Tag: Journées européennes du patrimoine

  • Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, donne de sa personne pour ces Journées du patrimoine. Samedi, il a assuré lui-même la visite de son bureau.

    Les groupes d’une trentaine de personnes se sont succédé à partir de 10h du matin, pour admirer la vue imprenable sur le Vieux-Port, et recevoir une masterclass d’histoire et d’art de trente minutes par le maire, qui se présente comme un « passionné de design ». Aux murs de nombreux tableaux, au sol un tapis de 400 kilos fabriqué par la Manufacture de la Savonnerie et sur le bureau… la « collection personnelle d’encres japonaises » que Benoît Payan dit utiliser en fonction de son « humeur ».

    « Je n’ai pas voulu que la décoration du bureau soit un coût pour la mairie, c’est pourquoi toutes les œuvres m’ont été prêtées par le Mobilier national », détaille le maire qui prend également soin de rappeler l’histoire de la construction de l’Hôtel de Ville au XVIIe siècle, anecdotes à la clé.

    Il a également évoqué le plaisir avec lequel il participe à ces journées. « Je fais cela tous les ans, je trouve que c’est sympa de faire découvrir des endroits comme ça. Si je pouvais être guide conférencier je ferais ça toute la journée », conclut-il après avoir salué ses visiteurs un par un.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Seuls, accompagnés, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais et touristes sont venus profiter des Journées européennes du patrimoine à Marseille, ce week-end.

    Permettre de profiter de bâtiments habituellement fermés au public : la philosophie de base de ces journées. Ainsi, l’ouverture du Palais du Pharo pour la première fois dimanche a fait le bonheur du public : « Je suis contente que le Pharo soit ouvert aujourd’hui ça fait longtemps que je voulais venir », confirme une visiteuse. Durant ces journées, tous les musées de la ville se visitaient également gratuitement. « Je suis venu spécialement pour voir l’exposition de photos sur la famille Detaille, j’attendais les journées du patrimoine pour en profiter. Après ça je sais qu’il y a d’autres lieux à visiter mais je n’ai pas encore prévu ce que je vais faire », confie Hugo, un jeune Vauclusien venu visiter le Musée d’Histoire de Marseille. Il trouve que cette initiative est « une très bonne chose », permettant à « tout le monde de venir visiter les musées gratuitement ». « En tant qu’étudiant, même si parfois il y a des tarifs spéciaux pendant le reste de l’année dans les musées, pouvoir visiter gratuitement c’est encore mieux », conclut-il avec le sourire.

    Placé sur la deuxième partie du mois de septembre, ce week-end dédié à la culture permet également de prolonger l’été, alors que le soleil et la chaleur étaient encore de la partie. De nombreux touristes, français comme étrangers étaient présents pour visiter les monuments marseillais. « À vrai dire on ne savait pas qu’il y avait un tel événement ce week-end à Marseille, on n’avait pas prévu de faire de musées mais comme c’est gratuit on en a profité », explique un groupe d’amis suédois.

    Sorties culturelles

    sans réservation

    Au Fort Saint-Nicolas, plusieurs visites guidées étaient prévues tout au long du week-end. Des activités manuelles étaient aussi proposées, auxquelles de nombreuses familles avec enfants ont pu participer, dans la bonne humeur et la convivialité. « C’est super, on peut venir avec les enfants, ça fait une activité à la fois culturelle et ludique pour eux » souligne un couple de Marseillais venus visiter la citadelle et le fort avec leurs deux enfants. « On n’avait pas spécialement de programme, on voulait venir se promener simplement sans prise de tête, le fait que l’on n’ait pas besoin de réserver la plupart des visites, c’est vraiment pratique », poursuivent-ils.

    Sentiment partagé par un autre couple venu à la Vieille Charité pour profiter des différentes expositions : « On est venu pour les journées du patrimoine mais on n’a pas spécialement l’habitude de se rendre au musée en temps normal. On s’y est pris au dernier moment, heureusement qu’il n’y avait pas de réservation à faire ».

