En voilà un parcours rocambolesque avant d’obtenir un premier titre de championne du monde de street. Arrivée au Paraguay quelques jours avant sa compétition, Carla Pasquinelli a dans un premier temps connu quelques mésaventures. « Au 2e entraînement, je fais une grosse chute, je me fais très mal au dos, au point où je n’étais pas sûre de pouvoir participer. Je pars sur les qualifs en pleurs parce que j’avais mal, j’avais peur d’aggraver ce que j’avais déjà », décrit-elle, plusieurs jours plus tard.
Qualifiée 11e, « avec un run très light, avec quasi rien dedans », la Marseillaise accède tout de même aux demi-finales. L’essentiel est assuré et une autre donnée entre en considération : la météo. 80% de pluie sont annoncés durant la finale, il faut donc tout donner durant la demie, en prévision d’une annulation. « C’était tout ou rien. C’était sur la première figure que j’avais un peu peur de me faire mal. La première figure passe, la deuxième aussi, tout passe. Quand j’ai tout plaqué, je ne regardais même pas le tableau des scores. La seule chose qui m’importait, c’était de ne pas m’avoir fait mal. »
Le tableau des scores rend finalement son verdict, 83.87. Soit plus de deux points de mieux que n’importe quelle concurrente. Le jour de la finale arrive et les risques de pluie restent élevés. Les entraînements se déroulent, quelques gouttes débarquent et l’annulation de la compétition juniors est prononcée. Finalement, une tempête balaie Asuncion. Fin de la partie, Carla Pasquinelli est sacrée devant deux Brésiliennes : « Au début, j’avais un peu de mal à réaliser. Je commence seulement. Il m’aura fallu trois jours », raconte-t-elle en riant. Ses World Games ne sont pas terminés puisque l’épreuve de park se déroule ce week-end. Le voyage est déjà une réussite.

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