La Biennale d’Aix, qui se tiendra du 11 avril au 14 juin, s’apprête à célébrer les 120 ans de la naissance de Victor Vasarely ainsi que le cinquantenaire du Centre architectonique qui porte le nom de ce père de l’art optique. C’est dans ce cadre que l’Institut de l’image de la ville consacre, dès le 1er avril, un cycle aux grands cinéastes de Hongrie, pays natal du plasticien. Parmi dix films projetés, certains réalisés par des maestros comme Miklos Jancso et ses Sans-espoir (1965), autour des révolutionnaires hongrois de 1848. Le 17 avril, une séance sera présentée par György Raduly, directeur des Archives de l’institut national du film de Hongrie.
D’autres figures seront également à l’honneur, à l’instar d’Istvan Szabo, à travers la diffusion de Colonel Redl (1985), dans les pas d’un homme issu d’une famille modeste qui « entreprend de devenir un officier exemplaire afin d’être accepté par l’aristocratie », indique-t-on du côté de l’Institut de l’image, qui fera aussi la part belle à Bela Tarr, réalisateur disparu il y a trois mois, entre autres à l’origine des Harmonies Werckmeister. Sorti en 2000, un portrait social et poétique, en noir et blanc, d’une petite ville hongroise qui sombre dans le désœuvrement. L’Institut de l’image rendra aussi justice à de grandes réalisatrices, « comme toujours oubliées par l’histoire ». De Marta Meszaros, « première réalisatrice à obtenir l’Ours d’or à Berlin en 1975 et première à recevoir le Grand prix à Cannes en 1984 » à la contemporaine Ildiko Enyedi, dont le dernier film, Silent friend, est programmé « en sortie nationale ».

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