    Si la majorité des sites étaient facilement accessibles, certaines visites devaient faire l’objet d’une réservation préalable. Pour Lisa, 32 ans, « c’est super comme week-end, mais on n’a pas réussi à faire tout ce qu’on voulait. Certaines activités ou visites étaient déjà complètes au moment où on s’est décidés, mais on a quand même réussi à trouver notre bonheur parmi les musées ouverts ».

  • 126 ans de lutte pour l’autonomie syndicale à Arles

    126 ans de lutte pour l’autonomie syndicale à Arles

    La Bourse du travail est un lieu de patrimoine non pas par ancienneté mais parce qu’elle véhicule une mémoire ouvrière et sociale », estime Nicolas Koukas, élu (PCF) à Arles et historien de formation. À l’occasion de la journée du Patrimoine, il revient sur l’« histoire collective » du bâtiment, alors que le maire (Horizons) Patrick de Carolis souhaite en évincer l’Union locale CGT depuis trois ans.

    Car depuis son inauguration en 1901, la question se pose : « Qui contrôle la bourse » pose l’historien. L’essor du monde ouvrier a conduit la municipalité socialiste d’Honoré Nicolas à créer la Bourse du travail, l’édile dira même à la grande fête d’inauguration « Instruisez-vous citoyens, apprenez à raisonner (…) et vous serez libre » retranscrit en substance l’historien, rappelant l’importance de la bibliothèque dans ce lieu. « C’est plus une question de liberté que d’instruction », nuance-t-il.

    « Un lieu démocratique »

    « À l’époque, la mairie veut un employé non syndiqué sur place pour surveiller, tandis que les syndicats souhaitent davantage d’autonomie. C’est l’épisode dit du concierge », indique Nicolas Koukas. En 1904, les relations avec le même Honoré Nicolas se tendent autour de l’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis. En 1906, la Ville refuse aux ouvriers grévistes de se réunir à la Bourse. En février 1909, « la Bourse du travail obtient son autonomie et devient la maison des syndicats », détaille l’orateur.

    Une autonomie remise en cause. « Un journal de droite demande en 1920 la fermeture de la Bourse du travail car ‘‘foyer le plus important de toute l’agitation révolutionnaire à Arles’’, cela montre ce que les réactionnaires avaient déjà en eux », estime Nicolas Koukas. Le régime de Vichy ira beaucoup plus loin. « Les syndicats seront interdits et la Bourse du travail fermée » indique le conférencier, « huit cheminots seront arrêtés et trois déportés ».

    À la Libération, la Bourse du travail retrouve sa fonction, « toutes les mobilisations vont s’y succéder : papeteries, Lustucru, hôpital »… liste Nicolas Koukas. « La Bourse du travail est un lieu essentiel à la démocratie », conclut-il.

  • Au gré d’une balade insolite et photographique à Martigues

    Au gré d’une balade insolite et photographique à Martigues

    Captez l’âme de l’Île », tel est l’intitulé de cette balade photographique proposée par l’office de tourisme de la ville ce samedi à partir de 9h30 dans le quartier de l’Île.

    Aux côtés d’un professionnel et passionné de la photographie, membre du Photo club de Martigues, embarquez pour une découverte de deux heures. « Cette année, le thème des Journées européennes du patrimoine c’est le patrimoine photographique. C’est pour cela que nous avons mis en place cette balade, afin d’inviter les participants à poser un regard nouveau sur le patrimoine martégal », explique Mélissa Eliet, responsable au sein de l’office de tourisme.

    Apprendre à voir ce
    que l’on ne regarde plus

    L’occasion de se laisser guider dans les ruelles secrètes du quartier à la recherche de détails patrimoniaux qui pourraient se révéler sous votre objectif. Vous apprendrez à regarder de nouveau ce que l’on ne voit plus, une façade léchée par le sel et le temps, un volet bleu craquelé par l’été, le reflet d’un canal qui tremble dans la lumière dorée…

    « Les participants auront un itinéraire défini et ils partiront à la chasse aux détails sur les façades ou les monuments par exemple », continue-t-elle. « Et pour participer, nul besoin d’être un photographe aguerri ou d’avoir un appareil photo dernier cri parce qu’on peut faire de très beaux clichés avec un téléphone aussi ! »

    Au-delà des belles découvertes ou redécouvertes qui vous attendent lors de cette visite guidée insolite, le professionnel accompagnateur vous donnera aussi quelques conseils et astuces pour avoir des photographies de meilleure qualité et mieux révéler la poésie et l’histoire qui se cache derrière chaque pierre. « Le cadrage, la lumière, la profondeur photographique ou encore la composition et les détails sont autant de conseils précieux que délivrera le photographe au cours de la balade afin de joindre l’utile à l’agréable », souligne Mélissa Eliet.

    12 euros par participant. Rendez-vous devant l’office
    de tourisme.

    La réservation est conseillée.

  • [Entretien] « En France, nous avons un patrimoine unique qui a besoin d’être restauré »

    [Entretien] « En France, nous avons un patrimoine unique qui a besoin d’être restauré »

    Comment est venue l’envie de réaliser ce documentaire ?

    Thierry Jourdan : Au départ nous avons été contactés avec ma femme Lana par la mairie de Cavaillon pour réaliser des films courts sur certaines phases de réalisation. Pour la dernière vidéo, nous avons filmé la fonte des cloches à l’hippodrome. C’était un moment unique, un spectacle extraordinaire puisqu’ils ont coulé les cloches dans la terre même, une technique ancestrale médiévale. On ne voulait pas que de telles images historiques se retrouvent noyées au milieu de la rapidité des réseaux sociaux. Alors nous sommes allés voir le service de la mairie et nous avons demandé à faire ce film. On est devenu réalisateurs et producteurs de cette belle aventure.

    Au-delà de la restauration, c’est l’artisanat et une aventure humaine que vous mettez en lumière.

    T.J. : Je dirais que plus que des artisans ce sont des artistes complets, d’une précision incroyable. Ce sont des gens qui sont passionnés et l’aventure humaine elle est là. Au total plus de 40 corps de métiers étaient réunis et ils adorent transmettre leur savoir-faire et le partager notamment auprès des jeunes.

    Quel est le message derrière ce documentaire ?

    T.J. : On fait ce métier pour les générations futures. Pour leur dire la vie est là, venez la vivre. Il y a aussi un enjeu patrimonial puisqu’en France notre patrimoine est unique et il a besoin d’être restauré.

  • [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    C’est « une ville dans la ville », telle que la décrit le commandant Thierry, capitaine de corvette à la direction du rayonnement et de l’image de la Marine. Bien qu’ils la côtoient de près chaque jour, bon nombre de Toulonnais « se demandent ce qu’il se passe de l’autre côté du mur de la Base Navale », n’ayant jamais, ou que très rarement, eu l’occasion d’en franchir le portail. Car « une base navale, un arsenal, ça se protège », rappelle celui qui occupe également le rôle de secrétaire général des 400 ans de la marine en Méditerranée. C’est en effet à ce titre que cette dernière ouvre ses portes au grand public ce week-end, à l’occasion des journées Européennes du patrimoine. « On profite de cet anniversaire pour multiplier les opérations dans la base navale, ou aller à la rencontre des gens, y compris dans 50 villes du pays », explique le commandant.

    Vendredi, ce sont 300 collégiens de dix établissements du golfe de Saint-Tropez, Carqueiranne, La Garde, La Seyne, Saint-Cyr, Hyères et Toulon qui ont eu l’opportunité de découvrir ces lieux, au cours d’une journée encadrée par quelques-uns des 22 000 militaires qui y travaillent au quotidien. « C’est la première fois pour nos élèves », explique Laure Condomines, professeure d’histoire-géographie et éducation morale et civique au collège Joliot-Curie de Carqueiranne. « En 4e, on apprend le rôle de la défense, en 3e la Seconde guerre mondiale, donc ça fait un lien. Le but est aussi l’engagement, qu’ils aient envie de s’investir dans les associations patriotiques. »

    Ce week-end,

    place au grand public

    Après un petit quiz d’introduction destiné à éprouver leur connaissance de la Royale, ils ont, entre autres, pu s’initier au métier de marin-pompier et à l’écoute des sons sous-marins avec le Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique (Cira). Mais aussi visiter des lieux emblématiques tels que la Corderie Royale, qui abrite le Conservatoire des Uniformes de la Marine de Toulon et ses 13 000 pièces, ou encore le Service historique de la Défense (SHD) qui recueille 23 km linéaires d’archives de la Marine liés à l’Océan Indien, aux Émirats Arabes et au pourtour méditerranéen.

