Author: tecnavia

  • Le festival de cirques Jours [et nuits] sur le fil dans les Bouches-du-Rhône

    Le festival de cirques Jours [et nuits] sur le fil dans les Bouches-du-Rhône

    Faire le lien, le lien entre les corps en mouvement, les artistes et un public qui ne se connaissent pas, et pourtant se reconnaissent.

    Vous l’aurez compris, la nouvelle édition du Festival Jours [et nuits] de cirque(s) organisé par le Centre International des Arts en Mouvement (CIAM) est de retour dès ce samedi et jusqu’au 27 septembre avec différents événements proposés dans les Bouches-du-Rhône.

    L’occasion de découvrir ou redécouvrir des compagnies et créations circassiennes mais aussi d’inciter et inviter le public à se laisser surprendre par le cirque, emporter, émouvoir, transcender, déranger ou interroger à travers cet art.

    Cette année, le festival parle de famille, de transmission, de parentalité mais aussi de rôles que l’on reçoit et que l’on transforme. Sous les chapiteaux, dans le Magic Mirrors ou au plus près des artistes, « les corps racontent ce que les mots ne disent pas toujours. Un cirque viscéral, poétique et indocile, qui relie autant qu’il bouscule ».

    Un week-end riche
    en découvertes

    Le premier rendez-vous est donné ce samedi à Aix-en-Provence avec une traversée de la ville au fil de l’eau et plus précisément de ses fontaines. « Le cirque, de fontaine en fontaine » c’est trois parcours de cirque en espace public qui relient les fontaines du centre-ville et la Bastide du Jas de Bouffan, lieu cher à Cézanne exceptionnellement ouverte. Corps en mouvement, gestes suspendus et haltes poétiques, entre patrimoine et cirque contemporain vous attendent gratuitement mais sur réservation entre 11h et 15h30.

    Le lendemain, plusieurs rendez-vous sont donnés sur la place Jean-Pierre Saez à Venelles, au Grand pré de Jouques, à l’abbaye de Silvacane de La Roque-d’Anthéron ou encore au Stadium de Vitrolles. Entre déambulation circacienne, visite-spectacle, solo de jonglage plein d’humour et de cirtuosité et, énergie urbaine brute, toutes les propositions vous attendent entre 11h et 15h30 selon le programme autour d’une appellation commune : « Patrimoine [en mouvement] ».

    Toute la programmation sur le site : joursetnuitsdecirques.fr

  • [Ecologie] Comment attirer l’attention sur un poisson menacé mais pas très beau ?

    [Ecologie] Comment attirer l’attention sur un poisson menacé mais pas très beau ?

    Argyrosomus japonicus est menacé d’extinction. Ce poisson tropical est pourtant important, pour la biodiversité, des raisons culturelles et économiques. Il faudrait donc redoubler d’efforts pour le protéger. Seulement, il a un défaut : il n’a pas de charisme. Il est terne, n’a pas une silhouette très remarquable… Il fait partie des 15% des poissons tropicaux jugés les moins beaux, selon une étude de 2022. C’est cruel, mais « la perception que l’on a d’une espèce impacte le niveau d’attention et de protection qu’on lui accorde », rappelle Anne-Sophie Tribot, spécialiste en sciences sociales de la conservation de la biodiversité au laboratoire Telemme (Aix-en-Provence). Comment redorer l’image du « maigre japonais » –son nom commun- et donner envie de le protéger ? Une étude parue dans Biological Conservation montre que les sons qu’il émet pourraient aider. « C’est la première fois que nous montrons l’importance du son pour susciter de l’affect envers un poisson », ajoute la chercheuse coautrice de l’article avec Nicolas Mouquet, chercheur CNRS à l’Université de Montpellier.

    Car oui, A. japonicus émet des sons intentionnellement. Pas avec des cordes vocales, mais avec sa vessie natatoire
    -une poche qu’il remplit d’air pour contrôler sa position dans la colonne d’eau, comme un sous-marin. « Les contractions des muscles autour de cette vessie produisent des sons, précise Anne-Sophie Tribot. Cela peut servir à attirer des femelles ou à défendre un territoire. »

    Biais réduit

    Ces sons ont aussi rendu A. japonicus plus impressionnant, plus intelligent, plus sensible aux yeux des près de 1 100 participants de l’étude. Des informations au sujet de son importance culturelle, économique ou ses traits écologiques, fonctionnent aussi, mais dans une moindre mesure. « En revanche, les informations sur son statut d’espèce menacée ont peu d’impact sur son charisme », précise Anne-Sophie Tribot. Toutefois, ni les sons, ni les vidéos, ni les informations textuelles ne le rendent plus beau ou plus mignon aux yeux des participants.

