » selon les tournées des groupes. « Je veux faire un Festival des Cinq Continents, c’est ma référence ultime, pour le rock. Il y a Le Bon Air pour l’électro, Mars Attack pour le hip-hop. Proposer des concerts dans des lieux d’exception est une idée géniale. Endless s’inscrit dans cette logique. »

    * Endless festival, jeudi 25 septembre (18h30), la Citadelle à Marseille. The Black Lips (USA), Chicos de Nazca (Chili), Lodi Gunz (Marseille) et Arthur Lawton (Bordeaux). 27,5 euros