    Mais ce qui aura le plus marqué les esprits reste la visite de la frégate multimissions Lorraine. Mise en service en 2023, elle est un étendard de la modernité de la Marine. Les jeunes ont pu l’explorer dans ses grandes largeurs, des lieux de vie aux postes de pilotages et de défense. « L’idée est qu’ils découvrent comment on vit sur un bateau, le rythme de travail, comment ça se passe à quai ou en mer », détaille le commissaire Stanislas, en charge de la visite. « On est sur une frégate multimissions, au croisement de toutes les capacités marines nationales, donc ça leur permet de comprendre nos métiers. » Car il s’agit aussi d’un des buts de la journée : « La Marine est le principal employeur de la région, avec plus de 80 métiers, ça permet de travailler l’orientation », ajoute Laure Condomines.

    Matteo, élève de 3e au collège Joliot-Curie, n’est pas resté insensible : « Je n’envisageais pas de faire carrière dans la Marine, maintenant beaucoup plus. Ce qui m’a le plus plu c’est l’aspect très organisé des choses, tout est strict, carré ». Sa camarade Inès a d’autres projets, mais n’est pas moins impressionnée par la découverte : « La Marine, c’est important, c’est là pour nous protéger, les personnes qui s’y engagent ont beaucoup de courage. J’ai beaucoup aimé le centre de contrôle de la frégate, je ne savais pas qu’on pouvait contrôler autant de choses avec un ordinateur ». Ce week-end, la Marine ouvre ses portes au grand public, avec, notamment, des visites de son conservatoire, du Fort Lamalgue, ou encore du Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevalier, pour lequel les inscriptions affichent complet.

  • Notre mémoire commune

    Notre mémoire commune

    Placées sous le double signe de la photographie, dont sont célébrés les 200 ans de l’invention, et des monuments en péril, les Journées européennes du patrimoine invitent à la découverte. La variété du programme, les efforts de tous les lieux publics pour accueillir gratuitement tous les publics durant ce week-end, démontrent l’importance de cet événement collectif.

    N’oublions pas : le premier acte des dictatures, des régimes autoritaires et des prédateurs en tous genres est de démolir, au sens propre et figuré, les lieux de culture, d’histoire et de transmission. Ces journées sont donc, à leur manière, un acte de résistance au confusionnisme et au révisionnisme actuels.

    Vie de la cité

    Préserver, protéger mais aussi développer des monuments qui font sens, du Musée aux Archives, des mairies, aux usines, des écoles aux théâtres, est un acte politique au sens où il participe de la vie d’une cité pleinement citoyenne.

    Loin d’être pétrifié et empoussiéré sous le givre d’un passé compassé, le patrimoine et le matrimoine (beaucoup moins visible) sont des objets vivants, fruits du travail humain, génération après génération. C’est aussi le témoin de l’histoire, à la fois des époques antérieures et de celle en train de se faire. C’est aussi une invitation à déambuler et à s’approprier les lieux. La gratuité de ces Journées du patrimoine est fondamentale. Car il faut lever les verrous qui empêchent de faire siens les beautés architecturales, les œuvres muséales, tous les lieux de culture.

    Le patrimoine c’est enfin notre mémoire commune partagée durant ces deux jours exceptionnels.

  • Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Pour cette nouvelle édition des Journées Européennes du Patrimoine, les thèmes mis en avant sont « Le patrimoine de la photographie », en lien avec l’anniversaire du bicentenaire de la photographie fêté cette année, et « Le patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Plusieurs visites, activités ou événements doivent nécessairement faire l’objet d’une réservation pour pouvoir y participer ce week-end. En voici une sélection non exhaustive.

    BOUCHES-DU-RHÔNE

    Marseille

    Visite du Cepac Silo

    Le Cepac Silo ouvre ses portes au public, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir le passé céréalier du silo d’Arenc, mais aussi les nombreuses figures qui en ont fait un incontournable du paysage culturel marseillais. Ouvert samedi et dimanche de 9h30 à 17h, des créneaux sont prévus pour des visites guidées gratuites à la réservation sur cepacsilo-marseille.fr.

