Notre mémoire commune

Placées sous le double signe de la photographie, dont sont célébrés les 200 ans de l’invention, et des monuments en péril, les Journées européennes du patrimoine invitent à la découverte. La variété du programme, les efforts de tous les lieux publics pour accueillir gratuitement tous les publics durant ce week-end, démontrent l’importance de cet événement collectif.

N’oublions pas : le premier acte des dictatures, des régimes autoritaires et des prédateurs en tous genres est de démolir, au sens propre et figuré, les lieux de culture, d’histoire et de transmission. Ces journées sont donc, à leur manière, un acte de résistance au confusionnisme et au révisionnisme actuels.

Vie de la cité

Préserver, protéger mais aussi développer des monuments qui font sens, du Musée aux Archives, des mairies, aux usines, des écoles aux théâtres, est un acte politique au sens où il participe de la vie d’une cité pleinement citoyenne.

Loin d’être pétrifié et empoussiéré sous le givre d’un passé compassé, le patrimoine et le matrimoine (beaucoup moins visible) sont des objets vivants, fruits du travail humain, génération après génération. C’est aussi le témoin de l’histoire, à la fois des époques antérieures et de celle en train de se faire. C’est aussi une invitation à déambuler et à s’approprier les lieux. La gratuité de ces Journées du patrimoine est fondamentale. Car il faut lever les verrous qui empêchent de faire siens les beautés architecturales, les œuvres muséales, tous les lieux de culture.

Le patrimoine c’est enfin notre mémoire commune partagée durant ces deux jours exceptionnels.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *