Le sort d’ArcelorMittal en France sera bientôt entre les mains des sénateurs.
Le groupe communiste appuyé par la CGT présentera mercredi prochain une proposition de loi pour nationaliser le géant de l’acier qui compte près de 15 000 salariés dans notre pays dont 2 500 à Fos-sur-Mer.
Objectif : reprendre la main sur la filière acier tandis que l’entreprise qui a enregistré un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025 a annoncé 600 suppressions de postes en France et envisage des délocalisations.
Après une première manche gagnée à l’Assemblée nationale où un texte porté par le groupe insoumis avait réuni une majorité de voix, l’étape du Sénat est donc décisive.
Une manifestation à l’appel de la CGT aura lieu le jour de l’examen de la proposition communiste pour appeler chaque sénateur à ses responsabilités mais aussi pour accroître la pression sur le gouvernement qui refuse pour le moment de se saisir du levier de la nationalisation là où d’autres gouvernements en Europe n’ont pas tremblé.
Décarbonation
Pourtant, l’enjeu n’est pas circonscrit à une entreprise ou à une filière, c’est de la souveraineté industrielle de la France qu’il s’agit.
Ne pas nationaliser un outil industriel aussi stratégique revient à accepter à plus ou moins brève échéance de dépendre de l’étranger pour l’approvisionnement en acier de notre pays. Un acier produit dans des conditions sociales et environnementales déplorables, alors même que la décarbonation de l’industrie est une promesse majeure… du gouvernement. Et un autre enjeu national.

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