    « Le bus d’hier à demain »

    La société de transport marseillaise RTM ouvre au grand public son atelier de maintenance de La Rose. Il sera possible d’admirer les bus emblématiques de la ville, et découvrir les grandes transformations à venir pour les transports en commun marseillais à travers l’exposition « Le bus d’hier à demain ». Ouvert samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Inscription obligatoire sur rem.jep.fr.

    Martigues

    Exposition « Les gestes de la mer »

    Le Petit musée de Carro accueille ce week-end l’exposition « Les gestes de la mer », autour des photographies de la mer et des gestes de la pêche. L’exposition se déroule en continu autour du marché aux poissons sur le Port de Carro et au Petit musée le samedi et le dimanche de 11h à 18h. Inscription obligatoire au 04.42.49.03.30.

    Aix-en-Provence

    Découverte du musée du calisson

    Le musée du calisson fait redécouvrir ce week-end la plus grande célébration du calisson : « La bénédiction du calisson ». Lors de cette fête qui a lieu le premier dimanche du mois de septembre, les fabricants de calissons se réunissent pour célébrer cette confiserie. Une exposition de photographies retrace l’histoire de cette fête unique. Plusieurs créneaux sont encore disponibles le vendredi à 15h, le samedi à 10h, 11h et 15h et le dimanche à 11h et 15. Réservation obligatoire sur calisson.com.

    Les Baux-de-Provence

    Visite guidée du château

    Le château des Baux-de-Provence propose de découvrir son histoire et son patrimoine à travers une visite guidée. Les départs sont prévus le samedi et le dimanche à 10h15 et à 14h, la réservation se fait auprès de l’Office du tourisme au 04.90.54.34.39 ou par mail tourisme@lesbauxdeprovence.com. Un atelier de calligraphie est lui ouvert sans réservation de 10h à 16h30.

    VAUCLUSE

    Avignon

    Visite guidée immersive du centre-ville

    Epok’Tour propose une visite guidée dans le centre-ville d’Avignon sous forme d’une reconstruction historique vivante. Le personnage de Mme Pernod vous accompagnera pendant 1h30 pour revivre l’histoire d’Avignon en 1860, accompagnée de plusieurs autres personnages. Les visites sont prévues dimanches de 10h30 à 14h30, réservation obligatoire sur epoktour.fr.

    Vaison-la-Romaine

    Château comtal

    Accompagnés par un architecte et plusieurs tailleurs de pierre, découvrez le château comtal en chantier, le rôle de l’archéologue sur ce chantier, ainsi que le savoir-faire de ses artisans. Visites le samedi à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, réservation obligatoire au 04.90.36.50.48.

    Saint-Didier

    Visite autour du nougat

    La famille de nougatiers Silvain ouvre les portes de leur fabrique pour faire découvrir au grand public le processus de fabrication du nougat et l’histoire familiale. Réservation obligatoire sur nougats-silvain.fr.

    VAR

    Toulon

    Le « Jacques Stosskopf » ouvert au public

    La base navale de Toulon est ouverte au public ce week-end de manière exceptionnelle. Une visite guidée et des explications techniques permettront de découvrir le navire militaire Jacques Stosskopf, long de 160 m. L’inscription est obligatoire sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.

    Le Muséum en chantier

    Malgré sa fermeture pour travaux, le Muséum départemental du Var est animé ce week-end par plusieurs scientifiques, conservateurs et restaurateurs, qui seront là pour faire découvrir les coulisses des travaux. Une visite découverte intitulée « Dans les coulisses du Muséum en chantier ». Ouvert samedi de 10h à 16h, réservation obligatoire au 04.83.95.44.30.

    La préfecture accueille les visiteurs

    La préfecture du Var propose une visite guidée alors que le bâtiment vient d’obtenir le label d’« Architecture Contemporaine Remarquable ». Visites prévues le samedi à 10h et 15h30, réservation sur le site internet des Journées Européennes du Patrimoine.

