L’un des plus gros chantiers d’Avignon pour les prochaines années débute ce lundi 2 novembre avec la première étape des travaux de création du nouveau réseau de chaleur-fraîcheur de la ville.
En 2032, pas moins de 7 km de « froid » et 36 km de « chaud » seront établis, comme le précise Laurent Ecoffey, chef de projet et réalisation chez Dalkia, l’entreprise chargée du chantier dans le cadre d’une délégation de service public de 29 ans accordée par la Ville. Celui-ci souhaite mettre en avant les avantages de ce projet, notamment du côté de l’empreinte carbone, le taux d’énergie renouvelable utilisée étant de 90% : « L’intérêt est d’avoir de l’énergie qui est produite bas carbone. Par rapport à ce qu’on voit aujourd’hui au niveau des prix des énergies fossiles, on sera sur quelque chose de beaucoup plus stable et moins coûteux pour les habitants. »
Avec de nouvelles centrales de production : une première en biomasse avec des déchets de bois. Une autre basée sur de la récupération de chaleur au niveau de la station d’épuration. Tandis que le froid sera « récupéré » au niveau de la nappe phréatique souterraine. « Ce chaud et ce froid seront rehaussés par des pompes à chaleur pour s’adapter aux origines de températures chaudes ou froides du réseau. Les régimes de température de 16 degrés pour le froid ne sont pas exploitables en l’état, par exemple. Il faut l’abaisser », précise tout de même Laurent Ecoffey.
Un chantier à plus de 123 millions d’euros lancé par la précédente municipalité. Christian Paly, actuel adjoint délégué à la transition énergétique et au réseau de chaleur, se réjouit d’un « dossier structurant qui apportera aux Avignonnais une source de chaleur et fraîcheur à des tarifs extrêmement compétitifs et stables ».
Les opérations commencent dans les quartiers des Olivades et de la Grange d’Orel avec la rénovation des trois réseaux déjà existants. L’entreprise Dalkia précise que les premiers coups de pelle, « à l’automne 2026, vont permettre de remplacer les réseaux souterrains existants âgés de plus de 25 ans afin de les moderniser et d’adapter la tuyauterie aux futurs besoins ». 4,5 km de tuyauterie vont donc être totalement renouvelés pendant les deux prochaines années.
Des activités qui vont réduire un temps la circulation dans les quartiers concernés. Des annonces et des campagnes d’information vont être réalisées conjointement par la Ville et les différents acteurs. « On a une approche assez globale pour que nos travaux soient bien intégrés dans la vie des quartiers de la ville. Déjà, on fait beaucoup d’informations à la sortie des écoles au niveau des parents d’élèves, les commerçants qui pourraient être impactés », précise Laurent Ecoffey.

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