Tout est prêt pour la grande traversée de la Route du Rhum

Dimanche, à 13h02, la flotte va prendre le large, direction la Guadeloupe.

Amarrés depuis le 22 octobre dans les bassins de Saint-Malo, les skippers sont entrés de plain-pied dans cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Pour tous, ce regroupement était le point d’orgue d’une préparation de longue haleine, qui s’est intensifiée ces derniers mois. Les dernières courses qui ont été disputées cet été et à la rentrée ont apporté leur lot d’enseignements et certains skippers aborderont forcément la course avec un peu plus de confiance que d’autres.

Parmi eux, le Marseillais Mathieu Claveau. À bord d’un nouveau Class40, Inherent – Phare 40, il s’apprête à disputer son second « Rhum », quatre ans après une première traversée en solitaire de l’Atlantique. « J’ai maintenant hâte de partir, vivre cette course qui reste magique. » Avec un objectif ambitieux, « terminer sur le podium ».

C’est un sprint de 17 jours qu’il va donc lancer, aux côtés d’une flottille de Class40 qui sera la plus importante à prendre le départ, dimanche. « Si je veux réussir, il me faudra aller vite dès le début », note-t-il. Sachant que faire la course en tête n’est pas synonyme de victoire assurée. Car, une fois en vue de la Guadeloupe, il faudra faire un tour de l’archipel. « Ce sera une autre course qui débutera, et mon expérience en Méditerranée peut faire la différence », estime-t-il.

Mathieu Claveau va surtout tester sa capacité à tenir la distance sur une course en solitaire longue distance. Dans sa ligne de mire, le Vendée globe et un passage en Imoca. « C’est un peu une répétition générale, avant de monter en gamme. »

Outre les Class40, où deux bateaux font figure de favoris (Corentin Douguet sur SNSM, Faites un don ! et Guillaume Pirouelle sur Sogestran – Seafrigo), d’autres classes vont se disputer la victoire jusqu’à Pointe à Pitre.

Ouverte à tous les niveaux

En Imoca, derrière Sam Goodchild, ils seront 21 à tenter de lui damer le pion. Le skipper de Macif Santé Prévoyance, a placé la barre très haut. Le Franco-Britannique a impressionné par sa capacité à exploiter son bateau et à limiter les erreurs. Un statut d’homme à battre qu’il assume, sans pour autant considérer que la partie est jouée. « Si je fais partie des favoris, je suis loin d’être le seul. Et puis, c’est une course en solitaire : ça remet les choses à plat, ça ouvre le jeu et les opportunités. On devra se méfier de tout le monde ! »

Les huit Ultim de la planète seront tous réunis sur une même ligne de départ. Tenant du titre, Charles Caudrelier revient avec une machine révolutionnaire (Gitana 18) dont la mise au point est encore loin d’être achevée. Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) misent sur des trimarans éprouvés, Anthony Marchand (Actual Ultim 4) a hérité du bateau victorieux en 2022 et Tom Laperche (SVR-Lazartigue) possède de sérieux arguments pour bousculer ses aînés. Guirec Soudée (Liamm), Alexia Barrier (Idec Sport-CIC) et Louis Burton (Ultim Armand Thiery) apportent, eux, leur lot d’inconnues. De quoi brouiller les lignes dans une hiérarchie difficile à établir.

À suivre également les Océan fifty. Ils sont dix à tenter l’aventure à bord de ces multicoques de 15 mètres. Et parmi eux, ils sont très nombreux à pouvoir prétendre au podium ou à une place d’honneur. Un suspense exacerbé avec une bataille, aussi, entre les plus expérimentés dont Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) et les plus jeunes menés par Basile Bourgnon (Edenred).

Tous ces candidats n’attendent désormais qu’une chose. Le top départ de la course. Ce sera dimanche, à 13h02 exactement, que sera lancée la grande traversée.

Les amateurs pourront également participer, sur www.virtualregatta.com

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