    Mais le son ne fait pas tout. Pour donner envie de protéger l’espèce, les informations textuelles fonctionnent mieux. Les participants avaient une somme fictive à répartir pour protéger A. japonicus ou un autre poisson –A. neoguinaicus-, plus beau mais moins menacé. Préciser le statut de menace réduit le biais lié à l’apparence : les participants donnent moins pour protéger A. neoguinaicus… mais ils ne donnent pas plus pour protéger A. japonicus. « C’est un résultat à prendre avec précaution qui mérite confirmation », nuance Anne-Sophie Tribot.

    Le mieux, pour protéger A. japonicus, serait donc probablement de redorer son image grâce aux sons qu’il émet tout en informant sur la menace qui pèse sur lui. « C’est ce que nous voudrions tester à l’avenir, glisse la chercheuse. Et faire la même chose avec d’autres espèces. »

  • [On passe à table] Le crudo de maigre maturé et ses fruits de saison

    [On passe à table] Le crudo de maigre maturé et ses fruits de saison

    C’est une entrée fraîche où le poisson est sublimé par un accompagnement à base de fruits de saison que vous propose de réaliser à la maison le chef Laurent du restaurant Sole. Plus qu’un plat à déguster, le crudo de maigre est une fusion entre un produit brut et des saveurs sucrées, salées.

    Des condiments délicats

    Pour débuter, préparez les condiments et assaisonnements qui serviront à embellir le poisson. Pelez et épépinez une poire que vous pochez dans de l’eau. Une fois pochée finissez légèrement la cuisson au four pour la faire dorer et mixez. Réservez.

    Pour le jus de pastèque, mélangez simplement un peu d’eau avec de la pastèque fraîche et filtrez. Réservez. Émincez l’oignon rouge et faites-le reposer quelques heures dans du vinaigre de cidre. Vous avez également la possibilité de faire votre huile verte avec de l’huile neutre et des herbes fraîches que vous mixez, filtrez et glacez dans un saladier rempli de glaçons pour fixer la chlorophylle.

    Dans cette recette, le maigre est maturé dans un frigo spécial, mais il est possible de réaliser cette maturation à la maison en levant le filet du poisson ou en demandant au poissonnier. Vous le déposez ensuite dans un bac avec une grille au fond et laissez quelques jours au frais mais attention la température doit être entre 0 et 1°C.

    Des pétales de poisson

    Prenez ensuite le filet que vous déposez du côté de la peau et faites des pétales de poisson en taillant sur l’oblique. Ne coupez jamais le poisson droit mais toujours avec une lame inclinée en suivant le sens de la fibre du poisson. Un peu comme une chiffonnade.

    Dans un saladier déposez les pétales, ajoutez une pincée de fleur de sel, de poivre puis l’huile verte, un peu de jus de citron et son zeste. Mélangez au doigt.

    Dans l’assiette déposez la stracciatella, enrobez-la avec les pétales de poisson. Autour déposez l’eau de pastèque, quelques pointes de poire, quelques lamelles d’oignon, deux tranches de raisin, de l’aneth et un peu d’huile verte pour finir.

    Pour une entrée,
    il vous faudra :

    – 70g de filet de maigre maturé

    – Une poire

    – Un citron vert

    – Un grain de raisin

    – De la fleur de sel et du poivre noir moulu

    – Un oignon rouge et du vinaigre de cidre

    – Quelques bouquets d’herbes fraîche, de l’huile et un bouquet d’aneth

    – De la stracciatella : le cœur crémeux d’une burrata

  • [Grand entretien] Agnès Jaoui : « Don Giovanni me fait penser à Trump »

    [Grand entretien] Agnès Jaoui : « Don Giovanni me fait penser à Trump »

    La Marseillaise : Vous vous êtes déjà frottée à la mise en scène d’opéras comme « Tosca » ou « L’uomo femina » ces dernières années. Mais comment faire face à un monument tel que
    «
     Don Giovanni » ?

    Agnès Jaoui : D’abord avec une joie immense. Ensuite, j’ai repris la partition et le texte en essayant de chercher vraiment qui était ce personnage, quels étaient les rapports psychologiques entre les uns et les autres. Puis, la personnalité des chanteurs avec qui j’ai eu à faire. Et pour être tout à fait honnête, la scène du Commandeur et la façon de la traiter m’a occupé l’esprit dès le début.

