Author: tecnavia

  • [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    C’est « une ville dans la ville », telle que la décrit le commandant Thierry, capitaine de corvette à la direction du rayonnement et de l’image de la Marine. Bien qu’ils la côtoient de près chaque jour, bon nombre de Toulonnais « se demandent ce qu’il se passe de l’autre côté du mur de la Base Navale », n’ayant jamais, ou que très rarement, eu l’occasion d’en franchir le portail. Car « une base navale, un arsenal, ça se protège », rappelle celui qui occupe également le rôle de secrétaire général des 400 ans de la marine en Méditerranée. C’est en effet à ce titre que cette dernière ouvre ses portes au grand public ce week-end, à l’occasion des journées Européennes du patrimoine. « On profite de cet anniversaire pour multiplier les opérations dans la base navale, ou aller à la rencontre des gens, y compris dans 50 villes du pays », explique le commandant.

    Vendredi, ce sont 300 collégiens de dix établissements du golfe de Saint-Tropez, Carqueiranne, La Garde, La Seyne, Saint-Cyr, Hyères et Toulon qui ont eu l’opportunité de découvrir ces lieux, au cours d’une journée encadrée par quelques-uns des 22 000 militaires qui y travaillent au quotidien. « C’est la première fois pour nos élèves », explique Laure Condomines, professeure d’histoire-géographie et éducation morale et civique au collège Joliot-Curie de Carqueiranne. « En 4e, on apprend le rôle de la défense, en 3e la Seconde guerre mondiale, donc ça fait un lien. Le but est aussi l’engagement, qu’ils aient envie de s’investir dans les associations patriotiques. »

    Ce week-end,

    place au grand public

    Après un petit quiz d’introduction destiné à éprouver leur connaissance de la Royale, ils ont, entre autres, pu s’initier au métier de marin-pompier et à l’écoute des sons sous-marins avec le Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique (Cira). Mais aussi visiter des lieux emblématiques tels que la Corderie Royale, qui abrite le Conservatoire des Uniformes de la Marine de Toulon et ses 13 000 pièces, ou encore le Service historique de la Défense (SHD) qui recueille 23 km linéaires d’archives de la Marine liés à l’Océan Indien, aux Émirats Arabes et au pourtour méditerranéen.

    Mais ce qui aura le plus marqué les esprits reste la visite de la frégate multimissions Lorraine. Mise en service en 2023, elle est un étendard de la modernité de la Marine. Les jeunes ont pu l’explorer dans ses grandes largeurs, des lieux de vie aux postes de pilotages et de défense. « L’idée est qu’ils découvrent comment on vit sur un bateau, le rythme de travail, comment ça se passe à quai ou en mer », détaille le commissaire Stanislas, en charge de la visite. « On est sur une frégate multimissions, au croisement de toutes les capacités marines nationales, donc ça leur permet de comprendre nos métiers. » Car il s’agit aussi d’un des buts de la journée : « La Marine est le principal employeur de la région, avec plus de 80 métiers, ça permet de travailler l’orientation », ajoute Laure Condomines.

    Matteo, élève de 3e au collège Joliot-Curie, n’est pas resté insensible : « Je n’envisageais pas de faire carrière dans la Marine, maintenant beaucoup plus. Ce qui m’a le plus plu c’est l’aspect très organisé des choses, tout est strict, carré ». Sa camarade Inès a d’autres projets, mais n’est pas moins impressionnée par la découverte : « La Marine, c’est important, c’est là pour nous protéger, les personnes qui s’y engagent ont beaucoup de courage. J’ai beaucoup aimé le centre de contrôle de la frégate, je ne savais pas qu’on pouvait contrôler autant de choses avec un ordinateur ». Ce week-end, la Marine ouvre ses portes au grand public, avec, notamment, des visites de son conservatoire, du Fort Lamalgue, ou encore du Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevalier, pour lequel les inscriptions affichent complet.

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud défend son ancrage local dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud défend son ancrage local dans les Hautes-Alpes

    Je suis un élu local avant d’être un sénateur », assure Jean-Michel Arnaud, le sénateur sortant des Hautes-Alpes. Conseiller municipal de Tallard, commune dont il a été maire pendant plus de 20 ans et actuellement président de l’Association des maires des Hautes-Alpes, il se représente aux élections sénatoriales sous la bannière des Centristes avec comme suppléante Christine Maximin. « Même si je suis dans la majorité sénatoriale, je ne représente aucune sensibilité politique, dit-il. Ma seule préoccupation est de défendre le département et ses élus ».

