Author: tecnavia

  • [Week-end] Le Jazz s’invite à Toulon dès samedi

    [Week-end] Le Jazz s’invite à Toulon dès samedi

    Les grandes places du centre-ville et les quartiers s’animeront au rythme des performances de stars mondiales et de jeunes musiciens locaux en pleine ascension pour faire vibrer le public. Cette année, Jazz à Toulon vous donne à découvrir 20 groupes et artistes, 10 concerts nocturnes et 10 concerts OFF, qui sont des spectacles proposés à 19h, pour une 36e édition qui reste fidèle à l’ADN de l’événement.

    Ouvert à tous, le jazz qui descend dans la rue, au plus près des habitants et chaque soir les plus belles places de Toulon et de ses quartiers se transformeront en scènes à ciel ouvert. Le tout avec une programmation riche qui verra passer Alfredo Rodriguez, Fabiola mendez, Cory Henry ou encore Christiano Nascimento & WIM WELKER Group.

    Dimanche, le premier rendez-vous est donné sur la place de la Liberté dès 21h30 avec le Spanish Harlem Orchestra. Un collectif riche de ses trois Grammy Awards et composé de treize musiciens virtuoses qui s’est imposé comme l’ambassadeur le plus fidèle de la « salsa dura », une tradition née dans le quartier de Spanish Harlem à New York.

  • [Week-end] Une comédie musicale à Briançon

    [Week-end] Une comédie musicale à Briançon

    Cette année encore, les 28 artistes de la compagnie qu’ils soient chanteurs, danseurs, circassiens, musiciens ou comédiens se sont attachés à revisiter un grand classique en proposant une version originale revisitée et pleine d’humour d’un des classiques de Perrault, Le Petit Poucet.

    La comédie musicale « Ah ! Le Petit Poucet… » se veut familiale avec une double lecture possible qui peut plaire autant aux petits qu’aux grands, le tout avec des clins d’œil à l’actualité et aux préoccupations sociétales modernes qui vous donne rendez-vous ce samedi et pour 12 autres représentations programmées entre les mois de juillet et d’août.

    Représentation à 21h30 et ouverture des portes à 20h30. Comptez 13 euros pour les enfants entre 5 et 11 ans et 18 euros adultes.

  • [Week-end] Une épopée immersive autour de Napoléon à Marseille

    [Week-end] Une épopée immersive autour de Napoléon à Marseille

    Une immersion au cœur de l’Empire napoléonien

    Équipé de votre casque de réalité virtuelle et lors d’une visite libre, vous écoutez les confidences de l’Empereur et embarquez dans sa légende. Tandis qu’il relate ses souvenirs, les scènes prennent vie autour de vous. La réunion d’état-major à la veille de la bataille d’Austerlitz, une charge de cavalerie des cuirassiers, la montée de la colonne Vendôme, l’ambiance glaciale de la Bérézina, l’ultime voyage vers Sainte-Hélène… Tout autant de faits historiques vous sont relatés pour une immersion totale autour des moments clés qui ont forgé la légende napoléonienne. Pendant 27 minutes, petits et grands pourront assister aux grands événements du Premier Empire dans une ambiance sonore et visuelle saisissante, comme si vous y étiez !

    Samedi et dimanche de 10h15 à 19h.

    Comptez entre 19 et 23 euros l’entrée.

    Accessible dès 8 ans.

  • Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Le maire LR de Gardanne, Hervé Granier, va constituer une liste pour les sénatoriales. Présentée comme un « rassemblement des élus de terrain », cette candidature se veut une « liste de maires » indépendante. Elle compte la maire centriste du Paradou, Pascale Licari, en deuxième position, et le maire (DVD) de Ceyreste, Patrick Ghigonetto, en troisième. « Cette expérience de terrain est indispensable pour élaborer des lois utiles et applicables », défend l’élu.

    Cette entrée en campagne ajoute une quatrième liste à droite dans les Bouches-du-Rhône, après celle de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Renaissance), investie par Les Républicains et la majorité du Sénat, et celles des sénateurs sortant Stéphane Le Rudulier (LR) et Valérie Boyer (LR). Un embouteillage qui promet une belle dispersion des voix des grands électeurs.

