Trait d’union

Quelle joie et quelle fierté de contempler l’œuvre monumentale de Pierre Ambrogiani dans les locaux historiques de La Marseillaise entièrement rénovés !

Son transfert et sa restauration auront été une véritable épopée. Ce trésor de notre journal a, lui aussi, retrouvé une nouvelle jeunesse grâce au savoir-faire de deux restauratrices de tableaux et au soutien financier des Amis de La Marseillaise.

La toile a pris place dans le lieu même qui a inspiré l’artiste. Un lieu chargé d’histoire, pris par les armes à un journal collaborationniste pour tirer La Marseillaise à grande échelle pendant l’insurrection de Marseille.

C’est un trait d’union entre le passé de notre journal et son avenir. Un symbole à la fois de continuité et de renouveau.

Une culture émancipatrice

C’est aussi un manifeste réaffirmé pour une conception émancipatrice de la culture. Un trait d’union entre le monde de la création et celui du travail, qui permet à ceux qui en sont issus comme Pierre Ambrogiani, d’exprimer pleinement leur art.

C’est enfin un trait d’union entre la culture et le journalisme. Au cours de son histoire, La Marseillaise a accordé une grande place aux enjeux culturels. C’est dans cet esprit qu’avec le Campus art Méditerranée, nous souhaitons permettre l’expression d’artistes d’aujourd’hui en écho à cette œuvre.

Un témoignage de Marcel Guizard, ancien directeur de La Marseillaise, publié en 1985 à l’occasion du décès de Pierre Ambrogiani, indiquait que la volonté initiale de l’artiste était de peindre un triptyque. Il revient aux créateurs de notre temps d’imaginer son prolongement et à La Marseillaise d’écrire la suite !

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