    Durant son mandat, il a notamment été à l’origine d’une loi votée en 2025 qui vise à assouplir la gestion de l’eau et de l’assainissement en supprimant l’obligation pour les communes de transférer de ces compétences aux intercommunalités. Jean-Michel Arnaud a également été rapporteur de la loi d’organisation des Jeux Olympiques. « C’est l’opportunité de laisser un héritage positif pour la population, estime-t-il. Par exemple en ce qui concerne la remise à niveau des chemins de fer. »

    Il a aussi dressé le bilan de 40 ans de la loi Montagne et Littoral, et en a ressorti 36 recommandations, visant entre autres à donner plus de libertés aux territoires et à élargir la taxe Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations). En ce qui concerne l’agriculture, il défend la mise en place de réserves stratégiques d’eau, appelées aussi mégabassines : « Il faut des réserves stratégiques multi-usages, pour l’eau potable, le loisir, la neige de culture… » Il a notamment voté la loi d’urgence agricole, adoptée par le Sénat cet été.

    Grand favori de ces élections, il se dit serein : « Les électeurs savent que je suis très proche d’eux », affirme-t-il.

  • [Entretien] Manuel Amoros : « La rivalité demeure, mais une partie de l’âme du Classique s’est perdue »

    [Entretien] Manuel Amoros : « La rivalité demeure, mais une partie de l’âme du Classique s’est perdue »

    La Marseillaise : Vous avez vécu les grandes années du Classique à l’ère Tapie (1986-1993). Quels souvenirs vous gardez de ce grand rendez-vous plus de trente ans plus tard ?

    Manuel Amoros : C’était notre principal rival. À l’époque, Bernard Tapie tenait particulièrement à ce qu’on réalise de grands matches et qu’on les batte à chaque fois. Il savait parfaitement comment nous galvaniser pour ces rendez-vous. Quelques jours avant le match, il était présent, venait nous parler et nous mettait la pression, comme on dit, pour nous faire comprendre l’importance de ces rencontres. C’est lui qui avait véritablement contribué à créer cette rivalité. Lui, qui était Parisien, avait pris les rênes de l’OM et voulait absolument gagner chaque match contre Paris. Les autres rencontres, il s’en souciait moins, mais ces deux matches, à l’aller comme au retour, étaient très importants pour lui.

    Et sur le terrain ?

    M.A. : Il fallait mettre de l’envie, de l’engagement et de la bonne agressivité pour pouvoir passer 90 minutes plus sereinement. Parce qu’à l’époque, le Paris Saint-Germain avait une très bonne équipe. Si on les avait laissés jouer, je pense qu’on n’aurait peut-être pas remporté autant de matches contre eux. Mais, dès le coup d’envoi, il fallait montrer qu’on était là, présents, imposer notre rythme, jouer notre jeu et les faire reculer au maximum.

    Au-delà de la rivalité entre les dirigeants historiques, il y a aussi l’éternelle opposition entre la capitale au Nord et la deuxième ville de France au Sud…

    M.A. : Aujourd’hui, ça reste un Classique, bien sûr. Il y a toujours cette opposition entre le Nord et le Sud, entre Paris et Marseille. Mais la donne a complètement changé, notamment avec les moyens financiers dont disposent les deux clubs. Grâce au Qatar, le PSG a aujourd’hui un budget sans commune mesure avec celui de Marseille, ce qui lui permet de recruter différemment et d’offrir des salaires beaucoup plus importants. Pour moi, le Classique existe toujours, mais il ne ressemble plus à celui que nous avons connu. Il y avait des personnages qui avaient contribué à créer cet événement, à lui donner une véritable dimension, et ces personnages ne sont plus là. La rivalité demeure, mais une partie de son âme s’est perdue. À l’époque, le public était véritablement galvanisé par ce match. Toute la ville vivait au rythme du Classique. Aujourd’hui, je ne sais même pas si le stade sera plein dimanche… C’est dire à quel point l’engouement n’est plus tout à fait le même.

    Malgré les récentes contre-performances, parvenez-vous à rester optimiste pour dimanche ?