    Pour Hervé Granier, la démarche répond à une attente. « En toute humilité car je ne suis pas le représentant des maires du Département, je porte la voix de mes collègues qui veulent qu’un maire soit au Sénat. C’est important, dans le contexte actuel, de pouvoir faire remonter les problématiques qu’on partage dans nos 119 communes. »

    « Fâché avec personne »

    Une manière aussi de se distinguer de la liste Devésa-Muselier qui met aussi en avant les communes sans placer toutefois de maire aux deux premières places. « Notre liste porte des maires aux places éligibles : on vise deux ou trois sièges, sans prétention, et on a la certitude profonde d’y arriver. »

    Malgré la multiplication des candidatures à droite ? Le maire de Gardanne refuse de parler de division. « Ce n’est pas utopique de penser qu’on peut rentrer trois sièges. Il n’y a pas de question de division, juste une question de liste de droite et avec des maires susceptibles d’être élus. C’est la différence », explique-t-il. « Moi, je ne suis fâché avec personne et je souhaite une bonne campagne à mon amie Brigitte Devésa et à Valérie Boyer. Il n’y a pas de sujet, chacun mènera sa campagne comme il l’entend, avec ses arguments. »

    Pour convaincre les grands électeurs, Hervé Granier entend défendre « la proximité », arguant qu’un maire, « quand il se présente à ce type d’élection, sait de quoi il parle : signer un arrêté, répondre à un administré parce qu’il y a un problème à la crèche ou de service public… C’est le rôle d’un maire et c’est ce que je veux faire remonter au Sénat ».

    Même si, non-cumul des mandats oblige, l’édile perdra de facto son statut, comme ce fut le cas de Valérie Boyer ou Stéphane Le Rudulier. « Si j’arrive à avoir d’autres maires, il y en aura d’autres sur la liste, mais certainement qu’il y aura aussi des personnes qui comptent dans le paysage politique. On est déjà en contact avec certains. Après, il faut qu’ils aient la volonté de venir. Mais on la montera d’une manière ou d’une autre. »

    « Ambitions politiques personnelles »

    À Gardanne, le groupe d’opposition municipale « Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver » critique la candidature d’Hervé Granier (LR) aux sénatoriales, quatre mois seulement après son élection à la mairie. Les élus de gauche estiment que ses « ambitions politiques personnelles » prennent le pas sur son mandat et appellent celui qui est déjà conseiller départemental à se consacrer pleinement aux dossiers communaux en matière de logement, services publics, sécurité ou finances : « Ces sujets méritent un maire pleinement investi, pas un élu déjà en campagne pour le Palais du Luxembourg ».

  • Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Joue à trier tes déchets », indique une bannière. Ce mardi, une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans ont troqué la baignade contre le tri sélectif, sur la plage de Corbières. Le mot d’ordre, « apprendre à protéger l’environnement de façon ludique », souligne Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté. Le dispositif est mis en place par la Ville, en collaboration avec les centres d’animation municipaux des 2e-3e et 15e-16e arrondissements.

    « Je viens souvent à la plage, c’est la deuxième fois que je fais un atelier sur le tri des déchets », explique Malik, 10 ans, habitué aux animations proposées à Corbières. Une familiarité qui n’est pas un hasard. « L’idée, c’est de sensibiliser les Marseillaises et les Marseillais dès le plus jeune âge », insiste l’adjoint au maire, convaincu que le message se propage dans l’entourage de la jeunesse. L’élu précise : « Moi, j’ai commencé à trier quand mes enfants me l’ont dit. Lorsqu’ils sont sensibilisés, ils sensibilisent leurs parents, leurs grands frères, leurs grandes sœurs, peut-être même leurs grands-parents ! »

    Sensibiliser

    tout en s’amusant

    Au programme de cet après-midi, un escape game en plein air, dédié au tri et à la lutte contre l’abandon des déchets. Une mystérieuse poubelle est verrouillée, accompagnée d’un « guide du tri » qui liste les différents déchets du quotidien. « Emballage de yaourt, sac-poubelle, mégot… », lisent les enfants à la recherche d’indices pour résoudre les énigmes et ainsi ouvrir la poubelle. « Avez-vous vu des déchets quelque part sur la poubelle ? », demande l’animatrice Claudia, qui tente de les mettre sur la bonne piste. Les sept jeunes participants réfléchissent ensemble dans le but de retrouver le trajet des déchets jetés en mer, en reliant les continents par les océans. « On a appris plein de choses ! Trier, c’est bon pour la santé, parce que quand on pollue l’océan, le plastique se retrouve dans ce qu’on mange », racontent Mehdi et Adam, 11 et 10 ans.

