En 2050, l’air alpin sera plus exposé à la pollution d’ozone

Dans les Alpes du Sud, nous avons actuellement une des meilleures qualités de l’air d’Europe, introduit Alexandre Armengaud, responsable du programme d’Atmo Sud ALP’AERA, consacré à l’impact du changement climatique sur la qualité de l’air dans les vallées alpines. Il faut donc faire en sorte de la préserver ! » Au terme de trois années de coopération transfrontalière, le programme a présenté cette semaine ses principaux résultats.

En 2050, la qualité de l’air légèrement dégradée

Mais pour comprendre l’évolution de la qualité de l’air, déjà faut-il connaître les changements climatiques à venir. « Le réchauffement climatique est plus marqué en montagne, explique Thomas Ouden, prévisionniste à Météo France. Dans les Alpes, on est actuellement à +2,2 degrés par rapport à l’ère industrielle, contre 1,7 degré au niveau national. » Dans les prochaines années, en plus des canicules et sécheresses qui se multiplieront, les Alpes du Sud devront faire face à une neige qui fond de plus en plus tôt au printemps.

« Cela a un impact sur l’air que nous respirerons, affirme Sonia Oppo d’Atmo Sud. Car une augmentation de la chaleur et de l’ensoleillement favorisent la formation d’ozone. » Il s’agit d’un polluant secondaire, issu de la transformation sous l’effet de soleil d’autres polluants. Alors que dans le reste de la région Sud, la pollution d’ozone baissera en 2050, elle augmentera légèrement dans les Alpes du Sud, dégradant la qualité de l’air. En ce qui concerne la pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote, issue par exemple du chauffage au bois ou du trafic routier, elle devrait s’améliorer partout grâce aux améliorations technologiques.

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