    M.A. : Pour ce match-là, je ne pense pas que ce soit vraiment à l’avantage de Marseille. Le Paris Saint-Germain n’a pas joué cette semaine, contrairement à Marseille. Entre la récupération et le voyage, ça risque de peser, surtout avec un effectif qui, en termes de qualité comme de quantité, me paraît assez limité. Genesio a fait tourner contre Besiktas et a donné du temps de jeu à des joueurs qui jouent moins habituellement. J’aimerais être optimiste, mais ça ne sera pas une partie de plaisir.

  • Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Alors que le Bol d’argent et le Bol d’or classique se termineront dans la matinée, le grand moment du week-end prendra le relais à partir de 15h ce samedi.

    Parmi les 56 équipages engagés, la Suzuki 12 du trio Gregg Black – Etienne Masson – Dan Linfoot sera à suivre tout particulièrement. Parce que les trois hommes ont gagné les deux derniers Bols. Et que Gregg Black et Etienne Masson seront également en lice pour une quatrième levée consécutive.

    Cet équipage fait même figure de favori numéro 1 pour réussir le coup double. À savoir s’imposer au Castellet, et rafler par la même occasion le titre de champion du Monde d’endurance, qui couronnera les vainqueurs, dimanche après 15h. La saison dernière, il leur a manqué un point pour faire ce doublé prestigieux.

    Cinq rivaux

    Néanmoins, sur les cinq autres équipages qui peuvent encore rêver du sacre suprême, deux sont les plus dangereux pour le Team de la Suzuki 12. À savoir la Kawasaki officielle numéro 1, emmenée par Karel Hanika, avec Marvin Fritz et Leandro Mercado. Et la BMW numéro 37 de Markus Reiterberger, Steven Odendaal, Michæl van der Mark et Jérémy Guarnoni.

    Ces derniers auront à cœur de prendre leur revanche sur le sort. Lors de l’édition 2025, alors qu’ils filaient vers la victoire, des ennuis mécaniques dans les derniers instants de la compétition sont venus rappeler que, sur une course de 24 heures, rien n’est acquis avant le drapeau à damier.

    Parmi les autres concurrents, 17 équipes sont engagées en EWC, soit six Yamaha, quatre BMW, autant de Kawasaki, trois Honda et une Suzuki. Le peloton sera complété par 24 équipages en Superstock (SST), 13 en Production (PRD) et 2 machines inscrites en Experimental (EXP).

    À l’issue de la première séance d’essais, c’est la BMW 37 qui a tiré son épingle du jeu. La formation officielle allemande a construit son avantage grâce à la moyenne des chronos de Markus Reiterberger et Michæl van der Mark, les deux pilotes les plus rapides de l’équipage.

    Mais c’est une autre BMW qui a fait sensation. Naomichi Uramoto, engagé sur la BMW AutoRace Ube, a réalisé le meilleur temps individuel de cette première qualification, avec un tour bouclé en 1’51’’050. Associé à Sylvain Guintoli et Kenny Foray, le Japonais permet à son équipe de prendre la deuxième place provisoire.

    Vendredi, la seconde séance d’essais a confirmé une chose. La BMW 37 sera bien la machine à battre de ces 24 heures du Paul-Ricard. Le trio a enchaîné une nouvelle séquence quasi parfaite.

    Les motos de la marque allemande sont parties fort puisqu’elles se sont aussi placées au deuxième rang avec la n° 76, au guidon de laquelle on retrouve Naomichi Uramoto, Sylvain Guintoli et Kenny Foray. La troisième place des qualifications est revenue à la seule Suzuki officielle, celle du trio Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot qui, avec leur numéro 12, auront en ligne de mire de conserver le Bol d’or.

    Une troisième BMW est sortie du lot après les deux séances d’essai. La numéro 6 commandée par le Français Loris Baz. La Yamaha numéro 1, en tête du classement mondial a sauvé les apparences. Elle partira en 7e position.

  • Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Le Classico a souvent déchaîné les passions. Marseille contre Paris, Paris contre Marseille, les deux plus grandes villes de France face à face lors d’affrontements romancés dans la presse. Pendant longtemps, une vraie rivalité sur le terrain avec des matches épiques, un rendez-vous immanquable pour n’importe quel fan de football finalement.

    Depuis 15 ans et le rachat du club parisien par le Qatar, le fossé s’est élargi peu à peu entre les deux entités. De toute évidence, aujourd’hui, un canyon sépare le PSG et l’OM. Le double champion d’Europe face à une formation sans recrue, étranglée financièrement, difficile de créer de l’engouement autour d’une telle rencontre. Les fans bucco-rhodaniens sont eux-mêmes blasés avant le Classico.

    Aurélien, abonné en Ganay, ne souhaite plus mettre sur le même plan son équipe à celle de la capitale. « Il n’y a pas besoin de se comparer. Aujourd’hui, il n’y a pas d’intérêt à se mettre en concurrence parce qu’ils ne sont pas au même niveau que nous. ça ne date pas de 2026. C’est mieux de se concentrer sur nous-mêmes, surtout en ce moment », conclut-il.

    Même son de cloche du côté de Léo, détenteur d’un abonnement en virage sud. « Je suis dans ma famille ce week-end et ça ne me fait ni chaud, ni froid, de ne pas pouvoir aller au stade. Notre saison ne va pas se jouer dimanche », dit-il, fataliste. Tous les deux soulignent un manque de saveur à propos de ce choc, qui ressemble de plus en plus à un match comme les autres.

  • OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    Trois jours après avoir été corrigé par Besiktas, l’OM enchaîne avec la réception du PSG.

    Le calendrier rappelle un peu celui de l’an dernier, où, au lendemain d’une défaite imméritée à Santiago Bernabeu face au Real Madrid, les Olympiens, avec Roberto De Zerbi sur le banc, avaient battu les Parisiens. Un succès 1-0 sur un but contre son camp de Marquinhos en début de match.

    Les 66 190 personnes présentes ce soir-là au Vélodrome avaient vécu un moment de pur bonheur, qu’il semble compliqué de revivre dimanche, tant l’écart entre les deux équipes semble s’être un peu plus creusé, depuis cet exploit phocéen.

    Côté PSG, les propriétaires du club ont sorti 153 millions d’euros pour faire venir Ferran Torres, Maghnes Akliouche et Mika Godts. Alors que côté OM, c’est une version atypique de la Grande évasion qui a été proposée. Toutefois, les deux protagonistes de cette clôture de la cinquième journée ont connu une entame compliquée. Chacune n’a gagné qu’un match. Néanmoins, la dynamique parisienne a suivi le sens inverse de celle des Olympiens. Paris reste sur un succès à Brest (1-0), alors que les Marseillais sont sur une série inquiétante de trois défaites en L1.

    Série qui s’est prolongée en Ligue Europa, jeudi soir dans l’antre de Besiktas (4-1), alors que le PSG a réussi une entrée fracassante aux dépens du Slovan Bratislava (6-1), en Ligue des Champions.

    À l’heure des retrouvailles, tout semble indiquer que le champion sortant ne fera qu’une bouchée d’un OM qui a touché le fond à Istanbul. Ce qui n’empêche pas la prudence chez Luis Enrique. « C’est un match tellement différent qu’il n’y aura aucun joueur relâché », a-t-il confié.

    Côté phocéen, Bruno Genesio a accusé le coup après la correction de Besiktas. « Il y a une remise en question de ma part, je ne peux pas occulter que, depuis le premier match, je n’ai pas réussi à corriger les erreurs. »

    Alors que son équipe risque une cinquième défaite de rang et de glisser dans les profondeurs du classement, va-t-il renverser la table tactiquement ? « Ce sont des questions que nous nous posons avec le staff. Changer de système, je ne suis pas sûr que ce soit la solution idéale. » Ne pas perdre face au PSG serait déjà encourageant.

    « Changer de système ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’idéal »

  • Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un ancien champ de tir militaire transformé en parc photovoltaïque de 4,5 hectares : l’aboutissement d’un projet mûri depuis sept ans, parti de la volonté d’une association d’habitants de la vallée, a été inauguré vendredi. Le chantier a commencé à l’été 2025, avec la dépollution complète du site. De nombreux explosifs, grenades ou encore obus ont alors été retrouvés et déterrés. L’armée avait quitté cet ancien champ de tir en 2009, sans le dépolluer. Ne sachant que faire du terrain, l’association d’habitants propriétaire du terrain a alors eu l’idée d’y implanter une centrale solaire pour reconvertir le site dégradé.