    La Londe-les-Maures

    Historique de la bunkérisation

    Une visite guidée explore la création du Sudwall sur le littoral méditerranéen par l’armée allemande entre 1943 et 1944. La visite démarre samedi à 9h à la salle Yann-Piat. Réservation obligatoire auprès de l’office du tourisme de la Londe-les-Maures au 04.94.01.53.10.

    ALPES

    Volx

    L’histoire de l’olivier

    L’écomusée de l’olivier, installé dans une ancienne usine de chaux, propose une immersion dans la longue histoire de l’olivier. Un lieu dédié à l’histoire, à la culture et aux traditions autour de l’olivier, arbre mythique de la région. Ouvert samedi de 11h à 15h, réservation obligatoire gratuite au 04.86.68.53.15.

    Banon

    Visite des ateliers de chocolat

    Une visite de leurs ateliers est proposée par la chocolaterie de Banon. Deux créneaux de visites sont prévus le samedi à 11h et à 14h, la réservation se fait au 04.65.69.00.50.

    Gap

    Découverte des archives départementales

    Les archives départementales des Hautes-Alpes proposent une visite guidée autour de la photographie qui permet d’explorer des espaces habituellement fermés au public. Le site permet de découvrir toutes sortes de clichés et comment ils sont conservés. Plusieurs départs sont prévus le samedi et le dimanche à 14h, 15h, 16h, et 17h. Un autre départ est également prévu à 13h30 le dimanche. Réservation obligatoire au 04.86.15.31.80.

  • À Hyères, une politique de la culture vers toujours plus d’ouverture

    À Hyères, une politique de la culture vers toujours plus d’ouverture

    « L’Université du temps disponible devient aujourd’hui l’Université de la transmission et de la découverte », annonce la maire de Hyères, Véronique Bernardini, lundi soir dans son bureau de l’hôtel de ville. Un nouveau nom qui traduit l’ambition de la majorité de mettre l’accent sur la transmission des savoirs et l’éveil de la curiosité tout en favorisant les rencontres et en permettant à chacun de continuer à apprendre et à découvrir tout au long de sa vie, quel que soit son âge. Avec une programmation qui s’ouvre à des thématiques plus diversifiées comme l’histoire, le patrimoine, la santé, l’environnement et sur tous les enjeux de société. Et avec des horaires mieux adaptés aux saisons, aux actifs et aux lycéens

    « Nous souhaitons également renforcer les liens avec les associations qui organisent des conférences, pour créer davantage de passerelles et enrichir les rendez-vous proposés », reprend la première magistrate. Une Université, insiste-t-elle, qu’elle veut ouverte à toutes les générations et à tous ceux qui souhaitent apprendre, comprendre, rencontrer et découvrir. « Car nous avons quelque chose à transmettre », ajoute Véronique Bernardini.

    Accessible à tous

    La démarche se veut également plus participative. Un sondage auprès des participants va être en effet chargé de recueillir leurs attentes et leurs suggestions afin de les faire contribuer davantage à la programmation.

    La deuxième partie de la réunion a porté sur le Festival d’automne, conçu comme une extension des Journées européennes du patrimoine qui s’étale sur un mois entier. La Ville désire avec ce nouveau format de permettre aux visiteurs d’avoir accès aux lieux emblématiques mais aussi aux plus méconnus, avec une programmation plus souple et davantage de rendez-vous hors les murs.

    « L’état de santé d’une ville dépend aussi de l’état de sa culture », rappelle avec passion le docteur Éric Agosta médecin généraliste et adjoint à la culture. Une culture qui, insiste-t-il, doit être partagée et accessible à tous les publics. Et de poursuivre : « Ça colle tout à fait à l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagé, partager tout cela. »

    Une découverte de la ville de Hyères et son histoire, ajoute Éric Agosta, qui passe aussi par celle de ses hôpitaux, comme Renée-Sabran ou San Salvadour, « des mines de trésors humains et architecturaux ».

    La Ville a tenu également à une meilleure prise en compte dans son offre des personnes en situation de handicap, avec entre autres des visites adaptées aux personnes malvoyantes ou malentendantes déjà programmées.

    Première conférence de l’UTD vendredi à 18h au Park Hôtel : « Le palmier, un patrimoine européen ».