Quand la bonne santé financière de Toulon irrite l’extrême droite

Après l’élection des membres des différentes commissions, l’ordre du jour s’est poursuivi par le chapitre des finances avec la présentation du rapport sur la dette de 2025 et la stratégie mise en place pour assurer « une gestion prudente, sécurisée et rigoureuse ».

La maire de Toulon Josée Massi (SE), a rappelé que celle-ci s’élève aujourd’hui à 55,2 millions d’euros, ce qui représente un endettement par habitant de seulement 299 euros. Un montant qu’il convient de rapprocher de ceux des villes de la même strate qui se situe à 1 085 euros en moyenne. Donc 3,5 fois plus. La 1ère magistrate précisant que le Port du Levant est classé 2e ville-centre des 22 métropoles les moins endettées mais aussi 2e grande ville de France parmi les villes de plus de 100 000 habitants.

« Toulon reste en effet dans le palmarès des villes les moins endettées de France », insiste-t-elle, « avec une dette, en plus, entièrement sécurisée et une capacité de désendettement inférieure à 2 ans contre une moyenne de 5,4 ans ».

Une gestion de la dette qui repose sur une diversification des partenaires bancaires et une mise en concurrence régulière afin d’obtenir des conditions financières optimisées. Tout cela ajoute Josée Massi « permet de financer à un niveau soutenu des dépenses d’équipements, tout en augmentant les indicateurs d’endettement particulièrement favorables ».

Le RN et sa mauvaise foi

Sur ce, la conseillère municipale RN Laure Lavalette est montée au créneau pour, contre toute attente, ne pouvant que constater la bonne santé financière de la ville, pilonner cette politique de désendettement en préférant y voir plutôt « un sous-investissement ».

L’élu fustigeant au passage assez malhonnêtement « les baisses des dotations de l’État qui peuvent mettre les communes en difficulté », alors que l’extrême droite les a approuvées à l’Assemblée nationale.

Pour la diva des plateaux télé « en matière de vraies dépenses d’infrastructures, le compte n’y est pas ».

Et de poursuivre sans en être on dirait véritablement persuadée : « Vous avez gagné les élections, Madame le maire, c’est donc votre programme qui doit s’appliquer. Mais n’hésitez pas à piocher dans notre projet ambitieux. »

Elle revêt ensuite, métaphoriquement, avec beaucoup de démagogie, son maillot rouge et noir de supportrice du RCT pour prétendre que « l’avenir du rugby d’élite » est entre les mains de Josée Massi. Carrément. « Vous allez avoir des arbitrages importants qui vont engager l’avenir du club », ajoute-t-elle, en se permettant de conclure par un « Osez, Josée ! », ressortant un slogan de campagne de la majorité élue.

« Rassurez-vous, madame Lavalette, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui sommes là », lui a tranquillement répondu la maire de Toulon, en rappelant pour commencer qu’après la gestion désastreuse de la ville par le Front national de 1995 à 2001, le Port du Levant croulait sous 190 millions d’euros de dette.

Et de conclure : « Vous me parlez du RCT, vous étiez favorable à la construction d’un stade de 400 millions d’euros… Mais je ne crois pas que les résultats du RCT aujourd’hui ont un lien avec le stade. » Eh oui, ça se saurait !

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