    À l’ombre sous la tonnelle, un autre atelier consiste à placer des magnets à l’effigie des déchets du quotidien sur les poubelles correspondantes. « Les enfants vont avoir un moyen mnémotechnique de retenir dans quelle poubelle mettre leurs déchets », explique l’adjoint délégué à la propreté. « Dans la poubelle jaune, il y a les emballages et le carton, dans la verte, il y a le verre, et dans la noire, il y a le reste », se rappelle Saïda, 12 ans, après l’activité.

    En fin d’après-midi, une boîte à goûter à l’effigie de la Ville de Marseille est distribuée aux enfants pour encourager « les pratiques de goûter zéro déchets ». « Quand je vais revenir à la plage, je vais l’utiliser », s’enthousiasme Mehdi.

    « Il n’y a rien de mieux que de miser sur la jeunesse »

    Lancé le 2 mai, le dispositif s’appuie sur les services propreté de la Ville et sur l’entreprise Citeo, engagée dans le tri et le recyclage des déchets. Hedi Ramdane annonce « 95 opérations au cours de l’été, sur 17 sites ». « On souhaite s’adresser à toute la population marseillaise, dans toutes les plages et tous les parcs. Les 5 000 Marseillais sensibilisés, aujourd’hui, parleront peut-être à 5 000 autres », projette l’élu.

    Une fois les jeux terminés, les enfants se dépêchent de retourner dans l’eau. L’opération est réussie aux yeux de Malik, 10 ans, qui affirme vouloir « faire passer le message » à sa famille et ses amis. À ses côtés, Maïssa, 12 ans, résume avec sagesse : « Si tu aimes la nature, tu auras besoin de la nature ; trier, c’est quelque chose à faire pour tout le monde. »

    Andréa Goyard-de Castro

    TEMPS DE DÉCOMPOSITION

    De 3 mois à 1 an

    En ce qui concerne les déchets organiques, les mouchoirs, le papier toilette et les tickets de métro, s’ils ne sont pas recouverts de plastique.

    De 3 à 5 ans

    Pour les chewing-gums et les mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau, même décomposé : ses substances persistent dans l’océan.

    Plus de 100 ans

    Au sujet des canettes en aluminium, sacs en plastique, pneus en caoutchouc, serviettes hygiéniques, filets de pêche, piles au mercure…

    4 000 ans

    Pour une seule bouteille en verre, en raison de sa composition en polymères résistants à la décomposition sous-marine.

  • Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    En 1943 et 1944, sur le plateau de Brigadel, sur les hauteurs de Puimichel, des agriculteurs acceptent d’arracher leurs amandiers pour créer une piste d’atterrissage pour pouvoir approvisionner en armes et en matériel les résistants qui se préparaient au débarquement de Provence. à proximité, une ferme sert de lieu d’asile et de refuge aux jeunes qui voulaient échapper au Service de travail obligatoire (STO) et au transfert en Allemagne.

    Vendredi, une dizaine d’élus, de femmes et d’enfants de ces combattants bas-alpins se sont réunis sur place, où une stèle a été érigée en 2018, pour leur rendre hommage et éviter qu’ils ne tombent dans l’oubli. « Il faut faire circuler le devoir de mémoire. N’oublions jamais le courage, l’abnégation de ces jeunes gens qui n’ont pas hésité à offrir leur vie afin de s’opposer à l’occupation nazie », a souligné Gérard Lazaud, ancien adjoint aux anciens combattants d’Oraison, à l’initiative de cette stèle.

    Le maire de Puimichel, également présent, a tenu à insister sur « les résistants de l’ombre, tous ceux qui ont donné à manger, hébergé. Lors des parachutages, à l’aube, ils sortaient tous pour voir s’il n’y avait pas un parachute coincé dans un amandier. La résistance n’aurait rien été sans leur aide », a-t-il avancé.

    Jean Banner, à l’initiative de ce rassemblement, a tenu à « remercier ces jeunes qui ont décidé de dire non à la loi du plus fort et à la barbarie nazie ». Il a évoqué André Laurent, ancien résistant et auteur du livre La Résistance sur les plaines entre Asse, Bléone et Durance, décédé en 2022 : « Il a laissé aux générations futures un héritage que nous devons transmettre ». « Cela a scindé une jeunesse en deux, entre ceux qui sont partis travailler en Allemagne et ceux qui ont rejoint la résistance », a témoigné sa femme, Gilberte Laurent, également présente vendredi.

