Danse et cirque entrent en piste dans l’Ouest bucco-rhodanien

« De la danse au cirque, du plateau au chapiteau, les Élancées continuent d’explorer les formes contemporaines du mouvement en mêlant disciplines, regards et sensibilités », résume Nicole Joulia, présidente de la régie culturelle Scènes et ciné, aux manettes de ce festival « des arts et du geste » dont la 28e édition démarre ce mardi 27 janvier, à l’Usine d’Istres, avec le spectacle Moya. Venue d’Afrique du Sud, la compagnie Zip zap circus dresse « le portrait de dix jeunes acrobates » en explorant la culture de ce pays pour illustrer « le rêve de Nelson Mandela d’une nation arc-en-ciel ». Une ambition belle et utopique, à hauteur poétique de la soixantaine de représentations prévues pendant le festival.

Sept créations seront à l’affiche du festival à l’instar de Wolf, programmée samedi 31 janvier au Théâtre de Fos. Imaginée par la compagnie australienne Circa, elle met aux prises dix circassiens « virtuoses célébrant le corps, l’instinct et la force du collectif dans une chorégraphie tribale, un rituel sensoriel et viscéral, vibrant hommage à l’humain et à sa beauté ». Autant d’artistes internationaux qui ne feront pas oublier la place accordée aux locaux. à Istres, l’Espace 233 accueillera la création du chorégraphe marseillais Michel Kelemenis, L’amoureux de Madame muscle, « invitation joyeuse, entre humour et poésie, à explorer l’anatomie à travers le mouvement ».

Diverses disciplines mélangées

Toujours du côté de la danse, on notera, parmi les autres créations, les Cinq versions de Don Juan de Josette Baïz, au Théâtre La Colonne de Miramas. La chorégraphe aixoise livre une fresque qui revisite l’œuvre de Molière avec 15 danseurs « classiques, contemporains, krump et hip-hop ». Ou encore Pacific square, « subtil mélange de hip-hop et roller », à l’Espace Robert-Hossein de Grans.

Côté cirque, ces mêmes lieux abriteront aussi Immobiles. Un spectacle conçu par la compagnie les Hommes de mains, qui utilisent un tapis roulant comme terrain de jeu aux champs des possibles infinis, deux artistes enchaînant « portés et acrobaties pour se jouer malicieusement de la gravité ».

L’art de la magie ne sera pas non plus en reste à travers Juste une illusion. Visible à l’Oppidum de Cornillon-Confoux, un format créé et incarné par Julien Becquelin qui, loin de se contenter de ses talents d’illusionniste, les immerge dans un bain musical et humoristique.

Outre des formes classiques, le festival les Élancées permettra également l’installation d’un « camion-spectacle » venu des Flandres, à Istres et Fos-sur-Mer, dans lequel la compagnie Post uit hessdalen jongle avec de petites balles rythmées par un son lancinant. Deux grands chapiteaux prendront aussi leurs quartiers à Istres et Miramas pour Mad in Finland, où sept circassiens finlandais racontent leur pays en se jouant des préjugés qui lui collent à la peau.

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