    Don Giovanni est un harceleur,
    un violeur qui profite de son pouvoir pour commettre ses méfaits. Vous est-il apparu logique dès le début de le mettre en résonance avec le mouvement #MeToo
     ?

    A.J. : Il y a juste une image qui peut faire penser à cela et qui vient de Lastesis, mouvement de femmes, les yeux bandés, qui font des chorégraphies dans la rue [collectif féministe né en 2019 au Chili, ndlr]. Mais sinon, j’ai situé le texte dans une Espagne d’époque religieuse et corsetée. Après, Don Giovanni est un texte sur un prédateur, dans le sens premier du terme, qui abuse de son pouvoir, qui est affreux avec les femmes et tout le monde. Sa force, c’est la puissance de son désir. Il me fait penser à des personnages comme Trump ou Musk, des gens que rien n’arrête, qui se sentent au-dessus des lois. Don Giovanni passe d’une proie à l’autre comme un drogué.

    « Don Giovanni » offre plusieurs niveaux de lecture. S’il est un prédateur, le héros, inspiré du mythe de Don Juan, cherche à bousculer un ordre établi. Quels échos décelez-vous dans l’époque actuelle ?

    A.J. : Je trouve que dans le Dom Juan de Molière, il y a toute une dimension humaine et philosophique autour du pouvoir religieux. Moins dans le Don Giovanni de Da Ponte [poète qui a écrit le livret pour l’opéra de Mozart]. Selon moi, il cherche les limites en permanence jusqu’au fait d’affronter la religion, le commandeur, la loi.

    Don Giovanni est
    un libertin. Estimez-vous que la pensée libertaire peut être une boussole dans notre époque qui voit l’affirmation des gourous, religieux ou politiques
     ?

    A.J. : Contrairement au Dom Juan de Molière, l’aspect libertin de Don Giovanni ne m’apparaît pas beaucoup dans l’œuvre de Mozart et Da Ponte. Je vois moins un libertin qu’un drogué. Même s’il est infatigable, je ne le trouve pas du tout jouisseur. C’est une sorte de boulimique.

    Comme un drogué, trouvez-vous qu’il est victime de son désir ?

    A.J. : D’une certaine façon. Quand vous avez tout le pouvoir et aucune limite, c’est catastrophique. Après, j’ai du mal à dire victime car c’est un harceleur. Et je me méfie de ce mot dans tous les sens du terme.

    « Que vaut sa parole à l’aune
    de MeToo
     ? », présente l’Opéra
    de Marseille sur son programme…

    A.J. : Ce qui est intéressant, c’est aussi le fait qu’Otavio par exemple, l’amoureux de Donna Anna, ne veut pas croire qu’un gentleman, qu’un homme puisse faire ça. Tout résonne.

    « Don Giovanni » est aussi une œuvre tragicomique par excellence.

    De quelle manière vous êtes-vous emparé de ce caractère ?

    A.J. : C’est en effet un dramma giocoso [un drame joyeux]. Au début, je me suis demandé ce qui était drôle dans l’histoire de ce prédateur. Et au fur et à mesure, j’ai trouvé. C’est aussi dû au génie de Mozart car la musique joue un grand rôle, tout comme les contradictions des uns et des autres. Encore une fois, Don Giovanni n’a pas peur et les autres, oui. J’en reviens à l’exemple de Trump. Ce qui est frappant avec les dictateurs, c’est de voir que le peuple se met à en avoir peur ou bien est fasciné. Ce qui est drôle passe souvent par des personnages comme Leporello [le valet de Don Giovanni] ou Elvira dont l’aveuglement suscite à la fois le pathétique et le rire. L’interprète de Leporello, Marc Barrard, est génial. Ce sont des chanteurs mais aussi des acteurs.

    La distribution est éloquente, tout comme les décors, signés Éric Ruf.
    Sur scène, vous faites la métaphore d’un dédale. De quoi est-il l’image
     ?

    A.J. : J’ai eu assez vite cette image des escaliers d’Escher qui donnent la sensation d’être enfermé, des quartiers gothiques de Barcelone, cette Espagne de l’Inquisition où tout est cloisonné. Tout cela, pendant la course folle de Don Giovanni. J’ai donc imaginé une espèce de mur qui enserre et qui se dérobe pour faire sentir que Don Giovanni est le seul qui est tout le temps en mouvement et n’est pas épuisé.

    On vous a également vu cette année réaliser le film « L’objet du délit », comédie de troupe elle aussi inspirée de figures de prédateurs et victimes, qui plonge les spectateurs dans
    «
     Les noces de Figaro ».

    Des thèmes qui ne vous habitent visiblement pas qu’à moitié…

    A.J. : Oui car c’est un peu le sujet du moment. Et même de tous les moments. Même si c’est parfois désespérant, il est intéressant de voir qu’avec des mouvements féministes comme MeToo, qui est fondamental, on a l’impression qu’on avance, et on avance bien, mais que nos acquis, comme ceux des minorités en général, ne sont jamais sûrs. Il suffit d’une crise. On voit bien ce qu’il se passe aux États-Unis où le droit à l’avortement, qui paraît inattaquable, ne l’est plus. En même temps, quelle est la différence entre un conte qui se dit « j’ai le droit de coucher avec la servante » et un chef d’entreprise qui ne voit pas de problème à coucher avec sa toute jeune stagiaire ? On a avancé, mais est-ce qu’on a vraiment avancé ?

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • [Rugby féminin] L’équipe de France s’installe à Maurice-David pour renouer avec le succès

    [Rugby féminin] L’équipe de France s’installe à Maurice-David pour renouer avec le succès

    Elles ont l’espoir que la pelouse habituelle de Provence Rugby, auteur d’un excellent début de saison en Pro D2, leur portera chance. Les pensionnaires de l’équipe de France féminine défient l’Australie, ce samedi (à 17h45) au stade Maurice-David à Aix-en-Provence, à l’occasion de la deuxième journée des WXV Global Series. Ce tournoi international féminin met en opposition les douze meilleures nations mondiales s’affrontent dans des tournées interrégionales avec matchs aller-retour. Après une défaite face à la Nouvelle-Zélande (28-14) samedi dernier, les Bleues auront à cœur de corriger leurs erreurs passées. « On a modifié quelques circuits offensifs. Ce premier match nous a donné plus d’enseignements qu’un entraînement, avec une pression maximum et du stress », souligne François Ratier, le sélectionneur français. « Toutes les nations anglo-saxonnes qu’on rencontre sont physiquement très solides et très directes. La Nouvelle-Zélande combinait ces deux caractéristiques et les joueuses l’ont senti dans leur corps. Mais l’Australie, c’est encore plus physique », ajoute le technicien charentais, conscient que les Wallaroos voudront également se rattraper après la leçon subie contre l’Angleterre le week-end passé (défaite 48-15).

    2e journée – WXV Global Series

    À 17h45, au stade Maurice-David, à Aix-en-Provence

    Arbitre : Holly Wood (ANG)

    FRANCE : Boulard ; Grando, Vernier, T. Feleu, Murie ; Arbez, Bourdon Sansus (cap.) ; Champon, Escudero, Berthoumieu ; Correa, Grosz ; Khalfaoui, Riffonneau, Mwayembe. Remplaçantes : Mailagi, Brosseau, Deshaye, Soqeta, Toure, Chambon, Queyroi, Fernandez.

  • Nouveau rassemblement contre la ligne THT à Arles

    Nouveau rassemblement contre la ligne THT à Arles

    Nous espérons être entre 1 000 et 2 000 », prévient Luc Perrin, porte-parole de l’Association de sauvegarde de la Terre d’Argence (Asta). Pour lui, c’est le « rassemblement de la dernière chance » avant que la situation ne dégénère. Si l’installation d’une zone à défendre est évoquée depuis plusieurs mois, une partie des opposants envisagent en effet des actions de plus en plus violentes si les travaux étaient lancés.

    « L’étape d’après c’est de rentrer dans le juridique sauf que c’est long et pendant que la justice instruit, les travaux auront commencé et ce sera trop tard pour revenir en arrière. Il y a déjà eu des tensions avec les visites des écologues. Il y a eu des plaintes déposées par des agriculteurs sur le comportement des huissiers qui les accompagnaient. La tension monte et des agriculteurs sont en dépression. Nous, on est là pour canaliser parce qu’il faut qu’on reste crédible mais à un moment, on ne pourra pas canaliser tout le monde », prévient Luc Perrin. Agriculteurs, écologistes, acteurs du tourisme et habitants du territoire forment en effet un front uni face à ce projet. En attendant la déclaration d’utilité publique (DUP) qui est instruite depuis mai, ces opposants appellent donc à se rassembler samedi 19 septembre à 18h30 au théâtre antique d’Arles.