    « Il ne faut pas oublier qu’il y a toujours les familles de ceux qui ont combattu », a insisté Jeanine Telme, la fille du résistant Gaston Telme, né en 1907 et décédé en 1992. « Il parlait très peu de la Résistance en famille. Tout ce que je sais, je l’ai retrouvé dans des documents », a-t-elle raconté.

    Bientôt une cérémonie annuelle ?

    Didier Derupty, vice-président de la Maison du combattant et des familles, récemment créée dans le département, a proposé son aide aux élus et aux citoyens présents pour organiser une cérémonie annuelle sur le lieu de la stèle. « Il faut arriver à fédérer les endroits, les stèles oubliées. La conservation du devoir de mémoire est importante », a-t-il martelé, alors que la stèle de Brigadel est très peu visitée et méconnue des habitants. « Il n’y a plus de résistants, mais il y a des descendants passionnés pour faire vivre le devoir de mémoire. »

    élus et familles de résistants présents ont également évoqué l’idée de proposer aux instituteurs et aux écoliers de participer à une cérémonie annuelle en hommage aux maquisards.

    Pendant le débarquement de Provence, le 15 août 1944, quelque 100 000 soldats, essentiellement américains, canadiens et britanniques, ont débarqué sur les plages du Var, ouvrant la voie à plus de 250 000 Français qui allaient reprendre Toulon puis Marseille en moins de deux semaines. Cette armée comptait 84 000 Français d’Afrique du Nord, 12 000 soldats des Forces françaises libres fidèles au général de Gaulle et 12 000 Corses, mais aussi 130 000 soldats d’Algérie et du Maroc et 12 000 soldats de l’armée coloniale.

  • La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    Loi SRU : la Ville sur

    la bonne voie

    Dans le cadre du contrat de mixité sociale conclu entre Toulon et la préfecture (en attente de renouvellement pour 2026-2028), visant à mettre davantage de foncier bâti à disposition des bailleurs sociaux pour créer des logements, la mairie poursuit ses efforts. Le conseil municipal a voté (le RN s’est abstenu) une participation de la Ville d’un montant total de 650 000 euros dans la création de 49 nouveaux logements sociaux : 11 via l’office public Toulon Habitat, 28 via Var Habitat et 10 par l’établissement social d’habitat Unicil. « Nous sommes passés de 2,9 à 1,6 million d’euros de pénalités SRU, nous avons espoir de sortir de la carence d’ici la fin de l’année », a déclaré la maire (SE), Josée Massi.

    Convention logement pour les saisonniers

    Une nouvelle convention, couvrant la période 2026-2029, a été votée pour favoriser le logement des saisonniers. Elle prévoit la mise à disposition de 30 logements, en vertu du bilan de la précédente convention signée en 2021. Des discussions sont en cours avec le Crous pour y ajouter des logements étudiants vacants pendant l’été.

    Le projet de maison

    de santé débattu

    Le conseil a voté un mandat à la centrale d’achats Centralis, dans le cadre de l’installation d’un bâtiment modulaire pour la maison de santé prévue dans le quartier Claret. Le coût prévisionnel s’élève à 900 000 euros. Le RN, bien que favorable au projet, s’est abstenu, trouvant le projet « un peu faible par rapport à l’ambition », considérant par la voix d’Amaury Navarranne que « l’enveloppe [allait] être dépassée ». « Il s’agit d’un coût prévisionnel, a rappelé Josée Massi. Pour un bâtiment en dur, il faudrait des années : 18 mois pour un marché, plus le temps des travaux. On a choisi cette formule pour l’urgence. »

    Josée Massi défend

    son bilan sur les crèches

    Face aux soupçons du RN liés aux conditions d’attribution des places en crèche, Josée Massi en a rappelé les modalités (âge, date d’entrée, temps d’accueil, situation sociale, regroupement des fratries, quotas militaires…). Attaquée sur la destruction de la crèche Saint-Jacques en 2023, la maire a rappelé que les propositions formulées pour la sauver avaient été refusées par la direction et que, depuis, 173 nouvelles places avaient été, ou allaient être créées, et qu’il restait « des places disponibles dans toutes les crèches de la ville ».

