Au terme d’un week-end marqué par des surprises monumentales et l’effondrement des grands favoris, la triplette tenante du titre a survolé les débats, concluant sa démonstration par une finale expéditive (13-0).
les tenants
Dès la première journée le tapis rouge de la Principauté s’est transformé en piège pour les cadors. Récemment titrée à l’Europétanque, l’Équipe de France (Yohan Cousin, Ludovic Montoro, Christophe Sarrio, Mickaël Bonetto était absent), trébuche dès les 16e de finale. Un échec assez inquiétant à un mois du championnat du monde en Thaïlande au regard de la prestation d’ensemble. Le même sort est réservé à la formation franco-italienne des champions du monde Diego Rizzi, Andréa Chiapello associé à Philippe Pietri éliminée dès son entrée dominicale (13-8) par la triplette de Jordan Clodic.
Face à ce jeu de quilles, Dawson Herlemann et les siens n’ont pas tremblé Après avoir écarté la formation Lacanety en 8e, ils disposent sèchement de l’équipe Michel en quarts de finale, avant de surclasser la triplette des Bouches-du-Rhône (Attali, Cafiero, Casanova) en demi-finale. Un très beau parcours pour ces derniers qui signent un authentique exploit en se glissant dans le dernier carré.
En finale, la triplette Herlemann retrouve les redoutables Italiens Saverio Amormino et les frères Sciortino (Bordighera – Vitanova), auteurs d’une remontada en demi-finale face aux Aixois Batista, Pagni, Fernandez.
Face à Herlemann, l’obstacle est trop haut. Emmenée par un Marcel Herlemann impérial au point, l’équipe asphyxie ses adversaires dès l’entame, menant déjà 8-0 après seulement quatre mènes. Le jeune phénomène Dawson Herlemann (16 ans) multiplie les carreaux Pour parachever le chef-d’œuvre, Joseph « Riba » Gimenez délivre deux magistraux « pile » lors de l’ultime mène pour empocher les 5 points de la gagne. Une « fanny » mémorable en finale de l’un des tournois les plus prisé de l’année.
Marcel Herlemann, très régulier à l’appoint et très adroit à l’occasion au tir, était fier après ce doublé en famille « C’est très beau d’avoir remporté une deuxième fois ce challenge, surtout avec mon fils. Je ne peux plus jouer autant avec lui maintenant car il est très souvent en déplacement avec l’Équipe de France », confiait-il , avant de lancer un malicieux : « Jamais deux sans trois. »

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