La dengue ou « grippe tropicale » est une maladie qui se transmet par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre femelle (Aedes albopictus) préalablement infecté par le virus auprès d’une personne malade. Cette maladie se caractérise le plus souvent par une forte fièvre d’apparition brutale, souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements et de douleurs musculaires. Bien que la France ne fasse pas partie de la zone de circulation habituelle de ce virus, deux cas ont déjà été détectés cette saison.
« Un cas est dit “autochtone” quand une personne contracte la maladie sans avoir voyagé en zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes », précise l’ARS Occitanie. De plus, depuis le 1er mai et jusqu’au 16 juillet, 22 cas importés de dengue, 9 cas importés de chikungunya et 2 cas importés de Zika ont déjà été signalés à l’ARS Occitanie.
La dengue est apparue en France métropolitaine sous forme de transmission locale en 2010. Depuis, le nombre de foyers autochtones augmente progressivement, favorisé par l’implantation du moustique tigre et des conditions climatiques de plus en plus favorables à sa prolifération.
En raison de sa capacité à transmettre des maladies telles que le Zika, la dengue ou encore le chikungunya, le moustique titre fait déjà l’objet d’une surveillance renforcée en France. Ce dispositif vise à réduire le risque de survenue de chaînes de transmission locale de ces virus.
L’ARS Occitanie, Santé publique France, les professionnels de santé du territoire et l’opérateur de démoustication sont déjà mobilisés pour éviter toute transmission supplémentaire du virus. « La lutte contre le moustique tigre, qui est vecteur potentiel de maladies, s’appuie sur la mobilisation de chacun et l’adoption des bons réflexes pour éliminer les larves de moustiques », explique l’agence régionale de santé. Elle déploie donc des mesures de prévention sur tout le territoire, pour expliquer les bons réflexes aux citoyens. « Éliminer les endroits où l’eau peut stagner : changer l’eau des plantes et des fleurs au moins une fois par semaine ou, si possible, supprimer ou remplir de sable les soucoupes des pots de fleurs, vérifier le bon écoulement des eaux et nettoyer régulièrement les gouttières, regards, caniveaux, couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu, couvrir les petites piscines hors d’usage, mais aussi éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant et taillant les herbes hautes et les haies, ramasser les fruits tombés et les débris végétaux, réduire les sources d’humidité », autant de mesures que les Français devront intégrer pour limiter la propagation de maladies jusqu’ici cantonnées aux régions tropicales.

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