Du 25 décembre au 4 janvier, 17 médecins libéraux ont été désignés pour assurer des gardes à Aubagne, La Ciotat et Martigues. La préfecture sur sollicitation de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca, a pris cette décision afin de maintenir la continuité des soins pendant les fêtes et de limiter la saturation des urgences hospitalières. L’ARS précise aux médias que « les praticiens ont été sélectionnés parmi ceux qui n’avaient pris aucune ligne de garde sur l’année ». Les Bouches-du-Rhône est le seul département de l’Hexagone où plus de la moitié des créneaux de permanence des soins ambulatoires restent vacants faute de volontaires, ce qui a rendu nécessaire le recours à des réquisitions.
Ces gardes couvrent des plages horaires étendues allant de la journée complète à la soirée uniquement, et permettant de traiter en priorité les patients orientés par le Samu, évitant ainsi des passages inutiles aux urgences. Olivier Reilhes, directeur de la santé publique et environnementale de l’ARS Paca, rappelait dans nos colonnes que la semaine dernière, « 2 000 passages aux urgences pour états grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations » ont été recensés.
Si cette mesure a été jugée indispensable par les autorités sanitaires, certains médecins contestent sa mise en œuvre. Le Dr Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, explique que la principale critique concerne la temporalité de la décision : « On a attendu le dernier moment pour la faire. Les tableaux de garde sont connus depuis six mois, et il arrive rarement qu’il y ait quelques dates vacantes. Normalement, quand il y a personne, la réquisition tombe bien plus tôt. »
Malgré ces critiques, la réquisition permet de garantir la continuité des soins pendant les fêtes. Elle est particulièrement nécessaire alors même que les urgences se trouvent déjà fortement sollicitées, notamment en raison de la circulation intense de la grippe et de la bronchiolite.

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