    Le conseil a voté une demande de soutien de 1,786 million d’euros à la CAF pour la création de la crèche de la Barre.

  • La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    « On fait un panorama des musiques de Michel Berger extraites de ses albums studio, live, et de celles qu’il a écrites pour d’autres aussi », explique Arnaud de Maria, chanteur-pianiste, fan de Michel Berger depuis son plus jeune âge. Le groupe Tribute à Michel Berger se produira à Septèmes-les-Vallons à 21h40, ce 26 juillet. Au cours de la même soirée, l’humoriste Kamel montera sur scène à partir de 20h45, tandis que le DJ Herbie Lite prendra le relais à partir de 23h.

    Michel Berger, mort brutalement en 1992, est un « précurseur », « le créateur du premier opéra-rock », Starmania, rappelle Arnaud de Maria. Accompagné de son groupe, avec Emmanuel Castets à la guitare, Christophe Touzier au clavier, Bruno Perez à la basse, Wilfrid Soliwada à la batterie et Philippe Gambini comme ingénieur du son, il compte bien mettre en avant sa « passion musicale » pour cet artiste, « pilier de la musique française ».

    Immersion

    « Pour moi, “Quelques mots d’amour” est l’un de ses chefs-d’œuvre », atteste Arnaud de Maria. Enregistrée sur le cinquième album de Michel Berger, Beauséjour, en 1980, cette chanson évoque la solitude amoureuse. Ce qui marque le plus le chanteur-pianiste du tribute à Michel Berger, c’est « l’harmonie musicale qui en ressort ».

    Les concerts rendant hommage à des artistes permettent de « se tourner vers le passé, quand l’avenir n’est pas très rose », juge Arnaud de Maria. D’après lui, lorsque l’hommage est bien fait, « les gens sont en immersion, ils demandent des photos, on signe des autographes, comme si on était le chanteur lui-même ». En jouant sur la nostalgie, le public se réunit autour de la musique. « ça fait du bien aux gens », réagit-il.

    Le concert Tribute à Michel Berger ne sera pas le seul spectacle hommage de la tournée d’été La Marseillaise. Lundi 3 août, à l’Estaque, le groupe Fahrenheit rendra hommage aux musiques des années 80, MagicQueen interprétera des chansons du groupe Queen le 12 août à Martigues, et Get the Beatles Back se produira le vendredi 28 août, à Marseille.

    Gabrielle Cartellier

    Dimanche dès 20h, parking du Vallon du Maire, à Septèmes-les-Vallons. Entrée gratuite.

  • Le feu des Hautes-Alpes gagne du terrain

    Le feu des Hautes-Alpes gagne du terrain

    Alors que le préfet des Hautes-Alpes disait le feu « contenu » jeudi, l’incendie du secteur du Bois Noir a très rapidement progressé et pratiquement doublé de volume, vendredi, « poussé par des vents forts ». « C’était une journée charnière, il fallait absolument tenir aujourd’hui », a déclaré le préfet vendredi soir, alors que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, s’est rendue sur place. « Les conditions étaient particulièrement défavorables : hier, alors que le vent se tassait en fin de journée habituellement, il a continué de souffler toute la nuit, attisant les flammes. » 260 personnels étaient mobilisés vendredi soir, dont 90 sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes, renforcés par des moyens extra-départementaux, 77 militaires et 70 engins.

    « Une vraie fourmilière s’active autour de l’incendie depuis plusieurs jours. Le détachement d’intervention spécialisé (DIS) poursuit la progression à pied, avec plusieurs dizaines de kilos de matériel sur le dos », ont indiqué les sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes. « Leur mission : atteindre les zones difficiles d’accès, ouvrir des cheminements, déployer des centaines de mètres de tuyaux… Pendant des heures, ils évoluent dans la fumée, la chaleur et un relief particulièrement exigeant. » Le SDIS 05 compte 92 sapeurs-pompiers dans ce détachement d’intervention spécialisé.

