Draguignan propulsé dans le monde professionnel

Les performances réalisées sur le terrain suffisent bien souvent pour sécuriser une promotion vers la division supérieure. Mais, au handball, l’accès au monde professionnel se dispute également à coups de dossiers et de rendez-vous avec la Ligue nationale (LNH). C’est ce qu’a vécu le Draguignan Var Handball (DVHB), ces dernières semaines.

Après un léger temps d’attente, la LNH a validé la montée au deuxième échelon français des Varois. Pour la première fois de leur histoire, ils participeront à la Proligue, l’antichambre de l’élite. « Bien sûr, c’est un soulagement », lance Sébastien Mercère, manager général du club. Il poursuit : « On a beau croire en notre projet, tant qu’on n’a pas l’aval de nos pairs, la LNH, on reste toujours un peu en suspens et on remet forcément un peu notre projet en question. Donc, le coup de téléphone du vendredi matin de la part de la LNH, pour me prévenir que dans la journée je vais recevoir le mail, c’était super émouvant. On retrace un peu le chemin parcouru et toutes ces aventures qu’on a vécues tous ensemble. C’est un peu une consécration. »

La Ligue et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore, ont mis en avant « un dossier cohérent et ambitieux », avec l’arrivée de, non pas un, mais deux nouveaux clubs. Elite Val-d’Oise, tout comme le DVHB, a obtenu gain de cause et évoluera en D2 dès la saison prochaine. Un vent de fraîcheur, avec deux formations ayant joué le haut de tableau de Nationale 1 Fédérale en 2025-2026. Pour valider cette promotion, les efforts ont été financiers et matériels. Chaque club doit se munir d’un budget d’au moins 1,1 million d’euros. « On tournera certainement autour d’un budget de 1,4 million », affirme le patron du sportif.

Au-delà de la trésorerie, la salle devait être aux normes imposées, cette fois, par la Fédération française de handball (FFHB). Avec l’aide de la municipalité, la Maison des sports et de la jeunesse sera opérationnelle dès la première journée de championnat. « La salle avait été, grâce à la mairie principalement, remise au goût du jour pour qu’elle puisse passer le cap de la LNH. Maintenant, on peut jouer et recevoir des matchs de 2e et de
1
ère division sur les cinq prochaines années. »

Apprendre à perdre

après avoir tant gagné

Pour espérer se maintenir et ensuite se pérenniser au niveau professionnel, Draguignan s’apprête à annoncer cinq recrues : trois arrières, un pivot et un gardien. Des renforts essentiels avant de plonger dans l’inconnu. « C’est avant tout de l’apprentissage, de la découverte, de la compréhension du niveau et rapidement, parce que les défaites coûtent très cher à ce niveau-là. Il va falloir que le staff et les joueurs apprennent à perdre », explique Sébastien Mercère.

Le DVHB aura fort à faire, en Proligue, face à des historiques comme Créteil, Ivry, Valence, Dijon ou encore Istres. L’apprentissage sera grandeur nature pour les Dracénois, à l’aube de leur entrée dans le grand monde.

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