    100 élus signataires

    Depuis cet été, ces opposants tentent également de pousser les élus à se mobiliser. Ils leur ont ainsi proposé de signer un serment où ils reconnaissent « la nécessité de décarboner la zone industrielle et portuaire de Fos-sur-Mer » mais que « cette ambition ne peut être dissociée des réalités, des équilibres et des richesses des territoires qui l’entourent ». « L’idée c’est de montrer que cette décision de l’État est antidémocratique puisque, en plus des citoyens, des associations environnementales, du tourisme, des agriculteurs, on a les élus avec nous », précise Luc Perrin qui espère une centaine de signatures. Avant ce rassemblement, Carole Delga a d’ailleurs tenu à réaffirmer son opposition au projet. « Nous ne sommes pas contre la décarbonation de Fos », tient à rappeler Luc Perrin. « On est contre la manière dont c’est fait. RTE (Réseau de Transport d’Électricité), dit que notre projet alternatif coûterait 10 fois plus cher alors que selon les calculs d’experts, c’est 1,5 fois le coût du projet de RTE ».

    Nous espérons être entre 1 000 et 2 000 », prévient Luc Perrin, porte-parole de l’Association de sauvegarde de la Terre d’Argence (Asta). Pour lui, c’est le « rassemblement de la dernière chance » avant que la situation ne dégénère. Si l’installation d’une zone à défendre est évoquée depuis plusieurs mois, une partie des opposants envisagent en effet des actions de plus en plus violentes si les travaux étaient lancés.

    « L’étape d’après c’est de rentrer dans le juridique sauf que c’est long et pendant que la justice instruit, les travaux auront commencé et ce sera trop tard pour revenir en arrière. Il y a déjà eu des tensions avec les visites des écologues. Il y a eu des plaintes déposées par des agriculteurs sur le comportement des huissiers qui les accompagnaient. La tension monte et des agriculteurs sont en dépression. Nous, on est là pour canaliser parce qu’il faut qu’on reste crédible mais à un moment, on ne pourra pas canaliser tout le monde », prévient Luc Perrin. Agriculteurs, écologistes, acteurs du tourisme et habitants du territoire forment en effet un front uni face à ce projet. En attendant la déclaration d’utilité publique (DUP) qui est instruite depuis mai, ces opposants appellent donc à se rassembler samedi 19 septembre à 18h30 au théâtre antique d’Arles.

    100 élus signataires

    Depuis cet été, ces opposants tentent également de pousser les élus à se mobiliser. Ils leur ont ainsi proposé de signer un serment où ils reconnaissent « la nécessité de décarboner la zone industrielle et portuaire de Fos-sur-Mer » mais que « cette ambition ne peut être dissociée des réalités, des équilibres et des richesses des territoires qui l’entourent ». « L’idée c’est de montrer que cette décision de l’État est antidémocratique puisque, en plus des citoyens, des associations environnementales, du tourisme, des agriculteurs, on a les élus avec nous », précise Luc Perrin qui espère une centaine de signatures. Avant ce rassemblement, Carole Delga a d’ailleurs tenu à réaffirmer son opposition au projet. « Nous ne sommes pas contre la décarbonation de Fos », tient à rappeler Luc Perrin. « On est contre la manière dont c’est fait. RTE (Réseau de Transport d’Électricité), dit que notre projet alternatif coûterait 10 fois plus cher alors que selon les calculs d’experts, c’est 1,5 fois le coût du projet de RTE ».

  • Le Grand J.T. des Territoires du 19 septembre

    Le Grand J.T. des Territoires du 19 septembre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires

    Flambée du prix des carburants : ces Français qui passent au bioéthanol sans changer de véhicule

    Vélos électriques : coup de frein sur les débridages illégaux.

    Exemple à Bordeaux Haltérophilie : en Martinique, les femmes soulèvent la fonte et les préjugés

  • LFI refuse de sauter l’étape du Sénat

    LFI refuse de sauter l’étape du Sénat

    Après quelques cafouillages sur les attestations, les insoumis ont été les derniers à déposer leur liste pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, le 11 septembre. Il faut dire que c’est la première fois que le mouvement mélenchoniste se lance dans ce scrutin dans le département, pour une élection qui lui est défavorable. « Nous n’avons pas beaucoup de maires, mais nous avons un bon accueil », euphémise ainsi la tête de liste, Michelle Blanchard-Svoboda, élue d’opposition à La Bouilladisse, qui présentait, ce vendredi, « une liste représentative du territoire, sans maire ni d’élus à des postes de responsabilités ».