    « L’idée était de profiter de ce terrain qui ne pouvait pas être cultivé, qui était impropre à d’autres activités, et qui est très bien exposé pour une centrale solaire », explique Virginie Gallon, codirectrice du fournisseur d’électricité renouvelable et citoyenne Enercoop Paca. « L’Ubaye est encore largement importatrice d’énergie, de l’ordre de 60 à 70%. C’est un vrai souci, parce que cette énergie vient des pays du Golfe, du Nigeria, du Venezuela, avec des impacts environnementaux très forts. C’est de ça qu’est partie cette volonté d’essayer de voir ce qu’on pouvait faire pour l’Ubaye », explique Denis Roche, de la coopérative locale d’habitants EMU (Energies Modernes Ubaye).

    De nombreuses réunions de concertation avec les habitants ont été organisées dès le départ pour faire en sorte qu’ils « puissent être informés, mais aussi avoir leur mot à dire », insiste Virginie Gallon. « À chaque fois qu’on a un projet, on a un groupe moteur, de suivi, avec des habitants, des élus, des acteurs locaux, qui va suivre le projet tout le long du développement et émettre des avis, notamment sur l’implantation des panneaux, la taille de l’emplacement du parc » ou encore les mesures environnementales mises en place, détaille la codirectrice d’Enercoop Paca. « On a essayé de faire remonter les attentes des habitants plutôt que d’être dans une logique descendante pour faire quelque chose qui ait du sens », avance Sylvain Gombert, responsable d’investissement pour Energie Partagée, qui accompagne et finance les projets locaux de production d’énergie renouvelable portés par des citoyens. L’idée est également « de ne pas venir en mode colonial sur le territoire, mais bien comprendre toutes les appréhensions, le fonctionnement des associations locales », lance Sophie Picard, chargée de concertation chez Enercoop Paca.

    Investissement

    « L’une des grosses particularités du projet, c’est qu’il y a plus de 85% qui sont détenus par de l’épargne citoyenne, donc de l’actionnariat citoyen », explique Sylvain Gombert. 7 600 citoyens investissent leur épargne chez Energie Partagée, qui sert donc à investir dans ce type de projets de parcs photovoltaïques. « C’est un acte militant », affirme Sylvain Gombert.

    La coopérative d’habitants EMU fait partie des actionnaires du projet. « On va leur céder nos participations, s’effacer, pour faire entrer une coopérative plus locale », explique Sylvain Gombert. « Le pire du pire, c’est quand c’est des fonds de pension, des investisseurs étrangers qui n’ont rien à voir avec le territoire qui sont actionnaires de ces projets-là. La valeur s’enfuit complètement du territoire », regrette le responsable d’investissement.

  • Fonction publique : la CGT lance sa campagne électorale

    Fonction publique : la CGT lance sa campagne électorale

    De la vie à la mort, on est dans le quotidien des gens », résume Madeleine Sambati, secrétaire générale CGT de la coordination syndicale départementale des territoriaux de Vaucluse. Une fonction qui permet d’avoir une vision d’ensemble des problématiques des agents des collectivités dans le Vaucluse. Quelque 17 500 d’entre eux sont appelés à élire leurs représentants syndicaux lors des élections dans la fonction publique le 10 décembre. Avec le secteur hospitalier (11 300) et de l’État (16 100), un total de quelque 45 000 fonctionnaires est concerné par ce scrutin.

    En Vaucluse, la CGT est majoritaire dans le secteur hospitalier, seconde dans les finances publiques, mais moins représentée chez les enseignants. « On est majoritaire dans les métiers précarisés comme les surveillants ou les AESH, pour qui nous réclamons un statut de catégorie B », souligne Xavier Cerna, cosecrétaire CGT Éduc’action, qui compte bien traduire dans les urnes « la multiplication par trois de nos adhérents en quatre ans ». « Nous sommes le seul syndicat de l’éducation à rassembler l’ensemble des personnels au sein d’une même organisation. Cela permet de travailler de manière transversale », expose Xavier Cerna.