    « La situation aurait dû être anticipée »

    Dans un communiqué diffusé vendredi, c’est au tour des communistes de déplorer la gestion de cet incendie et les délais d’intervention. « La situation aurait dû être anticipée, regrette Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF. On trouve des moyens quasi illimités pour la guerre, mais pas pour l’Office national des forêts, pas pour les pompiers qui subissent une situation catastrophique et sont empêchés de remplir leur mission, pas pour les collectivités locales et les maires se trouvent démunis face à cette situation. »

  • [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    Personne ne peut rivaliser avec lui lorsqu’il évolue au sommet de son art. Au cœur d’une foule immense, Tadej Pogacar a effacé un retard de 3 min 30 au pied de l’ultime ascension pour avaler ses adversaires un à un et décrocher sa 26e victoire d’étape sur le Tour de France, la première de sa carrière à l’Alpe d’Huez.

    « C’est vraiment cool de gagner ici », lance-t-il. « L’atmosphère était folle pendant toute la montée et c’est grâce à toute l’équipe que j’ai pu la pousser au fond à l’arrivée. Je courais pour mes coéquipiers aujourd’hui, je suis vraiment content de gagner. Quand j’ai entendu que certains coureurs lâchaient au moment où Felix (Grosschartner) imprimait un gros rythme au pied de la montée, je savais qu’on allait y aller à fond pendant toute l’ascension parce que l’échappée était super forte. Au pied, dans les premiers kilomètres, j’avais de bonnes jambes et il ne restait pas beaucoup de gars qui auraient pu suivre donc j’y suis allé. J’y suis allé à fond jusqu’au sommet, avec Adam (Yates) au milieu qui m’a donné du boost, je suis très heureux qu’il soit de retour. »

    Le Slovène a devancé le Français Lenny Martinez et l’Équatorien Richard Carapaz de 6 et 9 secondes grâce à une accélération foudroyante à la flamme rouge. Les deux hommes ont payé leur excès de prudence, s’étant trop observés dans les derniers kilomètres de l’ascension.

    Derrière, Remco Evenepoel a conforté sa place de dauphin au classement général en se détachant dans le final du groupe des prétendants au podium. Le Belge a terminé à 2 min 29 du vainqueur, reprenant quelques secondes à Isaac del Toro (2 min 41) et à Paul Seixas (2 min 45).

    Au classement général, Pogacar possède désormais 7 min 11 d’avance sur Evenepoel, 9 min 42 sur Del Toro et 10 min 06 sur Seixas, à la veille de l’étape-reine qui se conclura, elle aussi, à l’Alpe d’Huez, cette fois après le passage par le col de Sarenne.

    Lenny Martinez profite quant à lui de son échappée et de la défaillance de Juan Ayuso, distancé dès les premières pentes de l’Alpe d’Huez, pour gagner deux places et grimper au cinquième rang du classement général, à treize minutes du maillot jaune.

    Le grimpeur français pourra toutefois nourrir quelques regrets. Plus entreprenant dans l’ascension finale, il aurait sans doute pu offrir à la France sa première victoire d’étape de cette 113e édition. Trop attentiste, Martinez s’est contenté de répondre aux offensives de Richard Carapaz sans jamais prendre l’initiative.

    Les deux hommes ont longtemps joué au chat et à la souris, en compagnie de Sepp Kuss, auteur d’une montée parfaitement maîtrisée. Le trio constituait la pointe d’une échappée de 42 coureurs partie sous un soleil radieux et portée par un public venu en masse sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, en Isère.

    Au pied de la montée finale, une douzaine d’échappées disposaient encore de 3 min 30 d’avance sur le petit peloton du maillot jaune. Déterminé à inscrire son nom au palmarès de l’étape, Pogacar est passé à l’offensive à 12 kilomètres de l’arrivée. Le Slovène a alors commencé à dévorer les coureurs partis à l’avant, tel un Pac-Man jaune insatiable.

    Il s’est d’abord appuyé sur son coéquipier Adam Yates, présent dans l’échappée et visiblement remis de sa gastro-entérite, avant de poursuivre son effort en solitaire au milieu d’une foule compacte pour aller chercher sa cinquième victoire d’étape dans ce Tour de France 2026.

    « J’ai dû me battre contre de très bons coureurs mais ils se couraient après à la fin, ça m’a permis de revenir et de remporter l’étape. Nous y allons étape après étape, [samedi], c’est l’étape reine du Tour et j’espère que la dernière étape à Paris sera une belle journée ensoleillée. [Samedi] c’est la journée la plus dure du Tour », prévient Pogacar, décidé à garder son maillot jaune jusqu’au bout, et ainsi, décrocher sa cinquième étoile.