    Avec cette neuvième liste, le département connaît un nombre record de candidatures pour les sénatoriales. Une situation qui fait baisser drastiquement le nombre de grands électeurs nécessaires pour obtenir un siège dans ce scrutin proportionnel. À gauche, l’éparpillement des voix pourrait ainsi coûter une place au profit de la droite ou l’extrême droite. « Nous sommes le premier parti de gauche en France, nous n’allons enjamber aucune élection », assume l’eurodéputée Marina Mesure, venue en soutien. Soulignant que les insoumis s’étaient déjà retirés aux régionales sans que la gauche ne siège au final.

    Au-delà du programme du Nouveau front populaire, les insoumis rappellent aussi leur proposition pour supprimer la Métropole, et déclinent localement les « écorégions » défendues par Jean-Luc Mélenchon avec « des intercommunalités écoresponsables sur les bassins-versants », défend la tête de liste.

  • Journées du patrimoine : idées à piocher dans le Gard et l’Hérault

    Journées du patrimoine : idées à piocher dans le Gard et l’Hérault

    béziers : dans les coulisses du spectacle vivant

    La Scène de Bayssan invite le public à franchir les portes des espaces habituellement fermés. Accompagnés par l’équipe du lieu, les visiteurs découvrent le plateau, les coulisses, les équipements techniques et les secrets de fabrication d’un spectacle. Une manière originale de regarder autrement ce lieu culturel et de comprendre ce qui se joue derrière le rideau : métiers techniques, scénographie, machinerie et préparation des spectacles. Une plongée dans l’envers du décor.

    St-Sébastien d’aigrefeuille : un trail au cœur de l’histoire

    Le 20 septembre, Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille accueille la première édition du Trail du patrimoine, organisé par le Cévennes Trail Club. Deux courses chronométrées et une randonnée invitent à découvrir autrement les paysages cévenols. Sur les traces de 2 000 ans d’histoire, les parcours traversent hameaux, drailles ancestrales, terrasses en pierre sèche, sous-bois et sites remarquables comme le Chaos de l’Amous. Plus de 500 participants sont attendus pour cette rencontre entre sport, nature
    et patrimoine.

    Infos : 06.75.77.88.71
    cevennes-trail-club@outlook.fr

    Sète : Une visite théâtralisée du cimetière marin

    À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Ville de Sète inaugure une nouvelle façon de découvrir l’un de ses lieux les plus emblématiques : le cimetière marin, en proposant une visite théâtralisée. Au fil de la balade, les visiteurs chemineront de sépulture en sépulture à la rencontre de personnalités qui reposent au cimetière marin et dont le destin raconte une part de l’histoire de Sète : Paul Valéry, Jean Vilar, mais aussi des artistes, des jouteurs et d’autres figures sétoises. Cette visite fera intervenir de jeunes comédiens pour redonner, le temps d’une halte, une voix et une présence à ces personnalités. Proposée gratuitement le dimanche 20 septembre à 10h, cette première visite donnera le coup d’envoi de cette nouvelle initiative culturelle.

    Renseignements et inscription au : 04.99.04.72.08.

    Bagnols-sur-Cèze : dans le secret de la source

    C’est probablement l’une des propositions les plus insolites : à Bagnols-sur-Cèze, une ancienne source à l’origine de la fondation de la ville (grande fontaine du square Joseph Thome) ouvre exceptionnellement son bassin souterrain.
    On descend ainsi sous l’espace public pour découvrir l’histoire de cette eau qui a contribué à faire naître la cité.

    Gratuit, sans réservation, visites à la demande.

    Uzès : une ville racontée par ses métamorphoses

    Comment Uzès est-elle devenue la cité que nous connaissons aujourd’hui ? Cette exposition présentée à l’ancien évêché revient sur son évolution architecturale, depuis la création du secteur sauvegardé en 1965 sous l’impulsion de la loi Malraux. Photographies, cartes postales, archives, vidéos et témoignages d’habitants composent un parcours sensible dans la mémoire de la cité ducale. Des visites guidées gratuites sont proposées tout au long du week-end.

    Gratuit.