    « Dans la rue le 29 »

    Réaffirmant son attachement viscéral aux services publics, la CGT va à rebours du discours ambiant du fonctionnaire bashing. « Les suppressions de postes, la précarité et les politiques du chiffre fragilisent les personnels comme les services rendus aux usagers », martèle Patrick Vaniscotte, secrétaire de l’UD CGT 84. Le secteur hospitalier est l’exemple criant d’un secteur en tension permanente. Alors que, ce jeudi, le personnel médical de l’hôpital de Montfavet était en grève, Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé et médico-social CGT 84, s’est rendue ce vendredi dans un Ehpad « qui compte une infirmière pour 53 résidents ». Symbole de « l’épuisement du personnel » pour lequel la CGT santé revendique « que les primes soient prises en compte dans le calcul des retraites ». Côté finances publiques, Henri Santucci, cosecrétaire CGT, déplore « les restructurations qui dégradent le service rendu aux usagers ». Exemple à Avignon, « le centre est ouvert au public trois demi-journées par semaine, dans un département parmi les plus pauvres ».

    Tous les secteurs dénoncent aussi un « management toxique et brutal ». « Dans les nouvelles mairies RN, on a de plus en plus de mutations forcées, de dossiers d’entretiens », constate Madeleine Sambati. Le combat de la CGT contre l’extrême droite se matérialise dans les communes de Monteux, Aubignan ou Carpentras « avec des décisions politiques loin du service public fondé sur l’égalité, la solidarité et la neutralité ». La campagne n’occulte pas la mobilisation intersyndicale, puisqu’une journée d’action est prévue le 29 septembre.

  • L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    L’hôpital de Montperrin inscrit aux Monuments historiques

    Cette journée est importante pour notre ville, qui compte désormais un bâtiment classé Monument historique de plus. Il s’ajoute aux 160 monuments historiques de votre ville qui sont déjà protégés », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles à l’attention de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix. Présidente du conseil de surveillance de l’hôpital de Montperrin, elle fait partie du florilège d’autorités locales et figures de santé réunies pour marquer, enfin, l’inscription de ce lieu patrimonial aux Monuments historiques.

    La démarche avait été engagée sous la direction de Pascal Rio, ancien directeur d’établissement. Installé en plein centre-ville, derrière son entrée principale historique, l’établissement raconte l’histoire et l’évolution du regard porté sur les différentes pathologies mentales et la prise en charge des patients au fil des décennies. « Les murs, les façades, la conception des pièces ne sont pas que des éléments matériels. Ce sont les témoins d’une histoire de la psychiatrie, de l’asile d’aliénés – sa dénomination d’origine – à l’établissement public de santé mentale d’aujourd’hui, déroule Gaëlle Dufour, directrice de l’établissement. Jusqu’au XIXe siècle, les personnes atteintes de troubles mentaux étaient généralement enfermées dans des conditions indignes, dans des lieux conçus avant tout pour les éloigner de leurs contemporains. »

    Un lieu qui « diffère »

    Ces considérations résident d’ailleurs encore dans les murs de l’hôpital. Le 3 bis F, par exemple, devenu, à la fin des années 1970, centre d’art contemporain installé au cœur même du site, garde encore les traces du pavillon d’enfermement pour femmes dites « agitées ». En 1838, une loi inspirée notamment par les travaux du médecin Philippe Pinel favorise une approche davantage tournée vers le soin des malades psychiatriques que vers leur mise à l’écart. Chaque département est alors tenu de se doter d’un « asile d’aliénés », selon la terminologie de l’époque. « Nommé médecin directeur en 1859, Eugène Pontier partage cette vision plus humaine et s’indigne des conditions d’accueil jusque-là réservées aux malades mentaux. En 1864, la propriété du Montperrin est acquise et, en 1867, débute la construction du nouvel asile », poursuit Gaëlle Dufour.

    Avant cette réorganisation, les prémices de la prise en charge de la maladie mentale se trouvent dans l’ancien « hospice général des insensés », fondé en 1698, dans le quartier de Saint-Eutrope. Aujourd’hui, « c’est tout un urbanisme, l’hôpital de Montperrin. Ce sont des allées, des jardins, une conception qui diffère totalement des hôpitaux d’aujourd’hui, où l’on peut voir des dizaines d’étages s’empiler. Ici, il y a des chemins, des lieux de rencontre, mais aussi les 3 bis F (…), décrit Sophie Joissains. On espère que malgré les vicissitudes métropolitaines, l’aspect spectacle vivant pourra se poursuivre l’année prochaine, dans deux ans, dans trois ans… ».

    La maire se félicite aussi d’une inscription qui barre la route aux possibles « appétits immobiliers ».